Un cauchemar……sur la réalité du monde

Hier soir j’ai pris une claque !

Je ne regarde plus beaucoup la télévision mais grâce à un forum, j’ai pu récupérer l’information qui m’a permise de ne pas perdre ma soirée en regardant ARTE et le film le cauchemar de Darwin que je n’avais pas vu lors de sa sortie.

Au delà des polémiques nées après sa sortie sur la réalité du trafic d’arme dénoncé, sur la réalité du sida et de la prostitution exposés dans la zone mise en exergue par le film, une seule chose, à mon sens essentielle, ne peut être contestée, c’est le pillage des ressources naturelles par les pays développés (sur le lieu du Film, la Tanzanie, c’est le poisson) pendant que les autochtones crèvent de faim.

Un cauchemar……sur la réalité du monde dans politique

Ce film est insupportable par le cynisme routinier de l’exploitation du poisson qu’il expose face à la misère inénarrable que cette exploitation côtoie.

Tout le système capitaliste est résumé par cet exemple Tanzanien et le pillage des pays pauvres par les détenteurs de capitaux dont le but est d’assouvir les besoins des pays riches.

Bien sûr, en soi ce pillage n’est pas une découverte, mais quand on voit sur quoi se concentrent les petits problèmes occidentaux quotidiennement relayés par la presse aux ordres, il y a vraiment de quoi être écœuré de continuer à entendre les donneurs de leçons vanter les mérites de l’économie libérale et du capitalisme dans son ensemble.

Le cauchemar de Darwin expose une actualité du capitalisme bien pire encore que l’exploitation coloniale passée, celle qui conjugue un cynisme mercantile et une normalisation de la misère humaine comme objectif contraint par la confrontation des civilisations.

La sélection naturelle darwinienne se poursuit donc grâce au capitalisme et satisfait nombre de nantis des pays riches. Il est difficile en tant que démocrate, de se satisfaire de cet état de fait.

J’engage bien sûr le plus grand nombre à visualiser ce documentaire.

Publié dans : politique | le 23 avril, 2008 |6 Commentaires »

Honte moi…jamais!

 Honte moi...jamais! dans politique

« le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain [.] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout,  il  reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. » discours de Dakar le 26 juillet 2007 par Nicolas Sarkozy

« La civilisation musulmane, la chrétienté, la colonisation, au-delà des crimes et des fautes qui furent commises en leur nom et qui ne sont pas excusables, ont ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’histoire » discours de Dakar le 26 juillet 2007 par Nicolas Sarkozy

5849 dans politique

ça ne l’empêchera nullement d’aller rendre un hommage national à Aimé Césaire, insultant ainsi jusqu’à sa tombe le fondateur et défenseur de la négritude!

Publié dans : politique | le 18 avril, 2008 |8 Commentaires »

Démotivé…motivé…motivé….

Fit l’écho de ma conscience politique en cette période où tout fout le camps : en vrac, les prix, la solidarité envers les plus démunis, l’inconstance politique qui rend indigne ceux qui la font, le combat dans la rue où pourtant c’est là que tout peut se jouer, mon envie de croire encore que tout cela puisse changer…

Pourtant tout est là, jamais les indicateurs politiques, économiques, sociaux n’ont été aussi négatifs pour réveiller la conscience de chacun, jamais il n’ont été aussi positifs pour croire que c’est l’humanisme qui vaincra.

Rarement la parodie du pouvoir ne s’est affichée avec autant d’éclat en France. Des mensonges en veux-tu en voilà, des contradictions d’annonces politiques à ne plus en pouvoir, des trahisons/réconciliations à gogo, un discours populiste fluctuant que Christian Lehmann nomme la Sarkolangue, le théâtre de la politique qui n’améliore plus la vie des gens fait donc son spectacle, tel l’interlude remplace les coupures d’image.

Tout ceci est désespérant mais pourtant préparé de longue date par les tenants du chacun pour soit qui prévoyaient que la somme des réussites individuelles profiteraient à l’intérêt général. Tout le monde s’aperçoit de l’échec mais reste bien formaté par cette vision d’avenir, se plaint individuellement mais subit les décisions collectives qui sont défavorables au plus grand nombre.

Comment en sortir, comment éviter qu’à l’avenir « réforme » rîme avec progrès et non régression sociale. Comment permettre que l’indignation ressentie par chacun lorsque les rafles d’étrangers se déroulent sous nos yeux comme au pires heures de notre histoire, suscite plus qu’une émotion et se traduise par une action collective massive?

L’idéologie libérale a fait son chemin, souvent relayée par la compromission des représentants « dits de gauche ». Il y a 6 ans, la France descendait dans la rue pour protester contre Le Pen au second tour des présidentielles. 6 ans plus tard, on applique sa politique, la rue est vide.

Désespérante aussi est l’action syndicale, elle qui cherche plus à s’acheter les bons points du pouvoir pour bonne conduite syndicale plus qu’il ne cherche à fédérer les actions, tants de combats majeurs mériteraient pourtant que l’on dépasse les querelles de chapelle. Constater que la véritable lutte s’enclenche à partir des mouvements lycéens pourrait laisser l’espoir d’un avenir radieux, elle est pourtant le signe que le réformisme suiveur ne touche plus uniquement les partis mais se généralise aussi à l’action syndicale.

Tous ces signes, tous ces renoncements, toutes ces destructions sociales sont la conjonction de l’incurie idéologique des humanistes de ce pays, du moins de leur capacité non seulement à se faire entendre mais aussi à fédérer les mécontentements non pas sur du « tout sauf » ou du  « tous contre », mais sur un projet de société différent qui refuse les régressions, qui refuse l’individualisme d’Etat, qui refuse de subir le diktat des pouvoirs financiers.

Et comme ma naïveté en a pris un coup avec l’âge, je suis forcément dé…motivé !

Publié dans : politique | le 16 avril, 2008 |30 Commentaires »

PETITION CITOYENNE : JOUER AVEC NOS VIES, CA SUFFIT ! PAS TOUCHE A NOS RETRAITES

PETITION CITOYENNE : JOUER AVEC NOS VIES, CA SUFFIT ! PAS TOUCHE A NOS RETRAITES  dans politique rien

PETITION CITOYENNE POUR RECLAMER UNE GESTION SCRUPULEUSE ET CONFORME DU FONDS DE RESERVE POUR LES RETRAITES

SIGNER LA PETITION ICI

Le Canard Enchaîné du 9 avril 2008 a révélé en page 3 que le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé en 1999 par le Gouvernement Jospin, et géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), venait de perdre 3.1 milliards d’euros suite à un placement boursier fort contestable et risqué.

Une note, dont un extrait est publié dans l’hebdomadaire, en date du 27 mars 2008, est pessimiste pour l’avenir et explique que « les risques portés par le FRR sont encore très concentrés sur les marchés actions, le rendant très vulnérable à un retournement » . En d’autres termes, les placements réalisés avec l’argent de ce Fonds ne sont pas sécurisés, et les pertes pourraient s’alourdir si la Bourse continuait à chuter et la crise à s’amplifier.

Contrairement à certaines interprétations journalistiques ou rumeurs,cette information n’a pas été réellement démentie par le FRR, qui s’est contenté de préciser que globalement, la performance annuelle du placement est bonne (6.3 % par an depuis 2003 selon le communiqué du FRR), et que le FRR n’a pas investi dans des « produits de titrisation » (c’est à dire, n’a pas investis sur des produits financiers directement liés aux subprimes).

puce-96d77 dans politiqueNous, salariés, chômeurs, retraités, nous rappelons au gestionnaire de ce fonds, ainsi qu’à l’Etat français que son devoir est avant tout d’assurer la pérennité et la viabilité de cette institution, de protéger ses contribuables, les salariés qui travaillent et cotisent en France, et non d’enrichir les banques ou les actionnaires privilégiés, ni les caïds des marchés boursiers.

Personne ne comprend que l’on puisse jouer ainsi avec les économies durement réalisées, dans un but de solidarité, sur des vies et des vies de travail, parfois pénibles et mal rémunérées, alors même que les salaires n’augmentent pas et que les régimes de retraites viennent d’être profondément modifiés, en défaveur des salariés !

Alors même que certains (200 personnes ? 500 personnes ? 1000 maximum ?) ont bénéficié récemment de 15 milliards de cadeaux fiscaux !

puce-96d77Pour celles et ceux d’entre nous qui sont syndiqués, nous exigeons également que les organisation syndicales de salariés représentés au FRR remplissent strictement leur mission de protection de nos intérêts, passés, présents et à venir, et ne s’improvisent pas « analystes financiers » ni « traders à la petite semaine ».

puce-96d77Nous exigeons donc que la CDC et l’Etat trouvent immédiatement une solution à leurs frais (et pas à ceux du contribuable) pour dégager la somme actuellement présente au FRR et la placer dans des structures et des institutions sécurisées, sans penser à la rentabilité financière de cette somme d’argent, sans penser à l’utiliser comme une « simple ressource financière ».

puce-96d77Nous exigeons aussi par la même occasion, que l’Etat tienne sa promesse d’abonder ce Fonds avec les recettes provenant des privatisations. Le Fonds devrait peser presque 300 milliards d’euros si le plan prévu avait été respecté annuellement depuis sa création, or, il ne comptabilise aujourd’hui que 30 milliards d’euros !

puce-96d77Enfin, nous interdisons formellement à l’Etat de toucher à ce Fonds de Réserve des Retraites avant 2020 et lui rappelons qu’il ne saurait servir à autre chose qu’à financer nos pensions.

Cet argent est NOTRE argent.

Nous l’avons cotisé, il a été prélevé sur notre travail et il doit servir à nos retraites !

ARRETEZ DE JOUER AVEC NOS VIES !
PAS TOUCHE A NOS RETRAITES !

Nb : Cette pétition en ligne sur BELLACIAO sera adressée aux personnes concernées et notamment au Gouvernement, à la CDC et aux syndicats.

Publié dans : politique | le 11 avril, 2008 |15 Commentaires »

Ce n’est qu’un début, continuons le…….

Mai 68 avait laissé tant d’espoir sur un changement en profondeur de la société, du système économique, des liens hiérarchiques, que 40 ans plus tard, il est désespérant de voir à quel point la société de consommation a tout supplanté, l’individualisme règne et les bons petits soldats médiatiquement ordonnés sont prêts à tout pour exiger le retour de la 23ème Star Ac !

68 c’était de la poésie, du rêve qui se sont transformés en récupération politique libérale à défaut de libérer la politique du joug des possédants.

68 bénéficiait de l’insouciance salariale d’un marché du travail favorisant la demande et permettant un rapport de force salarial capable de changer la donne (*). Certes, c’est la volonté d’émancipation morale des étudiants, des féministes, qui a permis au salariat de revendiquer de nouvelles considérations finalement récupérées à l’aune de quelques avancées sociales et augmentations salariales, mais il a surtout prouvé que l’union faisait la force, que personne n’était condamné à subir les choix des différents pouvoirs en place, qu’ils soient politiques, syndicaux ou philosophiques.

Ce n’est qu’un début, continuons le……. dans politique e4-267

9 millions d’ouvriers en grève à l’époque alors que le taux de chômage était autour de 2,5%, que faut-il aujourd’hui pour que les 23 millions de salariés de ce pays se mobilisent pour faire sauter ce système qui ne sert plus que les plus aisés et met tant de personnes sur le bord de la route.

Je soutiens la volonté de ceux qui veulent qu’enfin mai 68 ne reste pas sans lendemain. Sarkozy veut détruite l’héritage de mai 68 qui lui fait si peur, imposons lui le respect pour les 40 ans.

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(*) alors qu’aujourd’hui, avec un taux de chômage savamment maintenu à un niveau élevé par nos élites libérales grâce au Nairu au service des capitalistes financiers, ou bien dans l’illusion d’un chômage qui baisse grâce à une précarité qui augmente (servilité moderne qui remplace un chômage politiquement impopulaire), le peuple est savamment muselé !

  

Publié dans : politique | le 10 avril, 2008 |8 Commentaires »

Les chasses du Comte Sarkoff

Nous devrions, d’urgence, rebaptiser le si répugnant ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement.

Nous devrions, d’urgence, le regarder pour ce qu’il est devenu : un ministère de la mort (des sans-papiers).

Le ministère de la mort (des sans-papiers).

Le ministère le plus emblématique, évidemment, de la (presque) première année de règne d’une droite enfin décomplexée, qui ne s’embarrasse plus (du tout) de vieilleries humanistes.

Les chasses du Comte Sarkoff dans politique jpg_20070725Hortefeux-11606

Dans « Le Monde », hier soir, une réalisatrice du nom Marie Vermillard livrait son témoignage – glaçant : elle a vu passer vendredi, comme elle sortait du RER, feu Baba Traoré, coursé par deux keufs en civil, quel beau métier vous faites, messieurs, juste avant qu’il ne se jette à la Marne et n’en meure, pour la seule raison qu’il n’avait pas de titre de séjour.

Marie Vermillard demande : « La mort d’un homme pour ça ? »

Cette poursuite démente pour un homme qui court et n’a rien fait ? »

Marie Vermillard observe : « Ces deux policiers si convaincus sont les artisans zélés d’ordres terrifiants.

Quelque part en haut, dans la sphère politique, quelqu’un a déclaré une guerre impitoyable à ces hommes et ces femmes venus de loin pour essayer de vivre ici un peu mieux.

D’autres hommes prennent le relais, décident de stratégies policières, de mesures à prendre pour lancer la chasse à l’homme et l’exclusion du territoire.

Au bout de la chaîne, deux policiers courent sans savoir après qui, ni pourquoi, juste parce qu’un jeune homme court et qu’il est présumé sans papiers ».

(Et à la fin : il crève – mais c’est qu’on a, au ministère de la mort, une statistique à tenir.

25.000 « clandestins », vois-tu : ça ne se rafle pas en un jour.)

Marie Vermillard conclut : « C’est insupportable, et nous le supportons ».

Oh oui, nous le supportons.

Nous avons supporté que meure, en septembre : Chulan Zhan Lui, qui a préféré se défenestrer, plutôt que de tomber entre les mains des chasseurs de sans-papiers.

Nous avons supporté que meure, en février : John Maïna, qui a préféré se pendre, plutôt que de rester entre les mains des chasseurs de sans-papiers.

Nous venons de supporter que meure : Baba Traoré, qui a préféré se noyer, plutôt que de tomber entre les mains des chasseurs de sans-papiers.

Oh oui, putain, nous supportons le ministère de la mort (des sans-papiers).

Nous supportons le régime insane qui chasse des êtres humains au seul motif de leur(s) origine(s).

(Ca ne te rappelle rien ?)

Et naturellement, désormais : plus que l’ignominie des chasses du comte Sarkoff, c’est notre si longue patience, au fur et à mesure que meurent des fuyard(e)s, qui va devenir insupportable.

Par Sébastien FONTENELLE que vous pouvez retrouver ici

Publié dans : politique | le 8 avril, 2008 |8 Commentaires »

Cassesociale.gouv.fr

Il en faudrait peu pour permettre à notre société de maintenir le droit pour tous de partir à la retraite au bout de 40 années de durs labeurs. C’est même un acquis social minimum quand on sait que la génération précédente a pu bénéficier d’une retraite au bout de 37,5 annuités de travail.

Ce faible coût à l’échelle de la France se chiffre à 4,1 milliards à l’horizon 2020 et 13,1 milliards à l’horizon 2050 (*), soit respectivement 1% et 1,7% du PIB. Et ça n’est pas une lubie du Radical Daviolo’s, c’est le Conseil d’Orientation des Retraites qui l’affirme dans un rapport du 03 avril 2008Ce qui est amusant (**) c’est qu’à l’horizon 2050, ce chiffre représente moins que les cadeaux fiscaux du bouclier Sarkozyste dépensé en une année, ou encore pour 2020, moins que les économies budgétaires annoncées dans la fonction publique ce jour par le casseur d’Etat Sarko.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet homme réforme idéologiquement à court terme. Il préfère favoriser un petit nombre en peu de temps pour des effets économiques mesurés quasi nuls, alors que d’un autre côté l’avenir des conditions de vie des futurs retraités l’indiffère autant que leur pouvoir d’achat futur pourtant si utile à la consommation tant désirée.

Je suis au pouvoir, j’en profite, j’en fais profiter mes amis et vous la populasse, je vous emmerde

Comme le lançait justement devant les journalistes une gréviste bientôt remerciée par un futur plan social qui l’avait mis dans la rue, « avant on se battait pour obtenir des acquis sociaux, maintenant on se bat pour ne pas en perdre et on n’y arrive pas ».

Comme je ne ferai pas trois pages sur la liste ô combien étoffée de la diminution des acquis sociaux depuis que la droite est au pouvoir, récemment accentuée par Attila Sarko, je reprends à mon compte le résumé de ce triste constat aussi cruel que réaliste qui dénote chez ceux qui se battent, comme chez moi, une inquiétude désabusée tant la grande majorité de la population semble prête à accepter ces casses sociales sans réactions collectives efficaces.

Bienvenus dans la génération cassesociales.gouv.fr !

(*) hors régimes spéciaux. Cela ne concerne que le régime général et la fonction publique.

(**) ou déprimant c’est selon l’humeur du jour. 

Publié dans : politique | le 4 avril, 2008 |6 Commentaires »

Les libéraux se félicitent….avec nos impôts !

Après la SNCF, c’est au tour de la RATP d’annoncer des résultats bénéficiaires records sous les applaudissements du peuple libéral qui peut en conclure avec forfanterie que lorsque l’on a applique les méthode du privé au public, il s’en sort bien, que même le public peut être rentable etc…

Je doute, à l’heure où le pouvoir d’achat de la très grande majorité des français est plus qu’en berne, que chacun mesure à quel point ces autosatisfactions s’effectuent sur le dos de la collectivité. Car à quoi servent les impôts ?

Si l’impôt est collecté, c’est dans l’objectif d’être dépensé pour être utile à la collectivité et non de servir soit à combler la dette de celui qui est à l’origine du prélèvement, soit à gonfler les réserves de l’entreprise publique financée par celui-ci, soit à accorder des primes aux employés de l’entreprise financée par l’impôt.

Si dette il doit y avoir à combler(*), cela doit s’effectuer par une meilleure prévision et gestion des besoins de la collectivité et non par l’espérance de gains supplémentaires des entreprises publiques, souvent obtenues en outre grâce aux dépenses rognées sur les embauches, le pouvoir d’achat ou l’entretien immédiat de l’outil de travail.

Si des investissements futurs importants à financer il doit y avoir, il doivent être prévus budgétairement par les différents financeurs publics de l’entreprise (à la RATP, seul un quart de ses recettes proviennent de ses ventes) et non par la croyance en des résultats supérieurs qui permettraient un désengagement partiel grâce aux réserves accumulées par des résultats positifs.

Enfin si valorisation du travail des employés de l’entreprise publique il doit y avoir, dans la mesure où je le rappelle le fondement de l’existence d’une entreprise publique n’est pas sa nécessité d’obtenir de la rentabilité mais bien de pourvoir à un service rendu envers la collectivité à coûts accessibles à tous, ce qui est le sens même du financement par l’impôt par l’ensemble des ménages, alors elle doit s’effectuer collectivement non pas en fonction des résultats annuels mais bien en fonction du contrat passé avec les financeurs publics qui devraient garantir aux employés du public des évolutions de salaire contreparties des devoirs au service de la collectivité, et non du niveau de rentabilité de l’entreprise.

Or, en dehors des libéraux qui se gargarisent de ces bons résultats, on constate que tout ce qui se cache derrière ces apparences trompeuses, ce sont des tarifs de moins accessibles à tous, un service de transport de moins en moins universel sur le territoire avec des fermetures de ligne pour cause de non rentabilité (donc une absurdité), des salariés dont les droits spéciaux sont rognés un peu plus chaque année, des investissements d’entretien de plus en plus repoussés d’années en années au bénéfice du résultat immédiat qui va servir à combler la dette de l’Etat comme pour la SNCF, bref un envers du décor bien différent qui démontre une fois de plus que mélanger entreprise publique avec méthodes du privé est une ineptie totale dont se sert l’idéologie libérale pour détruire à petit feu tout ce qui ne n’entre pas, encore, dans le sacro-saint marché.

Je vous laisse le soin d’imaginer le futur des sociétés publiques lorsqu’elles seront soumises complètement au libre marché car tout ce qui n’est pas rentable finira par être abandonné, tout le sens premier donné au concept d’entreprise « au service du public » ne sera plus qu’un lointain souvenir.

C’est pour dans peu d’année grâce à l’Europe construite contre la volonté des peuples, et il ne faudra plus s’étonner de la façon dont on utilise nos impôts, de plus en plus pour des intérêts idéologiques, de moins en moins dans l’intérêt de tous.

Une fois de plus, les plus démunis en pâtiront en premier.

(*) ce qui reste à justifier autrement que par une idéologie libérale obnubilée par ce fait comme si la dette n’était pas un formidable générateur d’investissement pour les générations futures.

Publié dans : politique | le 31 mars, 2008 |11 Commentaires »

Cotiser plus pour précariser plus

Petit à petit l’oiseau fait son nid. Comme l’air de ne pas y toucher, comme si tout avait été arrêté en 2003, le gouvernement tente de nous faire passer l’idée que l’augmentation à 41 ans de la durée de cotisation ouvrant droit à une retraite pleine était actée par tous, sans débat, aucune autre solution n’étant envisagée.

Malgré ses effets d’annonce désormais récurrents, nous finissons par ne plus être surpris de cette volonté de passage en force des gouvernants de ce pays quand on sait qu’en parallèle la France fait grossir ses troupes en Afghanistan sans qu’un seul parlementaire n’ait vu la queue du moindre débat sur cet engagement de guerre de la France !

Ce qui est plus nouveau dans le cas du financement des retraites, c’est cette volonté de présupposer les décisions et avis syndicaux sous couvert d’accords passés qui ne se contentaient pourtant que d’évoquer un passage à 41 annuités sous réserve de discuter des conditions salariales des seniors au moment de ce futur passage.

Cette attitude me confirme une fois de plus que lorsque l’on pactise avec le diable sur le dos des salariés en allongeant la durée du travail sous couvert d’avancées en contrepartie, cela finit toujours par se retourner contre ceux qui ont caressé dans le sens du poil les gouvernants en place, alors même que l’opinion était pourtant fortement opposée à l’allongement de la durée de cotisation des retraites. Souvenez vous de 2003, merci la Cfdt !

Mais ce comportement confirme également à quel point le dialogue social est un vain mot pour la droite décomplexée, tout étant déjà cadenassé dans une idéologie du travail-famille-patrie qui consiste à toujours faire travailler plus les salariés en leur donnant de moins en moins ou au mieux en les faisant travailler plus pour gagner autant, bref, les faire travailler gratuitement de façon déguisée!

Quand on sait à quel point le taux de chômage des seniors est élevé, leur taux d’activité étant en outre très bas, on voit à quel niveau d’hypocrisie joue cette droite libérale pour expliquer sans vergogne que le pouvoir d’achat des salariés retraités serait préservé par l’allongement de la durée de cotisation….si on a du travail (*)

Chacun sait qu’au mieux un salarié gagnera autant en travaillant plus, qu’il profitera moins de sa retraite quand bien même la durée de vie augmente car les artères ont toujours l’âge auquel on les met à la retraite, et que pour la majorité des salariés, les retraites diminueront.

Précariser plus pour exploiter plus longtemps, voilà ce que nous prépare Sarko et sa bande.

Mais il se trouvera bien quelques courtisans syndicaux pour considérer qu’il n’est pas envisageable de solutionner le financement des retraites autrement qu’en travaillant plus. On connaît déjà leurs noms.

Nos ancêtres, vainqueurs d’épiques batailles sociales, doivent se retourner dans leur tombe en constatant de tels défenseurs des intérêts du salariat…

(*) mention que le gouvernement Fillon ne prends pas la peine de préciser….

Publié dans : politique | le 27 mars, 2008 |29 Commentaires »

Hommage

Merci à Chantal Sébire pour le dernier combat qu’elle a eu la force de porter.

Elle, Maia Simon ou Marie Imbert auparavant sont des exemples pour faire progresser les mentalités, puissent-elles faire bouger les responsables politiques sclérosés.

J’espere bien qu’on lui a administré ce qu’il fallait pour abreger ses souffrances physiques et surtout morales. Merci à celui qui a eu le courage de le faire.

Publié dans : humain | le 20 mars, 2008 |10 Commentaires »

Ne surtout pas louper la prochaine !

A quoi sert la gauche et surtout le P(s) en matière d’Europe !?

Depuis la trahison de Versailles du 04 février 2008, on est vraiment en droit de se poser la question. Avec pourtant une majorité de siège au parlement européen, la gauche française n’a fait que suivre la droite libérale européenne depuis bien trop longtemps.

Pourtant, en juin 2009, nous serons appelés aux urnes pour élire les députés européens ! une chance unique d’inverser la tendance suiviste de la gauche française et de concentrer les mécontentements consécutifs à la trahison du peuple de gauche par la majorité des léus P(s) et de l’autisme structurel de la droite française.

Cette chance unique s’appuie sur le seul scrutin national à la proportionnelle à un tour qui prendra donc en compte toutes les voix de ceux qui feront plus de 5% des voix.

Cette chance unique s’appuiera également sur un scrutin traditionnellement marqué par une forte abstention qui permettra à la gauche radicale de se faire plus entendre.

Ce vote est une chance de revanche contre ceux qui n’écoutent pas le peuple, qui lui confisquent ses droits élémentaires, ceux qui ne respectent pas leurs promesses électorales.

Ce serait également un signe fort en direction de l’Europe libérale que de contrarier dans les urnes les choix effectués à Bruxelles contre l’avis des peuples rarement consultés par référendum et bafoués lorsqu’ils le sont.

Le peuple de gauche, celui qui ne se compromet pas dans des alliances politiciennes contre nature, ne doit pas rater cet épisode, le plus important à mes yeux depuis bien longtemps, bien plus important que les municipales que nous venons de traverser qui trop souvent confortent les féodalités locales plus qu’elles ne permettent de mettre en action des convictions politiques profondes.

Les urnes pourront avoir encore un sens en juin prochain. Ne l’oubliez pas.

Publié dans : politique | le 19 mars, 2008 |20 Commentaires »

Vague rose et tristes pantins…

Voir hier soir à la télévision la mine réjouie des vieux politicards socialistes comme celle confiante des Umpistes au pouvoir pour lesquels une défaite signifie qu’il faut amplifier les réformes, avait quelque chose de désespérant quand on sait que plus d’un tiers des citoyens s’est moqué de ce scrutin local.

Peu se sont exprimés sur cet état de fait majeur et nouveau pour une élection habituellement populaire, qui montre pourtant à quel point beaucoup ne croient plus que la politique puisse changer quoi que ce soit à leur quotidien.

Parmi ceux qui se sont déplacés, combien l’ont fait pour rejeter plus que pour adhérer ?

Beaucoup il me semble, et ce vote de rejet explique en grande partie que le P(s) ait glané nombre de municipalités non pas parce qu’il apporte un espoir réel mais bien parce qu’il est la bouée de sauvetage aux désillusions prévues du Sarkozysme, celles qui font mal quand on s’aperçoit que l’on a été berné et qu’il a fallu si peu de temps pour s’en rendre compte !

Ceux qui hier chantaient et glorifiaient le fort intérêt des Français pour la politique en s’appuyant sur les présidentielles, élection plus people que profonde surtout en 2007, se sont tus depuis, car c’est bien la descente aux enfers qui se poursuit dans cette démocratie malade, qui a perdu confiance dans toute capacité de changement de la politique bipolarisée qui se ressemble tant, et qui n’augure rien de bon pour l’avenir, au pire un enfermement libéral toujours plus jusqu’au boutiste qui laissera sur le bord de la route la majorité de la masse travailleuse, au mieux une stérilité de gestionnaire qui n’aspire à rien modifier en profondeur et qui amplifie l’impression généralisée que la politique ne sert que ceux qui en font.

De cela, les combats de coq des plateaux télévisés les soirs d’élection n’en ont cure, chacun s’enfermant dans ses certitudes et trouvant l’explication qui lui sied pour expliquer sa défaite ou sa victoire.

Pourtant la maladie ronge, mais les oeillères sont de sortie…

Publié dans : politique | le 17 mars, 2008 |33 Commentaires »

Et si le P(s) analysait sérieusement les résultats de ces élections locales ?

Sélective, focalisée, mais tout sauf objective, voilà ce qu’est devenue l’information relatée par la presse politique de notre pays.

Comme le rappelle très bien Jean-Luc Mélenchon dans son dernier billet, alors qu’il ne fait que 4,5% au niveau national lors des dernières municipales, le Modem concentre ainsi non seulement tous les commentaires de la presse spécialisées mais aussi toutes les convoitises de ceux chez qui la recherche du pouvoir supplante toute conviction !

Et pourtant, deux faits marquants de ces élections locales se sont déroulés sous nos yeux sans être plus commentés que cela, alors pourtant que certains enseignements importants peuvent en être retirés par la Gauche dans ce pays.

Le premier c’est le sursaut, voire la progression du parti que toute la presse en cœur donnait pour mort lors des dernières présidentielles, je veux bien sûr parler du Parti Communiste.

Dans toutes les villes, à une exception près, où le P(s) a voulu pourfendre son allié historique de gauche en présentant contre lui un candidat, il a non seulement été battu mais aussi souvent ridiculisé. Même au niveau des cantonales, élection à caractère plus nationale, le PC a très bien résisté. Quel enseignement en tirer ?

Je ne ferai pas la retape en faveur de la crédibilité des élus communistes, de leur aptitudes de terrains etc.., je ne suis pas encarté dans ce parti.

Non, cela me permet simplement de tirer toujours la même conclusion, celle que seuls les dirigeants du P(s) n’envisagent plus, à savoir que la gauche n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est unie, et unie à gauche car le réservoir de voix y est conséquent, en tout cas bien plus qu’au centre (Modem) dont les convictions politiques surfent au gré du vent jusqu’à ce qu’elles s’accrochent à une girouette ambitieuse de passage !

Les électeurs de gauche détestent de plus en plus cette inconséquence politique, obscène en cette période de rafle du pouvoir par la droite, qui consiste à déclarer une guerre politique à gauche pour des enjeux d’hégémonie de pouvoir local sans une once d’intérêt pour préserver des idéaux de gauche. C’est ainsi que ces représentants du P(s) opposés à ceux du PC, fortement ancrés localement, ont été punis pour avoir omis cette condition essentielle en préférant soit de jouer la carte individualiste (un comble lorsque l’on se dit socialiste) soit d’envisager un baiser libéral avec le Modem.

Le second enseignement, c’est qu’en plus des communistes, il existe un réservoir de voix à gauche en train de s’implanter localement et représenté par la LCR, mais pas uniquement.

Alter, LO, anti-libéraux, écologistes radicaux et LCR ont bien souvent fait un score comparable voir supérieur au Modem dans les endroits où ils ont proposé une liste et risquent de plus que doubler leurs conseillers municipaux par rapport à 2001.

Cela démontre et conforte l’idée que le P(s) n’a plus la capacité à rassembler tous les électeurs de gauche qui préfèrent de plus en plus un original à une vague copie souvenir d’un temps où le mot socialisme avait encore clairement un sens opposé aux alliances actuelles envisagées par ce parti.

Les électeurs ayant choisi le PC, où des représentants à sa gauche, ne sont pas tous des communistes ou des trotskistes, mais ils aspirent tous à préserver une alternative au capitalisme financier qui gangrène depuis trop longtemps le parti qui dans le passé les défendait.

Certains électeurs ayant porté leurs voix à la gauche du P(s) sont même habituellement modérés, mais face à une écoute des caciques absente, face au passage en force du 04 février dernier à Versailles contre la volonté majoritaire du peuple de gauche, c’est un vote de réaction qui a eu lieu.

Malgré une droite mal en point, ce premier tour n’a pas généré de vague rose, alors qu’une fois de plus, le P(s) avait tout pour rafler la mise dès le 1er tour.

Appuyer cette tendance au second tour, quand on est électeur de gauche, ne serait-ce pas une bonne idée, une idée pour forcer le P(s) à réfléchir à son avenir autrement qu’à travers la voix libérale qu’il semble s’être tracé ?

Publié dans : politique | le 12 mars, 2008 |7 Commentaires »

Quand la rentabilité tue le service à la personne…

Tout le monde s’est félicité il y a peu encore, de l’aboutissement et de la mise en service du LGV Est qui relie désormais Strasbourg en un temps record. Cette décision de lancer la réflexion sur ce projet de développement du service public avait été prise en 1985, sous la présidence de la république de Mitterrand, à une époque où la notion de rentabilité n’avait pas encore gangrené la réflexion politique lorsqu’il s’agissait d’envisager de relier les peuples et au-delà de favoriser l’accès au transport du plus grand nombre.

Ce choix passé nous revient aujourd’hui en pleine figure en raison de l’actualité d’Air France, dont le début de privatisation a commencé sous l’ère Jospin en avril 1999 pour que la société d’Etat devienne définitivement privée en mai 2004, qui a décidé d’abandonner certaines lignes aériennes internes dont celle qui relie Paris à Strasbourg. On déshabille Paul pour habiller Jacques, tans pis pour les utilisateurs du transport aériens pour lesquels ce dernier apportait plus de souplesse, de proximité ou des spécificités plus adaptées.

Ce qui me choque dans cette décision, c’est qu’il y a 20 ans, ce n’est pas la notion de rentabilité de la ligne qui aurait guidé le choix d’abandonner où non ce service intérieur, mais bien le rôle que doit jouer le service public sur tout le territoire, notamment en matière de transport, ce qui aurait évité la suppression des lignes envisagées.

Vous me direz, même la SNCF, entreprise publique Française, pour des questions de rentabilité, supprime des lignes régionales ! C’est un fait qui signe une réflexion générale qui a aussi gangrené les entreprises publiques censées répondre à un besoin de service public et qui ne raisonnent plus qu’en terme de rentabilité financière du service rendu. Pour la SNCF, la libéralisation du fret et l’ouverture envisagée à la concurrence n’y sont certainement pas étrangers.

Le comble aujourd’hui donc est de constater que deux anciens services publics de transport se feraient « concurrence » au nom de la rentabilité alors qu’ils sont simplement complémentaires en matière de service de transport à la personne.

Le sens de l’histoire est aujourd’hui d’opposer pour des notions de rentabilité immédiate, alors que contrairement aux demandes des usagers (*), il serait souhaitable de garder différents types de services, complémentaires, quand bien même il ne seraient pas rentables, permettant à tous les habitants du territoire, qu’ils soient particuliers ou entités économiques, de se déplacer selon leurs facilités et leurs choix.

Une fois de plus, la concurrence implique plus de rentabilité, et plus de contraintes génèrent moins de liberté.

Le libéralisme a décidément des effets bien différents que ce que les promesses des discours veulent nous inculquer….

(*) il suffit, à titre d’exemple, de s’intéresser aux demandes depuis plusieurs années des élus et des usagers en faveur de la réouverture de la ligne de TER Carpentras-Avignon, fermée au nom de la sacro-sainte rentabilité, alors que les besoins, certes faibles en nombre pour être rentables, sont pourtant bien réels. 

Publié dans : politique | le 9 mars, 2008 |2 Commentaires »

Se gargariser des chiffres du chômage, rien n’arrête la vulgarité à droite!

Tous les Sarkozystes se rattachent à leurs propres manipulations pour afficher aux yeux de la presse comme toujours médusée, un chiffre du chômage en forte baisse en 2007 qui serait passé à 7,8% de la population active.

Personnellement, je n’oublie en aucun cas la chasse au chômeurs qui se déroule depuis plusieurs années et qui consiste à radier ceux qui ne se présente pas au rendez-vous de l’ANPE, je n’oublie pas non plus les radiations d’office pour celles qui entrent en congés maternité ou pour ceux qui arrivent en fin de droit et que l’on considère comme du néant dans les chiffres du chômage parce qu’ils ne sont plus indemnisés par les Assedic (*).

Je n’oublie pas non plus le changement du calcul du taux de chômage opéré par l’Insee à la demande du gouvernement Fillon.

Toute cette mascarade bien connue, déjà dénoncée maintes fois, mais qui permet désormais à Sarkozy et sa clique de vanter les mérites de sa politique est indécente et vulgaire.

Indécent et vulgaire aux yeux des Rmistes dont le nombre croit continuellement depuis 2000 tout comme le nombre de bénéficiaires de l’Allocation pour Parents Isolés.

Indécent et Vulgaire face à tous ces temps partiels subis, surtout chez les femmes, qui croissent sans cesse au point qu’en 2006, plus de 30% de la population active féminine travaillait à temps partiel, plus de 900 000 femmes déclarant en 2005 subir celui-ci et plus d’1.1 millions de travailleurs avouant cette contrainte essentielle.

Indécent et vulgaire enfin dans la mesure où le pouvoir d’achat de la majorité des français baisse ou stagne, ceci alors qu’un tiers des français est au Smic.

Toute cette cohorte de travailleurs ne représente ni plus ni moins que des travailleurs de plus en plus pauvres, dont la qualité de vie se réduit comme peau de chagrin mais qui effectivement n’apparaît plus dans les chiffres du chômage.

Le libéralisme économique cherche à masquer la réalité pourtant bien visible dans les pays anglo-saxon que l’on aime tant prendre comme modèles en Sarkosie, mais qu’on l’on évite bien consciencieusement de prendre en exemple lorsqu’il s’agit de parler du taux de pauvreté de la population.

Je préférerai toujours une société qui assume ses chômeurs en leur garantissant des allocations à la hauteur de ce que devrait être la dignité humaine, à tout projet de société libérale qui broie l’idée du travail en ne garantissant que subordination et pauvreté brevetée !

Je me fais une autre idée du travail que le « travailler plus pour vivre moins bien ».

Que le chômage baisse, que cela soit juste ou manipulé, cela n’a plus aucun sens dans nos sociétés dérégulées. A chacun de s’en faire l’écho en n’y portant plus attention et en dénonçant cette mascarade d’auto satisfecit.

(*) je vous parle ici de vécu proche. 

Publié dans : politique | le 7 mars, 2008 |8 Commentaires »

Le dictateur à l’épreuve de la gauche démocratique en Amérique du Sud

En France, les médias n’en parle que parce que l’une de nos compatriotes y est otage depuis plus de 6 années. Qui parlerait des otages colombiens et surtout des rapports de force en place dans cette partie du monde si Ingrid Betancourt n’étaient pas l’otage des FARC ?

Chaque fois qu’un espoir de libération s’avance, les appels à la mesure et à la négociation se multiplient. Mais qui dans le fond se soucie de l’action de l’horrible Uribe qui à travers ces prises d’otages n’a qu’un seul objectif, écraser toute opposition interne dans son pays et trouver un appui extérieur dans les massacres proférés par les milices qu’il contrôle et que les pays occidentaux taisent autant qu’il relaient les exactions des FARC.

Pourtant une étape essentielle, de dimension internationale, vient d’être franchie ces jours-ci avec l’incursion des forces armées colombienne en territoire équatorien, ceci afin d’éliminer de façon victorieuse le n°2 des FARC, le contact officiel des négociations pour la libération des otages. Cette information fait-elle la une des journaux ?

Bien sur que non, et pourtant elle le mériterait, non seulement parce qu’un conflit armé est à deux doigts d’éclater entre d’un coté le Venezuela, l’Equateur voire la Bolivie et de l’autre l’extrémiste colombien Uribe, mais aussi et surtout parce que ce sont deux mondes qui risquent de s’affronter, les pro et les anti-bush, les partisans du libéralisme dictatorial et ceux d’une société de partage où les richesses sont redistribuées aux plus pauvres, pratique on ne peut plus rare en Amérique du Sud depuis 50 ans !

Ce conflit déclaré par Uribe au nom de la lutte contre le terrorisme est en fait une déclaration de guerre politique contre tout ce qui peut lutter contre le sacro-saint marché et contre ceux, bien au delà des FARC, qui ont dans leurs pays respectifs, rejeté le diktat des firmes pétrolières sur la politique d’Etat, refusé le pouvoir des grands groupes financiers sur la politique économique choisie, refusé de se contenter d’une pauvreté endémique dans des pays où les richesses naturelles ne justifient en aucune façon l’état sanitaire déplorable d’une majorité de la population.

Cette lutte sur des choix de civilisation, cette bataille du pouvoir d’un petit nombre de capitalistes contre la grande majorité d’une population autochtone dépossédée depuis des siècles, mériteraient pourtant un relais médiatique et politique à la hauteur dans le pays des droits de l’homme.

Certes, il ne s’agit pas de glorifier les méthodes extrémistes des FARC, mais au moins de condamner aussi fermement les massacres du dictateur Uribe, et soutenir le processus démocratique et socialiste qui se met favorablement en place dans cette partie de l’Amérique.

Que les médias aux ordres en France minimise ce processus et axe leur information sur le triste sort des otages n’est pas surprenant, mais que le silence soit aussi assourdissant chez cette gauche réformiste qui n’a plus rien réformé depuis longtemps, et qui devrait pourtant bien s’inspirer des attentes des peuples sud américains pour proposer à notre pays un axe idéologique démarqué et fort qui arrête de suivre la voix du laisser faire à peine contrôlé, montre à quel point les esprits sont viciés et les espoirs à chercher ailleurs.

Puisse le chemin proposé par Correa, Chavez et Ortega inspirer nos piètres leaders parmi la gauche démocratique française.

Publié dans : politique | le 3 mars, 2008 |10 Commentaires »

Interlude personnel

Une fois n’est pas coutume, invité (tagué comme disent les bloggueurs) par Dominique à dévoiler toute mon intimité, enfin presque, voici 6 choses sur ma pomme que vous ne devriez pas connaître, surtout en lisant ce blog exclusivement politique :

1.     ma grande passion n’est pas la politique, mais le vin ! Eh oui, cette dépendance est viscéral, j’en rêve la nuit, j’y pense la journée et y passe pas mal de temps …et d’argent ! j’ajoute consommer 2 verres de vin par jour, et vous me retrouverez presque journellement ici

2.     je fais une sieste presque tous les jours après le déjeuner (attention j’en vois déjà qui font le lien avec le point 1, or rien à voir, je ne bois jamais le midi ! :) ), en cela, je me suis parfaitement adapté à la vie dans le sud !

3.     j’ai un besoin vital de soleil, il joue fortement sur mon moral, voilà pourquoi je me suis expatrié là où l’accent chante !

4.     je rêve toujours d’une société plus solidaire et déteste de plus en plus le système capitaliste dans lequel nous vivons. Je sais, je reste très naïf.

5.     je suis sportif (désolé) et pratique assidûment le tennis, je suis 15/3.

6.    j’aime bien rompre un certain conformisme, voilà pourquoi je ne demanderai à aucun des blogs que je parcourre (exclusivement politiques) de poursuivre le petit jeu auquel je me suis astreint ! mais ça ne vous empêche pas d’aller voir ceux parmi mes préférés,  , ici, encore , puis ici, ou encore ,  et enfin ici  , tous ou presque très occupés par la campagne des municipales.

Publié dans : perso | le 3 mars, 2008 |11 Commentaires »

Attention Danger : Organisation de patrons voyous

Plus le chef de l’Etat en parle, plus il promet d’assainir les abus des plus grandes fortunes françaises, plus il s’émeut de l’absence de prise de responsabilité de ceux qui ont le pouvoir dans les grands entreprises françaises alors même que celles-ci dysfonctionnent, et finalement plus les fraudeurs abusent de leurs pouvoirs et les plus riches cherchent à dissimuler leurs émoluments au fisc !

Il faut bien constater que la droite décomplexée a tout fait pour transmettre de tels signaux aux plus aisés dans ce pays.

Après avoir instaurée le bouclier fiscal en guise de hausse du pouvoir d’achat des salariés, arme soit disant de destruction massive de l’exode fiscal (j’attends toujours les preuves), elle envisage de réduire les condamnations pénales pour les délits financiers dans l’objectif de libérer le marché du travail ! Qui va continuer à croire à de tels artifices ?

Alors forcément, comment s’étonner encore que l’ex-patron de l’IUMM , le fameux DGS des valises à billets, ait pu obtenir non seulement un parachute doré pour service rendu à la magouille généralisée que la présidente du Médef qualifiait « d’affaire de famille », mais ait eu en outre la garantie d’être couvert financièrement par son syndicat en cas de condamnation financière au titre de son activité de porteur de valise et d’éventuel arroseur de gestion de conflits sociaux !

Au delà des révélations sur des comportements frauduleux et il faut bien le dire vulgaires au regard du revenu du commun des mortels dans ce pays, c’est le sentiment d’un système politico-économique pourri qui transpire de tels comportements, encouragé par un pouvoir politique complaisant qui dicte une idéologie de leurre envers les plus démunis pour finalement soutenir implicitement par ses actes, les comportements les plus vils et les plus malsains.

Pourtant, rien ne déroute le grand patronat quand on entendait encore récemment la patronne du Médef oser annoncer vouloir saisir le comité d’éthique de son syndicat. N’est-ce pas signe de grande décomplexion ?

Les patrons voyous ne sont plus des cas isolés, ils sont même très organisés et impunément imposent leur vision de la société dans les négociations syndicales !

Qui est prêt à avouer sa complicité en se prêtant encore à des négociations avec le Médef?

Publié dans : politique | le 29 février, 2008 |1 Commentaire »

opération coup de poing

Le Sergent Fillon lance une bataille en faveur du pouvoir d’achat et il y met tous les moyens, tenez-vous bien:

il diligente une enquête dans tous les magasins pour tracer la chaîne des prix des produits alimentaires. Des inspecteurs vont traquer le prix anormalement élevé, c’est à dire effectuer ce qu’il font toute l’année!

tremblez industriels et distributeurs, le Sergent Fillon n’a pas l’air content!

c’est fou ce que les associations de consommateurs annonçant que les prix augmentent peuvent être gênantes à l’approche d’une élection nationale!

Image de prévisualisation YouTube

le président du pouvoir d’achat qu’il disait……

Publié dans : politique | le 26 février, 2008 |11 Commentaires »

C’est la forme qui le rend impopulaire !

C’est par cette affirmation que de nombreux observateurs et journalistes nous expliquent en quoi Sarkozy serait si impopulaire et ne cadrerait donc pas avec la fonction que lui ont confié les Français.

Trop facile…

Il ne faudrait surtout pas que les frasques comportementales et verbales de l’actuel Chef de l’Etat, déjà de multiples fois constatées, observées, stigmatisées, et que les insultes proférées lors de son passage au salon de l’agriculture ont remis sur le devant de la scène grâce une fois de plus à la libre circulation de l’information via le web, il ne faudrait surtout pas disais-je, que ces attitudes soient l’arbre qui cache la forêt.

Entendre les pseudos politologues conclure que la chute dans les sondages du rigolo qui nous gouverne tiendrait à son abus du pouvoir à titre personnel de la fonction présidentielle, me semble totalement erroné.

Les entendre confirmer cette analyse en s’appuyant sur la popularité intacte du premier ministre est encore plus délirant dans la mesure où chacun a déjà pu constater dans ce pays que moins l’on parle de vous, plus vous êtes populaires.

Sarkozy joue donc simplement le rôle qu’ont joué tous les 1er ministres de la cinquième république, celui de la soupape du président de la république, sauf que cette fois-ci, l’hyper président est la soupape de sécurité de son propre 1er ministre. Un comble !

Deux raisons plus profondes sont à mon sens imputables à l’impopularité actuelle du président, qu’il  s’agit de ne surtout pas de minimiser :

- Tout d’abord, la prise de conscience citoyenne que contrairement à tous les effets d’annonces maintes fois rabâchés avant et après l’élection du président, ce dernier ne tient pas ses promesses de campagne et surtout la principale, celle qu’il n’a cessé de mettre en exergue, la défense du pouvoir d’achat.

Des fonctionnaires qui grattent 0,8% en 2008 après avoir fait choux blanc en 2007 et alors que l’on annonce une inflation de 2,6% en 2007, des prix de base à la consommation qui s’envolent depuis plusieurs mois sans que le gouvernement n’agisse un tant soit peu, des prix du pétrole qui croissent sans que le gouvernement n’envisage un instant de rétablir la Tipp flottante, bref des signes forts et concrets qui confirment que les belles promesses n’engagent que ceux qui y croient.

- Ensuite, des mesures extrêmistes que même le front national n’aurait pas renié et qui affichent la véritable nature de cette droite radicale.

Je veux parler bien sûr de cette volonté de rendre la justice des hommes non pas sur des faits mais sur des suppositions de risque comme le promulgue la loi sur l’enfermement à vie des criminels dangereux que Sarkozy essaie de passer en force en faisant fi de l’Etat de droit qui veut que le conseil Constitutionnel rende la décision ultime en matière de loi.

Je veux parler également de cette politique qui vise à chiffrer la déportation humaine par des objectifs de quotas de reconduite à la frontière où l’on est même prêt à amender le droit du sol républicain pour les cas de figure où l’immigration semble trop conséquente aux yeux de tous ceux qui considèrent l’étranger non pas comme une source de richesse mais comme un mal à traiter d’urgence.

Je veux enfin parler de cette vision simpliste qui consiste à systématiquement se servir du larmoyant, de l’émotion, pour promulguer une politique toujours plus répressive, toujours moins humaine, faisant encourir à notre Etat de droit le risque d’une société de la méfiance, de l’opposition entre les êtres humains, plutôt que de viser la réconciliation, la compréhension, la solidarité et l’égalité de droit pour chaque citoyen, même lorsqu’il est capable des pires inhumanités.

Tout ceci justifie bien plus à mon sens une impopularité grandissante de la politique de la droite dans son ensemble, bien plus en tout cas que le comportement puéril et bling bling d’un homme qui a largement dépassé le seuil de compétence que la fonction présidentielle exige pourtant.

Le déficit est donc plus profond que formel. L’électorat le confirmera prochainement je l’espère.

Publié dans : politique | le 25 février, 2008 |9 Commentaires »
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