Quand le libéralisme déréglemente….

Plus de 15 ans après avoir essayé de mettre de l’ordre dans l’utilisation des deniers publics pour moraliser leur utilisation, et 8 ans après le Code des Marchés Publics 2001 qui poussait à son paroxysme le contrôle de la dépense publique, la recherche du retour à la case départ est féroce en cette fin d’année 2008 sous l’ère Sarkozy.

Un petit décret forcément passé inaperçu au nom de la mise en œuvre du plan de relance économique, sauf chez les praticiens, se contente ainsi de laisser aux collectivités la possibilité de ne plus rendre compte ni à leur commission d’appel d’offre ni à leur instance institutionnel (assemblée départementale, conseil Municipal etc…) de toutes les dépenses de travaux jusqu’à la somme modique de 5 150 000 € HT au lieu de 206 000 € précédemment.

Chez les libéraux, le prétexte de la relance permet toujours d’amener de la souplesse là où la garantie d’égalité de traitement des candidats souhaitant avoir accès à la commande publique nécessiterait au contraire la mise en place de procédures garantissant une transparence et un formalisme cohérent avec le pouvoir représenté par les choix de dépenses importantes.  

Quand le libéralisme déréglemente…. dans politique r9knxrkj

Ce sera donc désormais tout le contraire puisque là où auparavant la procédure d’appel d’offre était obligatoire pour toute dépense de travaux d’un montant supérieur à 206 000 € HT, elle ne le sera plus qu’à partir d’un montant 25 fois supérieur.

Finie donc l’obligation de choisir ses fournisseurs devant les élus de la Commission d’Appel d’Offre, finie également celle consistant à présenter ce choix de fournisseur devant la représentation des assemblées des collectivités, les présidents et autres Maires ayant habituellement et normalement reçus délégation pour signer des marchés publics passées selon la procédure souple qu’est la procédure adaptée, il ne leur sera plus nécessaire de passer devant la représentation locale.

Finalement, pour une fois que l’on trouve une cohérence dans la politique Sarkozyste, elle trouve son application dans la possibilité du retour à l’ère du copinage et du coquinage qui va permettre à quelques barons locaux de renforcer leurs influences via la source autrefois tarie des marchés publics, et à quelques fonctionnaires de pouvoir peu regardant sur la déontologie de l’utilisation de l’argent public d’assurer leur pouvoir pour renforcer le poids politique de tel ou tel élu pour lequel il milite dans leur intérêt.

L’histoire est un éternel recommencement dit-on, mais il est tout de même effarant de constater que les mesures efficaces prises pour lutter contre toutes les formes de corruption depuis plus de 15 ans peuvent voler en éclat par le simple oukase libéral d’un petit tsar en mal d’activisme et de pouvoir.

Utiliser notre argent sans contrainte et comme bon lui semble, c’est finalement cela aussi la méthode Sarkozy en matière de Marchés Publics.

Bienvenu à nouveau dans l’ère de la corruption légalisée.

Publié dans : politique | le 5 janvier, 2009 |2 Commentaires »

Un esprit isolé révélateur de nos libertés disparues

A l’heure du formatage généralisé de l’information, au moment où le journalisme d’investigation est mis en danger, à une époque où des Coluche, Polac et Hara Kiri n’ont plus de remplaçants, le prochain film de Pierre Carle sur la vie du Professeur Choron risque d’apporter un bol d’air frais, un vent de liberté humoristique sur le regard porté sur notre société.

En attendant le film pour janvier 2009, je vous invite à aller visionner l’excellent site annonciateur, pour vous délecter des quelques écrits du professeur et écouter un autre son de cloche dans l’uniformité ambiante.

Que vos fêtes vous soient les moins pénibles possibles. 

 Un esprit isolé révélateur de nos libertés disparues dans politique Choron_rire_tue

Publié dans : politique | le 24 décembre, 2008 |Pas de Commentaires »

Hommage posthume de 2008

Il est des êtres singuliers, anonymes ou presque, qui crèvent l’écran par leur convictions chevillées au corps, leur volonté de bouger la société au moment où la maladie qui les touche crie victoire, c’est à ce moment là que leur volonté courageuse sert à tous ceux qui savent ce que souffrances morales et physiques signifient.

A l’heure du bilan de l’année, j’aimerai rendre un hommage à un être qui m’a marqué en cette année de régression sociale, en cette année de restriction pernicieuse des libertés, une personne pour laquelle la souffrance n’aura pas brisé les convictions, des convictions portées vers les autres, celles qui cherchent à améliorer le sort de son prochain.

Comme Marie Imbert pour son fils il y a déjà bien trop longtemps, comme l’actrice Maia Simon en son temps, comme le médecin et l’infirmière Laurence Tramois et Chantal Chanel au service des patients avant elle, Chantal Sébire a indéniablement fait avancer le débat sur le droit de mourir dans la dignité, toujours interdit dans la France de 2008 où seule l’hypocrisie de l’euthanasie passive est permise.

Ils sont nombreux à se battre pour laisser le droit au patient de disposer de son propre corps en fin de vie, des associations font tout pour faire évoluer les esprits telle l’ADMD, mais rien ne peut remplacer la réalité du combat dans la souffrance chez ceux qui vivent l’absence de possibilité de choisir leur fin de vie comme une injustice et qui font tout pour faire progresser les mentalités si conservatrices lorsqu’il s’agit de bousculer des croyances intimes.  

Hommage posthume de 2008 dans humain

Chantal Sébire était de ceux-là, elle a eu le courage de médiatiser son horrible maladie incurable dans l’intérêt de tous, pour faire progresser les consciences, chacun pouvant se reconnaître dans sa souffrance s’il a été concerné de près par une telle situation.

Chantal Sébire ne restera pas une étoile filante dans l’univers des avancées sociétales lorsque l’on promulguera enfin le droit à l’euthanasie, ce droit a disposer de son propre corps jusqu’au bout, comme Marie-Claire ne le fut pas lors du procès de Bobigny en 1972, précurseur du libre droit à l’avortement pour les femmes.

Merci Chantal pour tous ces pauvres êtres humains qui souhaitent imposer leur propre désarroi de conscience pour dicter la soi-disant bonne règle à suivre. Ton combat servira à l’avenir, j’en suis certain.

Publié dans : humain | le 23 décembre, 2008 |3 Commentaires »

Ce que vous ne lirez ou n’entendrez jamais dans les médias français….

Dix ans de révolution au Venezuela. La difficulté de la marche en terrain plat.

Lu chez Le grand soir

Un espoir à méditer pour la gauche française et européenne

« Ce sont la même rue, les mêmes néons, les mêmes étincelles dans les yeux des enfants. Le peuple qui déboule dans les centres commerciaux chaque jour plus nombreux, pour les emplettes de Noël, est, apparemment, le même peuple. Disons, la même écume d´une eau différente. Au milieu de la ville étouffée de voitures, sous l´ouragan publicitaire des chaînes privées (dont RCTV qu´on croit, á l´étranger, “fermée par Chávez”) des dizaines de milliers se penchent sur les tables dressées aux coins des rues pour signer une demande de réforme constitutionnelle. Si le suffrage universel l´approuvait ensuite, elle donnerait au peuple le même droit que dans d´autres démocraties, celui d´élire qui il veut autant de fois qu´il veut à la tête de l´État. Malgré le choeur médiatique et la campagne de l´opposition contre le “piège du dictateur”, les signatures sont recueillies plus vite et avec plus d´enthousiasme que prévu.

Le 23 novembre 2008 la majorité de la population a ratifié la politique d´un “populiste tropical” qui a fait plus en dix ans contre le populisme que n´importe quel autre chef d´État. Millions d´hectares aux paysans pauvres, croissance de la souveraineté alimentaire par la réduction de l´importation d´aliments, baisse de 30 % de la pauvreté, augmentation de l´emploi et du salaire réel, millions de vies sauvées par les programmes de santé, moitié de la population aux études, gel des tarifs des services publics, nationalisations stratégiques (télécommunications, électricité, sidérurgie, ciment, ..), massification des crédits pour acquérir ou construire des logements, création de la Banque du Sud, de PetroCaribe, de l´ALBA, de Telesur, lancement du satellite “Simón Bolívar”… Le plus significatif de cette liste sans fin (1) est l´explosion de la démocratie participative qui sauve la représentative – création des conseils communaux ou légalisation des médias communautaires et alternatifs. Sans oublier la dose intensive d´élections, de référendums validés à chaque fois par les observateurs internationaux.

À beaucoup d´”analystes de gauche” la victoire de novembre, d´autant plus remarquable qu´elle se produit après dix ans de pouvoir, parle pourtant moins que les victoires locales de l´opposition. Certains donnent des leçons aux vénézuéliens sur les corrections à apporter pour sauver á temps leur processus, croyant leur faire découvrir une bureaucratie ou une corruption qu´ils combattent depuis longtemps. “Chávez a perdu sa popularité à une vitesse vertigineuse, telle que je n´osai l´imaginer. Il ne restera de lui, en fin de compte, qu´une couche de rouge sur le capitalisme” prophétise Mr. St-Upéry. D´autres “expert français” comme Fogel ou Rosenthal annonçaient, “avec de nombreux faits à l´appui”, la fin imminente de la révolution cubaine… pour le début des années 90. S´il est un point commun entre ces livres “modérés, libres de dogmes, etc..”, c´est leur mépris pour le sujet populaire latinoaméricain, pour sa patience lucide, son histoire de résistance et son intelligence des délais.

Car au Vénézuéla il ne s´agit pas seulement du record de participation qui fait du Parti socialiste unifié (PSUV), créé il y a un an á peine, le premier parti du pays, remportant 17 des 22 États en jeu et la grande majorité des mairies (75 % de la population vit à présent dans des municipalités bolivariennes). Ce n´est pas seulement que ce parti gagne 700.000 électeurs en comparaison avec le référendum de 2007 alors que l´opposition en perd plus de 550.000. Ou la sociologie qui confirme que ce sont les secteurs populaires, majorité de la population, qui votent pour la poursuite du processus. C´est que le PSUV malgré ses vices de naissance, son recyclage de figures anciennes, ne pourra se comporter comme les partis populistes d´avant la révolution. Les critiques des adhérents face à l´imposition de certains dirigeants, par exemple, parlent de cet éveil collectif. Et promettent plus de sueur pour les quelques élus de l´opposition, certains impliqués dans de graves affaires de corruption ou acteurs du coup d´État d´avril 2002, qui découvrent un peuple disposé à défendre ses centres de santé intégrale face à leurs tentatives d´expulsion. Le secteur “intelligent” de la droite l´a compris, qui tente de s´approprier les conquêtes sociales de la révolution et cherche ses voix à travers un discours de “réconciliation nationale”. Appuyée par le quasi-monopole privé (85 %) des ondes radio et télé et par la grande majortité de la presse écrite, elle pourra progresser tant qu´elle ne devra pas abattre ses cartes dans un gouvernement national.

La gauche classique, grande perdante du scrutin, fut toujours ultra-minoritaire électoralement. Ses critiques “nécessaires, constructives, etc..” à Chávez peinent á se libérer de la condescendance, du colnialisme inconscient. Sans doute accepte-t-elle mal qu´un président révolutionnaire ne provienne pas de son sein. En 1989, alors que tombe le mur de Berlin, le peuple vénézuélien se révoltait contre le néolibéralisme de Carlos Andrés Pérez. Le massacre de Caracas se produit à la même époque que les bombardements nord-américains des quartiers populaires de Panama. Occultés par les transnationales de la communication, ces deux crimes contre l´humanité pousseront des militaires de milieu populaire à ressusciter la pensée de Simón Bolívar : maudit le soldat qui use de ses armes contre son peuple, et de lá, à récupérer le reste de l´idéologie républicaine centrée sur le concept d´Égalité. Il ne faut donc pas s´étonner si ce sont des soldats de l´An II et non des partis de gauche qui ont permis ces dix ans d´“injection de vitamines à la démocratie latinoaméricaine” (Eduardo Galeano). Ni s´il y a deux siècles la presse de Washington traitait Bolívar, le libérateur des esclaves, de “César assoiffé de pouvoir éternel, dictateur fou” pour éloigner les peuples de son projet d´Union des Républiques.

Les critiques actuelles du peuple face aux retards, aux incapacités, aux actes de corruption, s´adressent non pas à l´excès mais au manque, dans beaucoup de sphères, d´État révolutionnaire. Face á la démobilisation et à la fatigue d´une partie de la base, le président lui demande de faire pression sur les nouveaux élus pour qu´ils appliquent le programme de participation populaire. C´est ici que prend tout son sens la leçon du Mouvement des Sans Terre brésilien : ”lorsque les masses refluent, se former en prévision de la prochaine ascension”. Seuls des journalistes distraits jugèrent folklorique que le président vénézuélien montrât, lors d´une conférence de presse électorale, le dernier livre du philosophe István Mészaros – “le défi et le poids du temps historique” – que venait de lui offrir Manuel Vadell, son vieux compagnon du Movimiento Bolivariano 200. »

Thierry Deronne
Caracas, décembre 2008.

(1) Les indicateurs sociaux, économiques 2008 sont disponibles sous ces liens :

http://www.rnv.gov.ve/noticias/index.php ?act=ST&f=4&t=81548
http://www.rnv.gov.ve/noticias/index.php ?act=ST&f=4&t=84225
http://www.vive.gob.ve/archivos/textos/pib_2trimestre2008.pdf -
http://www.vive.gob.ve/archivos/textos/logros_sociales_2008minci07_.pdf -
http://www.vive.gob.ve/archivos/textos/logros_economicos_2008_minci_0.pdf-
http://www.vive.gob.ve/archivos/textos/9_anos_de_revolucion__grafico200802020706.pdf

L´auteur : Thierry Deronne. Diplomé en communications sociales (IHECS, Bruxelles, Belgique 1985). Organise des ateliers vidéos au Nicaragua Sandiniste (1985-88). Au Venezuela il fonde l’École Populaire Latino-américaine de Cinéma (1995) et la télévision communautaire Teletambores (2000, Maracay, État de Aragua). Co-fondateur de la télévision communautaire Camunare Rojo TV (État de Yaracuy). En 2002 il crée le Journal International des quartiers. Actuellement vice-président de formation intégral de la télévision publique et participative VIVE TV ou il a créé des émissions comme : Venezuela Adentro, Pueblo-Soldado, Construyendo República, En Proceso, Informativo Laboral, Curso de Cine, Curso de filosofía.

Publié dans : politique | le 17 décembre, 2008 |Pas de Commentaires »

Diversité : le nouveau leurre des chantres du libre marché

En cette période où ceux qui nous ont vanté les mérites du marché libre et non faussé depuis 30 ans, ceux qui nous ont assuré que la libre concurrence et le non interventionnisme d’Etat étaient les garants d’une société de plein emploi et de résorption de la misère, ceux-là se trouvent face au dilemme qui apparaît désormais aux yeux de l’opinion, celui de les présenter comme au mieux de piètres gestionnaires et prévisionnistes, au pire des menteurs, ce qu’ils sont.

Comment alors perpétuer l’illusion que les recettes qui ne fonctionnent pas depuis si longtemps, puissent désormais fonctionner en pleine crise de capitalisme ? Au pouvoir en cette période instable, comment continuer à se présenter comme détenant les solutions qui permettront d’améliorer le quotidien de chacun et le sort de la planète alors que l’on ne les détient pas, ou plutôt l’on ne souhaite pas les appliquer?

La solution est vieille comme le monde, il faut détourner l’attention de l’essentiel, faire prendre des vessies pour des lanternes. La décision est prise,  le concept de diversité sera alors médiatiquement surexposé.

Et ça tombe très bien, Obama vient d’être élu Président de l’économie la plus puissante, non pas sur ces idées, mais grâce à sa couleur de peau ! c’est évidemment le sens de ce que veulent nous faire croire les analystes libéraux en tout genre, ceux pour lesquels il est urgent de regagner en crédibilité, les mêmes qui vous expliquent aujourd’hui comment sortir d’une crise dans laquelle ils ont tous fait plonger l’économie réelle.

Or, la diversité n’est qu’un leurre de plus, une stratégie communicative bien rodée par ceux qui trouve toujours une parade de façade aux mensonges proférés sur l’économie réelle ! Sarkozy est-il ou serait-il différent s’il était noire ou jaune ? bien sûr que non.

La diversité est un double leurre.

Tout d’abord parce que le concept permet de masquer la réalité en trouvant une explication fallacieuse aux raisons des difficultés quotidiennes, en permettant de culpabiliser l’inconscient de chacun qui serait responsable de ne pas suffisamment accepter l’autre et d’empêcher de l’intégrer pour une simple couleur de peau. Cela paraît simpliste, mais cela fonctionne bien et en outre avec l’appui des entités défendant ces minorités.

Ensuite, parce que ce concept est à des années lumière des raisons qui font que la société française n’est pas la plus juste qui soit. Ceux qui nous explique que la société française n’intègre pas suffisamment les gens de couleur différente sont les mêmes qui omettent sciemment de nous indiquer que la plus forte des injustices est celle qui empêche la très grande majorité des enfants d’ouvrier ou d’employé d’accéder au fonctions que la bien pensance libérale souhaiterait voir attribuées au gens de couleur.

Il est tellement plus simple d’évacuer le concept de lutte des classes (concept qui fâche le libéral convaincu) pour lui substituer celui de diversité (concept qui flatte le libéral charitable).

Ne soyons donc pas dupe, installer un tel concept, cela permet de détourner l’opinion de la réalité des injustices flagrantes produites par une société qui intègre de moins en moins ses propres enfants, qui leur donne de moins en moins les moyens éducatif de le faire, et ce quelle que soit la couleur de peau.

La véritable injustice est dans l’incapacité de ceux qui détiennent le pouvoir, à le partager. La lutte des classes est un concept qui n’a jamais été aussi moderne tant la triste réalité se rappelle à son bon souvenir.

Publié dans : politique | le 15 décembre, 2008 |2 Commentaires »

Même manipulation pour un même déni démocratique

C’est fou ce que le libéralisme porte en lui le contraire de ce qu’il vante.  On nous explique qu’il ne faut pas contraindre la liberté de chacun, que la libre expression doit être préservée à travers la libre capacité à entreprendre, mais dès lors que les intérêts idéologiques des capitalistes libéraux va à l’encontre de leur vision européenne de l’avenir, les soit-disant valeurs du libéralisme ne sont plus qu’un feu de paille.

Nous l’avons très clairement constaté en France en matière démocratique dès le 04 février 2008 à Versailles lors d’une réunion du Congrès où ce que le peuple à choisi dans l’urne le 29 mai 2005 en rejetant le choix d’une Europe que les décideurs voyaient libérale et que la masse inculte des citoyens imaginait différemment , et qui représentait la somme des libertés de choix de chacun, il s’en est vu privé par un vote de ses représentants politiques.

Même manipulation pour un même déni démocratique dans politique

  C’est également ce que le peuple irlandais avait constaté en 2002 lorsqu’il avait rejeté le projet de traité de Nice dont la validation devait se faire dans les urnes telle que le prévoit la constitution irlandaise, et que l’insistance politico-médiatique avait réussi à faire passer avec les forceps quelques mois plus tard à grands coups d’illusion démocratique et de menace de l’avenir du pays en cas de nouveau rejet.

Comme le libéral ne change pas une méthode qui gagne, qu’à nouveau ces maudits irlandais ont rejeté le mini-traité Sarkozyste copie conforme du projet de Traité Constitutionnel recalé en 2005, les libéraux, grands démocrates devant l’éternel, ont déjà prévu un passage aux urnes pour le même sujet et un forcing continu pour permettre de constater dans les urnes la réponse que Bruxelles et toute l’intelligentsia européenne attends pour poursuivre l’extension du libre marché sur le vieux continent au détriment des solidarités humaines, de la recherche d’une vie meilleure pour le plus grand nombre.

Quelle claque démocratique et définitive ce serait que le peuple irlandais, certainement l’un des plus touchés en Europe par le leurre du capitalisme libéral depuis la crise des subprimes, confirme son choix à la face de l’Europe, là où tous les autres pays ont privé leur peuple d’un choix en conscience, alors même qu’il lui avait rarement été donné de faire un choix souverain grâce à une véritable action démocratique, celle primordiale du passage par les urnes.

Evidemment, cette violence anti-démocratique, liée à la privation du droit de vote ou à sa manipulation, se traduit dans beaucoup d’autres domaines par les chantres du libéralisme, mais le premier d’entre eux, celui pour lequel de nombreux peuples se sont battus et se battent encore, le droit de vote, est le plus symptomatique.

Dans le vote irlandais se jouera non seulement une partie de notre avenir, mais aussi une grande partie du combat de gauche, celui qui a rejeté l’Europe libérale et non pas celui qui siège au Parti Socialiste Européen tel le Parti (socialiste) français, tous complices de ce déni démocratique organisé.

Publié dans : politique | le 11 décembre, 2008 |4 Commentaires »

Pas de compromis pourris

C’est par cet adage sur lequel il a plusieurs fois insisté qu’Oscar Lafontaine, le président du partie « Die Linke » (La Gauche) en Allemagne, a encouragé par sa venue et son intervention remarquée, la création du Parti de Gauche (PG) ce samedi 29 novembre 2008.

lancement du Parti de Gauche 29 novembre 2008
Album : lancement du Parti de Gauche 29 novembre 2008

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L’absence essentielle de « compromis pourris » comme garantie constitutive d’un nouveau parti clairement contestataire de gauche, mais aussi clairement assumé comme gouvernemental, est le conseil de la cohérence et de la constance politique faite par un exemple en la matière, promesse qu’il s’agira de respecter devant tout le peuple de gauche par ceux qui se sont engagés lors de cette journée fondatrice à respecter les projets de changer la société et donc à s’interdire toute alliance gouvernementale, parlementaire, en France ou en Europe, avec ceux qui acceptent le capitalisme et ses traductions libérales plus qu’ils ne le combattent et ne souhaitent le dépasser.

Ce moment historique, tant porteur d’espoirs pour les défenseurs du Non Européen, ne fut pas et sera pas la constitution d’une chapelle partisane de plus à la gauche du parti social démocrate qu’est devenu le Parti (Socialiste).

Bien au contraire, les différentes interventions, la présence large de diverses sensibilités politiques de gauche dans l’assemblée comme à la tribune (*), sont des garanties d’avenir à la création d’un front commun électoral de gauche qui souhaite rompre avec l’Europe libérale, qui souhaite élargir le combat dans les différents pays du monde pour jeter les bases d’un nouvel internationalisme, qui souhaite enfin combattre partout radicalement et idéologiquement les destructions massives des acquis sociaux des défenseurs du capitalisme destructeur. L’appel émouvant aux écologistes de gauche comme aux représentants du NPA démontre cette volonté de construire plutôt que concurrencer.

Jean-Luc Mélenchon, l’un des fondateurs, a en outre clairement insisté sur le respect des sensibilités de chacun que le PG garantira, qu’elles soient communistes, trotskystes, alter mondialistes, écologistes ou libertaires, le PG comme l’ensemble de la gauche ayant besoin d’alliances électorales dès le prochain vote européen de juin 2009, à travers la création d’un front de gauche, et afin de rendre majoritaires les idées de gauche au parlement européen, et excluant très clairement toute entrée de députés européens du PG dans le groupe du Parti Socialiste Européen de sinistre action puisqu’il combine sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite en Europe et travailliste Blairiste dont on connaît le bilan. « Pas de compromis pourris ».

Enfin le PG ne sera pas une nouvelle entité au service des ambitions personnelles de quelques uns dont le peuple de gauche a déjà trop souffert. Il mettra en place un fonctionnement novateurs et original en matière d’éducation populaire et de démocratie, promulguera la sixième république garante d’une démocratie parlementaire et non plus présidentialiste, une démocratie qui ne fait plus de la politique un métier mais uniquement un engagement citoyen au service de tous.

Le PG reste un parti en chantier, qui suscite un formidable espoir pour tous ceux qui ne sont pas résolus à cautériser les dégâts du capitalisme, mais qui doit s’appuyer sur des citoyens mobilisés et acteurs de leur propre changement. Plus que jamais, l’avenir nous appartient.

Pour en savoir plus sur le Parti de Gauche : ici

(*) Etaient notamment présents en salle ou à la tribune : l’ambassadrice de Bolivie qui a délivré un message d’Evo Morales, Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez, Oscar Lafontaine, Clémentine Autain, Pierre Joxe, Robert Guédiguian, Franck Pupunat, Jacques Généreux, Eric Coquerel, Raquel Garrido, Claude Debons, une représentante du Parti communiste, une représentante des Verts, une représentante de la LCR, ainsi que les représentants des partis de gauche vénézueliens, chiliens et brésiliens.

Publié dans : politique | le 30 novembre, 2008 |52 Commentaires »

Un peu de répression pour se donner bonne conscience….

Ils cumulent déjà toutes les difficultés humaines dans une société capitaliste et dans un pays développé.

Ils savent mieux que personne ce que signifient les notions de rejet, d’exclusion.

Ils survivent dans les rares espaces de liberté que la société à daigné leur consentir, si possible loin des regards plus gênés que compatissants, plus indifférents qu’attentifs à leurs difficultés.

Ils sont le reflets d’une société qui exclue plus qu’elle ne solidarise.

Ils, ce sont tous ces sans-abris auxquels l’hiver retire trop souvent la seule chose qu’ils possèdent encore, la vie.

En face il y a ceux qui entretiennent depuis trop longtemps les conditions indispensables  à la perpétuation du statut de sans-abri, soit à travers une politique d’exclusion/répression au simple motif d’une nationalité différente de celle du sol d’accueil, soit par un encouragement à la précarité, étape préalable à la mise à la rue.

Sur ce dernier point, la liste est longue des mesures libérales qui contribuent allègrement à appauvrir les salariés (30% des sans abri sont des travailleurs pauvres), soit par le recours encouragé aux temps partiels, à l’Intérim et autres modes d’exploitation par le travail indigne de la condition humaine, soit par l’assouplissement des possibilités de licenciements supposées indispensables au bon fonctionnement des entreprises et avec les résultats effectifs dont chacun pourra juger.  

Un peu de répression pour se donner bonne conscience…. dans politique chiens-interdits

Parmi ceux-là, il y a Madame Boutin la puritaine, celle que le débat sur le PACS a rendu tristement célèbre, toujours disposée à exclure plutôt qu’à aider, toujours prête à stigmatiser plutôt qu’à intégrer et qui aujourd’hui, en charge de la gestion de la misère extrême, celle des sans-abri, envisage désormais de les priver de leur dernier droit, celui de disposer du choix de survivre où bon leur semble, de se déplacer à leur convenance malgré les difficultés climatiques extrêmes, finalement leur dernière liberté.

Sauf qu’au regard des décès récurrents inéluctables de ces personnes dans une misère extrême, l’éducation catholique et conservatrice de Madame Boutin la pousse forcément, après avoir épuisé son dada habituel, celui de la charité, à ordonner aux sans-abri…..de ne pas mourir, en les forçant à intégrer des lieux de sommeil palliatif jusqu’à ce qu’on les remette dehors à 6h00 du mat’, heure la plus chaude de la journée comme chacun sait.

Qui va se charger de cette magnifique mission ? Boutin compte-t-elle utiliser du répulsif à SDF comme son collègue Umpiste d’Argenteuil pour capturer les sans-abris tels de vulgaires chiens errants ?

Pas facile de se donner bonne conscience quand on a contribué à organiser cette misère. La violence est alors souvent l’ultime recours. Cela se vérifie une fois de plus. Mais Madame Boutin ira à confesse, l’honneur est sauf.

Publié dans : politique | le 27 novembre, 2008 |4 Commentaires »

La femme qui parlait à l’oreille des moutons…

Comme je l’ai maintes fois exprimé ici, la dérive droitière du P(s) vient d’être entérinée par le vote des militants puisque 80% d’entre eux ont plutôt choisi de subir le système dans lequel ils vivent, plutôt que de le remettre radicalement en cause. Je l’ai suffisamment critiqué, c’est un choix souverain, je le trouve inutile pour l’avenir de la gauche mais c’est ainsi, il s’agirait juste de rebaptiser le parti comme le suggérait Manuel Valls le bien nommé, aussi secoué que la bonne eau pétillante…

Finalement sur le fond, peu importe le choix féminin que les tribunaux désigneront puisque l’on semble s’orienter vers ce type de désignation. De fond, il n’y en a plus depuis bien longtemps dans ce parti.

Non ce qui m’intéresse ici, c’est la prise de pouvoir, ou la presque prise du pouvoir d’une égérie, du moins celle qui se pose comme telle, Ségolène Royal.

A elle seule, elle vient d’enterrer un siècle de politique dans ce parti, un siècle de cette politique dite « archaïque » qui consiste à réfléchir, expliquer ses raisonnements, puis convaincre par ses idées.

Car voyez-vous, Royal ne se donne même plus la peine de convaincre sur le fond, elle idéalise l’avenir en sa compagnie, elle évangélise en touchant physiquement ses adeptes, elle enrôle ses ouailles comme le curé de village professe envers ses fidèles.

Chez Royal, l’idéologie est totalement inexistante, son projet de société se confond avec des croyances abstraites, avec des rêves inaccessibles, des postures marketées, tout ce qui cherche à hypnotiser plutôt qu’à convaincre sur le bien fondé de son projet.

Cette dérive, déjà visible aux Etats-Unis à travers les évangélistes qui ont déjà franchi la séparation virtuelle d’avec le monde politique, est en train de s’imposer chez nous avec Royal.

Et sur ce point, Royal n’est pas Sarkozy. Car chez ce dernier, la communication reine est au service d’une idéologie dure qui se cache derrière des mots mais qui existe réellement, et qui possède une cohérence certaine à défaut de constance.

La femme qui parlait à l’oreille des moutons… dans politique

Or chez Royal, aucune ressemblance de ce type, elle a franchi pendant la campagne interne les portes des plateaux télé à de nombreuses reprises sans jamais n’aborder autre chose que sa propre personne, les attaques dont elle serait victime, et la promesse d’un avenir meilleur. Il s’agit juste de la croire, et le pire est que cela semble fonctionner. C’en est désespérant de la conscience politique de gauche et de nos concitoyens en général, mais la réalité est bien là.

Royal pense pour vous, c’est une femme, elle est attaquée de toute part, donc qui mieux qu’elle peut vous représenter et affronter les difficultés qui, comme elle, vous assaillent dans votre quotidien.

Ce néant idéologique, que certains moutons du P(s) ont aboubé comme égérie, est le meilleur moyen pour que la société se chloroforme un peu plus, pour que la conscience de chacun, autrefois dans les mains des religieux dont on s’est émancipé avec difficulté au cours des âges, passent désormais dans celles de représentants du peuple dont seules la posture, la morale et les plaintes récurrentes et volontairement paranoïaques, traduiront ce besoin de spirituel jamais aussi présent que lorsque le quotidien est difficile, et qui empêche toute réflexion sur les moyens efficaces de lutter contre sa propre condition humaine.

Royal est ce nouvel opium du peuple dont parlait Marx à propos de la pensée religieuse, nul doute que les possédants actuels s’en frottent les mains.

Publié dans : politique | le 23 novembre, 2008 |10 Commentaires »

Du grand écart entre les paroles et les actes…

L’un des chevaux de bataille de tout bon libéral qui s’assume, est celui de la lutte contre les supposés gaspillages des fonctions publiques, au moins au niveau de l’affichage, comme si ce mal était nécessairement inhérent au fonctionnaire.

C’est ainsi qu’au nom d’une meilleure efficience des dépenses publiques, sujet aussi racoleur que consensuel auprès de l’opinion, on supprime des emplois à tout va, on regroupe par principe, on contrôle sans moyens.

On notera l’absurdité qui consiste à vouloir lutter contre des gaspillages et ne pas se donner les moyens du contrôle d’une meilleure utilisation de l’argent public, mais cette contradiction en implique une autre majeure.

Car voyez-vous, chez les libéraux, toute la stratégie politique est fondée sur un leurre, celui qui consiste à marteler des principes, à communiquer sur leur grandeur, mais dans les faits, à ne pas s’appliquer à soi-même ce que l’on souhaite appliquer aux autres.

On pourrait exiger une certaine cohérence lorsqu’on souhaite réduire le poids de la dépense publique dans un objectif d’amélioration de son efficacité, or que constate-t-on actuellement, tout l’inverse !

Tout bon gestionnaire public qui souhaiterait pourvoir maîtriser l’argent qu’il injecte dans l’économie, mettrait en place des garde-fou imparables qui lui permettraient de mesurer l’impact efficient celui-ci. Or à quoi assiste-t-on avec la crise financière et ces secteurs entiers de l’économie aux abois qui réclament aujourd’hui les aides d’états qu’ils fustigeaient hier ?

On voit un Etat Français balancer de la subvention sans contrôle, accorder de la caution sans contre-partie, mais sans jamais n’envisager un seul instant que c’est en prenant le contrôle des entités qu’il arrose, qu’il pourra vérifier la bonne utilisation et l’efficacité de l’argent injecté.

On assiste en quelques sortes à la distribution d’étrennes avant l’heure, au nom de l’urgence économique, sans qu’un seul des principes habituellement claironné ne trouve un début de mise en œuvre effective. Il n’est pas étonnant alors de constater que l’on se bouscule au portillon pour toucher sa prime de fin d’année en arguant de profits en baisse ou pire de faillite en ligne de mire pour obtenir le pactole tant convoité car si peu conditionné !

Je vois dans ces modes de fonctionnement, tout sauf un hasard, tout sauf une incapacité à gérer correctement les difficultés à venir, mais bien la constance de l’action libérale, celle qui consiste à faire payer quelques bouc-émissaires (fonctionnaire gaspilleurs, chômeurs fainéants, salariés qui ne bossent pas assez), pourtant la majorité de la population, pour servir les possédants, ceux qui peuvent s’absoudre de tout contrôle de notre argent, ceux que l’on supplie dans la rue de redistribuer les bénéfices quand les actionnaires se gavent, mais qui viennent pleurer quand ces derniers se plaignent de résultats en baisse en appelant à l’intérêt général pour sauver leur mine d’or désormais taries par leur faute.

Oh bien sûr, quelques mesurettes judicieusement saupoudrées dans les médias viennent donner l’illusion que l’Etat libéral  s’occupe du plus grand nombre quand des milliards sont injectés sans contrôle décisionnel sur leur utilisation.

Ce grand écart entre paroles et actes est totalement volontaire, il est appuyé par une armée de soutien médiatique totalement contrôlée, il serait juste temps que chacun se rende compte de la mascarade qui détruit notre quotidien.

Publié dans : politique | le 18 novembre, 2008 |Pas de Commentaires »

Ça ose donner des leçons de complaisance….

Nous sommes paraît-il dans le pays des droits de l’homme, mais curieuse réalité, depuis que Sarkozy tiens les rênes de l’intérieur de ce pays, jamais la situation des personnes en situation irrégulière n’a été traité de façon aussi inhumaine !

Sarkozy a fermé Sangatte en 2002 à grand coup médiatique laissant croire à un leurre de résorption naturelle de la misère alors qu’elle pousse ceux qui n’ont plus d’avenir à fuir vers les pays riches. Malheureusement le cauchemar de milliers d’humains existe toujours et s’est même aggravé par la dispersion provoquée par Sangatte, engendrant maladies, insécurité, délation et chasse à l’homme !

Il faut bien l’admettre, la France de Sarkozy, Hortepen et autres consorts, c’est la chasse organisée aux sans papiers, l’arrestation de ceux qui leur viennent en aide, la culture du chiffre effectuée dans des conditions indignes d’un pays dit civilisé.

Voilà pourtant que dans cette escalade putride, le cas des réfugiés afghans fait l’objet d’un traitement spécial de la part de notre ministre des rafles, Hortepen jugeant le retour de ces réfugiés tout à fait classique, l’Afghanistan étant comme chacun sait la destination préférée des agences de voyages.  

Ça ose donner des leçons de complaisance…. dans politique cache255x258_rafle255x258

Comme le rappelle beaucoup d’association d’aide à la misère, appuyées récemment par le prix Goncourt à la double nationalité Franco-Afghane, il est indigne de renvoyer vers la mort des hommes venus en France pour fuir les tueries d’une guerre dans laquelle notre rôle n’est pourtant pas neutre. C’est ainsi que l’Australie vient d’expulser des afghans qui se sont fait massacrer dès leur retour.

Alors entendre des sbires tels Devedjian, qui ne doit d’ailleurs sa possibilité de vivre en France qu’à l’absence d’une telle politique immigrationiste en France à l’époque de l’arrivée de sa famille fuyant le génocide Arménien, ce qui ne l’a pas empêché par ouverture d’esprit personnelle de militer longtemps en faveur d’un groupuscule d’extrême droite, je disais donc que ce type d’énergumène donne désormais des leçons, pendant cette triste période de notre histoire, sur la complaisance que les intellectuels auraient vis à vis de l’extrême gauche française(*), vous savez celle qui est notamment de tous les combats pour lutter contre les expulsions, et les appelle à plus de courage face à ceux qui sabotent les trains actuellement et ceux qui les encourageraient, les anti-capitalistes bien sûr…

Tout ce dont manque le parti au pouvoir c’est bien de courage pour oser encore donner des leçons de démocratie et de pays des droits de l’homme. Par contre, la complaisance et le zèle avec lesquels ils remettent au goût du jour des valeurs et des habitudes oubliées depuis Pétain n’ont pas d’égal à ce jour.

Alors Shut up Devedjian.

(*) amalgamant à dessein l’ultra gauche anarchiste avec la gauche du P(s)

Publié dans : politique | le 12 novembre, 2008 |9 Commentaires »

Ça sent la synthèse molle…

Dernière minute : Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez quittent le P(S) pour créer un autre mouvement. Tant d’années perdues mais enfin du courage politique puissance 10. L’avenir est au socialisme et il va enfin retrouver une vraie maison.

 Eh bah voilà, les militants du P(s) se sont prononcés, et que se passe-t-il au P(s) quand un militant choisit sa ligne politique pour l’avenir, eh bien largement plus de la moitié d’entre eux souhaitent que ce parti continue d’être un parti social démocrate…

A peine un cinquième des militants du P(s) (la motion C de Hamon a fait 19% environ) serait donc socialiste au sens raisonnable du terme, c’est à dire envisageant autre chose que le marché comme horizon régulateur socialement acceptable. Malgré cet aveu à mon sens terrible mais en même temps éclairant car ne laissant plus place au doute quant aux perspectives de changement attribuables à ce parti, vous ne manquerez néanmoins pas de trouver nombre de militants, parmi ceux que l’on peut qualifier comme sincèrement socialistes, pour se satisfaire de cet honorable score, judicieux pour justifier encore quelques années d’errance dans une maison qu’il semble visiblement très difficile de quitter.  

Ça sent la synthèse molle… dans politique

Au delà de ce constat sans appel, il est édifiant de voir à quel point l’errance social démocrate, inconsciente chez certain, se présente morcelée puisque 3 motions font 79% des voix à parts presque égales, signe d’ambitions aux ego démesurés tant les différences de contenu des motions furent invisibles à l’œil nu !

C’est pourquoi il paraît presque raisonnable de prédire le résultat du prochain congrès, celui habituel d’une synthèse gloubi-boulga qui ne satisfera personne mais contentera tout le monde, et permettra d’attendre tranquillement les prochaines échéances électorales consécutives à l’absence d’opposition frontale au pouvoir en place.

J’en connais un que ces résultats ont du satisfaire, qui doit se frotter les mains en cette période de crise, qui pourra continuer à défiler seul sur le terrain des combats sociaux et récupérer les errances de ceux qui aspirent à un changement véritable de politique. Grâce à ce P(s) là, le facteur n’aura pas besoin de sonner deux fois.

Publié dans : politique | le 7 novembre, 2008 |24 Commentaires »

M’aurait-on fait voter par procuration ?

C’est en tout cas le sentiment que j’ai eu et que j’ai ce matin si j’écoute, lis et entend tout le bruit médiatique qui se perpétue dans notre pays sur l’élection américaine.

Aurai-je voté Mc Cain dont le seul fait d’arme à mes yeux est celui par homonymie d’avoir engendrer une invasion de frites industrielles ?

Aurais-je voté Obama, ce Noir, comme ont « l’élégance » de le rappeler en boucle les médias français comme si la couleur de la peau devait cautionner les idées et comme si les idées d’Obama pouvaient changer quoi que soit à mon quotidien ?

M’aurait-on fait voter par procuration ? dans politique 20080418-143612-a

Non vraiment, trop c’est trop, il y a overdose injustifiée et j’ai bien peur que toute cette mascarade médiatique qui ne va pas manquer désormais une seule fois de nous rappeler que décidément l’Amérique ce n’est pas la France, par le simple constat qu’un noir y a été élu président alors que pauvres de nous, nous avons la désagréable habitude de n’élire que des blancs !

Il y a à mon sens bien pire en France, nous n’élisons que des libéraux, et en cela les Etats-Unis ne sont pas mieux lotis.

Je dirais même que les Etats-Unis, pourtant toujours mis en exergue par notre landernau médiatique idolâtre, est un des rares pays dits « démocratique » où le pouvoir se partage depuis toujours entre deux forces politiques aussi éloignées que peuvent l’être l’UMP et le Nouveau Centre chez nous. C’est dire s’il y a matière démocratiquement à prendre en exemple ce pays !!

Voilà pourquoi j’ai ce matin cette désagréable impression que toute cette mascarade organisée de longue date poursuit un objectif bien ciblé en cette période de crise sociale aiguë, celui de donner du grain à moudre aux millions de salariés en leur vendant du rêve par procuration, du rêve illusoire, le tout en guise de réponse aux difficultés qu’ils éprouvent.

Obama ne changera rien au quotidien de chacun de nous, j’ai même peine à croire qu’il change quoi que ce soit dans son propre pays tant les institutions américaines vissent toute velléité sociale trop marquée (Clinton s’en rappelle encore), fussent-elles démocrates, si bien que permettez-moi de réserver mes intérêts et surtout mon vote aux élections qui me concernent !

Je n’ai jamais voté par procuration aux élections présidentielles américaines.

Publié dans : politique | le 5 novembre, 2008 |7 Commentaires »

Sarkozy trahit même ses cousins….

Quand il s’agit de poursuivre ses objectifs de sauveur de la planète financière, les liens amicaux voire fraternels qui peuvent exister entre la France et d’autre pays ne sont plus qu’un lointain souvenir pour les dents longues de Sarkozy.

Cette nouvelle passée plutôt inaperçu dans le landernau médiatique français est pourtant symptomatique de la politique international de Sarkozy, aligné sur celle Bush et son droit d’ingérence permanent au titre de sauveur du monde. Sarkozy appréciant le costume, il vient de l’endosser lors de son passage au Québec pour rallier à sa cause d’un prochain sommet financier mondial, le premier ministre Canadien.

En effet, alors que la France a toujours soutenu dans ses choix souverains les décisions du peuple Québécois en matière d’indépendance, sans même revenir à De Gaulle et son « vive le Québec libre », voilà que Sarkozy n’a pu s’empêcher de formuler son soutien intéressé au 1er ministre libéral Québécois et pro canadien en se déclarant hostile à la division du Canada et en vantant les mérites du fédéralisme qui aurait « décliné un message de respect de la diversité et d’ouverture » !

Quand on connaît un tant soit peu les difficultés d’égalité de traitement de la région du Québec par le pouvoir fédéral anglophone, cette assertion aurait de quoi laisser sourire si finalement elle n’était pas pathétique et dangereuse par les risques d’échauffement qu’elle procure dans une région où les antagonismes sont toujours sous-jacents et où la voix de la France a une portée bien plus importante en matière de stabilité politique que ne le mesure Sarkozy. Ce doit être un sentiment de trahison qui a animé les partisans de l’indépendance qui ont longtemps diriger la province et les propos du chroniqueur du devoir le lendemain stigmatisant « l’ingérence et l’indifférence » de Sarkozy en dit long sur le ressenti d’une parti du peuple Québécois.

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Une fois de plus, l’inconséquence des propos de Sarkozy est non seulement plus que discutable sur le fond pour un pays comme la France qui a 40 ans de politique cohérente envers le Québec derrière elle et que 5 minutes de bavardages Sarkozystes viennent remettre en cause (ahhh la fameuse rupture qui détruit tout sur son passage…), mais aussi sur la forme tant il est choquant de contempler ce gesticulateur ne pouvoir s’empêcher de venir mettre de l’huile sur le feu là où le peuple Québécois a réussi à vivre ensemble malgré ses contrastes, 13 ans après les débats sur un référendum national qui avait fait grand bruit et qu’a priori sa visite n’avait pas pour objectif de relancer.

Sarkozy c’est « le changement » qui détruit tout sur son passage, mais pas uniquement sur le territoire Français….

Publié dans : politique | le 27 octobre, 2008 |5 Commentaires »

Sarkozy l’anti-capitaliste…

Rien que le titre laisse à sourire tant il s’affiche comme peu crédible pour qui suit un tant soit peu la chose politique dans ce pays.

C’est pourtant l’angle d’attaque communicatif désormais trouvé par Sarkozy et ses conseillers pour parvenir à redresser l’image de tous ces libéraux qui se sont vautrés dans le marché libre et le moins d’Etat depuis des décennies et qui désormais vont nous expliquer en quoi l’économie de marché resterait l’horizon indépassable pour qui veut maximiser le bien-être de toute population.

Les sociaux-démocrates n’ont qu’à bien se tenir à entendre Sarkozy car son discours est désormais emprunté à tous ces libéraux régulateurs qui ne voient que par l’économie de marché mais qui s’élèvent pour faire semblant d’agir contre ce capitalisme financier dérégulé qui serait la honte du vrai capitalisme bienfaiteur.  

Sarkozy l’anti-capitaliste… dans politique

Tout ceci n’est qu’une parade de plus, une stratégie de dupe visant à endormir le citoyen sur l’agonie d’un système dont des décennies d’implantation n’ont aboutie qu’à l’augmentation de la misère dans le monde et à la dégradation de nos environnements et de nos protections sociales.

Vanter aujourd’hui l’économie de marché et assurer de sa volonté de lutter contre les dérives du capitalisme en voulant lui apprendre le droit chemin n’est qu’un leurre.

L’économie de marché depuis plusieurs décennies est louée par ceux qui prônent le libre échange, la dérégulation maximale, le non interventionnisme d’Etat. Et c’est ceux-là même qui aujourd’hui veulent plus d’intervention de l’Etat pour réguler les marchés financiers ?

Comment peut-on croire que le capitalisme financier, conséquence directe de l’évolution naturel du capitalisme moderne dérégulé censé apporter une maximisation des richesses et des bien-être individuels, soit l’avatar ponctuel d’une perte de contrôle momentanée des Etats alors qu’il constitue l’aboutissement d’un système, celui de l’unique recherche de la maximisation des profits, celui de la notion de richesse promulguée en aboutissement de la vie de chacun.

Ne nous y trompons pas, l’économie de marché que Sarkozy continue de vanter est le support le plus abouti du capitalisme, il n’est surtout pas le lieu qui permet à l’Etat d’assurer la défense de l’intérêt collectif pour tous les biens essentiels à la vie de chacun.

Assurer vouloir mettre de l’ordre, vouloir réguler le capitalisme tout en perpétuant la promulgation de l’économie de marché est d’une contradiction assumée sans nom, un nouveau piège tendu par tous ceux qui ont vu et voient leurs idéaux boire la tasse en cette période d’incertitude économique, mais qui continuent à avoir la tête hors de l’eau tant que ceux qui les élisent continueront de croire que le capitalisme puisse engendrer une économie de marché bienfaitrice pour leur quotidien.

L’économie de marché continue et continuera d’assurer la lutte des classes en mode capitaliste, c’est à dire de façon avantageuse pour tous ceux qui savent que capital rime avec pouvoir sur tous ceux qui leur servent à s’enrichir.

Publié dans : politique | le 22 octobre, 2008 |10 Commentaires »

Aider le citoyen ou favoriser le truand ?

En cette période de crise du système capitaliste qui forcément touche en premier lieu les plus démunis, la vulgarité confine à l’indécence dans les rangs de la majorité présidentielle.

Plutôt que de chercher à venir en aide aux petits porteurs, aux petits épargnants, à tous ceux qui ont emprunté pour se loger et qui par la conjugaison de la chute de l’immobilier et de la hausse des taux, voient leurs prêts relais plomber les économies d’une vie, le président de l’assemblée nationale propose « humblement » d’amnistier ceux qui ne savent pas ce que « participer à l’effort national » signifie, ceux qui connaissent parfaitement le fonctionnement des comptes bancaires off-shore, bref tous ces bons citoyens qu’il s’agirait de supplier de revenir déposer leurs gains plus ou moins licites sur le sol français.

Monsieur Accoyer, puisqu’il s’agit de lui, certainement missionné en éclaireur selon la méthode Sarkozyste bien connue du pavé dans la mare, est donc en train d’envisager de promouvoir l’argent sale, le petit intérêt personnel égoïste, au nom des besoins de liquidité de l’Etat français. On croit rêver.

Aider le citoyen ou favoriser le truand ? dans politique Pognon

Je sais bien que Sarko et compagnie ne sont pas à une contradiction prêt, mais n’était-ce pas le même Sarko qui récemment prônait l’impunité zéro pour les responsables de la faillite financière vers laquelle les économies s’engouffrent? N’était-ce pas lui qui exigeait des sanctions modèles au nom du « il faut trouver les responsables »?

Je ne suis pas dupe au point de penser que ces diatribes avaient le moindre brin de sincérité, mais alors si les truands aux impôts et à l’argent parfois sale sont appelés à la rescousse pour venir sauver la France du marasme actuel, qui peut encore croire un seul instant que le pantin qui nous gouverne envisage autre chose que de protéger les intérêts, encore et toujours, d’un petit nombre de privilégiés ?

Qui peut croire un instant alors aux affirmations qui consistent à garantir la caution de l’Etat à tous les dépôts bancaires des particuliers sur le sol français quand on est prêt à se priver des ressources dues par les magouilleurs en tout genre spécialistes de l’évasion fiscale ?

Je ne sais si cette nouvelle idée démentielle trouvera une application concrète, mais rien que le fait qu’elle ait pu germer dans les esprits de nos dirigeants, en dit long sur les intentions d’améliorer le sort de chacun et d’instaurer dans ce système fou, une once de déontologie indispensable à la défense des intérêts collectifs.

Publié dans : politique | le 10 octobre, 2008 |9 Commentaires »

Les cancres donnent des leçons…

Ils nous prennent vraiment pour des buses de concours, tous ces grands économistes libéraux qui, comme si de rien n’était, continuent à squatter les plateaux télé tels des experts fiables qui auraient fait leur preuves à l’épreuve des faits.

C’est ainsi que les Touati, Baverez et consorts sont régulièrement invités pour nous expliquer en quoi la crise actuelle était prévue, que des solutions existent et qu’en aucun cas cela ne remet en cause les choix des politiques économiques effectués depuis 30 ans, si ce n’est un gentil changement de paysage….

Le problème est qu’en plus d’être incompétents, ils sont extrêmement menteurs, pire que des arracheurs de dents, ce qui n’empêche pas Baverez, par exemple, le plus libéral des libéraux qui squatte les médias français, d’indiquer avec un aplomb certain « qu’il n’avait jamais cru à l’autorégulation des marchés » devant la journaliste de France 3 hypnotisée qui n’a évidemment surtout pas relevé l’énormité.

Les cancres donnent des leçons… dans politique baverez-economiste

Je préfère l’écrire en gros, gras et souligné car cela vous permet de mesurer à quel point ceux qui défendent les intérêts des plus riches, sont capables de nier l’évidence tant qu’on est prêt à les écouter, pire, tant qu’on les interroge sur les solutions à apporter à la crise actuelle, comme si la providence était entre leurs mains.

Baverez bave sur tout interventionnisme d’Etat depuis que la presse l’a nommé de fait spécialiste des questions économiques, crache sur tout nouvel impôt qui risquerait d’aggraver la santé des entreprises, crie au loup sur toute taxation sur les revenus financiers, mais le gars vous indique néanmoins que jamais il n’a imaginé un seul instant que sans l’Etat, sans les Etats, les marchés pouvaient fonctionner correctement. Vous sentez la bonne foi là non ?

Ce qui me désespère, c’est que ce genre d’énergumène, comme tous ses clones, aient encore droit à la parole, mieux, puisse encore fournir un avis éclairé alors même qu’ils portent la responsabilité du choix du tunnel sans fin vers lequel ils nous ont poussé.

On eut pu espérer au mieux de la repentance, on a droit à du péremptoire, du dégueulis libéral à la sauce « période de crise ». A gerber.

Publié dans : politique | le 7 octobre, 2008 |2 Commentaires »

Les caisses de l’Etat sont vides, mais les mensonges perdurent…

Les caisses sont vides, radotait notre premier ministre second couteau, pour ramener à lui les caméras accrochées au président, sauf pour :

· sauver les boursicoteurs de la faillite du système bancaire, tous les moyens étant bons pour y parvenir tel que l’utilisation des fonds réservés au logement social via le livret A.

· gratifier les plus aisés d’avantages fiscaux sur lesquels il s’agit de ne surtout pas revenir, même en cas de crise bancaire majeure.

· faire bénéficier à terme les entreprises de la suppression de la taxe professionnelle en supprimant un échelon territorial qui comme chacun sait ne sert à rien. Ne vous inquiétez pas, les élus locaux ne risquent pas de perdre leur rente; seul le fonctionnaire territorial sera désigné comme un poids financier qu’il s’agit de supprimer.

· le président du sénat, gratifié s’il le souhaite, d’un appartement à vie dans un quartier huppé de la capitale.

· éviter de faire participer à l’effort national les immenses revenus du capital qu’il faudrait désormais sauver de la faillite après des années de gavage indécent au détriment des salariés.

· financer la guerre en Afghanistan de l’armée française qui soutient la politique Bushiste de choc des civilisations.

Sarkozy est un faisan, son discours populiste continue d’abreuver les médias complaisants malgré des contradictions récurrentes et permanentes.

Ceux qui nous ont expliqué depuis 30 ans que sans la libéralisation de l’économie, point de salut, que l’Etat tuait l’initiative privée créatrice d’emploi, qui ont construit une Europe aujourd’hui spectatrice et démunie face aux enjeux actuels, les mêmes sont en train de nous expliquer que finalement l’Etat doit jouer son rôle interventionniste, que l’on ne peux laisser le système bancaire face à ses seuls actionnaires etc etc etc….

Ces libéraux sont des incompétents puisque toutes leur suppositions passées s’avèrent fausses actuellement. C’est bien le système capitaliste qui montre ses faiblesses et non un capitalisme financier stigmatisé tel un bouc émissaire qu’il suffirait de réguler pour imaginer des lendemains meilleurs.

Quand arrêterons nous d’avaler des couleuvres libérales ?

Publié dans : politique | le 2 octobre, 2008 |8 Commentaires »

L’homme qui voulait moraliser la France

Ce type est le président de la cinquième puissance mondiale, explique à qui veux l’entendre depuis qu’il est éduqué dans les salons de Neuilly qu’il faut libérer l’entreprise à tout prix de toute solidarité par l’impôt, agit depuis qu’il est élu pour favoriser les plus riches avec son bouclier fiscal, et veut néanmoins moraliser les revenus financiers alors qu’il fait tout pour que l’Etat s’implique de moins en moins dans la sphère économique.

Pendant ce temps, il prévoit de financer la juste redistribution des bénéfices par les entreprises via des franchises fiscales financées par tous les citoyens, puis observe, complaisant des industriels tripatouilleurs, que l’inflation est désormais déguisée via le principe du « consommer moins au même prix » sans s’en offusquer, mais vous joue devant les représentants du monde le scénario du capitalisme protecteur, qui souffre de voir les plus faibles pâtir des dérives indécentes de vilains spéculateurs qui bénéficient pourtant sûrement du bouclier fiscal s’ils habitent en France.

Il n’y a pas pire moralisateur que celui qui s’assoie sur des principes qu’il promeut lui même.

L’homme qui voulait moraliser la France dans politique

Le même vous explique que le concept de laïcité est dépassé face au pape qui n’en demandait pas tant, et prône l’ouverture d’esprit au point d’impliquer la croyance chrétienne dans la vie publique, mais oublie que Benoît XVI engage une vaste campagne de durcissement des principes religieux au point de condamner, par exemple, le divorcé qui se remarie à rester à la porte des églises, signe d’un esprit de grande ouverture et de partage de la douleur humaine, expérience que Sarkozy n’a bien sûr pas vécue.

Ce type est prêt à vendre ses idéaux s’ils lui permettent de sortir par le haut en matière de communication. Sarko, c’est tout un concept de contradiction permanent en façade, mais une ligne dure dans la réalité, dans les faits, dans le quotidien pour ceux qui subissent ses décisions.

Il n’y a rien à attendre en matière de régulation de sa part, si tant est que la régulation puisse quoi que soit au système économique et philosophique complètement fou vers lequel nous ont menés les grands penseurs libéraux du siècle dernier, dont Sarkozy n’est que la pantin consentant.

Publié dans : politique | le 23 septembre, 2008 |10 Commentaires »

Une conception républicaine de la laïcité totalement manipulée….

Au regard de l’actualité récente et à venir en matière  religieuse, il est symptomatique de constater les orientations prises par ceux qui s’offusquent à la moindre incartade religieuse dans la sphère républicaine mais en aucune façon du barnum qui va débarquer sur le sol français avec la venue du pape.

Car comme le stigmatise à juste titre l’excellent Fontenelle sur son blog, la pensée unique qui a définitivement polluée la sphère médiatique est toujours prête à s’offusquer du moindre dérapage religieux dans les institutions de la république lorsqu’il s’agit de la religion musulmane, mais dès qu’une autre religion s’étends gracieusement dans les strates de la république avec le consentement éclairé des gardiens de celle-ci, les réticences deviennent de la complicité de remise en cause de la loi de 1905. L’affaire du tribunal qui aurait décalé son audience en raison du ramadan alors que ce fut démenti par le procureur général de la cour d’appel en est l’ultime exemple.

Car que s’est-il passé lorsque le Dalaï Lama est venue faire sa tournée triomphale sur le sol français, celle-ci fut ostentatoirement mise sur orbite par l’intelligentsia politique du pays, tout en ayant l’air de ne pas faire de politique en ne recevant pas ce représentant religieux tel un chef d’état mais en lui ouvrant pourtant les portes du Sénat, chaque responsable politique y allant de sa petite courbette de bienvenue devant les pagodes en cours de bénédiction, construites avec la complaisance forcée des autorités comme le rappelle intelligemment Mélenchon sur son blog.

Que va-t-il se passer lors de la venue du pape dans les prochains jours si ce n’est une débauche d’énergie médiatique pour épier les moindre faits et geste de la grandeur de ce chef politique, qui vous le verrez, sera reçu en grande pompe par le président de la république, lui qui est pourtant censé défendre la laïcité constitutionnelle républicaine mais qui dans le fond ne sera pas contre une certaine aide ou caution morale religieuse pour mettre de l’ordre « juste » dans une société dont le socle moral a trop été pollué à son goût par les idéologies humanistes laïques.

Sarkozy comme tous ces politiques de gauche qui ne manqueront de venir fayoter auprès de sa sainteté espérant quelques retombées électorales et louanges médiatiques pour leur ouverture d’esprit affichée, ne sont que les godillots volontairement complices d’une dérive autoritaire de la société observée par ailleurs et que le Pape vient conforter dans son intérêt sur le sol français en insufflant du religieux là où cela fait plus de 100 ans qu’il y est proscrit.

J’invite le plus grand nombre à se remémorer les premiers articles de la loi de 1905 et à la confronter avec les dépenses somptuaires et autres participations intellectuelles de l’Etat à l’occasion de la future venue du Pape, afin de mesurer à quel point la trahison des pères fondateurs de la république laïque qui a pourtant permis à la France de façon unique d’éviter tant de conflit et de garantir une stabilité de ses fondements pour les générations futures, est en train d’être remise en cause par la droite dure de ce pays.

Etre Laïque, c’est garantir l’indépendance totale du religieux avec l’Etat, c’est cantonner de manière formelle la religion à la sphère privée et ne jamais faire des représentants des religions des acteurs politiques reconnus par la république.

Ceux qui s’offusquent des immixtions musulmanes dans la sphère républicaine mais qui sont muets par ailleurs vis à vis des autres religions, ne sont pas des défenseurs de la laïcité, juste quelques racistes qui aiment se donner bonne conscience à moindre frais.

Publié dans : politique | le 8 septembre, 2008 |22 Commentaires »
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