Identité nationale…

A propos de l’identité nationale, mesdames et messieurs les journalistes, et si vous arrêtiez…

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…d’en parler

Publié dans : politique | le 12 novembre, 2009 |7 Commentaires »

La propagande libérale fait son cirque à Berlin

Ils sont tous mobilisés pour les 20 ans de la chute du mur, les journalistes aux ordres en premier lieu qui mobilisent leurs antennes depuis une semaine, les politiques dirigeants en tout genre qui cautionnent ce barnum médiatique et les badeaux et touristes abreuvés par la chronique d’une commémoration annoncée.

Comme si l’Europe actuelle n’avait comme seul souci actuel que la commémoration de la chute du mur, voila tous les caciques de la construction de Lisbonne réunis pour se gargariser comme les sauveurs de l’emprise du communisme étatique et dictatorial.

Et tous l’avaient prévu, Sarkosy en tête qui n’hésite pas cette fois à revisiter l’histoire dans son intérêt de petit dictateur, méthode que la Stasi n’aurait pas renié.

La propagande libérale fait son cirque à Berlin dans politique 200902280353_w350  

Il y a quelque chose d’indécent que de voir ces milieux autorisés (version Coluche) venir commémorer la date de suppression d’un régime dictatorial, quand celui qu’ils ont mis en place fait souffrir une population tant éprise de liberté qui a pourtant appris à découvrir ce que le système capitaliste signifiait.

Le peuple d’Allemagne de l’Est a cru découvrir la liberté, il a malheureusement découvert le pendant d’un régime dictatorial ou la liberté n’est que de façade, mais où les discriminations et les aliénations correspondent pourtant au matraquage des esprits de leur passé où la lutte des classes était enseignée depuis la plus tendre enfance.

Le peuple berlinois lui semble ne pas être dupe, l’indifférence de la population semblant être aussi forte que l’attention des médias et grands de ce monde est focalisée sur ce regroupement de la bien-pensance.

A l’heure où le capitalisme révèle au monde tous ses travers les plus abjects et inhumains sans pouvoir les cacher comme à l’habitude, il sait se régénérer à travers le gargarisme de ses combats passés comme pour mieux brandir les souffrances passées envers ceux qu’il fait désormais souffrir au quotidien.

Le cirque peut alors continuer dans l’Europe libérale…

Publié dans : politique | le 9 novembre, 2009 |4 Commentaires »

Le social, l’être humain? une seconde nature pour l’Europe…

L’Europe libéral, ça fonctionne, pensez donc !

Quand il s’agit d’instaurer un système monétaire favorable au libre échange des flux financiers, c’est une réussite.

Lorsqu’il s’agit de s’entendre sur une idée du Capo Sarko pour faire de l’expulsion d’étrangers en bande organisée à 27, une priorité dont on se gargarise car bien entendu l’Europe ne peut accueillir toute la misère du monde, comme dirait Rocard, le projet est en cours de finalisation avancée.

Quand il s’agit de restreindre les capacités de différents secteurs de la société à se protéger des dégâts de la concurrence libre et non faussée que l’on souhaite étendre à la sécurité alimentaire, à l’éducation, aux transports, à la santé, l’Europe s’exprime d’une seule voix pour rappeler où sont les priorités !

Par contre, en matière de préoccupations bassement focalisées sur le bien être humain, sur les acquis sociaux pour les populations, bref tout ce qui représente un coût non immédiatement rentable pour le capital, là la discrétion est de mise quand ce n’est pas une volonté affichée de rappeler les travers de sociétés trop portées vers le bien être social.

Vous en doutez encore ?

Voyez pourtant les propos récents d’un europhile convaincu, social démocrate de son Etat, et simple directeur promulgué au FMI par la France Umpiste, le bien nommé Strauss Kahn. Comme il peut (*) peu pour le commun des mortels, il se rappelle à son bon souvenir en se montrant récemment inquiet après la promulgation par le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, d’une loi augmentant le salaire minimum.

L’Ukraine, candidat prochain à l’entrée dans l’Europe, et sous perfusion du FMI depuis quelques années, doit reprendre un droit chemin social pour lui permettre d’intégrer le lieu de la péréquation sociale minimisée, l’Europe de Lisbonne.

Voilà pourquoi le FMI se montre inquiet par la voix de son président parce qu’une mission récente du Fonds en Ukraine a conclu que les politiques dans certains domaines, dont la nouvelle loi sur le salaire minimum, menaçaient la stabilité du pays, a indiqué M. Strauss-Kahn qui s’est montré inquiet de la promulgation de cette loi.

Il faut dire que Iouchtchenko fait fort puisqu’il prévoit par la loi d’imposer au patronat une augmentation du salaire minimum de 11%, le minimum vital devant lui augmenter de 12% au 1er novembre, puis de 18% au 1er janvier prochain.

La crainte du FMI dictée par la voix du directeur Strauss Kahn n’est pas feinte puisque non seulement la couleur est affichée mais la menace proférée par un risque de suppression de l’aide apportée.

Je ne saurais trop conseiller à l’Ukraine de surtout attraper la perche tendue par la prison dorée que représente le FMI, sinistre bourreau de l’Argentine en son temps, pour disposer librement des choix voulus par son peuple, visiblement pas encore sous le joug des libéraux de l’Europe. Certes, la manne financière importante consentie par le FMI peut sembler utile de premier abord mais quand on sait en quoi il sous-entend une politique de désendettement aveugle au bénéfice des détenteurs de capitaux et non du peuple, il serait judicieux de s’en passer.

Au-delà du cas de l’Ukraine, je ne sais pas vous, mais moi cette Europe là, j’en ai pas beaucoup envie ! ça n’est pas nouveau car on voit bien depuis plus de 10 ans à quel point les choix politiques nationaux tendent tous vers une réduction des systèmes sociaux les plus évolués comme celui de la France pour uniformiser à la baisse les protections sociales dans le but de diminuer le coût du travail et faire de l’être humain le plus petit dénominateur commun.

Mais voir à ce point la décomplexion envahir les dirigeants d’instances que l’on voudrait a priori neutres (sans illusions), incite au minimum à la vigilance et surtout au combat contre l’ennemi libéral qui dirige l’Europe actuelle, tout sauf dirigée dans l’intérêt du plus grand nombre et bien prévue pour protéger les intérêts des plus riches.

L’être humain pour l’Europe, pas une seconde nature, juste une nature qui mérite peu ou pas d’attention.

(*) oui je sais le jeu de mot est faible, mais le « yes we kahn » trouve ici un sens paradoxal. 

Publié dans : politique | le 2 novembre, 2009 |4 Commentaires »

Les hygiénistes, they live….

Comme toujours, avec un temps de retard, la mouvance hygiéniste moderne, celle qui pour résumer vous explique que vivre est dangereux en vous précisant comment vous en protéger, débarque depuis une paire de décennie en France après avoir abreuvé les Etats-Unis bien avant.

Cette théorie qui trouvait son sens au 19eme siècle, voire une bonne partie du 20ème, pour améliorer la durée de vie des citoyens, a fini par servir comme support à l’idéologie libérale, celle là même qui prône la liberté de l’individu.

En fait de liberté, rien n’est plus répressif que le libéralisme lorsqu’il s’agit de réduire les libertés du plus grand nombre pour préserver la liberté du gain et les intérêts des capitalistes et autres boursicoteurs.

En cela l’hygiéniste est un parfait allié puisqu’il explique à chacun les comportements qu’il se doit d’appliquer pour mieux servir, et le plus longtemps possible en soit disant bonne santé, les intérêts privés des détenteurs de capitaux.

Ainsi, le principe développé consiste à culpabiliser la masse exécutante sur ses pratiques alimentaires (s’alimenter en dehors de la norme tuerait, tout comme boire du vin ou fumer coûterait à la société) pour lui faire croire qu’elle va lui permettre de vivre plus longtemps.

En réalité, l’objectif consiste à réduire le bien être vitale et la liberté de chacun tout en servant au mieux les intérêts du système capitaliste qui vise notamment à réduire les coûts induits par des comportements hédonistes censés aggraver le niveau des dépenses publiques.

Non seulement, à mon sens, les populations privées des plaisirs de la vie en dehors du travail ne sont pas les garants d’un bon équilibre psychique, aliénés qu’ils sont comme de bons petits soldats à produire toujours plus, mais en outre cette volonté de plus en plus affichée d’apeurer la population sur ses modes de consommation injustement estampillés comme dangereux, empêche toute réflexion personnelle sur le sens donné à la vie, et bénéficie avant tout aux propriétaires des outils de production ravis de bénéficier d’une main d’œuvre servile et à l’écoute. L’objectif de réduction des dépenses de l’Etat en cherchant à réduire les risques sanitaires n’est qu’un leurre.

En matière alimentaire (nourriture et boisson), les extrémistes hygiénistes se trouvent souvent parmi les plus virulents des écologistes qui amalgament protection de la planète et protection de l’individu en souhaitant retirer à ce dernier toute capacité de jugement individuel sur ce qui est bon ou non pour sa santé, façon de le déresponsabiliser pour mieux l’utiliser. Quand l’écologie sert le libéralisme en apeurant les populations, je me dis que les dérives dictatoriales ne sont pas loin.

Les hygiénistes, they live…. dans politique vin-600 

La référence du titre de ce billet à un film de John Carpenter n’a malheureusement rien d’utopiste ou d’extra-terrestre, il suffit de constater aujourd’hui à quel point l’acharnement sur la lutte contre le tabagisme est moralisateur et pénalise toujours plus ceux dont les moyens financiers sont faibles au point de devoir, contraint par la politique publique en la matière, renoncer à leur rare petit plaisir.

L’allié des hygiénistes est toujours la répression (financière quand elle n’est pas légale). La pratique préalable consiste d’abord à enclencher un mécanisme d’apeurement dans la population, pour ensuite si nécessaire passer à l’étape répressive en contraignant, interdisant, voire pénalisant.

L’apeurement régulièrement professé par les médias en matière vinique concours du même processus, on fait d’abord peur (voir le dernier reportage d’envoyé spécial à ce sujet ICI et ICI, il est édifiant tant les amalgames proférés y sont criants), puis on interdira à terme la majorité des pratiques considérées comme à risque par les hygiénistes (ne pas boire une goutte de vin quand on prends la voiture, ça a déjà commencé par l’interdiction de la publicité sur le vin etc….).

Décidément, l’ennemi au bien être et du bien vivre est partout dans ce bas monde, la répression supplante la prévention et on vous explique toujours en quoi on réfléchit « bien » pour vous.

Même ceux qui pourraient apparaître comme voulant le bien-être de l’avenir de vos enfants ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

Gardons les yeux ouvert, l’esprit critique est plus que jamais nécessaire, ne succombons pas à la peur de tout, quand on vit, le risque zéro n’existe pas, bien heureusement.

Publié dans : politique | le 22 octobre, 2009 |24 Commentaires »

Un miroir difficile à assumer ?

Qu’est-ce qu’être raciste et xénophobe aujourd’hui dans notre pays ? je pose la question car il y a 20 ans lors que Le Pen focalisait l’attention sur lui par ses petites phrases antisémites ou racistes, toute la classe politique s’en offusquait.

20 ans plus tard, Sarkozy a repris 90% des thèmes électoraux du Front National, applique la politique du chiffre pour les expulsions des « étrangers »dans ce pays tel que Le Pen l’avait rêvé 20 ans plus tôt, pendant qu’Hortepen se charge des petites phrases pour stigmatiser la présence étrangère sur le sol français, de façon aussi raciste qu’à l’habitude. Triste évolution de notre société.

Ironie du sort, à notre frontière, un calque déformant vient de se produire avec cette fois dans le rôle des maghrébins et autres africains, des gentils frontaliers français.

En effet lors de la dernière élection Suisse du canton de Génève, le parti populiste local, le Mouvement Citoyen Genevois (MCG), a doublé son précédent score et devient le second représentant au parlement du Canton. Sa victoire repose sur un seul principe : « Genève au Genevois d’abord ». Ca ne vous rappelle rien ?

Voilà donc les gentils français qui ont élu à la tête du pays celui qui met les étrangers dehors et qui s’en gargarise dans tous les médias, eux-même victimes de méchants genevois qui souhaitent qu’ils aillent voir ailleurs.

Bien entendu tous les offusqués sélectifs de la gauche et de la droite bien pensante ne manqueront pas de monter au créneau en dénonçant un danger qui s’élève dans le ciel européen pourtant si pur, surtout depuis que l’on renvoie plus de 25 000 personnes en France par an, se faire massacrer ou crever de faim dans leur pays d’origine. Sur ce dernier point, on les entends vraiment très très peu….

Voilà ainsi que le piège inhumain que l’on impose à d’autres se refermerait sur les ressortissants d’un pays aux pratiques similaires. J’avoue que c’est un comble de pays riche qui m’apporte une certaine jubilation malsaine….

Publié dans : politique | le 13 octobre, 2009 |4 Commentaires »

Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent…

Ce titre reprends une partie du serment d’Hippocrate, texte que doit prononcer tout médecin après la soutenance de sa thèse. Etre médecin, ce n’est donc pas simplement accéder à une catégorie supérieure professionnelles et à une reconnaissance sociale certaine, mais c’est aussi et avant tout s’astreindre à respecter certains principes humanistes participant à la vocation que devrait avoir tous ceux qui s’engagent dans ce métier si essentiel pour le bien être commun.

Malheureusement la réalité actuelle prends parfois des formes bien différentes, tels ces pseudo médecins, pas si rare que l’on veut bien nous le laisser entendre, qui refusent de prendre en consultation les titulaires de la CMU ou qui de façon encore plus hypocrite et pernicieuse exigent la carte vitale que vous avez oublié avant une consultation et qui pour être certains que vous n’être pas à la CMU refuse de vous soigner (expérience vécue).

Dans la France de Sarkozy, l’irrespect de tels actes est contrôlé et pénalisé de façon inversement proportionnelle à la chasse aux sans papiers qui est devenue la mission première de la police nationale. Impunément, ceux qui ne respectent pas l’essence même de leur métier, peuvent continuer à sélectionner leur clientèle pour remplir leur porte-feuille en faisant fi de la responsabilité sociale que confère le métier de médecin.

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En parallèle, et pour montrer à quel point l’essentiel n’est pas là où l’on devrait l’imaginer, la chasse au trou de la sécurité sociale (1) prends des formes hallucinantes à travers l’exemple de la pénalisation de ceux qui pour leur part respectent à la lettre l’esprit du serment d’Hippocrate.

En effet, certains médecins sont menacés de sanctions pour avoir voulu soigner trop de personnes en difficulté sanitaire et se voient reprocher des dépenses trop importantes (toujours le fameux qui trou qui s’agrandirait) à cause de tous ces malades qui n’ont pas les moyens de se soigner.

Non vous ne rêvez pas, c’est bien dans la France Sarkozyste de 2009 que cela se passe.

(1) il paraîtrait que la sécurité sociale possède un trou récurrent, expression on ne peut plus orientée politiquement puisqu’elle tendrait à laisser penser que le déficit de la sécurité sociale serait un mal récurrent, alors que d’une part, je ne vois vraiment pas en quoi la santé devrait être une activité rentable (on connaît suffisamment les dérives libérales actuelles dans ce domaine pour défendre encore le contraire), et d’autre part, en quoi ce trou est réel puisqu’il ne dépend que des choix politiques de le combler via l’imposition, ou NON…comme l’a choisit depuis bien longtemps les libéraux au pouvoir pour mieux démontrer que le système par répartition en place battait de l’aile et qu’il fallait le remplacer.

Publié dans : politique | le 8 octobre, 2009 |2 Commentaires »

Les Lucky Luke de la pensée

Le ministre de l’Intérieur a mis en cause « les juges d’application des peines qui ont pris la décision de libération conditionnelle » du meurtrier présumé.

Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, prône le recours à la « castration chimique » après ce meurtre d’une joggeuse près de Milly-la-Forêt (Essonne). « Ne doit-on pas enfin décider la mise en œuvre de la castration chimique pour ce type d’individu ? »

  Les Lucky Luke de la pensée dans politique dans politique    

Voici les derniers penseurs modernes, ceux qui dégainent plus vite pour commenter des faits que les faits eux-même.

Prendre du recul confine à l’erreur de communication pour ces suiveurs d’opinion, ces accusateurs de coupables désignés.

Car chez ces gens là, on dénonce, on incrimine, on accuse, on profère….sans connaître le dossier que même les enquêteurs cherchent encore à découvrir.

Jouer sur l’émotion, profiter des horreurs que la nature humaine peut produire, voilà le credo habituel de ces corbeaux de morne plaine politicienne toujours prêt à dévorer sur la place publique ce qui touche l’inconscient émotionnel porteur des mauvaises décisions prises dans la précipitation.

Ces deux chantres du Sarkozysme, sous-fifres d’un chef habitué à condamner avant que justice ne soit rendue, portent en eux le déni de réflexion, celle qui permet pourtant de mesurer, d’évaluer, d’écouter, pour décider mieux en s’appuyant sur ceux qui savent plus.

Hortepen et Lefebvre savent déjà eux, l’aubaine que constitue la mort de cette pauvre femme,…en matière électorale !

Publié dans : politique | le 1 octobre, 2009 |6 Commentaires »

Puisqu’on vous dit qu’il faut dire Oui

En démocratie, le vote citoyen s’établie à échéances connues, une campagne électorale officielle précède les choix des électeurs, et ce pour chaque type d’élection, y compris les référendum, quel que soit le degré électif.

Dans l’Europe que l’on est en train de construire pour nous, les règles sont légèrement différentes, très légèrement.

Ce qui compte dans l’Europe libérale qui nous gouverne, ce ne sont pas les choix citoyens traduits par le vote, non, ce qui compte, ce sont les choix formulés par la commission européenne, validés par le parlement et qu’il s’agit d’entériner coûte que coûte par le vote populaire des pays membres, lorsqu’ils y sont contraints.

Evidemment, il est beaucoup plus simple de faire passer les développements libéraux de l’Europe par les parlements de chaque pays, tous acquis à la cause d’une Europe de la concurrence libre et non faussée. Ce fut le cas dans la majorité des pays européens (on n’est jamais mieux servi que par soit-même), mais aussi en France où le vote souverain du peuple a été bafoué par le parlement 3 ans après la victoire du Non sans que l’on demande à nouveau aux citoyens leur avis.

Mais quand malheureusement le vote est soumis à référendum parce qu’obligatoire de par la constitution, comme c’est le cas en Irlande, alors la méthode est encore plus troublante puisqu’il s’agit de voter à nouveau seulement à peine plus d’1 an après un vote que l’on pouvait imaginer à valeur définitive. Et bien non, pas dans cette Europe bananière là !

Puisqu’on vous dit qu’il faut dire Oui dans politique

Le principe est le suivant : si vous votez majoritairement l’inverse de ce que la Commission a décidé pour vous, alors vous revoterez jusqu’à ce qu’on ait acheté suffisamment d’électeurs pour faire passer le Oui au référendum du Traité Constitutionnel de Lisbonne. Que j’aime cette « démocratie »…

Et moi qui croyais naïvement que lorsqu’un vote citoyen était promulgué, l’ensemble de nos grands démocrates respectait le choix des peuples ! En clair, si demain en France un parti radical de droite ou de gauche prenait le pouvoir, referait-on l’élection jusqu’à ce que le bipartisme habituel sorte du choix des urnes ? Est-ce cela la démocratie libérale ?

On pourrait aussi s’interroger, mais que font les opposants aux libéraux, ceux qui contestent les pouvoirs en place? Bon pendant que certains ont quelques affaires urgentes à régler, les véritables opposants braillent dans un désert médiatique car qui sait que le 02 octobre prochain, l’avenir politique et démocratique de chaque citoyen se jouera en Irlande, dernier pays où la résistance populaire s’est faite insistante au point que la durée de validité d’un vote ne dépasse plus les 16 mois?

Je ne sais pas vous, mais pour ma part je me sens de moins en moins en sécurité démocratique dans cette Europe là.

Publié dans : politique | le 22 septembre, 2009 |7 Commentaires »

Besson, le grand pleutre…

Sa couleur tirerait plutôt vers le jaune, son idéologie vers le « national socialisme », ses convictions vers l’adaptation permanente tendance girouette sarkozyste !

Mais cet homme est dans notre société un homme qui a réussi, pensez donc il est ministre ! et pas n’importe quel ministère Mesdames Messieurs, celui de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire. Rien que l’intitulé de ce ministère, c’est Besson incarné, une contradiction permanente , un leurre bien calculé qui vous explique en un titre que seront traités les expulsions les plus infâmes et la solidarité humaniste conjuguées ! le tout est d’y croire…

N’est-ce pas cet homme qui expliquait dans son livre « qu’en supprimant ou en restreignant fortement les principaux dispositifs de régularisation), Nicolas Sarkozy se prive des outils permettant une régularisation au fil de l’eau et évitant ainsi les régularisations de masse. En d’autres termes, Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l’immigration clandestine »? A peine 2 ans plus tard, il coordonne la chasse à l’humain tentant de faire plaisir à la politique du chiffre du chef, sans considération humaniste comme il aime pourtant l’affirmer dans tous les médias.

Il n’y a pas pire que ce genre de personne capable sur des sujets de fond, et non sur un simple débat contradictoire de mesures techniques, mais bien sur l’idée même que l’on peut se faire d’une société humaine, de défendre aujourd’hui ce qui l’aurait offusqué la veille !

Besson est un schizophrène de la politique, ce genre de requin blanc de la grande bleue près à tout pour se nourrir de pouvoir et de l’impression d’exister politiquement, la triste réalité des actions menées étant accessoires à sa réussite ou à ses convictions passées.

Chacune des ses interventions publiques est un grand écart adducto incompatible, le mariage de la carpe et du lapin, en clair un scandaleux et inhumain mensonge d’Etat au pays des droits de l’homme.

Après avoir fermé Sangatte et jeté dans la nature 5000 personnes par jour en errance, qui bénéficiaient jusqu’à présent au moins d’une certaine assistance, Sarkozy utilise à dessein Besson pour faire le sale boulot à Calais, et donner l’impression que la France est ce pays où l’on combat les profiteurs de misère humaine, alors que son action se traduit comme une chasse à l’étranger visant à donner bonne conscience à tous ceux que la différence inquiète dans leur quotidien douillet d’une société qui dégueule de privilèges souvent tirés de l’exploitation des autres.

Tant qu’il y aura des Bessons, la misère humaine a de beaux jours devant elle.

Besson, le grand pleutre… dans politique Eric+Besson

Publié dans : politique | le 16 septembre, 2009 |6 Commentaires »

Répétition et lassitude

En cette rentrée morose, mon silence s’explique par la crainte de la répétition à outrance. A quoi bon dénoncer encore et toujours les mêmes travers et inepties libérales de la politiques de classe de Sarkozy, les mêmes manipulations au grand jour que la presse passe sous silence, les même effets désastreux de la politique droitières sur le lien social qui part en lambeaux au point que ceux qu’elle casse finissent par adopter les thèses de leur bourreau en stigmatisant le plus faible ou en jalousant le bien être du voisin.

Le stade d’évolution de la société dans laquelle nous vivons devient de plus en plus ultime, non pas en terme de rébellion ou de volonté de transformation sociale positive, malheureusement, mais plus ultime par la casse du « vivre ensemble » dont parle Jacques Généreux dans « la dissociété » qui se produit sous nos yeux attentistes, ce fondement même de toute société que la caste des plus riches au pouvoir finit petit à petit par insérer dans les cerveaux des plus humanistes des citoyens.

Quand on ramène tout à la rentabilité, à la performance, quand on a réussit à ancrer dans les têtes bien faites que seules ces attitudes permettent le progrès humain, il devient alors tellement plus aisé de tuer son chien en l’accusant d’avoir la gale.

Les chiens d’aujourd’hui se nomment désormais « éducation », « santé » et même « sécurité » (1), on les accuse de tous les maux, on leur affecte tous les travers pour ensuite mieux les stigmatiser et les déshabiller de leur sens initial, celui fondateur d’une société, le « vivre ensemble ».

Comment croire à un avenir meilleur lorsque l’on détruit les classes des plus petits de nos chères têtes blondes pour réduire les dépenses en personnel dont la conséquence directe est de diminuer l’attention portée à chacun pourtant si essentielle et si porteuse d’égalité à cet âge et utile pour gommer en partie les difficultés sociales subies par certains enfants, comment imaginer une société de progrès quand on ferme des lits d’hôpitaux parce que non rentables mais pourtant si utiles à une santé égalitaire sur tout le territoire.

La comptabilité, et encore, très idéologiquement ciblée, a remplacé la recherche du bien être commun, la notion de service auprès du public, la recherche d’un équilibre sociétal visant au bien être partagé par le plus grand nombre.

Le leurre pour y parvenir est de communiquer. On parle de « moderniser », « réformer », « de bouger les lignes » parce que le monde avance et que l’on ne peut rester immobile, simples formules mensongères pour signifier en réalité la destruction des acquis sociaux qui fédèrent le lien social et toute solidarité intergénérationnelle.

Eh bien non, je revendique le droit au farniente, à l’oisiveté, celle qui permet de prendre du recul, de regarder sa conscience d’humain, d’observer les travers de nos congénères, bref tout ce que la société du culte de la performance de Sarkozy a détruit en nous assimilant à de simples machines productives dont on essaie de formater la conscience.

J’essaie ainsi de mettre en pratique mes convictions, raison pour laquelle vous me lisez moins en cette période de lassitude…

(1) quand on voit les chiffres de la sécurité, on se dit qu’ils conjuguent une désespérance grandissante de ceux qui dérivent hors les règles sociales mais aussi une démission policière de la base qui en a assez d’être stigmatisé par la hiérarchie autant qu’elle souffre d’être exclue par sa population. Comment respecter l’ordre quand on absout les délinquants en cols blancs pendant qu’on criminalise le petit délinquant ou le gréviste et que l’on jette comme une ordure l’étranger qui a simplement réclamé « vivre » dignement. Sarkozy a mis 7 ans pour massacrer ce qui pourtant était son cheval de bataille électoraliste, la sécurité des français. il n’a pas massacré que cela malheureusement.

Publié dans : politique | le 4 septembre, 2009 |8 Commentaires »

Le cinéma va-t-il durer longtemps !?

« S’il y a des banques qui ne jouent pas le jeu des mesures qui ont été arrêtées au niveau international, il ne faut pas hésiter à ce que les autorités publiques ne travaillent pas avec elles » a dit Frédéric Lefebvre. 24 août 2009.

« il est grand temps de moraliser la vie bancaire et de recentre l’activité des banques sur l’économie réelle et le service aux déposants »  a estimé Roger Karoutchi. 7 août 2009.

 « appliquer avec fermeté les règles en vigueur, notamment en matière de rémunération, et de vérifier le respect par les banques françaises des règles adoptées par le G20 de Londres » demande le président à Christian Noyer (gouverneur de la banque de France). 25 août 2009.

« A la rentrée, quand la production et l’économie vont repartir, il ne faudra pas que les banques soient timides et lentes à remplir leurs engagements : c’est un ferme rappel à l’ordre », soulignait Mme Lagarde. 07 août 2009.

« éradiquer la course à l’échalote aux bonus dans les banques ». Christine Lagarde. 07 août 2009.

« les rémunérations et les bonus des traders sont souvent indécents et incompréhensible. Cela ne veut pas dire qu’il faut dépeupler les salles de marché françaises pour aller repeupler les salles de marché anglaises (…). Mais cela veut dire qu’il ne peut pas y avoir de bonus tout à fait inexpliqués, inexplicables et injustes » a estimé Eric Woerth. 25 août 2009.

Pendant combien de temps vont-ils continuer à nous prendre pour des benêts de compétition !???

Le cinéma va-t-il durer longtemps !? dans politique laurence-parisot-presidente-du-medef-avec-nicolas-sarkozy

Publié dans : politique | le 25 août, 2009 |3 Commentaires »

Rien n’a changé

En cette période d’activité politique réduite pour cause estivale où même le petit excité a réduit sa communication, la France en vacances, ou pas, peut constater à quel point rien n’a changé dans les pratiques depuis le démarrage de la crise financière.

D’abord dans les pratiques bancaires qui servent allégrement à coup de bonus ceux qui leur permettent à partir de produits plus que douteux de s’enrichir à bon compte.

Ensuite dans les pratiques politiques gouvernementales qui entérinent toujours ces us comme le gouvernement les subissait ils y a encore 1 an, tout en essayant de nous faire croire à un autre avenir possible, ici par une réunion d’urgence à Matignon, là par une déclaration volontariste qui ventile plus qu’elle ne transforme quoi que ce soit.

Tout la politique gouvernementale est guidée par un dogme qui n’est pas prêt de bouger, celui qui consiste à soutenir ceux qui ont pourtant été pris la main dans le sac pour de multiples pratiques douteuses, mais qui pourront impunément continuer à le faire, le tout étant que cela ne s’ébruite pas trop.

C’est alors qu’intervient souvent l’argument ultime, celui qui sonne comme un aveu d’échec auquel on  ne pourrait rien, celui de l’impuissance politique confortée par ce qui serait le bon choix de l’Etat de ne pas s’immiscer dans les décisions privées. En clair, on a fait le maximum dans ce que « la décence » économique libérale permet de faire, mais circulez y a rien à voir, on a fait les remontrances que l’on avait à faire, on va attendre que tout cela s’assainisse de lui même….

Foutaise que ces choix politiques assumés qui font passer le politique pour le plus petit dénominateur commun. Tout cela n’est que volonté dans les choix politique. Entendre Obama se plaindre de pratiques qui ne changent pas en regardant les banques rembourser leurs emprunts d’Etat pour continuer à spéculer comme au bon vieux temps des sub-primes fleurissantes, a quelque chose de pathétique mais surtout de l’ordre du grand foutage de gueule.

En France c’est encore pire puisque avant même de reproduire des méthodes véreuses, les banques ne se donnent même pas la peine de rembourser l’argent prêté par la collectivité pour servir les bonus de leurs tradeurs, alors que le gros de la population a du mal à finir les fins de mois, conséquence directe des pratiques entérinées par ce système.

Evidemment qu’il y avait moyen de changer avec volontarisme ces pratiques d’un système véreux et de remettre un capitaine à bord du navire. La solution était pourtant simple mais inimaginable pour un libéral : nationaliser !

Pourtant d’autres s’y sont essayé là où les doctrines sont bien plus libérales, comme en Grande Bretagne, mais il faut dire que la situation était à ce point désespérée qu’elle a contraint le dogme à laisser la place au pragmatisme, celui qui finalement rendait plus efficace et bénéfique à terme une nationalisation qu’un attachement démesuré à la sacro-sainte liberté du marché !

Il faut croire qu’en France, les difficultés n’ont pas été suffisamment conséquentes pour obliger les défenseurs de l’idéologie dominante à se rendre à l’évidence, l’absence de volontarisme d’un contrôle efficace permettant dès lors, les dérives que l’on observe en ce mois d’août 2009.

Rien n’a changé en Sarkozie pour la caste au pouvoir, qui fait pourtant tout pour laisser croire du contraire.

Publié dans : politique | le 7 août, 2009 |10 Commentaires »

Mayotte : la politique cachée du chiffre ou la honte de la république !

Il est des lieux dans la république française où la traduction directe de la politique répressive du gouvernement actuel trouve toute sa signification, où se conjuguent le consentement hypocrite et tacite d’une population autochtone et la méconnaissance totale de ces faits cachés en métropole.

J’ai eu le plaisir de regarder un formidable et terrible reportage d’investigation « Où va la République » de Jean-Marie Pernelle et Frédéric Lambolez qui témoigne des terribles faits mahorais qui se déroulent dans la France du 21ème siècle.

Mayotte : la politique cachée du chiffre ou la honte de la république ! dans politique

Mayotte est l’une des quatre îles de l’archipel des Comores dans l’océan indien devenue française en 1974 par référendum individualisé au nom du droit des peuples de disposer d’eux-mêmes (1) située à 10 000 kilomètres de la France. Elle est située à 70 kilomètres de l’île d’Anjouan, l’une des trois autres îles de Comores.

Mayotte c’est presque 180 000 habitants dont 30% de la population est en situation irrégulière, en clair des sans papiers. Environ 10% de cette population est expulsée par an !!

La politique du chiffre à l’expulsion de « l’étranger » hautement revendiquée par Hortepen et autres clones du Sarkozysme, a atteint 54 000 expulsions en France en 2007, ne cherchez donc plus le haut lieu de prédilection des chasseurs à l’être humain, il se trouve à Mayotte puisqu’environ le tiers de cet objectif se déroule dans des conditions absolument édifiantes (16 147 expulsions en 2007). Mayotte c’est tellement simple pour faire du chiffre !!

Depuis l’instauration du visa par le gouvernement Balladur, les Comoriens ne sont plus libres de circuler sur l’île de Mayotte comme leurs ancêtres l’ont toujours été. Depuis 2002 et l’arrivée du petit excité au pouvoir, l’accentuation de la chasse aux sans-papiers s’est amplifié à tel point que les forces de police présentes sur l’île se consacrent exclusivement à cette tâche au détriment des autres aspects de leur mission.

Ce qui se passe à Mayotte pour la chasse aux sans-papier est sans commune mesure avec ce qui se passe en métropole ! là où le moindre décès d’un sans-papier faisant suite à la peur engendrée par l’arrestation émeut hypocritement et poliment la presse bien-pensante, ce sont près de 5 000 personnes qui sont mortes depuis 1994 en essayant de rejoindre Mayotte depuis Anjouan sur des radeaux de fortune (dénommé les kwassa-kwassa) enrichissant quelques passeurs propriétaires de bateaux et détruisant des familles à jamais. Qui en a entendu parler ? (2)

A Mayotte, les pratiques policières sont sans commune mesure avec celles exercées en métropole, le sans-papier y est recherché sur son lieu de travail au quotidien, dans les champs où il travaille pour survivre, arrêtés manu-militari pour être expulsé au plus vite. C’est qu’il faut rendre compte rapidement au Préfet, lui même attendu de pied ferme à Paris pour les proclamations annuelles des résultats fixés.

Ce gargarisme indécent s’appuie également sur le non respect de la loi, car on ne s’embête pas avec ces choses là en république française ! 

 dans politique

En effet, alors qu’en France tout sans-papier peut faire valoir ses droits lui permettant soit de justifier un lien parentale, soit une demande d’asile dans un délai légal, il n’est pas rare qu’à Mayotte l’expulsion ait lieu le lendemain de l’arrestation et au plus tard dans les 5 jours, ce qui ne permet pas au détenu d’apporter la preuve de son bon droit et ce malgré les protestations de la CIMADE.

En droit Français, un enfant n’est expulsable qu’à sa majorité sauf s’il est arrêté avec ses parents, il est alors en droit de les suivre. A Mayotte, pour contourner cet obstacle, la police rattache des mineurs à des adultes qui n’ont aucun rapport familial. Forcément, dès leur arrivée à Anjouan, ils cherchent  à effectuer le trajet retour pour continuer à être scolarisés à Mayotte, certains n’arrivent jamais à bon port….(3)

A Mayotte, on vient même arrêter les élèves scolarisés, si possible en période de vacances quand il n’est plus possible au monde enseignant et aux parents d’élève de se mobiliser contre cette infamie !

Enfin Mayotte possède le centre de rétention le plus inhumain de toute la république, surpeuplé, où les détenus dorment et mangent à même le sol .

Cette situation intolérable et indécente se double d’une hypocrisie hallucinante puisque ce sont les sans papiers qui font vivre Mayotte. L’île est en effet victime d’un désintérêt profond de sa jeunesse pour les métiers de l’agriculture considérés comme les plus honteux des métiers, les besoins sont donc occupés par les sans-papiers au bénéfice non seulement des propriétaires terriens qui leur loue ou qui exploitent leur force de travail (de façon illégale bien sûr), mais aussi de la population tout entière qu’ils nourrissent.

C’est ce tableau désolant que je vous engage à regarder en face. La honte m’a envahi très rapidement en visualisant cette situation ignoble. Je ne peux cautionner cette république là, je n’en serai jamais solidaire.

(1) il faut savoir que non seulement l’Union africaine ne reconnaît pas à Mayotte son statut d’appartenance au giron français mais aussi que l’ONU condamne la présence française à Mayotte. 

(2) c’est que l’on doit appeler un point de détail de l’histoire comme dirait l’original des copies-conformes qui nous gouvernent !

(3) à ce désastre s’ajoute celui des enfants abandonnés sur l’îles (parfois en très jeune âge) car non arrêtés avec leurs parents et qui divaguent dans les rues comme des chiens errants à la recherche de nourriture fournie par la plupart du temps par les familles les plus pauvres.

Publié dans : politique | le 31 juillet, 2009 |9 Commentaires »

A vot’bon coeur m’sieurs dames….

A vot'bon coeur m'sieurs dames.... dans politique johnny_sarko

Pendant que les flics dégomment les manifestants avec leurs joujous de guerre, alors que l’on expulse  »l’étranger » à tour de bras parce qu’il n’a pas eu la chance de naitre où il faut, pendant que les usines explosent sans que les ouvriers n’aient besoin de mettre leurs menaces à exécution, Sarkozy occupe le bon peuple avec ce qui reste de nos impôts en voie de disparition en régalant un chanteur has been par le simple fait du prince.

Vous ne trouvez pas qu’il y a comme une odeur bien nauséabonde ici bas…

Publié dans : politique | le 16 juillet, 2009 |5 Commentaires »

Petit parti deviendra grand ?

Depuis les dernières élections européennes, c’est peu dire que l’écologie a le vent en poupe tant les sollicitations sont grandes depuis que Cohn Bendit et Europe Ecologie ont fait un score comparable à celui du P(s).

Ce réservoir de voix potentiel attire ainsi les convoitises de tous les partis en mal d’électeur. Cette nouvelle offre politique, aussi fluctuante qu’imprécise, est surtout devenu la bonne conscience d’un électorat de gauche lassé des querelles internes au P(s) et la maison refuge d’un électorat de droite mal servi dans son propre camps.

Le vote Europe Ecologie fût ainsi essentiellement un vote Bobo transgressant l’habituel carcan idéologique des verts, se revendiquant même du « ni droite ni gauche » qui contribue  pourtant autant à affaiblir la gauche qu’à servir la droite décomplexée.

Voilà pourquoi, il était temps que ceux qui ont fondé l’écologie politique au sein du parti Vert, clarifient enfin leur idéaux et stigmatisant ce choix contre nature pour tout écologiste convaincu, celui qui consiste à promulguer la société de croissance du système capitaliste pendant que l’on dénonce les travers de la société de consommation.

C’est ce que viennent de faire la députée Verte Martine Billard et le directeur du journal « Le Sarkophage » qui se dit « objecteur de croissance » Paul Ariès, en rejoignant le Parti de Gauche pour participer au comité de co-organisation de son Congrès fondateur prévu en décembre 2009.

Martine billard « appelle les écologistes qui se reconnaissent dans l’antilibéralisme et dans l’antiproductivisme à participer collectivement à la fondation de ce nouveau Parti de gauche écologiste ».

Le développement de cette composante dans l’autre gauche me semble essentielle pour l’avenir du regroupement des forces de gauche, car il devient urgent que l’écologie, tant manipulée et utilisée à des fins communicatives par la droite, et tant délaissée par le P(s), devienne non pas une force d’appoint, mais la pierre angulaire de toute proposition de gauche se proclamant contre le système capitalisme.

Attention, l’écologie n’a d’intérêt que si elle est située dans sa dimension sociale, c’est à dire qu’elle ne contribue pas à affaiblir ceux qui subissent déjà les dégâts du capitalisme à coup de taxes plus pénalisantes les unes que les autres parce qu’inégalitaires, mais au contraire devient socialement utile si elle permet d’émanciper, d’aider l’homme à trouver sa place dans l’économique en soutenant sa qualité de vie sans pénaliser ses moyens de subsistance.

Souhaitons que la majeure partie des dirigeants de gauche des Verts comprennent dans quel piège Cohn Bendit a commencé à les enfermer en brandissant le leurre du « ni droite ni gauche » qui débouchera non seulement sur un avenir électoral instable et fluctuant au gré des modes mais surtout sur des mesurettes destinées à donner bonne conscience à ceux qui roulent en 4×4.

Le départ en forme de prise de conscience de Martine Billard est un encouragement dans le sens d’une écologie politique clivée et assumée qui doit permettre d’enrichir les choix programmatique de l’autre gauche.

Publié dans : politique | le 10 juillet, 2009 |18 Commentaires »

Orientée, modifiée, manipulée, triturée, l’information en France devient un poison….

Ce n’est pas un tableau de dictature organisée qu’il s’agit de dépeindre lorsque l’on s’exprime sur les médias français, non bien sûr, mais depuis l’arrivée au pouvoir de Sarkozy, ce qui n’étaient auparavant qu’un jeu de tentatives de contrôle de l’information se traduit au quotidien et dans les faits par une manipulation organisée. Ça me semble désormais vraiment très grave.

Les faits concernent d’abord les médias eux-mêmes tout d’abord puisque sans revenir sur les épisodes de la nomination des présidents de Radio France ou de France télévision, chacun a pu constater la prise de contrôle par la loi du pouvoir en place dans une bonne partie de la diffusion de l’information, alors même qu’elle est déjà en grande partie entre les mains des amis du président.

Ainsi le projet de modification du statut de l’agence France Presse qui garantissait son indépendance face au politique, la plus grosse agence de presse française qui inonde les rédactions d’informations, contribue largement à l’inquiétude que l’on peut avoir sur la partialité de l’information qui parvient à l’oreille des citoyens.

Mais à titre d’exemple (1) la priorité donnée à l’information est symptomatique quand on voit ce qui se passe en ce moment en Amérique latine. Au mieux l’information fournie est partiale et erronée, au pire, elle est ignorée.

Pendant que le Sichuan occupe la presse qui se gargarise des difficultés de l’ennemi désigné chinois (vous savez celui nous volerait nos emplois par les délocalisations comme les étrangers sur notre sol nous volent notre travail !), qui a entendu parler des dizaines de mort au Pérou quand le peuple se bat pour que son sous-sol ne soit pas bradé sous l’autel du libre échange, marotte défendue par les mêmes qui essaient de vous vendre un capitalisme vert très à la mode chez les bobo électeurs?

Par quelques brèves, vous avez également certainement entendu parler du départ forcé du président du Honduras, chassé par quelques militaires soit-disant garants des règles démocratiques, dixit Libération, mais en aucun cas de ce qu’il faut pourtant nommer un putsch qui brave les règles prévues par la constitution Hondurienne, sur lesquelles s’appuyait pourtant le président Zélayas pour appeler à la consultation populaire électorale permettant éventuellement d’organiser un futur référendum constitutionnel.

Il est vrai que les médias ouiouistes et atlantistes attendent certainement le positionnement américain sur un coup d’état qu’il n’ose nommer ainsi en raison de l’identité de ceux qui l’ont proféré, sortant tout droit des écoles américaines formant les dictateurs qui ont peuplé l’Amérique latine, au détriment des peuples, au nom de l’influence que se doit d’avoir « une grande nation ».

Tous ceux qui s’émeuvent à longueur d’antenne et de pages des conditions de travail journalistiques en Chine ou en Iran (certes plus que contestables) ne disent pas mot de ce qui se passe au Honduras en matière de capacité de traitement de l’information. Quelqu’un a-t-il vu Robert Ménard !??

Cette sélectivité me dégoûte mais est surtout le signe d’une information très orientée dans l’intérêt du pouvoir en place face à tout ce qui pourrait être trop populaire, trop visible des agissements cachés des pseudo démocraties que l’on nous vend. N’en soyons simplement pas dupes.

(1) il faut bien faire un choix tant l’orientation médiatique concerne tous les secteurs. J’aurai aussi bien pu parler de la santé où la manipulation du pouvoir en place est parfaitement relayée par les médias pour ce qui concerne les raisons du déficit de la sécurité sociale et des solutions qu’il convient d’y apporter.

Publié dans : politique | le 8 juillet, 2009 |1 Commentaire »

ENFIN!!!

Visiblement le résultat des élections européennes a eu des conséquences utiles et directes pour l’offre de gauche non sociale démocrate. Grâce au faible score du NPA, la partition personnelle et solitaire (un comble pour un parti de gauche) ne cherche plus à être proclamée et pousse ainsi le NPA a enfin accepter de lutter dans le rassemblement des forces de l’autre gauche.

C’est une très bonne nouvelle pleine d’espoir pour un changement de cap radical à l’avenir, qui évite le suivisme ambiant à gauche et qui peut permettre d’éviter que l’électorat de gauche cherche dans les sirènes d’extrême droite des solutions qui le desserve ou dans l’abstention un renoncement pénalisant pour tout l’avenir de la société.

Voici la déclaration commune du PG et du NPA:

« La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante:

Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l’offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l’âge du départ à la retraite est un élément phare.

Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l’urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d’une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d’un emploi, l’augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l’âge de la retraite.

Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l’UMP. Il s’agit en réalité moins d’une victoire de la droite que de l’incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d’accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C’est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L’abstention massive des classes populaires et des jeunes – phénomène le plus important de ces élections – illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes lié au rejet de l’actuelle construction libérale et anti démocratique de l’Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l’offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s’aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s’inquiéter de la progression de l’extrême droite. Elle prouve qu’elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.

Les deux partis soulignent également l’ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C’est décisif! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.

Ils s’accordent pour favoriser l’unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l’EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d’initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements.

Les deux formations estiment aussi indispensable d’unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.

Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d’avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes autonomes indépendantes associant les forces qui composent aujourd’hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme «forces anticapitalistes», et le PG «l’autre gauche». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d’un programme d’urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.

Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d’ores et déjà pour des fusions «techniques» ou «démocratiques» des listes de gauche à l’exception de tout accord incluant le Modem.

Pour le NPA, au sein de l’institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d’accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.

Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.

Pour le Parti de Gauche, l’ambition est d’être en situation d’appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d’imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.

Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d’Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n’ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.

A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n’empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd’hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd’hui contribue à renforcer une dynamique positive et s’en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s’invitent d’ores et déjà à leurs rendez-vous de l’été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d’un tel rassemblement pour les régionales. »

Publié dans : politique | le 1 juillet, 2009 |23 Commentaires »

La lutte des classes à son paroxysme…devrait être une chance !

Le discours du roi soleil à Versailles, désormais permis par une constitution arrangée pour un homme avide de pouvoir liberticide, s’est affiché plus que jamais tel la représentation de la volonté idéologique d’un parti permettant à une classe dominante de s’afficher, malgré les difficultés économiques actuelles, comme la grande victorieuse des choix politiques actuels.

Comment peux-t-on encore, dans une période où les déficits en tout genre explosent (1) et notamment ceux du financement des branches retraite et  maladie, maintenir un bouclier fiscal inutile économiquement et injuste socialement ?

Comment peux-t-on se vanter encore de réduire l’impact de la fonction publique dans le quotidien de chacun en réduisant les serviteurs de la nation, alors même que les exclus et cassés de la crise économique croissent en nombre et nécessitent justement que l’Etat et autres collectivités publiques compensent partiellement ce que leur chômage ne permet plus au quotidien?

Comment peux-t-on prôner ne pas vouloir augmenter les recettes fiscales pour compenser les déficits lorsque l’on s’affiche ostentatoirement volontariste et que l’on va réduire son potentiel d’action par la réduction de ses moyens que l’on se contente de moyens qui fondent au soleil ?

Evidemment, je n’ai plus la naïveté de croire que ces absurdités économiques et contradictions idéologiques ne sont pas souhaitées. Elles poursuivent un double objectif.

Celui tout d’abord de permettre de poursuivre les réformes castratrices du lien social en affaiblissant ses financements et en dénonçant ses difficultés pour mieux le torpiller par la suite.

Ce sera le cas par exemple du système de retraite où les effets d’annonce de benchmarking (2) conjugués à un déficit positivement inquiétant, permettront le temps venu, de glisser doucement vers un système par capitalisation tout en laissant l’impression qu’il s’agit de sauver le soldat Sécu en augmentant la date de départ à la retraite, seule solution défendue par ceux qui y ont intérêt.

Celui ensuite de permettre d’être reconnu par ses pairs. Je parle là de la classe qui a fondamentalement promulgué Sarkozy au poste où il est, et qui composait encore les 28% de votes des 40% de votants lors des dernières élections européennes.

Jamais l’affichage de lutte des classes n’aura été aussi clair. Sarkozy en montrant son acharnement à maintenir ce qui favorise les classes les plus aisés lancent un signal bien plus fort que tous ses prédécesseurs de droite au même poste que parfois la rue, voire même le buzz médiatique, avait fait reculer.

Paradoxalement, cette politique destructive et réactionnaire est à mon sens un espoir fort pour une opposition radicale.

Là où par le passé l’alternance se jouait à des différences marginales entre gens de bonnes familles plus ou moins modérés, qui ne nécessitait plus la mise en exergue de l’idéologie dans les discours d’opposition, l’idéologie de classe devient aujourd’hui fondamentale pour susciter l’intérêt politique blasé du corps majoritaire des ouvriers et employés, comme celui des résignés face à un pouvoir fort et autoritaire qu’incarne Sarkozy.

L’avenir n’est plus à l’opposition molle et consentante, celle qui fait semblant de s’opposer en pré-campagne mais valide dans le fond la majorité des thèses défendues par la classe dominante au pouvoir, faute parfois de simplement s’y opposer.

Il est désormais urgent que tous les accès volontairement restreints aux médias dominants soient non seulement dénoncés, mais surtout utilisés pour exprimer un discours radical, une autre vision idéologique de la société, une vision socialiste au sens originel du terme, celui d’une société de partage, écologiquement responsable, et qui valorise le bien commun prioritairement à l’enrichissement individuel.

C’est cet espoir là dont ont besoin les 60% de français qui ne se sont pas déplacés lors des dernières élections et qui attendent autre chose qu’un discours mou, calibré, avant chaque échéance électorale.

(1) je précise que je suis favorable aux déficits publics, ceux qui sont générés par des dépenses utiles à une croissance écologiquement responsable, et qui sont  financés par une participation proportionnée des impôts au niveau de revenus en tout genre n’excluant notamment pas ceux du capital. Bref, tout l’inverse du déficit dans le lequel nous enfonce Sarkozy, provenant de la diminution des recettes fiscales, donc inutile à l’effort collectif de soutien à l’économie et développant au mieux l’épargne oisive des plus aisés.

(2) c’est bien connu, si on le fait ailleurs, c’est que c’est mieux. Oui sauf que ce ne sont que des clones de Sarkozy qui le font ailleurs…..

Publié dans : politique | le 24 juin, 2009 |8 Commentaires »

500 ans d’histoire humaine…..c’est quoi…hein ?

500 ans d’histoire humaine…..c’est quoi…hein ? dans politique malaucene

La papeterie de Malaucène a été crée en 1545, à une époque où la recherche du profit comme dépassement de soi ne guidait pas le vivre ensemble.

Au 21ème siècle, il est facile de rayer de la carte pour des raisons de rentabilité tout lien social qui relie 211 familles qui font vivre 2750 habitants.

Pourquoi s’ennuyer avec de tels contingentements quand on peut faire du fric ailleurs très rapidement sans avoir à jouer un rôle sociétal et en pensant qu’à la gueule des actionnaires ! C’est vrai quoi, on n’est pas dans la société du chacun pour soi ?

Ce système me débecte et tant qu’on laissera faire, je ne courberai pas l’échine….

610x dans politique

Publié dans : politique | le 11 juin, 2009 |4 Commentaires »

Triste constat ordinaire de l’allégeance médiatique

Samedi 31 mai 10h15 environ, je suis sur France INFO dans ma voiture et voilà qu’un débat s’ouvre sur les Européennes (ça a été long mais voici qu’une semaine avant on en parle enfin!) entre un représentant de l’UMP, un représentant du P(s) et Jacques Généreux (tête de liste du front de gauche à l’Ouest).

Le premier exploit est de voir le Front de Gauche invité dans un médias de forte audience car comme le dénonce à juste titre Mélenchon, l’accès médiatique est totalement inégal pour certaines composantes politiques tel le NPA ou le Front de Gauche, tous rejetés par les ouiouistes médiatiques qui reproduisent le même blocus que lors de la campagne référendaire de mai 2005. Mais là n’est pas ma surprise, je m’y suis tristement habitué.

Les présentations de la journaliste de France INFO (la station de l’info) commence par l’UMP et se termine par Généreux de la façon suivante :

« Et enfin Jacques Généreux, membre du P(s) je crois….dissident…. » 

Jacques Généreux : « non désolé , cela fait dix mois que j’ai quitté ce parti » 

La journaliste : « ah oui donc vous appartenez au parti du front de gauche »…. ??

Bref, après un recadrage en règle de Généreux qui a repris la parole avant le débat pour rappeler qu’heureusement qu’on était sur la chaîne de l’info, et une journaliste passablement vexée (par son incompétence, ou sa complaisance dévoilée ?) qui lui demande d’aborder enfin le fond ( ????), cet épisode est à mon sens symptomatique, bien qu’hallucinant, du niveau journalistique dans ce pays, en particulier dans le service public que le front de gauche comme d’autres défend pourtant bec et ongles face aux attaques que préparent à son encontre la politique européenne mise en exergue par le traité de Lisbonne, copie conforme du traité constitutionnel rejeté par les Français en 2005.  

Triste constat ordinaire de l’allégeance médiatique dans politique

Je ne peux croire un instant que de tels manquements répétés puissent s’expliquer par la simple incompétence de quelques personnes, j’y vois plus le signe d’un formatage politique de notre démocratie, démocratie qui elle-même porte désormais de plus en plus mal son nom quand on voit le niveau des débats avant ces européennes, où le corps journalistique assiste sans réaction et sans contradiction à un déversement de promesses mensongères toutes en contradiction avec la signature du traité de Lisbonne, mais assénées avec convictions par les tenants du oui en 2005 devant un parterre journalistique bienveillant.

Ces faits ne sont pas nouveaux, mais s’amplifient, trompent l’électorat, et chose plus nouvelle, sont de plus en plus le fait des médias publics, donc du pouvoir en place. Ce n’est pas une surprise avec Sarkozy qui a tout fait pour phagocyter de l’intérieur la télé publique comme les autre médias du service public, mais c’est juste une inquiétude grandissante pour l’avenir de notre système, traduction directe dans les faits des décisions Sarkozystes.

Publié dans : politique | le 2 juin, 2009 |10 Commentaires »
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