Avons-nous élu les marchés ?

Si je repose autrement la question, elle serait plutôt « sommes nous dirigés par ceux que nous avons élus et donc en démocratie » ?

A constater impuissamment le fonctionnement actuel de l’économie, du monde politique et du notre en particulier, on est en droit de se demander s’il y a un pilote dans l’avion gouvernemental qui tient le palonnier et s’il y a une quelconque cohérence autre que celle dictée par les tremblements des marchés boursiers, les gesticulations des vautours du Fmi ou les sentences professorales des agences de notation.

Que le gouvernement français trouve dans cette situation instable, dont la Grèce devient le prototype de joujou libéral, les moyens de mettre en œuvre au nom de la peur généralisée qui s’installe la cure d’austérité budgétaire qu’il n’osait afficher clairement, est une évidence. Pour autant, le voir réagir au moindre soupir des marchés inquiets pour leur porte monnaie ou envieux d’une faillite annoncée qui leur rapporterait gros (1) a quelque chose de pathétique mais malheureusement bien conscient.

Ce que l’on ne peut reprocher à Sarkozy, c’est qu’il a bien choisi ses portes paroles. Voir Strauss Kahn l’ancien socialiste vanté par les siens et promulgué directeur du Fmi venir tenir des sentences sur la cure d’austérité budgétaire qui serait bonne pour les Grecs dans un pays où le smic est 40% moins élevé qu’en France et où la grande majorité des Grecs doit cumuler deux emplois pour survivre, affiche aux yeux de tous de quel bois humaniste on se chauffe chez les sociaux démocrate. Voilà un homme qui une fois élu tiendra aussi bien le manche de l’avion que Sarko lui-même, à l’écoute des bruissements des marchés pour prendre ses ordres et imposer l’austérité sociale et économique comme tout bon libéral qui se respecte. 

Avons-nous élu les marchés ? dans politique

Le rôle des agences de notation est également le nouvel évangile du gouvernement en place. Qu’une déclaration d’agence un tant soit peu ambigüe s’affiche et c’est à nouveau l’artillerie libérale répressive qui envisage de se mettre en route de peur (bien contrôlée, pas de soucis) de voir un A disparaitre de la notation française, trouvant dans ce nouvel ordre moral financier une nouvelle bonne raison de comprimer les droits sociaux et de réduire le lien social.

Ce qui réunit ce nouveau fonctionnement économique, c’est l’absence de légitimité élective des nouveaux dirigeants masqués de la planète. Les grouillots qui leur servent de porte-voix, ok nous les avons élus, mais les marchés qui spéculent sur notre dos et sur la faillite des pays, les agences qui décident de la solvabilité des Etats en fonction de la rentabilité potentielle que les banques pourront en tirer ou les placards dorés de certains dirigeants qui crachent aux visages des travailleurs smicard de cet planète, est-ce le peuple qui les a élu ?

Bien sûr que non, et pourtant ce sont bien eux qui désormais mènent la politique économique et sociale de nos pays, les fakes qui nous gouvernent consistant simplement à réagir au quart de tour aux désidératas des financiers les plus riches.

Bien sûr, le système étant vicié de l’intérieur, il arrive que la machine spéculative s’emballe, le chacun pour soi de la spéculation affichant les limites de la taille du gâteau dans lequel chacun veut croquer, au point de risquer de scier la branche à euros sur laquelle les libéraux sont assis.

Voilà pourquoi, alors que la banque européenne s’y était toujours refusé par peur de dépréciation de l’Euro et de risque inflationniste, mais surtout par peur d’avouer à tous qu’il peut bien y avoir un pilote dans l’avion, que ce n’est qu’une question de choix politique, et que les marchés peuvent ne pas faire ce qu’ils veulent, elle vient de concocter un plan d’aide européen pour les pays de la zone Euro attaqués par les marchés financiers.

Cette nouvelle gouvernance européenne, saluée hypocritement par tous ceux qui ont toujours tout fait pour qu’elle n’existe pas (2) au nom de la bonne rentabilité des marchés, est une réponse à leur peur généralisée d’extension du cas Grecs qui pourrait toucher ceux qui hier se croyaient à l’abri, car c’est bien connu, dans le système capitaliste, pour qu’il y ait des riches, il faut beaucoup de pauvres et en cas d’emballement incontrôlé du système, les riches d’hier peuvent rapidement devenir les pauvres de demain.

Rien de tel alors que de revenir sur des méthodes au libéralisme peu orthodoxe, mais bien utiles quand il s’agit de sauver l’essentiel, à savoir les gains futurs des spéculateurs qui nous gouvernent.

Les marchés décident, les gouvernements s’exécutent, tel est la loi immuable que le politique actuel nous propose…

(1) ce magnifique système sur lequel repose notre économie a ceci de merveilleusement constructif et durable que le malheur des uns est souhaité par ceux qui ont assuré, au sens propre, la possible faillite de la maison commune représenté par le pays, celle-ci pouvant alors leur rapporter gros si elle se produisait. Et la tendresse bordel….

(2) évidemment ce n’est pas une première, les mêmes économistes libéraux qui nous expliquaient à longueur de presse consentante les bienfaits du système capitaliste, son autorégulation naturelle par la main invisible du marché, nous ont expliqué ensuite ce qu’il fallait faire chez nous après la crise des sub-primes et le surendettement des ménages américains, faits qu’aucun d’entre eux n’avait bien sûr prévu. Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs chez les libéraux.

Publié dans : politique | le 10 mai, 2010 |17 Commentaires »

Et ça se dit « Socialiste »…

- Suppression des 13e et 14e mois de salaire des fonctionnaires, compensée par une prime annuelle de 1.000 euros pour les salaires de moins de 3.000 euros brut (vous êtes trop bon monseigneur libéral).

- Suppression des 13e et 14e mois de pension pour les retraités du public et du privé, compensée par une prime annuelle de 800 euros pour les retraites de moins de 2.500 euros. (ça leur fait une belle jambe).

- Baisse des investissements publics.

- Réduction des dépenses de fonctionnement de l’Etat.

- Nouvelle hausse de deux points du principal taux de TVA, de 21% à 23% (pour les autres, de 5% à 5,5% et de 10% à 11%).

- Nouvelle hausse des taxes spéciales sur la consommation, alcool, tabac, carburants.

- Recul de cinq ans, à 65 ans, de l’âge légal de départ en retraite pour les femmes, d’ici 2013.

- Allongement de la durée de cotisations à 40 annuités contre 37 d’ici 2015.

- Instauration d’un âge minimum de départ à la retraite, à 60 ans.

- Parmi les mesures dites « pour sauver la Grèce », sont également prévues des mesures visant à renforcer la flexibilité du marché du travail, faciliter les licenciements et ouvrir à la concurrence une série de professions protégées. 

Et ça se dit « Socialiste »… dans politique

Bienvenus dans un monde libéral où :

- Les pauvres paient pour subvenir aux spéculations des riches ;

- Le président de l’Internationale Socialiste, ce cher Papandréou, a le parfait profil pour intégrer le gouvernement Sarkozy ;

- Les socialistes français vont voter main dans la main le plan de financement de la Grèce qui va l’étrangler un peu plus à petit feu, dans la satisfaction générale ;

- Tous les acquis sociaux gagnés depuis plusieurs décennies de lutte partent en fumée pour quelques dollars de plus….au nom du bien-être généralisé futur de tous bien entendu……

- La croissance va de paire avec la baisse du bien-être du plus grand nombre…

- où on nous prend clairement pour des neuneus de compétition en nous expliquant, comme pour les retraites, qu’une unique voix est possible.

Publié dans : politique | le 4 mai, 2010 |8 Commentaires »

Coupable…mais pas coupable…ou si peu

Coupable…mais pas coupable…ou si peu dans politique pasqua_cigare

                   deux poids, deux mesures contre la délinquance…

Publié dans : politique | le 30 avril, 2010 |2 Commentaires »

La vérité sort de la bouche des banquiers….

Interview surréaliste qui se suffit à elle-même par Bernard Thomasson sur France Info de Marc Fiorentino, PdG d’Euroland Finance, créateur d’Allo Finance et éditorialiste à BFM et La tribune, un repenti en quelque sorte….:

Bernard Thomasson : «Quel avenir pour Goldman Sachs, il y a un risque réel, pour eux 

Marc Fiorentino : «Non, aucun, je pense qu’on va se retrouver dans une… On est dans la commedia dell’arte, hein, on est dans le grand guignol, là, tout le monde va hurler, tout le monde va pousser des cris, d’ailleurs je…»

Bernard Thomasson : «C’est pas très rassurant, ce que vous dites, parce que le G20 nous dit on va…»

Marc Fiorentino : «C’est ce que j’allais vous dire, le G20 nous dit ça depuis deux ans, je voudrais vous demander …»

Bernard Thomasson : «C’est peut-être long à mettre en place, non ?»

Marc Fiorentino : «Je voudrais vous demander ce qui a été fait depuis deux ans. On nous a dit :

«on va lutter contre les hedge funds», la semaine dernière les chiffres sont parus sur les hedge funds, ils n’ont jamais autant collecté d’argent que cette année, ils sont proches de leurs records.

«On va lutter contre les bonus», l’année dernière a été l’année record pour les bonus.

«On va lutter contre les paradis fiscaux» : ils sont toujours là, ils sont juste passés de noir à gris puis de gris à blanc, on ne sait pas par quel miracle.

«Et on va lutter pour la réglementation financière», et on vient d’assister au G20 finance ce week-end, et à la sortie du G20 finance, quel a été le communiqué ? Le communiqué a été de dire : on ne s’est mis d’accord sur rien, parce que notamment le Japon, le Canada, et l’Australie ont dit : aucune réglementation financière.»

Bernard Thomasson : «Donc les politiques nous mentent.»

Marc Fiorentino : «Les politiques nous mentent, les politiques nous abreuvent d’histoires. On a vu combien de G20, combien de déclarations d’Obama depuis qu’il est là en disant : “Attention Wall Street, tremblez, voilà, j’arrive” ? Il avait dit ça, c’était son premier discours dès qu’il avait été intronisé, il avait dit qu’il lutterait contre les bonus, et il se trouve que les bonus ont été les plus élevés»

Bernard Thomasson : «Imaginez ce que pensent les gens qui nous entendent en ce moment, ils vont se dire, mais qu’est-ce qu’il faut faire, il faut faire la révolution, il faut aller brûler des banques, faut… ?»

Marc Fiorentino : «Je suis toujours assez surpris de voir que finalement il n’y a jamais de manifestations devant les banques, je trouve ça assez étonnant.»

Bernard Thomasson : «Voilà, Marc Fiorentino, moi je suis surpris de vos propos, vous qui avez dirigé des banques américaines en Europe…»

Publié dans : politique | le 28 avril, 2010 |Pas de Commentaires »

L’Europe qui protège qu’ils disaient…..

Athène, le 23 avril 2010

Chers camarades, ce matin, le Premier ministre grec a annoncé son intention d’utiliser les mécanismes de l’UE et du FMI pour répondre à la crise. Cette perspective est un choix désastreux pour la Grèce et annonce des développements négatifs pour tous les peuples en Europe. Synaspismos et le Parti de la Gauche européenne ont déjà proposé des alternatives pour faire face à la crise.  Les forces dominantes en Europe, conduites par le système financier européen, la Banque centrale européenne et la chancelière allemande, Mme Angela Merkel, avec le Premier ministre grec et son gouvernement ont tout fait pour mettre en place ce choix désastreux. Il est maintenant demandé au peuple grec de payer le prix d’une crise pour laquelle il n’est absolument pas responsable. Le peuple grec est opposé à ces options. Le gouvernement de Papandreou refuse même de demander au Parlement d’approuver son choix. Synaspismos et notre coalition SYRIZA, demandent un référendum immédiatement! C’est sur les épaules des travailleurs grecs que repose maintenant la grande responsabilité de résister à ces décisions, au nom des générations futures – au nom de tous les travailleurs et des peuples européens. 

Chers camarades, nous vous invitons à envoyer aux membres de votre parti, mais aussi à toute la classe ouvrière et aux citoyens, non seulement un message de soutien au peuple grec, mais aussi un message de collaboration et de coordination avec notre action, afin de développer les luttes partout en Europe, contre l’attaque subie par le peuple grec aujourd’hui et à laquelle devront faire face tout le peuple européen demain.
Nous devons résister ensemble.  Changeons l’Europe ensemble et transformons-là en une Europe de paix, de démocratie et de justice. Agissons maintenant.
 

Alexis Tsipras, Président de Synaspismos (équivalent du Parti de Gauche en Grèce)

Président du Groupe Parlementaire de SYRIZA »

Publié dans : politique | le 27 avril, 2010 |3 Commentaires »

cherche moto désespéremment pour remplacement urgent d’un ministre…

cherche moto désespéremment pour remplacement urgent d'un ministre... dans politique PAS-DE-PRIX-LITTERAIRE-POUR-ESTROSI

La non assistance à personne en danger, c’est quotidiennement que son gouvernement la promulgue.

Encore 2 ans à attendre pour qu’il déblaie le champ politique et social pollué par ses commentaires insultants pour les plus dignes des salariés en lutte.

Publié dans : politique | le 21 avril, 2010 |Pas de Commentaires »

Le bon exemple des cheminots…

A quoi doit servir une grève? revendiquer certes, mais pour qu’elle soit efficace, que les négociations aboutissent, il s’agit de déranger les habitudes et modes de fonctionnement de ceux qui tiennent le pouvoir décisionnel, et si possible en gênant le plus grand nombre pour que l’opinion soit alertée des revendications tues par ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change.

La grève actuelle à la SNCF est exemplaire à plus d’un titre. D’abord sur le mode opératoire qui ne jure que par la grève continue, seule capable de contraindre les dirigeants à réagir pour éviter la montée de la grogne des usagers et limiter les pertes de chiffre d’affaire.

Si dans un premier temps les dirigeants font tout pour discréditer la grève en conditionnant toute négociation à une reprise du travail et en affichant une gestion de la grève sans difficultés, c’est bien la motivation affichée dans la poursuite de cette grève qui permet une focalisation médiatique sur les revendications et sur la méthode employée par la direction pour éviter tout dialogue social, les usagers constatant par eux-mêmes que leurs déplacements quotidiens sont fortement perturbés par ce refus du dialogue ou ce dialogue conditionné.

La mobilisation a beau être plutôt faible, elle est tenace, radicale, elle coûte cher et démontre en quoi les belles paroles ou les jolies conventions signées sur le dialogue social ne sont que foutaises. Cela l’opinion publique le constate et si l’usager est usé car pénalisé dans son quotidien alors qu’on lui dicte que tout va bien, il ne peut que se retrouver dans la dénonciation des méthodes habituelles actuelles en vigueur dans les entreprises ou le chantage et le non respect des engagements sont monnaie courante.

Le bon exemple des cheminots… dans politique

Exemplaire, cette grève l’est aussi de part les revendications qu’elle porte en matière de service public. Les cheminots sont bien placés pour observer la dégradation de leurs horaires de travail, la diminution des effectifs d’entretien, la suppression de toutes les lignes censées être non rentables (notion absurde en matière de service public), l’enrichissement de façade de la SNCF que l’on a séparé en deux (création de réseau Ferré de France en 1997) pour socialiser les dettes chez l’un et maximiser les profits chez l’autre en ne gardant que ce qui est rentable, l’objectif libéral étant à terme de sortir du public cette entreprise qu’il s’agit de valoriser aux yeux des actionnaires, en faisant payer les dettes d’infrastructure via RFF à l’ensemble de la communauté.

Evidemment la SNCF n’est pas un cas isolé dans le démembrement actuel des services publics, c’est même un concentré de ce que l’on prend au bien commun, à l’opposé des intérêts de chaque citoyen usager, c’est un appauvrissement global de la richesse du pays redistribué vers l’intérêt d’un petit nombre.

Enfin cette grève, je la trouve remarquable pour l’exemple qu’elle apporte en matière de lutte syndicale, ou quand les syndicats affichent une priorité d’entreprise pour un combat d’intérêt général, avant des intérêts nationaux d’affichage, tel le ridicule FO censé réserver ses forces pour le futur combat sur l’avenir des retraites qui ne l’empêchera pourtant pas de prôner de multiples journées de grèves alternées lorsqu’il s’agira de préserver ce qu’il y a à sauver, usant et fatigant la motivation du plus grand nombre pour un effet en terme de résultat obtenus désastreux.

Je sais bien que mon soutien infaillible au combat actuel des cheminots est loin d’être largement partagé par les nombreux usagers pénalisés tous les jours, mais je suis persuadé qu’il faut parfois être impopulaire (je parle des cheminots) pour faire jaillir la vérité du combat mené, combat qui dépasse de très loin les intérêts corporatistes que l’on voudrait laisser transparaitre. Quelque part, nous sommes tous des cheminots.

Publié dans : politique | le 12 avril, 2010 |8 Commentaires »

1 006 951 votants…

C’est le nombre de citoyens qui se sont exprimés par un vote nul ou blanc lors du second tour des élections régionales de mars 2010. C’est un record pour ce type d’élection et pourtant personne n’en a parlé.

J’ai pourtant un gros doute sur le fait que ceux qui aient mis un bulletin blanc ou nul dans l’urne soient tous des gros neuneus qui font l’effort de se déplacer dans l’urne pour y mettre 2 bulletins par erreur.

Quand il s’agit de deviser le soir d’une élection sur le très faible taux de participation, chacun tire la couverture à lui et explique en quoi les circonstances d’une élection régionale atténueraient le fort taux d’abstention en raison d’une populasse trop occupée en temps de crise à gérer ses propres difficultés.

Mais alors que le vote blanc n’est pas reconnu en France, démobilisant ainsi l’effort républicain de ceux qui ne se reconnaissent pas dans les candidats présentés en risquant d’être confondu avec un vote nul, ce sont 4,54% des bulletins qui se sont exprimés par un vote blanc ou nul (plus que le Modem au 1er tour) alors qu’il n’était que de 3,97% au second tour des régionales de 2004.

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Le vrai ras le bol de l’offre politique se situe à mon sens dans ce chiffre qui est un des plus élevés jamais connu quel que soit le type d’élection et qui n’amalgame pas comme l’abstention celui qui est parti en vacances, celui qui n’a pas sa carte d’électeur en raison d’un changement de lieu de résidence ou celui qui ne vote jamais, avec ceux qui ne se sont pas déplacés par dégoût ou rejet du projet politique actuel et qui souhaitent l’exprimer clairement.

Ceux qui votent blanc ou nul sont, à la marge infime près de ceux qui effectivement invalident involontairement leur bulletin par une erreur matérielle, des citoyens concernés, volontaires, qui souhaitent que leur choix passe autrement que par le fait de rester chez soi.

Même la grande majorité des vote nuls n’est pas un vote inconscient ou erroné, car nombreux sont ceux qui font passer un message dans le bulletin qu’ils déposent dans l’urne, cri d’alarme bien plus conscient et responsable que le vote d’extrême droite par exemple.

Faudra-t-il 5 millions de vote nuls pour que les interprétations sur l’abstention croissante lors de soirées électorales ne servent pas de justificatifs aux débâcles de ceux qui refusent la réalité ?

Triste démocratie…

Publié dans : politique | le 25 mars, 2010 |13 Commentaires »

Quand Greenpeace fait de la pub pour Nestlé, le tiers-monde souffre…

Dans la série, méfions nous des écologistes extrémistes, le cas de cette publicité truquée par Greenpeace que vous avez peut-être déjà visionné et qui dénonce la déforestation préalable à l’exploitation de l’huile de palme, et en conséquence la disparition des gorilles dans les forêts indonésiennes, se retrouverait notamment dans une barre chocolatée produite par la multinationale Nestlé.

Comme un seul homme, tout le monde applaudit ces vilains exploiteurs des ressources essentielles de la planète qui sont prêts à tout pour engendrer des bénéfices au détriment de nos lointains cousins dont la disparition fait pleurer à juste titre dans les chaumières.

Quand Greenpeace fait de la pub pour Nestlé, le tiers-monde souffre… dans politique kitkat1

Sauf que c’est un peu plus compliqué que cela, surtout quand en réaction immédiate à cette campagne de pub initiée par Greenpeace, en bonne communicante rôdée à ce genre d’attaque, la firme Nestlé annonce vouloir arrêter ses approvisionnements auprès du premier producteur indonésien (1) qui lui fournit cette huile de palme. Voilà une annonce qui ne mange pas de pain et qui permet à Nestlé d’en sortir grandi à moindre frais, ce qui ne l’empêchera pas pour autant d’aller s’approvisionner ailleurs où les pratiques ne sont pas meilleures mais où les gorilles ne vivent pas !

Il faut savoir que l’huile de palme est produite en très grande majorité en Indonésie et Malaisie et donc cette production prend une part majeure dans le développement de ces pays du tiers monde. Greenpeace s’est-il posé la question de la perte du nombre d’emplois engendrés par sa publicité choc quand Nestlé décide de stopper ses approvisionnements ?

Ce genre d’action gentillette aux yeux de l’opinion, mériterait une réflexion certainement plus approfondie car leurs conséquences sont mal mesurées dans nos pays où l’on manque de si peu de choses (2) et où il est si facile de se poser en donneur de leçons aux relents de colonialisme.

N’y a-t-il pas moyens de dénoncer certaines exploitations aux conséquences environnementales néfastes sans les opposer directement et immédiatement à l’intérêt des populations autochtones et à leur conditions de vie ?

Ce type de comportement me rappelle les défenseurs des taxes érigées comme seuls moyens d’imposer des normes écologiques acceptables alors mêmes qu’elles pénalisent d’abord et essentiellement les plus démunis.

Plutôt que financer des fausses publicités, Greenpeace ne peut-il aider à la mise en place de cultures de substitutions non destructrices ou alors exercer des pressions sur les gouvernements des pays riches pour que l’aide au développement soit ciblées sur des exploitations qui ne pénalisent pas la biodiversité ?

Il est bien évident que le combat de fond n’est pas contestable, c’est la méthode et les conséquences immédiates du combat médiatique de Greenpeace qui lui le semble. Le combat de long terme sur la biodiversité de la planète est un combat essentiel s’il n’omet pas complètement la vie à court terme des populations autochtones, sauf à laisser croire que la vie d’un orang-outang aurait plus de valeur que celle d’un salarié indonésien….

(1)   évidemment la société Smart, producteur en question, n’aura pas de scrupules pour répercuter immédiatement sur ses employés les conséquences d’une telle décision, au nom de la rentabilité de l’entreprise, voir plus cynique, au nom de la sauvegarde des orangs-outangs…

(2)   ce qui ne veut malheureusement pas dire que chacun profite de tout, nous en sommes bien loin.

Publié dans : politique | le 18 mars, 2010 |2 Commentaires »

Qui veut tuer son chien, dit qu’il a la gale

Dans le rôle du chien, nous pauvre peuple, que l’on est prêt instrumentaliser pour lui imposer les pires restrictions comme ce qui est en train de se produire dans quelques pays européens dans l’Europe libérale des peuples soit disant faite pour eux.

Coluche disait avec la justesse humoristique qui le caractérisait « dites moi ce dont vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer », eh bien c’est exactement ce que les gouvernements sociaux-démocrates grecs ou portugais sont en train de réaliser.

Eux, les chantres du libre marché, de l’opposition à une imposition forte, sont ni plus ni moins en train, sous pression des banquiers décideurs des choix des peuples, d’accroitre la pression fiscale des plus démunis et de réduire le pouvoir d’achat de ces nantis de fonctionnaires et de ces boulets de retraités avec le soi-disant soutien (*) du reste de la population manipulée comme il se doit par le bon vieux principe qui fonctionne à plein du « diviser pour mieux régner ».

Ce qui se passe dans ces pays européens est une énorme supercherie et croyez bien que nous ne sommes vraiment pas à l’abri de la même en France.

Continuer à augmenter la pression fiscale du plus grand nombre (la plus injuste au passage via l’augmentation de la TVA) pour réduire celle des plus aisés (c’est déjà fait chez nous), vider les services publics de leur intérêt et de leurs objectifs pour mieux les détruire pour service non ou mal rendu, tout cela pour permettre aux créanciers de la Grèce de maintenir leurs gains financiers constants(les mêmes qui voient leur pression fiscale diminuer), voilà à quoi sert la BCE, tout cela sous couvert d’une menace de mise entre les mains du FMI, en clair, soit vous fermez votre gueule et vous raquez (entendre, vous les classes inférieures et moyennes), soit vous sortez de l’Europe et qu’adviendra-t-il de vous, hein ? 

Qui veut tuer son chien, dit qu’il a la gale dans politique Conf_Manipulation

 

Alors que les banques se sont gavées avant et pendant la crise financière dont elles sont directement responsables, en se servant du bien commun via les prêts bancaires consentis par les Etats, sans contrepartie sur les pratiques causales de cette crise, au point où l’on peut désormais affirmer que rien n’a changé, les bénéfices continuant à exposer, comme les bonus mirobolants, et comme les risques encourus en matière de pratiques financières dignes de la roulette russe sur la tempe des peuples, voilà désormais la phase II qui entre en jeu, une fois les peuples bien affaiblis et apeurés par l’avenir qui se présente devant eux (ou qu’on leur présente), celui de la culpabilisation des soit disant nantis et de tous ceux qui auraient profité d’un système courant à l’endettement constaté, en clair ces affreux salariés assistés de toute part.

Mais qui a profité de cette endettement, qui a joué avec l’argent public au point de dilapider le bien commun ou de l’annoncer comme tel (**) ?

Ce qui se déroule sous yeux n’est que les prémices de ce qui nous attend ici. Les anciens défenseurs en paroles de la lutte contre la dette, étant devenu dans les faits, sous couvert de crise, les pires dépensiers dignes d’affreux marxistes invétérés (***).

Le débat sur les retraites à venir n’est que le premier étage de la fusée restriction de nos pouvoirs d’achat, la mise en orbite suivra derrière quand on nous expliquera que la cotation bancaire de la France a du plomb dans l’aile.

Le pire de la manipulation libérale va être à l’œuvre chez nous, si nous ne réagissons pas dans les urnes….

(*) Information complaisamment relayée chez nous par les médias qui ne manquent pas une occasion d’interviewer le bon peuple solidaire du pouvoir en place qui comprendrait parfaitement que «  ma pauvre dame, on a vécu au dessus de nos moyens » et donc qu’il est tout à fait justifié de se faire tondre la laine sur le dos au bénéfice de l’Europe financière qui s’inquiète lourdement de la baisse de solvabilité (entendre rentabilité) de pays comme la Grèce.

(**) l’argent existe toujours rassurez-vous, mais on fait tout pour nous le cacher. C’est la manipulation habituelle qui consiste à ne constater et annoncer que les dettes tout en omettant de parler des actifs que chaque Etat possède et que souvent dans l’Europe Libérale on préfère brader au privé quand il y a du fric à faire, tandis que l’Etat conserve ce qui coute et ne sera jamais rentable.

(***) attention, certainement pas via un keynésianisme impromptu (nous l’aurions constaté sur nos feuilles de paie), mais plus dans le genre réduction des recettes conjuguée à des dépenses incontrôlées.

Publié dans : politique | le 4 mars, 2010 |4 Commentaires »

Ces sondages politiques annonciateurs des futurs choix de sociétés…

A quoi sert à un sondage politique, quel est son intérêt pour la population ? sauf à vouloir jouer les moutons de panurge et sans cesse suivre les majorités au gré du vent, qui peut s’intéresser aux résultats d’un sondage si ce n’est ceux qui veulent tester l’opinion et orienter les choix des populations.

Car pour qu’un sondage soit efficace, il faut des complices.

L’institut de sondage en premier lieu, qui se doit de respecter son client politique en orientant les réponses à la question posée de façon à limiter le choix à ce qui intéresse le donneur d’ordre.

Mais aussi et surtout les médias relayeurs, qui partagent souvent les mêmes intérêts financiers que les sondeurs, et qui relaient complaisamment des sondages manipulés aux questions ambigües et aux réponses très sélectives.

Prenez les retraites :

Lorsque le sondeur propose comme options pour résorber le déficit des caisses de retraites, soit l’augmentation de l’âge du départ, soit l’augmentation des cotisations, soit le maintien de l’âge de départ à la retraite par la baisse des pensions, qui peut prétendre qu’il n’y a pas manipulation tant il existe d’autres solutions pour équilibrer les caisses de retraites en augmentant par exemple les cotisations du capital ou en cessant de laisser perdurer nombres de niches fiscales dont les montants dépassent chaque année le montant du déficit des retraites.

Prenez la dette :

Lorsqu’un sondage paru dans le Figaro demande aux Français s’ils sont inquiets ou non lorsqu’ils pensent au déficit et à la dette et qu’ils répondent au trois-quarts par l’affirmative après des mois et des mois de matraquage médiatique alarmiste sur ce sujet, pourquoi ne pose-t-on pas la même question à propos du chômage ou à propos du pouvoir d’achat pour lesquels c’est peut-être presque 100% des français qui répondraient par l’affirmative ?

Ces sondages politiques annonciateurs des futurs choix de sociétés… dans politique TOUJOURS-PLUS-HOMOPHOBE

Le sondage a pris une place de choix dans la boite à manipuler les masses pour le pouvoir en place. Non seulement il permet à ce dernier de justifier des choix politiques en rappelant « Vous voyez les sondages le disent », mais en outre il oriente les questions et réponses en fonction des mesures à promulguer dans les semaines qui suivent.

Dites moi les réponses aux sondages que vous aurez et je vous dirais quel choix politique je ferai. L’incertitude n’existe pas en matière de sondage, il n’est désormais plus qu’un outil politique de persuasion et de domination, les appels au dialogue préalable à un projet de loi n’étant qu’un leurre démocratique parmi d’autres, ce que le sondage dit, je l’appliquerai.

Regarder les sondages, c’est voir précisément la réalité des politiques socialement destructives à venir pour la grande masse de la population. Pour garder le moral, pour imaginer un autre avenir au lien social tel qu’il avait germé dans les esprits du Conseil National de la Résistance, et pour ne pas participer à la manipulation active, zappons-les.

Publié dans : politique | le 15 février, 2010 |5 Commentaires »

L’information selon l’étrange Monsieur Bertrand

On sait que Sarkozy n’est pas en reste pour museler l’information afin de la détourner à son profit, les récents épisodes du mode de nomination du président de France Télévision ou la manipulation médiatique de sa présence lors de la chute du mur en sont des exemples aussi criants que stupides.

Mais le grand chef fait des émules auprès de la jeune vague Umpiste en matière de contrôle de l’information et la méthode Xavier Bertrand, le président de l’UMP, n’a rien à envier au chef suprême quand il s’agit de jouer les barons locaux comme savent si bien le faire des figures emblématiques comme Frêche, ou les arts consommés de la manipulation et de l’intimidation jouent à plein.

C’est ce que vient d’apprendre à ses dépends un journaliste du quotidien régional, Le courrier Picard, qui a eu le tord, certes de ne pas être aguerri à l’interview télévisée d’un politicien surentrainé, mais surtout d’appartenir à un journal local (ex coopérative ouvrière dont raffole notre bon libéral Bertrand) à la ligne éditoriale différente, moins conciliante et parfois même contestataire, à l’opposée de l’autre journal local, l’Aisne Nouvelle, dont le directeur de la rédaction n’est autre qu’un ami proche de Xavier Bertrand et qui ne se cache pas des « petits services » qu’il lui rend, ce que d’ailleurs le Courrier Picard avait dénoncé en son temps, ce qui lui avait attiré les foudres du ministre Bertrand.

L’information selon l’étrange Monsieur Bertrand dans politique 20070306.WWW000000264_6570_1

La vengeance étant un plat qui se mange froid, ce pauvre journaliste a ainsi pu mesurer face à Monsieur Bertrand ce que contrôle de l’information signifiait dans la belle ville de Saint-Quentin et comment était traité tout ce qui pouvait contester la suprématie du baron local. A saint-Quentin la liberté de la presse s’arrête là où Monsieur Bertrand le décide.

Une fois de plus, cet épisode de politique locale en dit long sur la conception de la démocratie par ceux qui prônent la liberté d’expression quand elle ne dérange pas leur propre plan de carrière.

Ce Bertrand aux dents longue, quarantenaire à l’avenir radieux dans la droite dure, sous ses airs apaisés lorsque la soupe lui est servie, montre ainsi une image bien différente, celle d’un esprit animé de vengeance face à l’opposant et qui cherche à museler par la menace ou le dénigrement tout les journalistes qui essaient de faire leur travail honnêtement à défaut de le faire brillamment.

Je ne sais pas vous, mais je le trouve inquiétant ce Monsieur Bertrand…

Publié dans : politique | le 4 février, 2010 |10 Commentaires »

Quand la maison diocésaine de Nîmes accueille la PMS…

Un exemple, malheureusement certainement parmi tant d’autres, dans le mélange des genres entre l’idéal républicain laïc et la réalité de la gestion quotidienne d’une entité publique politiquement gérée par la Parti Socialiste qui voit ses actes quotidiens aller à l’encontre des convictions politiques affichées.

En effet, comme tous les Conseils Généraux, celui du Gard possède la compétence en matière sociale et organise à ce titre dans le cadre de la PMS (Prévention Médicaux Sociale) la formation des futures assistantes maternelles chargées d’accueillir les futurs têtes blondes des parents n’ayant pas de place en crèche ou d’horaires compatibles.

Pour ce faire, le Conseil Général du Gard accueille ces futurs professionnels de l’enfance dans les locaux de la maison diocésaine de Nîmes, lieu de culte occupé par des ecclésiastiques, aux salles louées et ornées d’objets religieux en tous genres, à l’accoustique de papier à cigarette qui permet pendant les formations de participer aux prières quotidiennes, et au confort plus que spartiate dénué par exemple de chauffage suffisant pour permettre de suivre 8 heures de formation journalière sans quitter ses habits d’extérieur, mais que pourtant le locataire rémunère comme il se doit pour accueillir ses formations régulières d’une quinzaine de personnes.

Que la maison diocésaine de Nîmes veuille rentabiliser ses lieux de prière, c’est son problème et son droit, mais qu’une entité publique comme le Conseil Général du Gard n’ai même pas conscience du mélange des genres qu’un tel choix engendre dans un tel lieu pour accueillir des professionnels de l’enfance m’exaspère, surtout quand on voit la considération portée à ces derniers qui sont infantilisées par le personnel formateur et que l’on fait tout pour décourager en les parquant dans des locaux indignes et en les menaçant d’annulation de formation en cas de retard aux sessions journalières s’ils dépassent l’horaire de quelques secondes.

Ce choix résulte vraiment d’une schizophrénie malsaine qui m’apparaît véritablement scandaleuse et qui met d’une part à mal l’idéal laïc républicain censé protéger la sphère publique de toute les croyances religieuses privées et d’autre part, va à l’encontre des besoins de garde énormes en matière de petite enfance.

Il se trouve en outre qu’en ces lieux, certaines mères la pudeur de l’ordre ecclésiastique autochtone font régner les principes religieux même dans les lieux où la jouissance a pourtant été transféré par contrat de location, au point de proférer des insultes envers les personnels formés qui n’auraient pas, selon leurs critères, des tenues compatibles avec les règles morales qui règnent en ces lieux, un comble !

Alors je veux bien que le Président du Conseil Général, s’il a nécessairement la responsabilité morale de l’entité, ne soit pas responsable en pratique de choix néfastes de ses services au regard des convictions politiques de la majorité départementale, je veux bien aussi que le Conseil Général du Gard ait des difficultés pour trouver des lieux de rassemblement au point de devoir s’adresser aux locaux disponibles dont dispose l’Eglise Catholique sur Nîmes, mais s’il prends connaissance de cette information, que je promet de lui faire parvenir, alors les électeurs de gauche pourront en tirer les conclusions qu’ils jugeront utiles sur les différences constatées entre les discours et les actes.

Publié dans : politique | le 13 janvier, 2010 |12 Commentaires »

H1N1 : La presse aux abois

Voir la polémique naitre aujourd’hui dans la presse à propos de la gestion dramatique de l’épidémie par le gouvernement est non seulement pathétique mais sent l’arnaque manipulatrice à plein nez.

Quand pendant des mois, on a vu la presse (qui ment) comme un seul homme, servir la propagande gouvernementale en apeurant la population et en relayant la stratégie inique du gouvernement, on se dit que le retournement de veste auquel nous sommes en train d’assister ne peut sentir l’honnêteté intellectuelle.

Tous le monde sait depuis de nombreux mois que l’achat de 94 millions de dose de vaccins était d’une bêtise consommée, tout le monde a assisté béatement depuis des mois à la mise en place d’une stratégie d’urgence qui a squeezé les médecins traitants (qui comme chacun sait ne vaccinent jamais !) qui pourtant étaient les seuls à pouvoir vacciner avec discernement des patients qu’ils connaissent mieux que les armées de volontaires que l’on a contraint d’assurer les permanences de centres de vaccination.

Alors, voir aujourd’hui cette presse suiveuse venir relayer les agitations tardives de l’opposition, sent l’attaque du train postal lorsqu’il est vide et permettra justement au gouvernement de mettre tranquillement en place une stratégie de défense démontrant en quoi la valorisation des surplus par la revente est en cours, et que bien entendu, il fallait mieux être trop prudent que pas assez.

Tout ceci n’est que foutaise quand l’arnaque consiste une fois de plus à étourdir la population en la détournant des vrais problèmes pour la concentrer sur une épidémie somme toute classique et en l’occurrence qui s’est même avérée moins mortelle que la grippe saisonnière, un comble !

La méthode est toujours la même, instiller de la peur chez chacun de nous pour fixer l’attention sur de faux problèmes qui permettent de faire passer les pilules qui pourraient rester coincer en travers de la gorge de l’opinion. Quoi de plus adapté que ce qui touche à la santé de chacun pour déstabiliser une réflexion personnelle en conscience, a fortiori quand une presse complaisante s’en fait un relai uniforme et complice.

Alors vous me permettrez, quand je la vois désormais s’agiter pour effectuer une pseudo critique de la stratégie gouvernementale, sans en outre aborder le fond du problème qui dépasse de loin le stricte coût de la dépense en vaccin (encore faudrait-il y adjoindre les dépenses somptuaires pour la mise en place de la vaccination de masse), de ne pas croire un seul instant en sa volonté de faire ressurgir un des plus gros scandales de santé publique de ces 30 dernières années dont les conséquences sur la santé dans les années à venir ne seront certainement pas neutres (*).

Mais vous pouvez compter sur ce beau petit monde médiatique pour sortir les parapluies le moment venu et vous apporter la preuve « qu’ils l’avaient bien dit » !

(*) combien de personnes vaccinées avec un vaccin non encore testé et incluant une substance curieusement absente du vaccin qui a été utilisées pour vacciner les personnes à risques ? 

Publié dans : politique | le 4 janvier, 2010 |2 Commentaires »

Schizophrénie de gauche

Je ne sais pas vous, mais je trouve qu’il est bien difficile de ne pas faire preuve de schizophrénie quand on est de gauche dans cette société Sarkozyste qui a exacerbé les différences de classes avec comme objectif de rendre la société plus sécuritaire face à la délinquance que son système libéral crée inexorablement, comme il crée une dépendance généralisée à la consommation, ou encore une course à la performance au travail que le pervers instinct individualiste qui couve chez chacun d’entre nous met en application au détriment d’autrui.

Pour quelqu’un qui défend des valeurs de gauche, ce type de société qui s’avance inexorablement génère des contradictions difficilement solutionnables au quotidien, quand tout est fait dans le système pour conduire chacun vers un choix unique ou vers des constats chargés de vous faire admettre que le moule sécuritaire est la solution.

Difficile, par exemple, de ne pas tendre au racisme et aux amalgames faciles que le pouvoir politique cherche à obtenir, lorsque vos enfants se font raquetter ou agresser à la sortie de l’école par d’autres à la sombre couleur de peau. Sans une certaine éducation, un peu de recul sur l’histoire (vous savez celle que l’on cherche à supprimer en terminale S) et une réflexion personnelle sur la responsabilité profonde des politiques publiques depuis 30 ans, qui peut reprocher à un parent à l’esprit embué dans les difficultés quotidiennes de ne tendre à l’objectivité face à la souffrance de sa progéniture consécutive à l’agression de coupables désignés en raison de leurs croyances et couleurs de peau ? Etre de gauche et garder la tête froide sur les responsabilités réelles ne sont pas chose facile et le basculement vers là où l’on souhaite vous amener est proche.

De la même façon, en tant que citoyen de gauche, qu’il est difficile de se résoudre à faire ses courses chez ces exploiteurs des temps modernes que sont les grandes surfaces. Bien évidemment qu’il serait souhaitable de contribuer aux biens être d’exploitants agricoles à travers des Amap participant à ce vivre ensemble que mon humanisme appelle de ses vœux, mais soit par difficulté de proximité, par rareté, par facilité d’approvisionnement et parfois pour nombre de citoyens par manque de moyens financiers, je n’ai pas franchi le pas de la désintoxication à l’hypermarché, ma schizophrénie en prenant une nouvelle fois pour son grade.

Schizophrénie de gauche dans politique affiche_26_06_08

Autre exemple, celui du lieu d’habitation. J’ai choisi de donner à mes enfants, parce que j’en avais les moyens, un lieu d’habitation individuel dans un quartier aisé en leur souhaitant une émancipation et un bien être que j’ai eu la chance de connaître dans ma jeunesse. Mais le monde a changé, la ghettoïsation s’est développée là où le melting pot existait en banlieue autrefois, la dualité de la société s’est creusée en raison des inégalités sociales, engendrant forcément une insécurité croissante sur les lieux de rencontre comme l’école ou les loisirs, et donc une confrontation avec les difficultés sociales plus rares pour mes enfants, mais aussi plus soudaine et violente lorsqu’elle se produit.

Comment leur expliquer alors, après une agression verbale ou physique, les principes qui régissent ma vision de la société, les écueils amalgamant qu’il s’agit d’éviter, alors que j’ai contribué à les surprotéger et que je leur enseigne la tolérance et le respect de l’altérité et des différences ? Dois-je pour autant les priver de ce que j’ai eu la chance d’avoir avec mes parents ? Voilà encore un exemple des difficultés d’être de gauche et en phase avec ses principes et désirs quand la société vous renvoie quotidiennement l’opposé de ce que à quoi vous aspirez.

Etre de gauche est ainsi souvent un combat contre soi, une lucidité à conserver pour désigner les véritables coupables des travers sociétaux constatés journellement, afin que notre culpabilisation de ne pas agir suffisamment perturbe nos idéaux au point de ne plus être capable d’accepter ces contradictions que le système capitaliste nous impose, au risque de basculer dans le syndrome de Stockholm.

Evidemment il ne s’agit pas de tomber dans une schizophrénie réellement pathologique, sauf à franchir le pas et vivre en marge de la société, dans une résistance souvent extrême et violente pour exister, et à laquelle je n’aspire pas, mais apprenons à vivre insatisfait, mais vivons tout de même.

Publié dans : politique | le 29 décembre, 2009 |8 Commentaires »

Toujours douter des informations officielles…

Cette société mondiale de la communication me débecte de plus en plus et ceux qui la serve pusillanimement me rappelle les kapos chargés d’exécuter les basses besognes des pires propagandes étatiques.

La communication remplace tout : le débat contradictoire, la mémoire, l’Histoire, l’idéologie, tous sont travestis, modulés, déformés, adaptés, pour servir l’idéologie dominante qui tient les rênes des sources de communication.

En cela, il faut conjurer chacun autour de soi d’ouvrir les yeux et ne plus prendre aucune information pour argent comptant et de laisser son libre esprit critique s’exprimer pour prendre la véritable mesure des choix politiques que l’on nous impose, alors que d’autres sont possibles.

Les exemples sont innombrables, parfois sur des sujets terriblement essentiel comme l’éducation et la volonté de supprimer l’apprentissage obligatoire de l’histoire en fin de cycle scientifique, parfois plus coquasse comme l’épisode de la grippe A, ou parfois consternant comme la mascarade de Copenhague et sa pièce de théâtre Grand-guignolesque supposée sauver le monde, mais tous concourent d’une volonté hégémonique de l’idéologie dominante qui a compris comme jamais, dans cette période où les moyens de communication ont rapproché les extrémités du globe en un coup de clic, à quel point la domination médiatique est garante d’une confiscation des pouvoirs et donc d’une domination des capitalistes sur tous ceux qui les servent dans leur travail quotidien.

Cette société, qui empêche volontairement la réflexion par son zapping permanent des sujets de fond, qui annihile toute critique radicale en raison d’une caste médiatique qui préfère le people aux idéologies et la caricature (*) au débat de fond, cherche finalement dans tous les cas à annihiler toute capacité de réflexion individuelle et collective qui viserait à améliorer les conditions de vie du plus grand nombre.

Détruire ce qui unit, dénoncer pour mieux diviser, caricaturer pour déstabiliser toute critique fondée, voilà ce à quoi nous avons droit chez les serviteurs de l’Etat capitaliste, à longueur de pages papier ou html, à longueur d’images télévisuelles, à longueur d’écoutes radiophoniques.

Tous s’auto-félicitant, s’auto-promotionnant, le pluralisme de l’information n’est plus qu’illusion, à des détails près, mais jamais le fond n’est remis en cause, celui qui changerait radicalement la donne est mis sous l’éteignoir et/ou n’a pas droit de citation médiatique.

Certes, il reste la toile, plus difficilement contrôlable (et encore), mais que représente-t-elle en terme de capacité à générer de la contestation qui débouche sur une information indépendante et différente et sur une réflexion politique de fond ?

L’espoir reviendra chez tous ceux qui ne se soumettent pas, lorsqu’ils auront trouvé un moyens efficace et large en terme de diffusion pour apporter une contradiction réelle à la manipulation actuelle. Cela ne passe peut-être pas uniquement par le contrôle des moyens médiatiques, mais plus par la formation des consciences de ceux qui ont la lourde responsabilité d’apporter une information déconnectée des désirs du pouvoir.

En attendant, douter c’est mieux comprendre.

(*) il suffit de voir comment le simple terme de communisme subit une fronde insensée, infondée, immodérée et caricaturale via les amalgames utilisés quand il s’agit de débattre d’un autre projet de société que la société dominante. A ce titre, la grande parade médiatique sur la commémoration de la chute du mur de Berlin fut un must !

Publié dans : politique | le 14 décembre, 2009 |2 Commentaires »

Le H1N1 expliqué aux nuls !

Je ne résiste pas, pour une fois, au plaisir de reproduire le dernier billet de Christian Lehmann, médecin-écrivain-bloggeur, qui par une parodie humoristique bien trempée, mais malheureusement si peu éloignée de la réalité, montre à quel point derrière cette épidémie de grippe A, les valeurs partisanes du gouvernement de droite qui dirige le pays s’expriment à plein:

Enrichissement sans cause des multinationales du médicament, endormissement des masses pour mieux tuer le système qui nous protège, calculs politiciens pour éviter les éventuels reproches ultérieurs, asservissement et manipulation des moyens médiatiques, le tout en s’appuyant sur les relais syndicaux professionnels ou généralistes pour trouver un coupable éventuel tout désigné, je vous assure que tout y est ! Bonne lecture…

 - Allo, Roselyne ?

- Ouiiiiiiiiiiiiiiii……

- C’est Xavier, Roselyne. Je sors de chez le Président et il n’est pas content du tout…

- Ah booooooooooooooon ?

- Oui, mais ça ne devrait pas t’étonner, aussi, vu la manière dont tu gères ton plan de vaccination, là…

- Tu crooooooiiiiiis ?

- Evidemment. Voilà plus de six mois que cette épidémie se profile et que le Président fait semblant de ne même pas savoir ce qu’est le H1N1, histoire de ne pas se faire éclabousser par ton fiasco prévisible… Et là, on est arrivés à un tel niveau de connerie et d’incompétence que même avec le soutien sans faille de nos principaux médias (au fait, Josiane, vous me ferez penser à renvoyer un bouquet à Hélène Cardin, de France-Inter…)

- Hélèèèèèèène… Oh choueeeeettte, c’est une copiiiiine…

- Oui, Roselyne, on sait que tu as plein de chouettes copains dans l’industrie, et que les copains et les copines de tes chouettes experts sont tes meilleurs relais d’opinion, mais même avec leur aide, au niveau de foutoir où tu es en train de nous mettre, là, le Président a dû pour la première fois parler de la grippe H1N1, et tu sais qu’il a horreur de ça. « Je ne veux pas qu’ensuite on puisse retracer la moindre décision politique ou industrielle jusqu’à moi », il nous l’avait bien répété en Conseil des ministres il y a quinze jours…

- J’écoutais pas, j’essayais mon nouveau portable. J’ai demandé à Didier de m’appeler dès qu’il y avait un nouveau mort de la grippe. Et si c’est un enfant, de m’envoyer un texto en urgence. Je voudrais pas louper ça !

- C’est un souci d’information qui t’honore, Roselyne. Tu es bien l’une des nôtres…. Pour revenir à ton plan, quand même, ça commence à se voir un peu, qu’au rythme actuel il faudrait six mois pour vacciner toute la population…

- Ben oui, mais moi j’y peux rien, c’est la chaîne du froiiiiid, Xâââvier, la chaîne du froiiidd…

- Oui, je sais, on a les mêmes conseillers en com, Roselyne, quoiqu’au moins les miens savaient lire… mais ce que je veux te dire, c’est que le coup des généralistes, là, j’le sens pas trop.

- Oh tu rigôôôles mon Xâââvier, tu te gausses de ta Roselyyyyyne, hein ? Parce que quand même, la semaine dernière, qu’est-ce que je leur ai mis à ces gueux !!! « Roselyne Bachelot rembarre les médecins ». Même que c’était dans le JDD et que j’ai gardé la copie, tu veux que je ta twiiiiite ou que je te la faceboooooke, mon Xâââvier ?

- Euh, non, merci. Merci. J’ai ma dose. Mais c’est le JDD, Roselyne, c’est comme le Figaro, j’ai les articles avant publication. Je les ai même avant que la rédaction les reçoive…

- Oh c’que t’es fort, Xâââvier !

- Oui, c’est ça. Ecoute Roselyne, les généralistes reviennent à la charge, et ça va devenir compliqué à gérer. Il faut anticiper un peu, il faut être pro-actifs !

- Oh oui Xâââvierr, d’ailleurs je dis toujours : « le bifidus, y’a que ça de vrai » !

- Non, connas… Roselyne ! PRO-ACTIF !!! Ca veut dire qu’il faut avoir un coup d’avance sur les évènements. Comment tu crois que j’ai baisé Chirac et Villepin en me ralliant au tar… au Président dans la dernière ligne droite ? En étant PRO-ACTIF !

- T’as fait la campagne sous bifidus, mon Xâââvier ?

- ( Josiane, allez me chercher le carton de Lexomil, s’il vous plaît, et une bouteille d’Evian…) Bon écoute, Roselyne, on va essayer de faire simple. Tu ne peux pas continuer à réquisitionner les généralistes en pleine épidémie au moment où ils soignent les malades dans leurs cabinets…

- Quelle horreuuuuur ! Ils soignent des malades au cabinet, les généralistes !!! Heureusement que je ne m’entoure que d’experts du Ministère, tu rends compte ! Dans les cabinets !!! Mais je vais leur envoyer l’IGAS et la DGSE, moi, à ces malpropres ! Encore une bonne raison de vacciner dans les gymnases, j’y avais pas pensé…

- Ecoute, Roselyne, ma patience a des limites. J’ai bossé avec Douste pendant près d’un an, donc on pourrait croire que je résiste à tout, niveau crétinerie patentée, mais tu t’approches dangereusement de la ligne jaune, là. Et d’ailleurs, à propos de jaune, revenons-en au fait…

- Ouiii, mon Xâââvier…

- Les généralistes, tu ne peux plus les réquisitionner, et ils vont tous répéter qu’ils sont à même de vacciner les patients à risque. Certes, ça ne résoudrait pas ton problème de stock à écouler, mais pour l’opinion, la vaccination ciblée chez le généraliste, ça se tient. Alors il faut absolument les renvoyer dans les cordes une nouvelle fois…

- Compte sur ta Roselyyyyne, mon Xâââvier…

- Non, non, t’es totalement décrédibilisée, bougresse. Si demain tu expliques que la pandémie est terminée les gens vont se ruer dans les centres, alors tu vas surtout fermer ta gueule, ce coup-ci, OK ? Tu vas me laisser faire…

- Mais t’es plus ministre de la Santé, mon Xâââvier, ou alors personne ne me dit plus rien…

- Non, mais je l’ai été, et j’ai encore de belles connections. Alors écoute, Roselyne. Il y a un truc qui marche à tous les coups, c’est le fric, le pognon. Si on veut avant tout surtout éviter qu’on pose la question du coût global de ton bordel en gymnase, on doit absolument couper l’élan des généralistes et laminer la confiance que les patients leurs gardent, donc il nous faut largement répandre l’idée que s’ils veulent vacciner, c’est pour toucher du blé…

- Oh c’est laiiid ! Ils ont qu’à prendre des actions chez Sanofiiiiiii, comme tout le monde, enfin quooooooiiii ?

- Ben oui. Pour qui se prennent ces cons ? « Travailler plus pour gagner plus », ils vont pas essayer de nous faire gober ça non ? Sauf que tu n’as plus la crédibilité de le dire…

- On pourrait demander à Christiiiiiine, c’est une bonne copine. Ou à Eriiiiiic…

- Oui, t’as raison, ça l’ferait bien. Demander à une avocate d’affaires conseillère d’une multinationale financière néerlandaise de dénoncer l’appétit de lucre de généralistes à 22 euros, c’est bien une idée à toi, ça… Ou à l’autre pingouin dont la femme gère l’une des plus grosses fortunes de France, ça me semble absolument top. Si on ne t’avait pas Roselyne, il faudrait t’inventer… Non, je vais te dire ce qu’on va faire. On va demander à un type qui peut encore pour quelque temps faire semblant de représenter le peuple, de parler à notre place. Un type absolument sûr, qui soutient de toutes ses petites forces les réformes du patron ( cf http://www.solidaires-paca.org/spip.php?article285 )… En plus, il déteste les généralistes, donc c’est parfait. Ce qu’il y a de bien avec lui, c’est qu’il fait où on lui dit de faire, et qu’il peut dire tout haut dans les médias ce que Christine, Eric et le patron pensent tout bas…

- Ah ben c’est formidâââble, Xâââvier, et tu la sors d’où, cette perle-là ?

- T’inquiète, cocotte, et lis bien l’AFP…

GRIPPE A: FRANCOIS CHEREQUE JUGE LES GENERALISTES HYPOCRITES 

PARIS – François Chérèque qualifie d’hypocrite la colère des médecins généralistes, écartés de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1), et estime que le mode de rémunération des praticiens devrait être réformé pour faciliter des missions de service public.

«C’est une question de coût, il y a toujours une question de pognon derrière ça», explique t-il.

Invité dimanche du Grand rendez-vous Europe1/Le Parisien-Aujourd’hui en France,  le leader syndical a estimé que les patients paieront plus cher : «Si vous allez chez votre médecin pour vous faire vacciner, vous allez payer une visite. On nous dit c’est 8 euros, mais on se moque de nous, parce que vous allez y aller, vous allez faire voir un autre problème de santé, et ce sera 22 + 8, ce sera 30 euros

Christian LEHMANN

Publié dans : politique | le 2 décembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Toujours pas peur?

Sarkozy: « Des réservistes expérimentés seront recrutés comme délégués à la cohésion police-population. Ils s’appuieront sur des « volontaires citoyens de la police nationale« , c’est à dire des habitants dont je veux engager le recrutement pour qu’ils s’impliquent dans la sécurité de leur propre quartier. »

Relévé par Jean-Luc Mélenchon , mais qu’est-ce qui nous éloigne encore d’une dictature en gestation?

Publié dans : politique | le 29 novembre, 2009 |4 Commentaires »

Ceux que l’on enjambe dans la rue……

« Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici 2 ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir. »

Voilà la jolie promesse populiste proférée par Sarkozy lors de sa campagne électorale pour l’élection présidentielle de mai 2007.

Tout le monde s’en souvient, effectuée au moment de l’action citoyenne des enfants de Don Quichotte de décembre 2006, cette promesse cynique correspondait en parallèle aux promesses de Boutin et de De Villepin pour un chantier national prioritaire ayant débouché sur la très populaire et médiatique mesure du droit au logement opposable ainsi qu’une batterie de 100 mesures censées améliorer le sort de tous ceux qui vivent dehors.

Trois ans plus tard, non seulement Sarkozy n’a rien éradiqué du tout, non seulement il a apposé son style répressif en expulsant les tentes posées par les enfants de don quichotte sur les quais de seine face à Notre-Dame avec perte et fracas au cours du mois de mai 2009, mais en outre sur les 100 mesures prioritaires promises par le gouvernement De Villepin, seules 29 mesures sont en cours d’engagement et uniquement 2 sont appliquées, et donc, 3 ans après, 69 mesures promises en faveur du logement de tous, ne sont toujours pas mises en œuvre.

Bien sûr, comment encore s’offusquer d’un tel abandon volontariste quand on constate les priorités affichées par Sarkozy dans sa politique, plus focalisée à expulser du sans papier qu’à loger les sans-abris, mais tout de même :

-         le ministère du logement est passé entre temps au rang de Secrétariat  d’Etat, c’est dire la priorité.

-         la diminution annuelle pour 2010 du financement de l’Etat est prévue sans plan pluriannuel apportant une visibilité réelle pour l’avenir.

-         le droit opposable au logement est peu appliqué puisque seules 12 000 procédures ont trouvé un logement sur les 100 000 dossiers déposés dont 29 000 ménages dits prioritaires.

Ce n’est pas l’empilement des 20 nouvelles mesures proclamées par le secrétaire d’Etat au logement Benoit Apparu, dont certaines très contestables voire futiles, et sans aucune volonté interministérielle affichée pour un plan national dit prioritaire, qui changera la donne. On est une fois de plus dans la communication et non dans l’action sincère.

Le SDF fait désormais parti des pertes habituelles de nos sociétés libérales et ça n’est pas prêt de changer malgré les promesses vulgaires non tenues et les mesurettes appropriées pour se donner bonne conscience, mais ridicules pour résoudre cette honte pour nos sociétés dites développées.

Quand je pense qu’il suffirait de récupérer une infime partie des exonérations fiscales accordées aux plus riches de ce pays pour rendre leur dignité à tous ces citoyens, je ne peux croire un instant à l’inéluctable, à la conjoncture, mais bien à une volonté de gestion du pouvoir de classe, un affrontement affirmé tel qu’il existait au 19ème siècle. Inacceptable.

Publié dans : politique | le 20 novembre, 2009 |1 Commentaire »

Une fois n’est pas coutume, dignes de leur mandat ?

Les socialistes sont la principale opposition (ou supposée comme telle) de l’assemblée nationale, et de loin. Je ne suis pas le dernier pour critiquer leur inaction, leurs querelles de pouvoir autocentrées sur leurs ambitions, et leur manque de capacité à changer la vie des citoyens qui souffrent à travers le suivisme libéral qu’ils affichent régulièrement, et je ne parle même pas de tous ceux qui ont rejoint le Sarkozysme pour quelques marocains ministériels ou de chargés de mission.

Pourtant en matière sociétale, moi qui depuis longtemps appelle de mes vœux un changement dans les mentalités pour ce qui concerne le respect de la dignité humaine face à la mort, je ne peux que me réjouir de la proposition de loi déposée par 120 députés socialistes pour le droit de finir sa vie dans la dignité, en clair la légalisation envisagée par ce texte de l’euthanasie.

Soyons lucide, cette proposition n’a aucune chance de passer.

Non pas que l’opinion publique ne soit pas favorable à cette libéralisation puisqu’un récent sondage de mai dernier attribuait 86% d’avis favorable au droit à l’euthanasie pour maladie incurable ou en phase terminale de maladie. Mais il faut bien admettre, qu’en période de difficulté financière généralisée, l’attention se porte moins sur ce type de combat que sur le matérialisme quotidien. En cela, la faible pression populaire ne pourra appuyer cette proposition de loi et ne comptons pas sur les médias pour relayer ce dont le pouvoir en place ne veut pas.

Pourtant ce combat concerne le quotidien de tant de Français qui un jour ou l’autre seront confrontés via leur proche ou pour eux-mêmes à une situation extrême de fin de vie ! Malheureusement, la liberté de façade prônée par le libéralisme s’arrête là où commence la moralité bien pensante des croyances religieuses dont les représentants rappellent régulièrement leur opposition aux souhaits de la population.

C’est pourtant bien grâce à ce harcèlement parlementaire que la voix des citoyens trouvera à terme un écho favorable chez le législateur qui aujourd’hui préfère hypocritement laisser mourir dans une dignité de bonne conscience plutôt que de laisser un choix en conscience à chaque être humain sur sa fin de vie.

Le droit à la liberté individuelle dans son choix de fin de vie devrait pourtant sembler élémentaire pour qui se réclame de la liberté des individus, mais le libéralisme n’en est plus à une contradiction près.

Publié dans : politique | le 17 novembre, 2009 |2 Commentaires »
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