Nous sommes tous des européens grecs

Nous saluons les dizaines de milliers, voire les centaines de milliers de nos concitoyens, jeunes pour la plupart, qui se sont rassemblés sur les places de toutes les grandes villes pour manifester leur indignation à l’occasion de la commémoration du mémorandum (accord cadre signe entre le gouvernement grec, l’UE, le FMI et la BCE, en Mai 2010 et renouvelé depuis régulièrement),  demandant le départ du gouvernement de la Honte et de tout le personnel politique qui a géré le bien public, détruisant, pillant et asservissant la Grèce.

La place de tous ces individus n’est pas au Parlement, mais en prison.

Nous saluons les premières Assemblées générales qui se déroulent dans les centres de nos villes et la démocratie immédiate que s’efforce de découvrir le mouvement inédit de notre jeunesse.

Nous saluons les travailleurs de la fonction publique qui ont entrepris manifestations, grèves et occupations pour défendre un Etat qui, plutôt que le démantèlement prévu par le FMI, a désespérément besoin d’une amélioration et d’une réforme radicales.

Par leurs mobilisations, les travailleurs de l’Hellenic Postbank, de la Régie nationale d’électricité et de la Société publique de loterie et de paris sportifs défendent le patrimoine du peuple grec qu’entendent piller les banques étrangères, par le truchement de leur gouvernement fantoche à Athènes. »

Nous sommes tous des européens grecs dans politique grecemanif2H400

« Le pacifisme exemplaire de ces manifestations a démontré que lorsque la police et les agents provocateurs ne reçoivent pas l’ordre d’intervenir, le sang ne coule pas. Nous appelons les policiers grecs à ne pas être les instruments des forces obscures qui tenteront certainement, à un moment donné, de réprimer dans le sang les jeunes et les travailleurs. Leur place, leur devoir et leur intérêt est d’être aux côtés du peuple grec, des protestations et des revendications pacifiques de celui-ci, aux côtés de la Grèce et non des forces obscures qui dictent leur politique au gouvernement actuel.

« Un an après le vote du mémorandum, tout semble attester son échec. Après cette expérience, on ne peut plus s’autoriser la moindre illusion. La voie qu’a emprunté et continue de suivre le gouvernement, sous la tutelle des banques et des instances étrangères, de Goldman Sachs et de ses employés européens, mènent la Grèce à la catastrophe. Il est impératif que cela cesse immédiatement, il est impératif qu’ils partent immédiatement. Jour après jour, leurs pratiques révèlent leur dangerosité pour le pays.

Il est étonnant que le procureur général ne soit pas encore intervenu contre le Ministre de l’Economie et des Finances, après les récentes déclarations tenues par ce dernier sur l’imminence de la faillite et l’absence de ressources budgétaires.

Pourquoi n’est-il pas intervenu suite aux déclarations du président de la Fédération des patrons de l’industrie et de la commissaire européenne grecque Mari Damanaki sur une sortie de l’euro ?

Pourquoi n’est-il pas intervenu contre le terrorisme de masse avec lequel un gouvernement en faillite, sous le diktat de la Troïka [UE - FMI - BCE], tente une nouvelle de fois d’extorquer le peuple grec ?

Par leur catastrophisme, leurs allusions tragiques et tout ce qu’ils inventent et déblatèrent pour effrayer les Grecs, ils ont réussi à humilier le pays dans le monde entier et à le mener réellement au bord de la faillite. Si un chef d’entreprise s’exprimait de la même façon que le fait le Premier ministre et ses ministres lorsqu’ils parlent de la Grèce, il se retrouverait immédiatement derrière les barreaux pour malversation grave.

« Nous nous adressons aussi aux peuples européens. Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique.

Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. Ne croyez-pas les mensonges grossiers et absurdes de journaux compromis qui veulent vous convaincre que le problème est dû soi-disant à la paresse des Grecs alors que, d’après les données de l’Institut statistique européen, ceux-ci travaillent plus que tous les autres Européens !

« Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise ; le capitalisme financier et les politiciens à sa botte sont ceux qui l’ont provoquée et qui l’exploitent. Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.

Il n’y a pas d’autre solution qu’une restructuration radicale de la dette, en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Il est impensable que les banques et les détenteurs de capitaux responsables de la crise actuelle ne déboursent pas un centime pour réparer les dommages qu’ils ont causés. Il ne faut pas que les banquiers constituent la seule profession sécurisée de la planète ! »

« Il n’y a pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance.

Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne.

La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes.

Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ?

De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ?»

« Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe.

 

Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent.

« Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour.

Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés.

Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit.

Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »

Le Comité Consultatif du Mouvement de Citoyens Indépendants.

« L’Etincel » Créé à l’initiative de Mikis Theodorakis.

Athènes, le 26 Mai 2011. 

Publié dans : politique | le 15 juin, 2011 |Pas de Commentaires »

Les chemises brunes se cachent….

La nouvelle stratégie de l’extrême droite frontiste est d’apparaître comme une mouvance bien sous tout rapport, qu’il serait permis de côtoyer sans s’attirer les foudres de la contestation républicaine. Tout le monde a pu constater à quel point la présidente du front national s’attachait depuis sa prise de pouvoir du parti à lisser son image en reprenant des thèmes de la gauche pourtant à l’opposés du fond des idées frontistes, afin d’essayer d’élargir son électorat à la manière d’un Guaino préparant les discours de Sarkozy lors de la présidentielle de 2007.

Si tout le monde a pu constater ce revirement frontiste au moment du changement de leader du parti, une voie pernicieuse se développe également en parallèle pour servir cet objectif d’élargir l’électorat potentiel. Il consiste à avancer caché pour mieux exhumer et mettre en lumière les peurs de chacun de ceux qui craignent pour leur avenir quand ils sont déjà confrontés aux difficultés quotidiennes.

C’est ainsi qu’en lisant récemment un tract de l’association « résistance républicaine » vantée sur le site internet « riposte laïque », il a fallu que je m’applique à entrer dans le contenu du message pour enfin percevoir la supercherie des apparences titrées. Ce n’est en effet qu’en lisant des sémantiques telles que « voyous souvent islamisés » ou « offensive islamique » que j’ai compris rapidement à qui j’avais réellement affaire.

La nouvelle droite extrême se cache donc désormais pour mieux imprégner les esprits, elle est beaucoup moins provocatrice, évite sa terminologie stigmatisante habituelle et surtout reprends à son compte les thèmes porteurs des républicains de gauche comme la laïcité, les valeurs issues des lumières, le déchirement du tissu social, en appelle aux valeurs de la constitution française (on croit rêver) ou encore affiche la notion de république dont ses idées sont pourtant si éloignées quand on proclame la France aux français.

Tout est même bon pour surfer sur la vague contestataire de notre démocratie actuelle. Hessel avait contribué au mouvement avec son petit opus littéraire « indignez-vous », qu’à cela ne tienne, on proclame sur tract « qu’attendons pour devenir des citoyens vigilants, pour nous fédérer et passer à la résistance ? Celle-ci doit être républicaine, faite au nom de la république et pour la république » quand quelques lignes plus haut on expliquait « l’édifice France est ébranlé, la souveraineté nationale mise à mal, le drapeau français piétiné et même brûlé, la Marseillaise sifflée, l’espace public confisqué sous prétexte de prières par une minorité tyrannique (…) la liberté d’entreprendre et de se nourrir remise en cause par le développement du halal ».

Evidemment la supercherie ne passe pas une lecture approfondie, mais pour autant, jouer sur la fibre républicaine, alors qu’on ne l’est aucunement, sur la fibre patriotique en stigmatisant l’islam (Sarkozy l’a fait pourquoi pas eux), relève bien d’une démarche dangereuse qui peut séduire ceux qui sont en difficultés croissantes, sous couvert d’entités associatives aux slogans tout ce qu’il y a de plus républicains.

Cette droite extrême là est encore plus dangereuse car elle a changé l’habit et plus que jamais, il ne fait pas le moine. Il est de la responsabilité des véritables républicains d’alerter aussi souvent que possible les citoyens sur cette nouvelle stratégie tout azimut de l’extrême droite qui cherche à infiltrer les consciences pour défendre des objectifs clivants et nauséabonds pour l’équilibre de notre société.

Plus que jamais, il faut être vigilant.

Publié dans : politique | le 26 mai, 2011 |4 Commentaires »

Gare au Figaro !

Wauquiez fait de la provocation à tendance lepéniste pour racoler les voix du front national en stigmatisant les plus démunis de ce pays, les bénéficiaires du RSA, il fallait donc que dans le même mouvement, le Figaro remette un peu d’huile sur le feu en confiant à Opinion Way la responsabilité d’interroger un panel sur les propositions idiotes du sieur Wauquiez, c’est une habitude maison.

Que le Figaro veuille sustenter les esprits étroits de son électorat habituel, quoi de plus normal ! Mais qu’à travers un sondage bidon effectué par téléphone, donc qui ne tient que sur la confiance accordée à celui que l’on appelle quand il se déclare de telle ou telle obédience politique sans aucune vérification, laisse entendre que les deux tiers (66%) de l’électorat de l’autre gauche (*) seraient favorables au conditionnement aux travaux forcés (donc gratuits) pour le versement du RSA, est d’une malhonnêteté et d’un cynisme qui correspond bien à l’air du temps médiatique actuel, où n’importe quelle information erronée est reprise en boucle par des rédactions et des journalistes d’écran à défaut d’être de terrain, sans aucune vérification ni même une investigation, lourde mission dont nombre d’entre eux est incapable, souvent à leur corps défendant.

Gare au Figaro ! dans politique sondage_bidon-0dcea

L’incohérence totale de ce sondage, parfaitement au niveau de l’intelligence politique de Wauquiez, transpire dans le résultat accordé aux sondés d’obédience écologiste lors qu’on leur demande de si les bénéficiaires du RSA devraient se voir imposer une contrepartie au bénéfice de ce dernier. Or là, ils ne sont qu’un gros tiers (38%) à répondre par l’affirmative.

En clair un écologiste, pourtant souvent libéral, aurait une conscience sociale plus développée qu’un sympathisant de la gauche du P(s) pour constater que le bénéficiaire du RSA n’est qu’une victime du système capitaliste, un pauvre à qui on ne peut assurer un emploi digne, et non un profiteur fainéant qui refuse de trouver du travail. Ridicule.

Mais pire encore, les mêmes écologistes, affublés de 38% à la question précédemment développée, passent à 49% lorsqu’on entre dans la précision sur la contrepartie qui serait 5 heures de travail social forcé gratuit par semaine au sein d’une collectivité.

Quelle conclusion en tirer ? Aucune, cela n’a aucun sens et démontre simplement que ce sondage est bidonné, manipulé, sans cohérence, ce à quoi Opinion Way et son commanditaire préférentiel le Figaro nous habitue plus que souvent.

Stigmatisez, il en restera toujours quelque chose pourrait-on dire, la reprise d’informations inutiles, fausses et tout le travail de fond mené par nombre de média continuent de faire le lit du Front National, ce qui n’empêchera pas les mêmes de venir pleurer, s’offusquer, se lamenter lorsqu’ils auront porté ces nationalistes antirépublicains au pouvoir.

Il est vraiment temps de réformer le système médiatique et de rendre aux journalistes leur liberté face aux capitalistes qui les manipulent.

(*) Dans le langage figaresque, l’autre gauche, ou la gauche du P(s), se nomme « extrême gauche », c’est plus flippant pour le lecteur, ça le conforte dans sa position droitière…

Publié dans : politique | le 13 mai, 2011 |4 Commentaires »

La loi du talion

Œil pour œil, dent pour dent, voilà en résumé le niveau de la politique américaine représentée par cette opération commando visant à tuer Ben Laden.

Entendons nous bien, je n’ai aucune compassion envers cet homme qui a semé la mort sur la planète depuis 15 ans et son décès ne m’émeut aucunement, mais croire que sa mort va un tant soit peu améliorer le rapport des pays occidentaux face au monde arabe est un leurre et une dangereuse vision politique.

Tout laisse à penser que Ben Laden a été délibérément et sciemment supprimé, faisant ainsi de la politique américaine un partisan de la loi du Talion qu’aucune démocratie digne de ce nom ne peut ériger en mode de fonctionnement.

Ce pays, qui se veut le défenseur des droits de l’homme dans le monde quand ça l’arrange, mais qui se singularise surtout par un impérialisme à toute épreuve, vient de démontrer par son ingérence sur le territoire pakistanais et par la mise en œuvre d’un contrat sur la tête de Ben Laden digne des pires organisations terroristes, qu’il fait fi des règles internationales qu’il aime édicter pour les autres, l’adage faite ce que je dis mais pas ce que je fais, prenant ici tout son sens.

Comment désormais, et pour de nombreuses années, pouvoir garder une once de crédibilité quand on s’affiche comme défenseur des peuples opprimés et que l’on utilise par ailleurs les mêmes méthodes que les pires dictateurs que l’on est censé combattre ?

Comment croire qu’une telle exécution pourra un tant soit peu affaiblir les convictions des plus extrémistes dont le désir de vengeance sera sans fin et dont les ralliements idéologiques face à un tel comportement d’Etat ne pourront que croitre ?

Comment enfin, lorsque l’on se veut une démocratie digne de ce nom, avec des convictions en matière de justice qui font de chaque homme, même le plus inhumain, doit être considéré comme un représentant de son espèce et avoir la droit de se défendre, peut-on exécuter  un homme avec préméditation alors qu’on lui reproche justement d’être un commanditaire d’assassinats ?

Décidément, et la déclaration d’Obama l’a confirmé, ce pays aime jouer avec un nationalisme exacerbé ancré dans l’inconscient collectif américain pour mobiliser son peuple face aux menaces extérieures, ceci au détriment de tous ceux qui souhaitent au contraire respecter les droits d’autodétermination des peuples en leur âme et conscience, appliquer les règles de droit international et prônent une autre réponse que l’ingérence et la vengeance au choc des civilisations et aux extrémismes que cette pratique impérialiste renforce.

Avec de tels comportements l’avenir n’est pas rose, pour les Etats-Unis en particulier, mais il ne faudra pas venir se plaindre.

Publié dans : politique | le 3 mai, 2011 |2 Commentaires »

Une victoire sur les consciences…

Le libéralisme est décidément l’art de la falsification une fois que ce système, qui manie la peur comme arme de manipulation mentale, et dont la novlangue est l’un des outils, a pu produire ses effets.

Il fût un temps désormais éloigné où le progrès ne pouvait s’envisager que dans un cadre commun où chacun participait à hauteur de ses revenus à la solidarité envers les moins aisés, ce qui permettait à la société de se développer de façon apaisée en ne laissant pas au bord de la route des accidentés de la vie sources d’instabilité sociétale. C’était un fait acquis, une sorte de programme commun constituant le socle des décisions politiques envisagées.

Il est incroyable de constater que depuis quelques décennies s’est instauré dans l’inconscient collectif des réalités toutes autres qu’un matraquage de l’idéologie libérale dominante a ancré dans les esprits, ainsi :

-         permettre aux riches de gagner plus c’est favoriser les plus pauvres;

-         combattre le déficit public, c’est améliorer le quotidien de chacun;

-         diminuer les impôts c’est accroitre la liberté de chacun;

-         l’immigration accroit les déficits et réduit la richesse du pays;

-         les chômeurs et autres bénéficiaires de minima sociaux sont des assistés qui pénalisent le plus grand nombre;

-         la santé publique est un coût et le déficit de la sécurité sociale un trou.

Evidemment ma liste est loin d’être exhaustive, mais elle illustre à quel point ces affirmations peuvent désormais être débattues contradictoirement là où il y a quelques années encore, elles auraient été totalement disqualifiées.

Ce cheminement pernicieux des mentalités, qui acceptent des débats qui ne devraient pas avoir lieu, non pas parce qu’il faudrait les interdire, mais bien parce qu’il tombe sous le sens à travers une démonstration par les faits, que chacun d’eux est totalement infondé, est devenu une triste réalité.

En effet, on souligne que les riches sont de plus en plus riches en France, or qui a remarqué que les pauvres l’étaient moins ? C’est pourtant la base de la politique mise en place depuis 4 ans et la justification qui a conduit à imposer le bouclier fiscal.

Le déficit budgétaire se creusent et les français se serrent la ceinture année après années, est-ce pour autant favorable à leur bien être, sans même mettre sur la table la notion de pouvoir d’achat si contestable ? Un déficit budgétaire n’est pas néfaste en soi, il l’est en fonction de ce que l’on veut en faire. Il est évident que le creusement d’un déficit budgétaire via la réduction des recettes constitue une double peine sociale car il comprime l’activité potentielle de la puissance publique tout en accroissant la part du remboursement de la dette sans accroitre le potentiel de recettes liées au soutien de l’activité économique. Un chat qui se mord donc volontairement la queue.

En cela, diminuer l’impôt, c’est forcer les plus démunis à payer autant que les plus riches toutes ces taxes sur tous les produits de consommations courantes dont la propension à grever le budget d’un smicard est sans commune mesure avec l’impact produit sur le budget d’un millionnaire. C’est donc bien une liberté essentielle qui s’évanouit, celle du choix de son destin conditionné par les ressources dont on dispose.

Porter l’accusation, d’une vie du plus grand nombre qui se fait chaque jour plus difficile, sur un pan de la population comme les immigrés est une autre tromperie libérale qui joue sur un mécanisme de peur de ce que l’on ne connait pas et qui érige un problème avant tout social comme une difficulté liée aux origines, à la religion.

Cette façon de détourner l’attention de l’essentiel, essentiel partagé par les immigrés comme par tout le salariat, à savoir une régression constante des fruits de son travail, en focalisant l’attention sur les différences de culture, de croyance, d’histoire, est une façon de diviser les colères et les revendications pour éviter leur agrégation dans la lutte. Aucun immigré au travail ne coute plus cher qu’un autre salarié, bien au contraire, et il contribue autant à la richesse de la nation. C’est son exploitation via le travail au noir qui pénalise la société en enrichissant les plus riches au détriment des plus pauvres. L’immigration est source de développement comme toute l’histoire de France le montre, c’est juste un calcul de classe que de nous expliquer le contraire.

Le ressort est du même ordre quand il s’agit de stigmatiser les plus démunis dont on instille l’idée scélérate que s’ils sont dans la situation où ils sont, c’est par fainéantise. En les qualifiant d’assisté qu’il faudrait réprimer et en s’appuyant sur des dérives mineures mais médiatisée, on fait passer la pilule d’une réduction constante des aides qu’on leur apporte.

Il est pourtant aisé de comprendre qu’assister quelqu’un, c’est permettre à la société d’éviter de pires désagréments en terme de sécurité ou de santé publique qui couteraient bien plus cher que l’aide apportée pour permettre de passer dignement une période de vie plus difficile avant de retrouver un emploi. Personne ne perd quoi que ce soit lorsqu’un chômeur ou un RSAiste bénéficie de la solidarité nationale, bien au contraire il évite d’éventuels désagréments pour lui ou ses proches.

Enfin, la santé publique qui ne serait qu’un trou lorsque l’on qualifie la sécurité sociale est un magnifique exemple de novlangue manipulatrice à l’œuvre depuis trop longtemps. Si la sécurité sociale est en déficit, c’est uniquement parce que l’Etat la laisse dans cette situation volontairement, car il n’y a pas plus de déficit que de bénéfice dans cette organisme d’intérêt général, il y a juste une nécessité d’équilibrer les recettes qui permettent de financer les besoins en santé de toute la population, une des missions essentielles d’une société évoluée qui permet de compenser le caractère aléatoire et injuste de la santé individuelle pour ne pas lui adjoindre l’injustice de la diversité des capacités financières dont chacun dispose pour se soigner.

Une société avec des individus en bonne santé et préventivement soignés, c’est une société plus équilibrée, plus productive qui accroit la richesse de tous, rangeant le trou de la sécu à un vulgaire effet d’annonce destiné une fois de plus à faire peur pour servir les intérêts de ceux que le concept républicain et constitutionnel d’Egalité rebute.

Toutes ces affirmations énoncées comme des fausses vérités permettent ainsi d’instaurer un climat où la défiance n’est plus de mise et où la falsification volontaire permanente peut se produire aisément. L’exemple très récent de l’explication du gel des salaires des fonctionnaires justifié par une volonté de lutter contre les déficits publics en est un exemple frappant quand pendant quatre ans jamais cette même justification n’est venu expliquer les cadeaux fiscaux apportés aux millionnaires de ce pays grâce au bouclier fiscal.

Il est temps que cela cesse.

Publié dans : politique | le 20 avril, 2011 |2 Commentaires »

Quand c’est non c’est non !

La méthode du double référendum déjà appliquée à l’Irlande par les pouvoirs financiers en place, qui consiste à faire revoter les citoyens lorsque le premier vote ne correspond pas aux intérêts des tout-puissants, vient de s’appliquer pour l’Islande, au sujet du remboursements des intérêts d’une dette de banque privée par les citoyens Islandais et que ceux-ci ne souhaitent pas payer.

La constitution Islandaise, bien plus protectrice du droit de vote des citoyens que le notre où lorsque le peuple dit Non par référendum, on le prive de son choix initial en réunissant le congrès pour passer outre, permet au président de la république d’utiliser son pouvoir constitutionnel pour passer par référendum toute question qu’il juge utile.

Et rebelote, le second résultat est le même, libérant du coup les menaces habituelles de libéraux contrariés faisant fi du choix plus que légitime d’un peuple de refuser de payer les dettes d’une banque privée. Mais nous sommes tristement habitué à ce genre de réthorique….

L’Islande est l’un des pays Européen qui a laissé ses banques sur le carreau, le président Islandais précisant que « La différence [avec l’Irlande] c’est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite. C’étaient des banques privées et on n’y a pas injecté d’argent pour les maintenir à flots, l’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité. L’Islande se porte bien mieux qu’attendu».

La preuve s’il le fallait que tout n’est que volonté politique, l’indépendance réelle du président Islandais étant toute à son honneur, nos hommes politiques au pouvoir feraient bien d’en prendre de la graine, mais ne rêvons pas trop.

Effacer la dette n’est pas un leurre si le peuple le décide et qu’il est respecté. Les Banques privées doivent avant tout être au service des citoyens et non des actionnaires, leurs droits et leur pouvoir ne devraient donc se limiter qu’aux choix des citoyens.

Ainsi les activités spéculatives polluées vers lesquelles elles se sont orientées depuis tant d’années et qui les ont amené en 2008 à la faillite, ne doivent pas être supportées par les citoyens et transformer de la dette privée en dette publique, trop facile ! C’est en substance ce que le peuple Islandais vient de leurs rappeler.

Qu’elles soutiennent l’activité économique, c’est tout ce qu’on leur demande. Mais de cela il ne faut point en parler bien sûr…

Avez-vous entendu un média télévisuel rapporter cette décision du peuple Islandais qui mériterait pourtant un long débat de fond sur ce qui s’est passé chez nous?

Publié dans : politique | le 12 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

Plus bête tu meurs….

« La loi ne discrimine personne mais prend en compte les données épidémiologiques, selon lesquelles par exemple l’homosexualité est un facteur de risque pour le VIH, donc une contre-indication de don », Norra Berra, Secrétaire d’Etat à la Santé, Avril 2011.

Je me demande si la connerie n’est pas un facteur de risque à l’obtention du diplôme de médecine, profession de Madame Berra.

Plus bête tu meurs…. dans politique

Publié dans : politique | le 4 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

Pas de préférence nationale pour certains syndicats…

En cette période de normalisation du Front National par une partie de la classe politique qui ne trouve même plus choquant que l’on ne fasse pas de différence entre les idées frontistes et celles de gauche, il est rassurant de constater que quelques menus syndicats se rappellent que le fascisme n’était pas compatible avec la défense des salariés, rappelant aussi qu’il en est même son pire ennemi. 

Pas de préférence nationale pour certains syndicats… dans politique

Voilà pourquoi je rapporte une déclaration lourde de sens de certains syndicats, de gauche, qui ne semblent pas avoir totalement perdu le sens des responsabilités comme ceux qui nous gouvernent qui ont décidemment la mémoire bien courte lorsqu’il s’agit d’effectuer de petits calculs politiciens.

La situation sociale est grave : 5 millions de demandeurs d’emploi, 8 millions de Français vivant sous le seuil de pauvreté, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées…

L’accroissement des inégalités et des injustices mine la cohésion sociale. L’absence de perspectives, un dialogue social insuffisant, provoquent interrogations et désarroi face à l’avenir.  Dans ce contexte, les organisations syndicales, ne peuvent rester indifférentes à l’utilisation de la situation sociale pour promouvoir certaines thèses dans le débat public comme le fait le Front national. La thèse de la préférence nationale est antinomique avec les valeurs fondamentales du syndicalisme. L’exclusion, le rejet de l’autre, le repli de la France sur elle-même et la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’histoire en témoigne, ne peuvent conduire qu’au pire. Les organisations syndicales agissent quotidiennement pour rechercher et exiger des réponses face à cette situation sociale ; en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’égalité des droits… Leur action est portée par les valeurs qui sont celles du syndicalisme au coeur desquelles figurent la solidarité entre tous les salariés et la lutte contre toutes les formes de discrimination.

Les organisations syndicales CFDT – CGT – FSU – SOLIDAIRES – UNSA sont déterminées à empêcher l’instrumentalisation du syndicalisme par le Front national qui n’est pas un parti comme les autres et dont les orientations sont à l’opposé des valeurs qu’elles portent. Les organisations syndicales sont aussi garantes du respect de ces valeurs au sein de leurs organisations et par leurs militants.

Publié dans : politique | le 22 mars, 2011 |Pas de Commentaires »

La démocratie du leurre….

Nous sommes à 15 jours d’une élection cantonale et le débat médiatique tourne majoritairement autour des sondages ridicules et supposées de Le Pen au second tour de la présidentielle dans 15 mois et sur la liberté d’expression autour des propos racistes condamnés d’un journaliste d’opérette.

Pas un sondage qui ne commente la future élection cantonale, pourtant non seulement bien plus représentative du quotidien et de l’avenir de la majorité des citoyens que les magouilles sondagières ou les élans racistes télévisuels de l’intelligentsia médiatique, ce à l’heure où le département comme la région bouchent les fuites du désengagement politique dans tous les domaines qui créent pourtant du lien social, mais aussi qui serait riche d’enseignement sur les tendances à 15 jours de l’élection plutôt que de commenter l’extrapolation virtuelle, rémunérée et trafiquée de supposés instituts dont le titre galvaudé est plus proche en matière déontologique de celui des instituts de massage que celui de l’institut de France.

La presse institutionnelle comme les médias sont tombés si bas dans leur traitement de l’information qu’ils en sont à conforter le débat démocratique dans une mièvrerie manipulatrice initiée par le pouvoir en place qui est en train de nous refaire le coup de 2007 lorsqu’il avait sorti de son chapeau une Royale illégitime, mais boostée médiatiquement au point d’influencer majoritairement le troupeau de mouton des militants P(s) lors de la désignation du candidat à la présidentielle. Sarkozy l’avait rêvé, il l’avait fait, on ne change pas une méthode qui gagne.

Aussi on agite désormais Le Pen comme un rappel à l’ordre du vote utile, comme une preuve conjuguée de l’absence totale de projet politique radicalement alternatif. Cette volonté de dupe de réellement envisager un autre avenir pour les Français que les coups de baston qu’ils prennent depuis 9 ans n’est que façade.

Le chiffon Le Pen que l’on agite vaillamment pour mieux éviter de parler des choses qui fâchent, de toutes ces promesses non tenues pour les plus démunis pendant que les plus riches se sont gavés, sert comme toujours ceux qui fustigent l’immobilisme en parole, mais cherchent surtout à ce que rien ne bouge, rien ne change dans les équilibres de classe, en clair que les différents pouvoirs institutionnels restent toujours entre les mains des UMP(s).

Parler de l’insignifiant, quand on souhaite ne rien changer de l’essentiel en quelque sorte…

La démocratie du leurre….  dans politique democratie

Le cas Zeymour concoure du même ressort intellectuel. On crée un débat de société sur la liberté d’expression qui serait menacée pour les racistes, alors qu’elle l’est dans les faits, bien plus pour les humoristes, journalistes d’investigations et autres philosophes extérieurs au cercle BHL/Finkelkraut et compagnie adoubé par le pouvoir, pour mieux exciter les bas instincts qui sommeillent en chacun d’entre nous au nom d’une supposée privation de parole pour exprimer des propos que la loi condamne, alors que si privation de parole il y a, c’est surtout dans les urnes qu’elle se produit, ou plutôt ne se produit pas, par exemple lorsque les parlements nationaux et européens privent le peuple d’une partie de ses droits fondamentaux à décider ce qu’il souhaite pour son avenir (indépendance des choix budgétaires nationaux encadrés, choix de retraites imposés, constitution européenne confisquée au vote etc…).

Cette agitation de façade, qui conforte l’agitation politique autour de Le Pen, n’est que stratégie du leurre qui consiste à détourner l’attention du peuple de l’essentiel de son quotidien. Là où il souhaiterait améliorer son pouvoir d’achat, on lui parle maitrise de l’immigration, là où il souhaiterait un travail digne pour le plus grand nombre, on lui parle menace de la liberté d’expression de quelques nantis dérapages de la caste journalistique, là où il souhaiterait un accès égalitaire à tous les services publics essentiels qui permettent un meilleur « vivre ensemble », on lui rabâche les sempiternelles balivernes sur les racines chrétienne de la France, enfin là où le débat démocratique souhaité par le peuple à l’occasion d’une élection locale qui contribue à son quotidien s’approche, on lui parle du casting du second tour des élections présidentielles qui se dérouleront dans 15 mois.

Il y a vraiment de quoi être inquiet pour ce que nous nommons encore démocratie.

Publié dans : politique | le 9 mars, 2011 |5 Commentaires »

la médiacratie continue sa propagande

Pendant que les peuples arabes se libèrent du joug de leurs bourreaux en nous démontrant un courage et une leçon admirable en faveur de la liberté, les médias poursuivent leur propagande pour poursuivre leur domination sur le plus grand nombre.
« Vive la Libye et son indépendance! Kadhafi est confronté à une guerre civile » déclarait Hugo Chavez, ce qui n’empêcha pas tf1.fr de titrer « Chavez prend la défense de Kadhafi ».
Après avoir fait courir la rumeur selon laquelle Kadhafi aurait fuit son pays vers le Vénézuela, obligeant ce dernier à démentir ce mensonge visant une nouvelle fois à discréditer la démocratie vénézuelienne qui dérange tous les libéraux de ce monde, voilà qu’il s’agit de traduire d’une phrase sibylline comme un acte de soutien à l’un des pires dictateurs de la planète.
Tout le travail de ces journalistes peu scrupuleux consiste à reprendre en boucle les messages de propagande de la droite vénézuelienne qui contrôle 90% des médias du pays, puis à rebalancer l’ensemble sans vérification des sources, pour bien ancrer l’idée qu’un démocrate révolutionnaire de gauche, élu par les urnes depuis 10 ans, et ce malgré un coup d’Etat manqué contre lui fomenté par les Etats-Unis en 2002, ne pouvait qu’être l’ami des dictateurs de la planète.
A l’heure où les leçons de déontologie journalistique sont données par ceux qui contestent les
condamnations de la justice, il serait temps que les rédactions Umpistes s’achètent un miroir permanent pour constater à quel point la défiguration de l’information est leur hobby favori.

Publié dans : politique | le 25 février, 2011 |Pas de Commentaires »

Révolution populaire, l’ennemie des libéraux…

Le formidable mouvement de libération des consciences et des individus qui se produit actuellement dans les pays arabes, un véritable exemple pour nos démocraties molles totalement engoncées dans un modèle libéral castrateur, est aussi une source d’instabilité et d’incertitude sur l’avenir des équilibres figés souhaités par le libéralisme dominant dans les pays dits développés.

Chacun sait d’abord à quel point nos pays européens, notamment, profitent des ressources des sous-sols des pays arabes, raison essentielle de la satisfaction de pouvoir traiter avec des dictateurs qui musèlent leur peuple et ont ainsi permis 50 ans de stabilité en matière de pillage des ressources naturelles depuis les guerres d’indépendance. A part la caste au pouvoir dans chacun de ces pays, les peuples n’ont jamais vu le moindre bénéfice dans leur quotidien de ces exploitations de richesses.

Cette incertitude qui pèse sur l’avenir de ces désormais démocraties en construction peut remettre totalement en cause les hégémonies capitalistiques actuelles, un meilleur partage des richesses n’étant pas souhaité par ceux qui se sont gavés pendant des décennies.

Révolution populaire, l’ennemie des libéraux… dans politique sarkozy-ben-ali-alliot-marie-sarkostique-7

Mais l’autre danger pernicieux à moyen terme pour les chantres du libéralisme est plus structurel et pourrait remettre en cause les équilibres du partage des richesses dans nos propres pays développés.

En effet chacun sait que la lutte contre l’immigration, magrébine notamment, est d’une vaste hypocrisie aux fondements uniquement électoralistes tant cette main d’œuvre à bas prix sert les intérêts de pans entiers de l’économie tels la restauration, le bâtiment ou encore celui des infrastructures routières. C’est cette immigration souvent occulte qui contribue à tirer vers le bas les salaires, en France en particulier, nombreux étant les employeurs à vouloir exploiter au noir de la main d’œuvre pas chère. Cet afflux de main d’œuvre contribue aux tensions sur le marché du travail au bénéfice des capitalistes et a joué dans le basculement du partage de la création de richesse en faveur du capital ces 30 dernières années.

Or à terme, et c’est tout ce que l’on peut espérer pour ces peuples, maintenant que les richesses de certains pays ne seront plus accaparées par une petite caste au pouvoir, ils vont pouvoir se développer beaucoup plus vite qu’auparavant, nécessitant une main d’œuvre accrue et permettant, grâce aux libertés gagnées, aux peuples de travailler dignement dans leur pays sans avoir besoin de fuir leur misère quotidienne doublée d’une privation de liberté constante.

Cette chance qui s’ouvre pour les populations magrébines représente également une chance pour les salariés de nos pays développés qui vont pouvoir inverser le rapport de force avec le capital en devenant un outil de travail raréfié et donc plus à même d’imposer ses conditions salariales.

C’est l’un des fondements des inquiétudes de ceux qui prônent un libéralisme décomplexé, ils sont bien conscients des risques collatéraux engendrés par la libération des peuples dans des pays voisins. Voilà pourquoi tant de frilosité indécente s’affiche dans les discours gouvernementaux par ceux qui pendant si longtemps ont croqué dans la pomme financièrement juteuse de dictatures soutenues implicitement.

Notre avenir dépends donc de celui des pays magrébins et de tous les peuples qui en Afrique décideront de prendre leur destin en main, parfois au sacrifice de leur vie.

Nous devrions les soutenir de façon inconsidérée mais le cynisme des possédants n’est même pas capable de cette dignité là.

Publié dans : politique | le 22 février, 2011 |Pas de Commentaires »

Totalement solidaire avec les magistrats!

Il était temps, grand temps ,que la magistrature dans son ensemble ne laisse pas les spécialistes de la politique du bouc émissaire, qui permet de racoler les voix de l’extrême droite, penser que les meurtres les plus horribles seraient le fait d’une profession excessivement laxiste, alors qu’on la laisse tomber depuis si longtemps pour une politique de petit comptable sans envergure et sans vision d’avenir pour le pays.

J’espère sincèrement que la grève qui se développe fortement dans les métiers de la justice en réactions aux propos insensés et récurrents du chefaillon qui nous gouverne, toujours prompt à faire de la politique spectacle sous le coup de l’émotion en se servant des pires faits divers pour servir les bas instincts répressifs qui lui permettent de racler les fonds électoraux les plus primaires, perdurera au point de jeter le trouble dans l’opinion sur les objectifs recherchés par le pouvoir en place.

Il faut avoir une sacré dose de vilénie intellectuelle pour oser chercher des coupables dans une profession que l’on délaisse depuis si longtemps, alors que les responsabilités indirectes des meurtres produits par les multi récidivistes trouvent leur fondement dans les choix politiques de l’Etat qui cherche aujourd’hui des coupables pour cacher ses propres incuries.

Combien de dossiers qui s’entassent par manque de moyens pour les traiter, combien de personnels manquant pour contrôler les fins de peine nécessitant un suivi médical individuel ?

Au lieu de cela, il est tellement plus facile de prôner la répression en promulguant une loi de plus qui n’apportera aucune solution autre qu’un durcissement de l’emprisonnement, engorgeant un peu plus les prisons, mais ne réglant en aucune façon la réinsertion en fin de peine.

La justice républicaine, si républicaine, représentante des droits des individus dans notre société démocratique, qui nous permet de vivre ensemble, mérite-t-elle à ce point si peu de considération ? Doit-elle, elle aussi, subir le cantonnement du raisonnement libéral dans une politique du chiffre qui réduit toujours plus les moyens alors que la société, toujours plus violente par l’exclusion qu’elle produit, voit la délinquance croitre sans cesse ?

Totalement solidaire avec les magistrats! dans politique sarkozy-justice-psychiatrie

Le combat des magistrats est celui du respect du travail de ceux qui défendent au mieux les valeurs de l’homme, en faisant fi des considérations économiques, voilà pourquoi il devient la cible de ceux pour qui la philanthropie n’est pas une valeur qui compte. Laisser croire que les magistrats n’auraient que pour objectif de préserver leurs privilèges (on voudrait bien connaitre lesquels ?), alors que leur rôle consiste justement à protéger la société contre ses tendances répressives primaires qui concentrent les haines pour mieux les accentuer dans un engrenage sans fin, est tout sauf un raisonnement honnête et désinteressé oeuvrant pour le bien commun.

Le combat des magistrats est le nôtre, celui d’une société basée sur le respect de l’autre et non sur celle d’une accusation perpétuelle où il faudrait trouver le coupable que l’on a contribué à démunir. Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. C’est exactement la politique menée actuellement par la Sarkozie envers la justice.

Un juste retour de bâton (nier) envers ceux qui jouent avec le feu de l’émotion immédiate ne serait pas pour me déplaire…

Publié dans : politique | le 7 février, 2011 |Pas de Commentaires »

Copé ouvre la boite à idée en 2011

C’est ce que j’ai entendu ce matin à la radio dans un large sourire, voilà une grande nouvelle ! Après avoir souhaité augmenter la durée du travail et revenir sur les 35 heures, le voilà qui envisage d’augmenter la TVA l’un des impôts pourtant les plus injustes.

Jean-François « langue de bois » Copé a visiblement des idées révolutionnaire en cette nouvelle année, il bouscule vraiment les marottes libérales habituelles, mais ne serait-ce pas la boite à con qu’il aurait décidé d’ouvrir ?

Copé ouvre la boite à idée en 2011 dans politique carte-de-con-8a77b

Publié dans : politique | le 1 février, 2011 |3 Commentaires »

des gros mensonges qui en disent long…

Benoît Hamon a estimé lundi que le leader du Parti de Gauche (PG) Jean-Luc Mélenchon, « était tout à fait fréquentable quand il s’agit de discuter de circonscriptions législatives. Le Parti de gauche vient en délégation dans les semaines qui viennent, comme il est déjà venu, pour parler des législatives. Nous parlerons contrat de gouvernement et plateforme commune, avec plaisir, comme nous le ferons avec le PCF et les écologistes. Je souligne juste que le PS ne peut pas être à la fois complice d’une politique qui affame le peuple et en même temps tout à fait fréquentable quand il s’agit de discuter d’un contrat de gouvernement et de circonscriptions législatives« .

Affirmer face à la presse libérale,  qui n’en demandait pas tant, des faits qui ne se sont jamais produits ou qui ne se produiront jamais, a quelque chose de pathétique qui en dit, une fois de plus, très long sur l’état de déliquescence du P(s).

Lorsque l’on en est réduit à essayer de convaincre l’opinion en essayant de diviser par le mensonge ce qui pourrait constituer éventuellement le socle de réserve électoral lors d’un second de présidentielle déjà improbable, revient à se tirer une balle dans le pied à coup sûr, quand bien même ce second tour soit atteint.

Alors que le front de gauche construit son offre politique depuis plus de 2 ans avec des débats de fond, sur un programmme de rupture concret, transparent et alternatif, le P(s) ne cesse de se complaire dans la perpétuation de ses pseudos acquis électoraux et cherchant avant tout à faire peur ou en assénant des contre-vérités plus vulgaires et conflictuelles les unes que les autres.

Même Hamon, que l’on pouvait considérer comme l’un de ceux pour lesquels le socialiste continuait d’avoir un sens réel, se complait désormais dans ce jeu malsain pour son propre parti et pour son honnêteté intellectuelle désormais plus que sérieusement remise en cause.

Voilà des comportements de bien mauvaises augures pour les prochaines échéances électorales et pour l’espoir d’un avenir de changements réels dans notre pays.

des gros mensonges qui en disent long... dans politique parti-socialiste-rose-logo

Publié dans : politique | le 27 janvier, 2011 |1 Commentaire »

Petits écœurements politiques quotidiens(6)

Décidément ce gouvernement a la fâcheuse tendance à s’acoquiner avec tous ceux pour qui la liberté d’expression est le cadet de leurs soucis.

Après un soutien infaillible au gentil protecteur Ben Ali face aux méchants extrémistes religieux, même en période de fort tangage au sommet de l’Etat (n’est-ce pas Michelle(*)?), il nous est confirmé que la défense du très démocratique Etat d’Israël est capable de se nicher dans l’expression publique de notre pays. En effet, Stéphane Hessel, que l’on ne présente plus depuis son coup de gueule, devait participer hier à une rencontre à l’ENS à l’initiative du collectif Palestine de l’ENS en compagnie de diverses personnalités.

Résultat : coup de gueule du CRIF, intervention de la ministre Pécresse, et voilà la rencontre annulée par la directrice de l’ENS.

La liberté d’expression est un combat au quotidien, jamais gagné si l’on baisse les bras, des Alliot-Marie, Pécresse, Sarkozie et consorts sont heureusement là pour nous le rappeler.

(*) Toujours prête à aider son prochain Alliot-Marie, certainement très attachée qu’elle est à la présomption d’innocence, sacrée Michelle!

Petits écœurements politiques quotidiens(6) dans politique v-21-1082692-1227526151

Publié dans : politique | le 19 janvier, 2011 |2 Commentaires »

même pas honte….

même pas honte.... dans politique benali_sarkozy
Ben_Ali-Nicolas_Sarkozy dans politique

Publié dans : politique | le 18 janvier, 2011 |3 Commentaires »

A méditer (1)

Aux Etats-Unis, jusqu’à Reagan (1980) , le taux d’imposition marginal maximum sur le revenu s’élevait à 90%.

Quels bolchéviques ces ricains!

Mais il parait qu’on ne pourrait faire la même chose aujourd’hui chez nous?…..foutaises.

A méditer (1) dans politique impots-restos

Publié dans : politique | le 5 janvier, 2011 |4 Commentaires »

Petits écœurements politiques quotidiens(5)

Grenelle, ils n’ont eu que ce mot à la bouche pour masquer l’inconséquence de leur action en matière d’environnement et pour faire passer des vessies productivistes pour des lanternes environnementales.

Et ça se confirme dramatiquement par le décret n°2010-1510 du 10 décembre 2010 qui suspend pour 3 mois tout rachat par EDF de l’électricité produite par le photovoltaïque privé ou public.

Cette décision est la preuve par les faits que ce qui guide avant tout ce gouvernement, ce sont les pressions lobbyistes des actionnaires d’EDF et non la volonté réaffirmée, non seulement de développer les énergies propres, mais aussi d’installer durablement un nouveau secteur d’activité créateur d’emploi localement et rééquilibrant la toute puissance du nucléaire en France.

Du coup, coupure de robinet, plus d’incitation à l’installation de panneaux photovoltaïques!

Combien de projets arrêtés voire mis juridiquement en danger par cette décision ?

Combien d’acteurs de la filière qui revoient leur stratégie en urgence pour le long terme au sujet de leur installation définitive en France? De telles décisions politiques de girouettes fragilisent la pérennité initiale des projets envisagés, comme si le marché de l’emploi actuel avait besoin de cela !

Cette inaptitude à la gestion intelligente du développement durable, concept tellement galvaudé par ceux qui s’en réclament, permet d’ouvrir les yeux sur le caractère totalement factice et démagogue de la politique libérale qui nous gouverne en matière environnementale.

Publié dans : politique | le 21 décembre, 2010 |4 Commentaires »

Petits écœurements politiques quotidiens(4)

En lisant le dernier petit opus « indignez-vous » de Stéphane Hessel, me viennent immédiatement à l’esprit les propos de Copé samedi soir dans l’émission de Ruquier qui m’ont fait rapidement éteindre la télévision une fois ces paroles mémorisées.

Ce dernier nous explique très sérieusement qu’il faudra dire la vérité aux Français, qu’il faudra travailler plus (en gagnant moins) et réduire nos acquis sociaux parce que la France ne pouvait vivre isolée et au dessus de ses moyens.

Il s’agit bien entendu de la docta libérale habituelle, mais exprimée d’une façon tellement décomplexée et péremptoire que la portée de l’indignation à laquelle aspire les propos de cet homme qui a participé à la mise en place de toutes les grandes constructions sociales de la France d’après-guerre, trouve un sens particlièrement précis.

Comment la France d’aujourd’hui, infiniment plus riche et aisée que celle d’après guerre, n’aurait pas les moyens de protéger égalitairement les enfants de sa république?

Quels cheminements intellectuels et régressions de la pensée ont pu à ce point pervertir les cerveaux pour engendrer des Copé dans notre société ?

Alors que plus d’un siècle et 3 guerres mondiales étaient enfin parvenues à faire comprendre aux Français que seule la solidarité et l’empathie envers son prochain étaient source de bien vivre ensemble et de l’espoir d’une place pour chacun dans notre société, 60 ans plus tard, les cerveaux déraillent à nouveau, une classe sociale se battant pour dominer l’autre dans le but d’un enrichissement infini au détriment du plus grand nombre.

Indigné, je suis. 

Publié dans : politique | le 13 décembre, 2010 |16 Commentaires »

Quand le P(s) faisait alliance avec Le Pen…

A entendre la gauche molle en ce moment, celle qui accule le petit peuple vers une misère programmée mais qui ne s’empêche jamais de rappeler ce que devrait être la démocratie selon sa vision Fmiste, la gauche du parti (socialiste) personnifiée par Jean-Luc Mélénchon ne serait qu’une pâle copie conforme populiste de ce que Jean-Marie Le Pen incarnait jusqu’à présent dans la paysage politique français.

C’est en tout cas à ce type de questions comparatives auxquelles s’adonnent avec un bonheur non dissimulé la caste des journalistes qui ne sont pas là pour penser mais pour faire du sensationnel en invitant des philosophes de salon comme BHL à se prononcer sur l’action de Jean-Luc Mélenchon.

Au-delà de l’incongru et du malfaisant de ce type de question qui indique déjà la réponse attendue à partir de la question et qui est une forme de provocation insensée pour qui connaît l’attachement républicain et démocratique de cet homme, la comparaison susurrée par certains (socialistes) et journalistes rapporteurs entre Jean-Luc Méléchon et l’extrémiste raciste Le Pen, omet juste 20 ans d’histoire récente du P(s).

En effet, chacun sait que le président du Parti de Gauche fait cause commune avec le Parti Communiste dans une alliance politique durable, le Front de Gauche, et partage l’essentiel des positions politiques du parti communiste. Or on sait également qu’entre 1981 et 2002, le parti communiste a participé à de nombreux gouvernements avec le P(s).

Si le P(s) a pu s’allier avec le PC (comme c’est d’ailleurs encore le cas au niveau local dans certaines régions) et que ce PC est aujourd’hui allié avec le parti de gauche, par transitivité, le P(s) fût-il complice d’une alliance gouvernementale avec un parti raciste, extrémiste, parfois homophobe et antisémite?

Une fois de plus, les donneurs de leçons démocratiques balayent difficilement devant leurs portes et s’accointent facilement d’amalgames révoltants pour discréditer ce qui fait peur et met au grand jour, pour bien connaître le P(s) de l’intérieur, le vide intersidéral de la pensée et du projet d’avenir de ce parti.

J’ai pourtant bien l’impression que peu sont dupes du manège malfaisant qui s’exerce…

Publié dans : politique | le 4 décembre, 2010 |4 Commentaires »
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