La « racaille » de banlieue tient mal l’équilibre à moto…

…Oui mais en même temps, les moniteurs habillés en bleu équipés de taser ne font rien qu’à se mettre en travers de la route !

Une véritable épidémie s’abat plus particulièrement sur la banlieue depuis quelques années, celle des mauvais choix faits par ceux que la police qualifie toujours de « fuyards qui ont forcément des choses à se reprocher », se concluant soit sur une fuite qui mène dans les transformateurs Edf, soit par une équipée qui emboutit le coté des voitures de police.

Chaque fois, 2 morts, les « fuyards » bien sûr !

Evidemment, loin de moi l’idée de vouloir considérer la police comme une dangereuse milice à la solde du pouvoir de droite voulant « nettoyer » cette « racaille » qui courre comme des lapins chaque fois que le chasseur les guettent…..mais quand même !

Bien sûr qu’un état de non droit se développe en banlieue, bien sûr que la responsabilité partagée des différentes politiques publiques menées depuis 30 ans dans ces quartiers est responsable des haines qui se sont développées entre représentants de l’ordre et jeunesse autochtone, mais force est de constater que l’attitude provocatrice et stigmatisante du pouvoir de droite, et de son chef de police le sous-commandant Sarkoz, conduit aux dérives policières et à l’impasse révoltante constatée lors de chaque accident et ressentie comme une injustice de plus sur un quotidien sans avenir.

La police républicaine, souvent insultée mais aussi souvent insultante de par les contrôles au faciès qu’elle développe, ne joue plus le rôle de lien social rassurant qu’elle devrait être censé assurer quand son chef suprême valorise le 100% répression comme préalable au dialogue.

La police républicaine, souvent méprisée mais aussi souvent méprisante lorsque l’interpellation entérine un tutoiement banlieusard irrespectueux pourtant peu usité dans les quartiers d’affaire, reproduit la sémantique de son modèle de voyou en col blanc qui insulte les habitants des banlieues en assimilant par des termes disqualifiants, leurs progénitures à de vulgaires animaux.

La police républicaine, souvent déboussolées, déracinées, mais aussi souvent solidaire pour masquer l’évidence des bavures commises, compromet ses chances d’obtenir ce à quoi chaque être humain aspire, le respect, simple banlieusard comme représentant de l’ordre.

La police républicaine doit réagir pour que son cas ne s’aggrave pas à chaque drame. Qu’elle ne se trompe pas d’ennemi, celui de l’intérieur, celui qui l’envoie dans les quartiers difficiles comme les généraux envoyaient les soldats au front pour un combat inutile et perdu d’avance.

Que la police républicaine arrête de ramasser les morts qui viennent s’écraser à ses pieds….

Publié dans : politique | le 26 novembre, 2007 |7 Commentaires »

Répression

- pression sur les magistrats pour orienter les décisions de justice et liguer le judiciaire et l’exécutif

 - violences policières envers les magistrats ou étudiants qui bloquent l’accès aux bâtiments publics

- instauration de peines planchers pendant que l’on supprime les peines de récidive pour les délits financiers

-  expulsions des sans papiers avec leurs enfants que l’on parque dans des RIA pour faire du chiffre

- propagande provocatrice et décomplexée envers un électorat xénophobe

- surenchère repressive envers le téléchargement gratuit consistant à ficher les resquilleurs pour leur interdire l’accès à Intenet

Dans cet état policier, c’est la RE PRE SSION qui est signe l’avenir de notre pays

Bienvenus en Sarkoland, alors luttons!

http://www.dailymotion.com/video/FuinsMQ1xe2955MG9

Publié dans : politique | le 23 novembre, 2007 |6 Commentaires »

Une justice en très grand danger

C’est un démantèlement en règle du système judiciaire français auquel s’est attaqué Sarkozy depuis son accession à la présidence de la république et plus largement l’Ump au pouvoir depuis 2002.

Alors que conformément à l’article 64 de la constitution, le Président de la République est le garant de l’autorité judiciaire, ce dernier a allègrement soutenu les récentes pressions en tout genre de la ministre de la justice envers les juges.

Tout ce mode opératoire concourre d’une logique désormais rôdée qui consiste à envisager la justice différemment selon que l’on détient le pouvoir ou non, celle rendue selon que l’on est faible ou fort.

Ainsi Sarkozy affirmait haut et fort devant un parterre de chef d’entreprise du Medef le 31 août dernier, qu’il envisageait de dépénaliser les délits financiers, tel un Berlusconi des grandes heures qui s’écrivait les lois lui permettant d’échapper à ses propres infractions pénales.

Lorsque j’indique que ceci n’est qu’un long cheminement de tentative de maîtrise du pouvoir judiciaire par l’Ump au pouvoir, il suffit par exemple de constater les mesures prises en catimini lors de la dernière période électorale le 12 mars 2007 par l’ordonnance du gouvernement Villepin, qui a modifié le Code du Travail, sans aucun débat législatif, pour permettre par exemple une suppression généralisée des peines de récidive pour les employeurs, comme par exemple pour ceux qui mettraient des obstacles à l’accomplissement des tâches des inspecteurs du travail, réduisant ainsi un peu plus l’arsenal judiciaire de la justice en matière d’infractions financières.

Quelques temps plus tard, sans aucun scrupule, Sarko fixait des peines planchers pour le commun des mortels, malgré le taulé des juges dessaisis là encore d’un pouvoir qui autrefois leur appartenait, celui d’apprécier la chose jugée en fonction de la spécificité des faits commis sans contrainte minimale fixée par le législateur.

Mais en Sarkozie, lorsque l’on veut parvenir à ses fins et contrôler encore ce qui vous échappe en partie, on y mets les moyens.

C’est ainsi que Dati (*) au cours de sa tournée triomphale dans toute la France auprès des forces de l’ordre, a annoncé qu’un quart des tribunaux prud’homaux et plus de 30% des tribunaux d’instance et de grande instance seraient supprimés. C’est ainsi qu’une partie importante des plaignants renonceront à défendre leurs droits face aux arnaqueurs en tout genre (forcément les moins aisés), éloignant encore un peu plus ce service public de proximité des citoyens, alors même que sa popularité et son taux de confiance sont pourtant déjà bien faibles.

Lorsqu’on veut tuer son chien on dit de lui qu’il a la rage, lorsqu’on veut tuer la justice pour mieux la contrôler, on lui supprime les moyens nécessaires à son bon fonctionnement. C’est ce à quoi s’attelle ce pouvoir qui apprécie déjà tant d’avoir à sa botte la presse, qu’il imagine le même futur pour la justice habituellement si peu encline à se conformer aux aspirations sécuritaires et dirigistes du pouvoir en place.

Formons le vœu qu’elle puisse résister à la déferlante de contrôle absolu qu’elle est en train de subir actuellement, c’est l’avenir de notre démocratie, où les contre pouvoirs sont indispensables à sa bonne santé, qui en est l’enjeu.

(*) judicieusement qualifiée de Destruction Arbitraire des Tribunaux d’Instance (DATI)

Publié dans : politique | le 21 novembre, 2007 |18 Commentaires »

un courant du MJS serait-il véritablement socialiste?

Halte à la répression contre les étudiants !
Les CRS hors des facs !

Comme en 2003 et en 2006, notre Parti doit soutenir le mouvement étudiant !

Depuis le 16 novembre, une page vient d’être tournée dans l’histoire de l’enseignement supérieur français : l’Elysée a organisé un plan de reprise des facs bloquées et a appelé les présidents d’université à recourir aux CRS, au nom d’une prétendue « défense de la sécurité des biens et des personnes ».

Alors que le mouvement demandant l’abrogation de la LRU prend de l’ampleur, le gouvernement utilise la répression policière pour étouffer les revendications des étudiants. Un tel comportement est attisé par l’absence de réaction et de soutien de la gauche à ce mouvement. Ce bras de fer initié par la loi Pécresse vise en fait à châtier tous les étudiants, cette génération qui a fait reculer la droite lors de la lutte contre le CPE. Pour ceux qui veulent placer l’université française dans le cadre concurrentiel de la mondialisation et privatiser l’enseignement supérieur, les militants étudiants et les jeunes syndicalistes sont les premières cibles. A bas la répression antisyndicale !

Nous appelons l’ensemble des partis de gauche, attachés à la défense des libertés démocratiques -et en premier lieu le parti socialiste- à condamner les mesures de répression et à affirmer leur solidarité avec les étudiants en lutte, confrontés à une violence que ne renierait pas la police gaulliste de 1968 !

Lors du mouvement social de novembre 2003, le Parti socialiste a demandé le retrait du projet de loi de modernisation des universités, projet très semblable à la LRU et qui visait à instaurer l’autonomie des universités. Les socialistes ont aussi soutenu la lutte de la jeunesse en 2006 contre le CPE, tandis que le MJS s’était mobilisé dans la rue avec toute la jeune gauche syndicale, politique et associative.

Une nouvelle fois, nous devons prendre clairement position, car l’autonomie des universités prépare la privatisation totale de l’université, la casse des diplômes nationaux et des statuts des personnels. Bref, elle annonce à la génération montante que la précarité sera son seul horizon. Le Parti socialiste doit se prononcer immédiatement pour l’abrogation de la LRU, qui ne peut qu’aggraver les problèmes des étudiants et de l’université. Il en va de même pour le MJS, qui a une vraie responsabilité en tant que premier mouvement de jeunes de gauche. Il y a urgence à ce que l’unité se réalise pour l’abrogation de la Loi Pécresse.

Communiqué d’Offensive socialiste, courant du MJS

Publié dans : politique | le 20 novembre, 2007 |15 Commentaires »

20 novembre 2007

20 novembre 2007 dans politique greve

Publié dans : politique | le 20 novembre, 2007 |15 Commentaires »

La Casse du droit du travail

A lire et diffuser d’urgence ce document d’Etienne Chouard, lu chez le monolecte

Publié dans : politique | le 19 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Mais puisque j’vous dis que le peuple nous soutient !

17 octobre 2007, sondage CSA pour l’humanité : 54 % des français soutiennent la grève ;

17 octobre 2007, sondage BVA pour le figaro : 55% ne soutiennent pas les grévistes ;

12 novembre 2007, sondage LH2 : 59% des français soutiennent le gouvernement contre les grèves face à 35% qui ne le soutiennent pas ;

13 novembre 2007, sondage Ifop : 62% des français opposés à la grève contre 37% qui la soutiennent.

19 novembre 2007, sondage Radical D’aviolo’s pour lui-même au près de 37 personnes d’un panel représentatif de la population, ou presque, mais au moins autant que ceux de l’IFOP et consorts, 81% des personnes interrogées pensent que la grève est le seul moyen pour parvenir à défendre ses acquis sociaux même si 13% le regrettent.

Au delà du sondage anecdotique de ce blog, je suis particulièrement frappé de constater que même parmi les sondages les plus défavorables aux grévistes, il y a au moins un gros tiers des français prêts à soutenir ce qui les gênent pourtant au quotidien pour au moins la moitié d’entre eux.

A moins que ce gros tiers ne soient composé uniquement de fonctionnaires, agents de la Sncf ou Ratp, voire des isolés de la république que sont tous ces français privés de transports collectifs, d’hôpitaux ou de tribunaux dans les zones rurales parce que non rentables, ce qui me semble réducteur, il est finalement revigorant de constater que malgré le matraquage médiatique, plusieurs millions de français ont compris qu’à travers ces luttes de salariés, c’est bien la destruction de leurs acquis sociaux futurs qui se profile à l’horizon.

Ceux qui ont aujourd’hui la possibilité de faire grève, non pas parce que leur pouvoir d’achat est plus aisés que les salariés du privé, mais parce que les pressions patronales sont moins efficaces que les celles proférées dans les petites et moyennes entreprises où tant de salariés sont à la merci du moindre écart permettant de justifier un licenciement, ne sont finalement que les portes paroles ou les éclaireurs de l’ensemble du salariat français auquel on est encore en train de réduire la possibilité de se défendre aisément en réduisant d’un tiers par exemple les tribunaux prud’homaux sur le territoire !

le corbeau et le renard

Pendant que les médias aux ordres se gargarisent d’assener des sondages complaisants (*) démontrant (**) l’impopularité de la grève, le citoyen lambda flatté d’appartenir à la majorité qui stigmatise ceux que l’on dénomme des privilégiés, devrait se souvenir des enseignements de cette fable de la Fontaine qui rappelle que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute », pour se procurer son propre jugement sur les fondements des réformes en cours qui loin de permettre d’assurer un avenir certain aux retraites de tous, nous préparent plutôt à des lendemains qui déchantent où nos chers médias trouveront toujours un sondage adéquat sous l’angle qui confortera leurs incantations passées.

L’opinion est fluctuante, aujourd’hui elle hésite, et c’est déjà une victoire, mais demain, lorsque tous les salariés seront touchés par la nécessité de travailler plus pour gagner moins, qui sait si ceux qui aujourd’hui revendiquent ne pourront pas à leur tour se gargariser d’un « mais puisque j’vous dis que le peuple nous soutiens… ».

 

(*) si les sondages CSA et BVA du 17 octobre 2007 précités ne sont pas la preuve que le sondeur a la particularité de s’adapter à son donneur d’ordre, c’est que l’aveuglement confine à la mauvaise fois.

(**) Eh oui, il faut s’y faire, la sondagite aiguë s’est emparée de toute analyse des comportements, simplifiant toute réflexion au détriment des minoritaires, ceux que le sondage n’a pas caressé dans le sens du poil !

Publié dans : politique | le 19 novembre, 2007 |4 Commentaires »

pour négocier…je vous demande de vous arrêter!

Alors que les droits du travail, du logement ou de l’homme sont durement remis en cause par le pouvoir libéral en place au point que les médias aux ordres inventent une nouvelle fronde ideologique contre le droit de grève, celle du droit au transport dont seraient privés les usagers victimes des grèves, alors même que les services publics de proximité sont de plus en plus sacrifiés sur l’autel de la rentabilité, privant ainsi la grande majorité des provinciaux d’un accès au transport qui n’émeut malheureusement fort peu les mêmes médias, voilà qu’un nouveau concept vient de prendre forme en Sarkozie et chez tous ses serviteurs communicants, celui de la nécessité très balladurienne de devoir arrêter une grève pour pouvoir négocier.

La négociation émanant toujours d’un rapport de force dans un pays comme la France où les possédants ne négocient sérieusement que lorsqu’un durcissement du conflit se profile, il est tout de même extravagant d’entendre le caporal Fillon venir donner des leçons quant à l’attitude à tenir afin que la raison l’emporte dans des négociations entre gens civilisés.

S’il veulent obtenir la majorité des justes revendications qu’ils avancent, les cheminots comme ceux qui s’apprêtent à faire grève dans les semaines qui viennent, ne doivent surtout pas lâcher de lest au moment où un semblant de négociation va s’ouvrir, comme par hasard le lendemain de la grève de la fonction publique, mais au contraire intensifier la lutte pour que le rapport de force penche de leur côté.

Tout le petit jeu gouvernemental, combiné à des syndicats conciliants, consiste au contraire à réduire la portée des mobilisations qui ont commencé il y a 6 jours, d’une part en divisant l’unité syndicale déjà fragile parce qu’à visée électoraliste, et d’autre part en jouant comme toujours la carte de la communication en martelant que l’opinion publique soutiendrait les choix gouvernementaux, et en utilisant pour cela tous les plus vils subterfuges comme la désignation de bouc émissaires responsables par leurs blocages des difficultés économiques du pays et sociales de nombreux citoyens, permettant en cela de minimiser sa pourtant grande responsabilité envers les casses sociales passées et futures.

Alors citoyens grèvistes, tenez bon pendant les négociations, car votre avenir comme celui de nombreux salariés en dépend.

Publié dans : politique | le 18 novembre, 2007 |10 Commentaires »

impunité zéro pour Sarko! sauf pour la famille….

http://www.dailymotion.com/video/5B2buos9Eyk6mnuTk

Publié dans : politique | le 17 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Electeurs de gauche : qui nous représente encore ?

Pour tous ceux qui aspirent à une société solidaire, où l’impôt n’est pas l’ennemi absolu duquel on se plaint à longueur de temps mais concourre simplement à renforcer les liens intergénérationnels et à conforter un lien social qui valorise le « vivre avec », où la solidarité ne se confonds pas avec la charité, où les acquis sociaux chèrement acquis par nos ancêtres au cours de décennies de luttes restent le socle de toute saine démocratie, ceux pour lesquels les enseignements du Conseil National de la Résistance trouve toute leur traduction dans la prise en compte de l’humain au centre de l’activité économique et non comme une simple variable d’ajustement au service des intérêts d’un petit nombre, qui traduit aujourd’hui nos aspirations ?

Je veux dire par là que tous ceux qui n’aspirent pas à une révolution brutale pour améliorer leur quotidien et l’avenir de leurs enfants, qui envisagent l’avenir autrement que par une confiscation totale des moyens de productions privés par les salariés, qui envisagent une économie mixte pour subvenir aux besoins essentiels et universels sans pour autant interdire la libre activité d’entreprise dans la mesure où elle concourre socialement au bien être commun, qui s’en fait la représentation aujourd’hui ?

Entre un socialisme réformiste qui se contente de gérer la casse des acquis sociaux et se congratule dans un silence assourdissant lorsque chaque destruction sociale se fait moindre que prévue, entre une majorité de syndicats plus attachés à ne pas être accusés de jusqu’auboutisme au point de réclamer des négociations que le pouvoir en place ne souhaite pas plutôt que de consulter une base militante prête à livrer combat comme ses aînés de 68 et refusant à juste titre de renier ce qui a amélioré ses conditions de travail de haute lutte, comment des millions de personnes peuvent encore croire que l’action politique ou syndicale pour laquelle il leur sera réclamé un vote de soutien lors de prochaines élections puissent encore dignement représenter leurs intérêts.

Aucun soutien affirmé et sans ambages pour ces grévistes défendant leurs droits à la retraite stigmatisés par le pouvoir en place, aucun support pour ces étudiants pourtant si prompte à remettre la solidarité envers les salariés au centre de leur propre combat contre une loi scélérate voté en catimini en plein été libéral, tous ces mots qui manquent et qui ne permettent plus de douter sur un consentement tacite aussi peu assumé que honteux, voilà ce que le P(s) propose à ceux qui ont élus ses 203 députés pour les représenter.

Un représentant syndical qui demande de reprendre le travail au soir de la première journée de grève consécutive à des semaines de revendications mis à la poubelle gouvernementale, un autre qui négocie sans consultation de sa base quelques heures avant le début d’une grève reconductible et déposée comme telle, des promesses de négociation sans aucune assurance de prise en compte des revendications initiales et qui satisfait au-delà de ses espérances un gouvernement qui s’apprêtait à un conflit long, dur, risquant d’être unitaire et inter catégoriel et donc difficile à assumer politiquement, voilà ce que la Cfdt et la Cgt a proposé à ses adhérents.

Qui à la droite des communistes aura le courage de représenter et traduire les aspirations de tous ces déboussolés de la gauche contraints de se radicaliser pour ne pas perdre leurs convictions et abandonner leurs idéaux.

L’espoir de demain n’est pas à chercher dans les organisations politiques ou syndicales qui rognent un peu plus chaque jour sur leurs engagements passés et courent derrière « ces nécessaires réformes » qui détruisent plus qu’elles ne consolident, rapprochent et unissent.

Souhaitons que la base ait le courage de poursuivre cette désobéissance syndicale, que les étudiants puissent fédérer, en dehors de toute contrainte matérielle constrictive, un élan citoyen de gauche qui refuse de se soumettre au laisser faire libéral si pénalisant pour les plus faibles, le lien social des prochaines années en dépend.

Publié dans : politique | le 16 novembre, 2007 |22 Commentaires »

Un compte rendu différent de celui des médias aux ordres….

Caracas, mardi 13 novembre 2007.

Avant de se lancer dans un commentaire sur les échanges qui se sont produit lors du sommet ibéro-américain entre les présidents Chavez et Zapatero, et le Roi d’Espagne nous devrions tous nous demander : « De quoi vais-je donc parler ? De mon interprétation du sommet de Santiago ou de mon opinion construite à partir de l’interprétation des grands groupes de presse ? »

En Espagne, « l’affaire » occupe déjà tous les esprits. En France, où le sujet est moins polémique, les réactions ont plutôt suivi la préférence politique de chacun. Mais alors que les opposants au Socialisme du XXIe siècle se régalaient de voir un Roi insulter un élu du Peuple, une certaine confusion régnait chez certains partisans du gouvernement bolivarien : « Chavez n’était-il pas allé trop loin ? » A lire l’article du Monde consacré au sujet, je serais moi-même tenté de prendre mes distances avec le président vénézuélien qui apparaît ici comme un impulsif, plus doué pour les scandales que pour une réflexion approfondie. Le seul hic, c’est que Le Monde se livre encore à un de ces montages médiatiques dont il a le secret. Les longs échanges du sommet de Santiago n’ont rien à voir avec le collage opéré par les grandes entreprises d’information.

Pour tenter de remettre la discussion dans son contexte, il convient d’examiner pourquoi Chavez a traité Aznar de fasciste, et pourquoi le Roi d’Espagne a quitté la réunion du Sommet de Santiago. A ces deux questions primordiales, Le Monde répond par deux inventions :  » Le dirigeant vénézuélien n’a cessé depuis son arrivée, vendredi, de traiter le prédécesseur de M. Zapatero, José Maria Aznar (conservateur), de « fasciste ». Pourquoi donc Chavez n’aurait eu de cesse de qualifier Aznar de fasciste, on ne le saura pas. Quand à la fuite du Roi, le responsable est pointé par Le Monde : « Hugo Chavez, emporté dans son discours, a aussi invectivé l’Eglise vénézuélienne et le pape avant d’accuser les Etats-Unis et l’Union européenne d’avoir approuvé un coup d’Etat à son encontre en avril 2002. N’en pouvant plus, le roi Juan Carlos est sorti de la salle lorsque le président du Nicaragua, Daniel Ortega, prenait le parti d’Hugo Chavez et lui redonnait brièvement la parole. » Notons avant d’aller plus loin, que Hugo Chavez n’a pas besoin de s’emporter pour rappeler que le gouvernement formé par les putchistes le 12 avril 2002 avait été reconnu par les Etats-Unis, l’Eglise vénézuélienne, le Royaume d’Espagne et l’Union Européenne présidé alors par le royaume d’Espagne dont le chef de gouvernement était José Maria Aznar. Le Monde nierait-il ces réalités historiques ? Nous le renvoyons aux archives des institutions concernées.

Les deux réponses apportées par le journal du soir occultent deux questions primordiales ? Pourquoi donc Hugo Chavez a-t-il rappelé ces faits historiques et qualifié Aznar de fasciste ? Pourquoi donc sa très haute majesté a quitté un sommet si important si la faute retombait sur un seul trublion, à qui l’on peut faire fermer sa gueule ?

La reconstruction des échanges tels qu’ils se sont déroulés nous permettra sûrement de saisir cette nouvelle déformation de la réalité par ceux qui sont censés nous informer.

Tout se déroulait plutôt bien à Santiago, jusqu’au discours de José Luis Zapatero. Celui-ci, en cohérence avec son modèle politique, s’est fait le chantre du social-libéralisme pendant la demi-heure de son discours, condamnant toutes les autres visions du Monde comme « totalisante ». Puis, il mis en garde les pays latino-américains « qu’un pays ne pourra jamais avancer s’il cherche dans des facteurs extérieurs des justifications quant à ce qui empêche son développement. »

Suite à son discours, la présidente du Chili, Michelle Bachelet consciente du scandale que pouvait provoquer les paroles de Zapatero dans un continent en lutte contre la soumission à la doctrine Monroe, invite les chefs d’Etats et de gouvernements à signer le protocole d’accords du Sommet, en précisant « que certains ont des avions à prendre, et qu’il serait bon de signer rapidement pour passer à la cérémonie de clôture ». Grosso Modo, « On ferme, vous êtes priés de ne pas répondre ».

« Présidente, je voudrais rajouter quelques mots en réponse à mon ami Zapatero » dit à ce moment Hugo Chavez. « Bon d’accord, mais rapidement s’il vous plait » l’autorise Michelle Bachelet. C’est ce que fera Chavez dans sa réponse de 40 minutes. Réponse complètement omise par les entreprises de communication internationales. A l’appel de Zapatero à nier ou minimiser les facteurs extérieurs dans la conduite d’une politique interne voué au progrès sociale, Chavez répond que dans ce même pays qui les accueille, un homme et un peuple avaient voulu construire démocratiquement une société plus juste, mais que des facteurs extérieurs, en l’occurrence le gouvernement et les multinationales des Etats-Unis les en ont empêché. Il s’agit bien sûr de Salvador Allende et du peuple chilien. Chavez change alors d’exemple pour parler du coup d’Etat d’avril 2002. Il aura ces mots pour condamner les facteurs externes qui l’ont quasiment conduit à la mort : « C’est lamentable mais je dois le dire. Cela ne met pas en cause le gouvernement espagnol actuel mais les seuls gouvernements à avoir reconnu les putschistes furent les Etats-Unis et l’Espagne par leurs ambassadeurs et l’Union Européenne par le biais de la présidence de José Maria Aznar« . Le gouvernement de Zapatero n’est pas mis en cause. Implicitement par contre, le chef de l’Etat espagnol, le Roi de Bourbon a bien reçu le message. Chavez va continuer son discours en qualifiant Aznar de fasciste pour sa participation au coup d’Etat, participation révélée par le propre ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Zapatero. Puis Chavez étaye ses arguments en rappelant une anecdote personnelle : « En 2000, j’ai reçu José Maria Aznar. Il m’a dit que le Venezuela pouvait devenir un pays développé s’il rejoignait son club de pays. Mais pour ça, il fallait que j’abandonne mes relations avec Cuba. Je lui ai demandé qu’est-ce qu’ils comptaient faire pour Haïti, pour les pays d’Amérique Centrale. Et ce monsieur m’a répondu, je m’excuse des mots que je vais prononcer mais il faut que je répète les mots exacts. Aznar m’a dis « Eux, ils sont baisés !« . Et bien, au Venezuela nous avons une autre idée de l’Humanité. Aznar est un fasciste, je le répète. » Comme on peut le voir, loin d’être la nouvelle lubie d’un Chavez impulsif, ces accusations sont en fait une réponse à Zapatero, qui niait l’ingérence politique des gouvernements et économique des multinationales du Nord dans les affaires internes des pays du Sud.

Dans sa réponse, Zapatero s’est solidarisé avec son prédécesseur, trouvant là le renfort logique du Roi. Il peut sembler étrange qu’un « socialiste » épaulé par un Roi prenne la défense d’un prédécesseur de droite dure, qui a participé à l’organisation d’un coup d’Etat dans un pays souverain. Il peut sembler encore plus étrange que l’argument choisi par Zapatero pour défendre Aznar fut d’invoquer le respect des idées d’autrui, lorsque l’on sait ce qu’il s’est passé non seulement en 2002, mais encore maintenant puisque la Fondation pour l’Analyse et les Etudes Sociales (FAES) présidé par José Maria Aznar a signé des conventions de coopération avec l’Université Catholique Andres Bello, université privée de Caracas qui forme les cadres intellectuels de l’opposition au gouvernement bolivarien.

Offusqué, Chavez essaya de répondre, mais sa très grande altesse, Juan Carlos de Bourbon, le fustigea d’une réplique digne de ses prédécesseurs sur le trône durant la colonisation des Amériques : « Pourquoi tu ne la fermes pas ? » Bien des journaux ont amoindri la vulgarité du propos. La traduction exacte n’est pas « Pourquoi ne te tais tu pas ? » mais bien « Ferme-la ! »

Imaginons un très court instant, que lors d’une réunion politique, la Reine d’Angleterre, crache rageusement à un président français : « Pourquoi tu ne la fermes pas ? » de la même manière que l’a fait Juan Carlos à Hugo Chavez. Que se passerait-il dans l’opinion française ?

Hugo Chavez, a dit après le sommet ne pas avoir entendu l’ordre du Roi. Quoiqu’il en soit, lorsqu’il redemande la parole pour s’éclairer sur ses propos, la présidente chilienne lui refuse au motif qu’il avait déjà parlé et la donne au président Nicaraguayen Daniel Ortega. Celui-ci, dans un geste de solidarité propre à la nouvelle donne politique en Amérique Latine, offre de son temps de parole à son homologue vénézuélien qui résumera ses propos par la phrase de José Gervasio Artigas, « Avec la vérité, je n’offense ni crains personne ». Puis, Ortega reprendra la parole pour reprendre à son compte la critique des propos de Zapatero. Il critiquera fortement l’entreprise espagnole d’électricité Unión Fenosa, l’accusant même d’être une structure mafieuse. C’en est trop pour sa majesté Don Juan Carlos de Bourbon, peu habitué à cette intégration politique et à cette solidarité entre les pays latino-américain. Il quittera la réunion et n’assistera pas à la clôture officielle de l’évènement malgré les efforts de la présidente chilienne pour le faire revenir. Ce n’est donc pas à cause de Chavez que le Roi s’est enfui mais en écoutant un discours du président nicaraguayen mettant en cause les pratiques néo-coloniales des entreprises espagnoles en Amérique du Sud. La République de Cuba, par la voix de Carlos Lage, se chargera de conclure cette discussion en réaffirmant sa totale solidarité avec les présidents du Nicaragua et du Venezuela.

Alors, Chavez impertinent et impulsif ? Ou en totale cohérence avec la proposition d’intégration et la nouvelle donne politique en Amérique Latine ? Pourquoi les grandes entreprises de communication se sont-elle livrées à ce collage médiatique pour une fois de plus discréditer le président vénézuélien ?

A la sortie du sommet ibéro-américain, les présidents Correa (Equateur), Morales (Bolivie), Ortega (Nicaragua), Chavez (Venezuela) et le vice-président cubain Carlos Lage se sont rendus à une concentration de 50.000 personnes en soutien à leur vision politique et sociale commune (et non pas 3000 personnes comme certains media l’ont laissé entendre). Le lieu de la concentration était hautement symbolique : le Stade National du Chili, ce même stade où les « facteurs externes sans importances » de Zapatero avaient fait taire dans le sang l’espérance démocratique du Peuple chilien.

En revanche, personne ne s’est réunit pour manifester un quelconque soutien à sa majesté don Juan Carlos de Bourbon.

Romain Migus

on peut retrouver cet article ici

Publié dans : politique | le 14 novembre, 2007 |5 Commentaires »

A quoi joue Thibault ?

Où est la cohérence dans l’action de la CGT, ou plutôt dans le mode d’action de son secrétaire général Bernard Thibault.

S’il voulait torpiller l’efficacité du préavis de grève qu’il a lui même déposé, il ne s’y prendrait pas autrement.

En effet, à 5 heures du début de la grève hier soir à 20h00 , voilà que Thibault propose au gouvernement d’entamer une nouvelle phase de négociation en décidant d’abandonner une des revendications majeures non satisfaite par le gouvernement en acceptant de négocier branche par branche et régime spécial par régime spécial.

Sur le fond, ce lest lâché fait le lit de ceux qui aiment diviser pour mieux régner (une des spécialités de Sarko) en abandonnant toute question d’égalité de traitement des salariés entre les Sncf, Ratp ou Edf/Gdf. L’union faisant la force, il est certain que les pressions salariales nécessaires à une négociation réussie seront moindres parce que divisées.

Sur la forme, l’effet est encore plus désastreux car il est un aveux d’immaturité et d’incohérence.

Immaturité dans le sens où Thibault devrait apprendre à réfléchir avant de s’engager dans une grève alors que sa position reste fluctuante.

Stratégiquement incohérent car l’effet néfaste de l’image donnée de salariés qui semblent s’amuser à faire grève pendant que leur syndicat représentatif s’engage allégrement dans des négociations les faisant passer pour des salariés irresponsables, bien plus que trahis.

Or une grève coûte cher aux salariés, pas à Monsieur Thibault, et les jours perdus pendant que Monsieur satisfait le patronat, sont autant de forces laissées pour les combats futurs qui ne manqueront pas de se présenter.

Entendons nous bien, dans l’absolu la négociation a un sens si deux conditions sont réunies :

- Le pouvoir en place souhaite réellement aboutir à un accord et ne recherche pas simplement à compter les forces en présence, le regard rivé sur les compteurs des instituts de sondages auxquels il commande journellement un résultat qui le satisfait. L’arrogance de tous les Sarkozytes ces jours derniers prouve qu’ils privilégient l’affrontement plus que la négociation.

- La grève, ultime recours, n’est pas clairement engagée par une mobilisation forte comme c’est le cas actuellement. Dans ce cas, il faut alors aller au bout de la grève, mesurer les rapports de force et ensuite négocier si ceux-ci ont fait leurs preuves.

Aucune de ces deux conditions n’étant remplie, Thibault est en train de trahir ceux qui le font vivre, ceci par mimétisme parfait avec nombre de politicien actuels à gauche lançant des promesses qui ne les engagent pas.

On savait le P(s) actuel nuisible à l’intérêt des salariés dans leur ensemble, on constate désormais qu’avec de tels représentants syndicaux, la casse des acquis sociaux a de beaux jours devant elle.

Publié dans : politique | le 14 novembre, 2007 |23 Commentaires »

Quand l’amalgame confine au vulgaire

Une fois de plus, Sarko est aller faire le beau au Conseil des ministres Franco-allemand (*) en compagnie d’Angela Merkel, ces deux là en profitant de concert pour rappeler l’abject de leur politique imigrationniste, celle qu’ils souhaitent pour l’Europe !

« Si on n’a pas le courage de maîtriser les flux migratoires, on ne réussira pas l’intégration car nos systèmes sociaux explosent »

Bah voilà, une fois de plus le coupable est tout désigné, c’est l’immigré profiteur, celui qui met à mal les solidarités mis en place après guerre, un nanti qui s’ignore !

Surtout n’allez pas croire un instant que les profiteurs de misère qui embauchent au black ces fraîchement débarqués d’une misère autoctone qu’ils croient pire que celles qui les attends, puissent un seul instant être considérés comme responsables du manque à gagner pour les caisses de retraites ou de sécurité sociale, ils sont tellement surchargés de charges les pauvres, contraints d’employer de la marchandise bas de gamme non déclarée pour la survie de leur entreprise pourtant si utile à la société.

Voilà pourquoi les services publics de sécurité mettent tant d’abnégation à tenir les engagements du vil Hortepen, plutôt qu’à chercher à pénaliser ceux dont la misère est un business, plutôt que d’envisager d’intégrer ceux qui ne demandent qu’un logement alors même qu’ils travaillent comme le dénonce si justement le DAL.

Qui peut avaler un instant que l’immigration dite « illégale » puisse mettre en danger nos systèmes de retraites, alors que par nature, aucun étranger en situation irrégulière ne touchera de retraite, alors même pourtant qu’il aura pu travailler toute sa vie dans l’illégalité adoubée par ses exploiteurs de petits patrons.

Qui peut croire que les immigrés sans papiers mettraient en dangers notre sécurité sociale, eux qui au mieux ont droit à la CMU, pour peu qu’ils en aient connaissance, et dont la maladie signifierait un arrêt immédiat de clandestinité, c’est à dire une reconduite à la frontière par l’armée des sans cœurs du putride Hortepen.

Non, je vous l’affirme, les responsables de la remise en cause de la pérennité des systèmes de protection sociaux français sont les accusateurs même qui se servent de pauvres bouc-émissaires pour mieux détruire à petit feu toute solidarité, en réduisant l’effort national des plus aisés, en refusant de taxer les stocks options qui à elles seules permettraient pourtant d’équilibrer rapidement la sécurité sociale sans avoir besoin de faire appel aux franchises discriminatoires envers les moins riches, en cherchant toujours les coupables chez les malades plutôt que vers tous ceux qui en profitent.

De la même façon que nos retraites trouveraient un financement suffisant sans augmentation de la durée de cotisation si l’on taxait tous les revenus du capital et pas uniquement ceux du travail, l’équilibre de tous nos comptes sociaux trouveraient une solution politique si la caste au pouvoir envisageait autre chose que la destruction des acquis pour accroître encore un peu plus les revenus des plus riches.

Alors qu’on se le dise, les pauvres stigmatisés en tout genre, immigrés, chômeurs, malades ou simples Rmistes, amalgamés dans une recherche de faux semblants pour cacher des réalités qui dérangent, tous méritent le respect et la solidarité nationale, et il est vraiment répugnant que le principal représentant de notre république s’adonne à de telle vulgarité envers la nature humaine.

(*) Bah oui, au cas où vous auriez eu un problème d’amnésie, Sarko est aussi ministre de tous les ministères en plus d’être président.

Publié dans : politique | le 13 novembre, 2007 |1 Commentaire »

Laids « Socialistes »

Rien, décidément, n’est aussi indiciblement laid qu’un « socialiste » à guillemets, imposteur, félon, renégat, profanateur.

Vous me direz que déjà ces gens-là ne sont presque plus rien, que le monde entier a compris qu’ils ne sont capables de rien, qu’ils n’ont pas une idée, que leur seule motivation est l’envie de régner sur de pathétiques fiefaillons qui jour et nuit les taraude, que par conséquent ils n’ont, de longue date, ayant senti que les vents dominants soufflaient de la gauche vers la droite, plus d’autre ambition (mais celle-ci les dévore) que de se laisser (em)porter par la bourrasque.

Et je sais tout cela, mais eux font mine de ne pas le savoir, et continuent à pérorer – inconscients que des temps approchent où leur effectif se comptera sur les doigts d’une main de Maurice Herzog, retour de l’Annapurna.

Je lis ainsi, dans « Libération », que deux minuscules apparatchiks, « rénovateurs » autoproclamés du P »S », Gaëtan Gorce et Manuel Valls pour ne pas les nommer, ont additionné leurs neurones pour appeler samedi, et à l’Assemblée nationale, à une « modernisation du clivage droite gauche » – qui est bien entendu, et comme d’habitude, une droitisation à marche (très) forcée.

Les « socialistes » sont laids, disais-je, et cela se vérifie jour après jour, et cela ne se dément jamais: les enfants, les voyant, sont pris d’une furieuse envie de fuir, et sitôt qu’ils ouvrent la bouche, des citoyen(ne)s pris de nausées, par centaines de milliers, montent à l’assaut des pharmacies (afin que de vider leurs stocks de Vogalène royal).

Pour désigner désormais la poignée de caciques, ultraminoritaire, qui au sein de leur parti n’est pas complètement résolue à brader sa pudeur, ces rénova-de-mes-deux-teurs ont trouvé ce mot, singulièrement élégant: « Fondamentalistes ».

Du point de vue de cette burlesque nomenklatura, je le répète lentement parce qu’il est rare que l’indignité se donne si complaisamment à voir, « l’aile gauche » du P »S » est un ramassis de « fondamentalistes ».

Le mot, évidemment, a été soigneusement pesé.

Il renvoie, il va de soi, vers ce que cette appellation désigne, dans notre imaginaire collectif – où les fondamentalistes sont grosso modo les pileux fanatiques des monts de l’Asie centrale que l’Oncle Sam, jadis, arma.

On voit par là que les « socialistes » ont un bel avenir dans le néant conceptuel: à bout d’arguments depuis que tout le monde a compris qu’ils disent à mi-voix ce que Nicolas Sarkozy hurle sans complexe(s), les voici réduits à meugler, entre deux brisages des mêmes « tabous » qu’ils ne cessent de briser depuis 20 ans, que la gauche de leur parti est quelque chose comme un nid benladiste.

Pauvres, pauvres, pauvres mecs.)

Après quoi, posément, cramponnés aux sièges dont un peuple dupé leur a trop vite fait le cadeau, ils réclament pour la cent trente millième fois « une révision complète et sans tabou de (leur) projet politique », et finalement appellent, je vous jure que je n’invente rien, à: « Faire de la gauche le « parti de l’entreprise »".

Evidemment cela fait bondir la concurrence, et dans « Le Parisien », Julien Dray, ulcéré d’être pour un temps doublé sur sa droite, essaie de reprendre la main: « Occuper les voies de chemin de fer et même les facs me semble contre-productif ».

Déclare-t-il.

(Hhhhh…)

Le dernier mot cependant revient à une femme qui n’est pourtant pas Louise Michel, puisqu’il s’agit de Josiane Balasko.

Elle a demandé hier, avant une manif de soutien aux mal-logés: « Je me demande ce que foutent les mecs du Parti socialiste; où est l’opposition? »

Bravo, Josiane Balasko.

Et voici la réponse: les mecs du Parti « socialiste », conscients de leur infinie laideur, ne paraissent plus aux manifs, non seulement parce qu’ils n’ont que foutre des misères de la plèbe, mais parce qu’aussi, lucides, ils craignent, et comme on les comprend, d’y être accueillis par des lancers d’oeufs pourris et de tomates.

Les gens du Parti « socialiste », pendant que la gueusaille manifeste pour les sans (papiers ou logis), planifient la prochaine étape de leur absolue soumission aux magnifiques lois du Marché

Désormais un monde les sépare de la gauche, et pour finir je ne sais pas où est l’opposition, mais je sais où elle n’est pas: rue de Solférino.

Sébastien Fontenelle (retrouvez le ici)

TOUT EST DIT

Publié dans : politique | le 12 novembre, 2007 |20 Commentaires »

Qui a entendu s’exprimer un étudiant en grève ?

En Sarkozie, quand la communication possède quelques ratés, quand on commence à se faire insulter par les mécontents, quand même les corporatismes habituellement plutôt empathiques avec le pouvoir dans leurs critiques commencent à perdre patience devant les provocations de la beurette servant de caution aux réactionnaires de droite et quand enfin les étudiants dangereusement incontrôlables pour la droite décomplexée accusés de faire de la politique lorsqu’ils font grève (*) commencent à bloquer les universités et envisagent de soutenir les différents mouvement sociaux à venir, alors l’intelligentsia journalistique institutionnelle entre en jeu.

C’est alors que la notion de conflit d’intérêts prend tout son sens et qu’il est difficile d’avaler les informations télévisuelles, radiophoniques ou de la presse écrite sans se rappeler que la très grande majorité de ces médias prends ses ordres auprès des actionnaires majoritaires que sont les Arnaud, Pinault, Lagardère et autres Rothschild, tous amis de Sarkozy et du Medef familial.

En effet, que nous présentent avec délectation les médias aux ordres, alors que le mouvement des étudiants dans les universités prend de l’ampleur au point que la semaine à venir risque de converger vers une fermeture de la moitié des universités françaises ?

Tout simplement que le front anti-grève s’organise, qu’un large mouvement opposé à la fermeture des universités, ceux qui veulent travailler face à tous ces fainéants qui ne pensent qu’à défiler et bloquer ceux qui étudient, se met en place et mérite forcément qu’on en parle. Bien entendu ce mouvement « spontané » lui serait apolitique bien que non défavorable à loi Pécresse(**) !

On les interviewe, on les questionne pour bien comprendre leur souffrance, tout cela dans un élan de manipulation rarement atteint à la hauteur des angoisses du pouvoir de voir la situation lui échapper et qui redouble de propagande pour tuer dans l’œuf toute légitimité à pouvoir contester une loi votée en pleine vacances sans que les premiers concernés n’aient pu se prononcer sur un changement radical de vision d’avenir pour les universités qui les forment.

Cette situation déjà maintes fois constatée durant la campagne présidentielle où les favoris désignés du pouvoir de la presse et de l’argent (Royal et Sarkozy) ont eu droit à tous les égards pour que le deuxième tour ne soit pas un bis repetita de 2002, trouve désormais une traduction qui ne cherche même plus à se dissimuler puisque pour ma part, je n’ai vu, entendu ou lu, mise à part Bruno Julliard le pendant de Chérèque à la CFDT dont les consignes sont dictées par le P(s), aucun représentant des étudiants à l’origine du mouvement de grogne qui ait pu exprimer les motifs de sa désaprobation.

Des images d’un président excité ou gaffeur censurées, des forces de l’ordre confortées dans leur petit pouvoir qui ne prennent plus de pincettes pour faire ce qu’elles croient être leur devoir sans que les médias ne s’en émeuvent, des choix de reportages valorisant des mesures gouvernementales plutôt qu’une information objective sur la grogne qui monte, le tout dans un respect à la lettre de l’adage Sarkozyste du diviser pour mieux régner, décidément la dictature douce est en marche et il est vraiment tant de s’en inquiéter.

(*) alors qu’il est bien connu que lorsqu’on envisage de privatiser les universités françaises en les mettant en concurrence, on ne fait absolument pas de politique bien sûr. Voir l’excellent article de Fontenelle à ce sujet.

(**) une fois de plus, voir le dernier billet de Fontenelle sur un article du Monde.

Publié dans : politique | le 10 novembre, 2007 |23 Commentaires »

Le petit excité qui nous sert de président….vu côté pêcheurs

http://www.dailymotion.com/video/n5UB0pf4H7RSoo4Ax

 puis lire ceci pour saisir le niveau de manipulation des médias télévisuels actuels.

Publié dans : politique | le 8 novembre, 2007 |12 Commentaires »

Un certain bon sens de gauche…

Quel bon billet publié ce jour par Michel Onfray dans Libération sur les conséquences de la décision du bureau national du P(s) de s’asseoir sur le vote des français sur le TCE de mai 2005 et de glorifier le TME de Sarko !

Après un constat somme toute maintes fois lu sur le suivisme libéral de ce parti matiné d’opinionite aiguë que la candidature Royal avait porté à son paroxysme lors de la dernière campagne présidentielle, Onfray fustige l’aile gauche du P(s) pourtant qualifiée d’honorable mais qu’il appelle à reprendre l’adage de La Boétie « Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres » pour ne pas apparaître indéfiniment de « caution de gauche à une formation politique qui a depuis longtemps cessé de parler aux classes défavorisées en ne s’adressant plus qu’aux bobos, alors que ceux-ci sont plutôt séduits par la franchise molle de François Bayrou ».

Justement, mais malheureusement sans chance d’aboutir, il exhorte cette aile gauche pour qu’elle « cesse de servir de supplétif et de boute-en-train à l’aile droite du parti qui, elle, jouit sans entraves ».   

Comment ne pas voir du bon sens un rien désabusé devant cette évidence que les faits quotidiens des décisions du P(s) nous rappelle à chaque fois.

  Entre les dénis de démocratie aussi bien en interne qu’envers ses électeurs putatifs, un partage de valeurs de droite toujours plus réactionnaires comme la fameuse nécessaire régulation de l’immigration qui justifie aujourd’hui en France les pires horreurs en matière de respect des droits de l’homme dans les centres de rétention administratifs servant au regroupement de la gestion humaine purement comptable du vil Hortepen, « des ministres débauchés, des hommes de main appointés dans des commissions Théodule, des sympathisants socialistes embauché », le P(s) s’éloigne toujours plus des aspirations réelles de la moitié de la France qui gagne moins de 1 500 euros par mois.

Malheureusement, Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veux rien voir, et bien qu’Onfray aspire à une véritable traduction du vœux de Besancenot de créer un vrai parti de gauche, on sent bien que les guerres de petites chapelles vont l’emporter et que seule la rue risque d’être le lieu où la véritable démocratie d’opposition trouve un sens.

Alors debout les socialistes de gauche, mais pas uniquement dans la rue, mais aussi dans la résistance au conformisme libéral en marche dans les vieux partis dits de gauche. Cela passe nécessairement par l’arrêt d’une caution depuis longtemps accordé à ceux pour lesquels le terme socialiste n’a plus qu’un sens pragmatique et électoraliste et ne sert plus qu’à marquer des différences de forme tant les idéaux se rejoignent pour ne se distinguer que dans la méthode. 

Publié dans : politique | le 8 novembre, 2007 |4 Commentaires »

L’anesthésie ne fait plus effet…

Pendant que le P(s) fait rire (ou pleurer c’est selon) le peuple souverain, avocats, pêcheurs, étudiants, fonction publique, sncf, ratp, et j’en passe sûrement, s’apprêtent à exprimer dans la rue, après les taxis et les étudiants en médecine, ce dont ils sont privés par cette droite réactionnaire qui ne cause qu’avec les plus forts ou ne négocie que si l’on accepte sans broncher ce qu’elle a décidé.

Il aura fallu 6 mois d’une France piquée par la mouche Tsé Tsé du « travailler plus pour gagner plus » pour qu’enfin non seulement les bouc émissaires pré désignés de nantis ou profiteurs par la droite décomplexée au pouvoir, commence par réagir d’un tir groupé de revendications, non pas pour exiger des avancées sociales, mais simplement pour que la droite ne détruise pas les acquis sociaux que nos aînés ont mis des décennies à acquérir, mais aussi pour que les dindons du Sarkozysme, malheureusement essentiellement la médiane basse de la population, se rendent compte que la duperie avait assez durée.

Il faut bien dire que les doses anesthésiantes avaient été les plus fortes parmi l’opposition politique au point que l’amnésie a touché nombre de responsables prêt à opiner du chef à la moindre réforme libérale en vue, ainsi que parmi les organisations syndicales plus occupées à préserver leur pré carré d’influence auprès d’adhérents déboussolés que de défendre les intérêts des salariés pourtant frontalement attaqués. Il semble que la base se soit réveillée avant au point que comme souvent les syndicats, du moins la plupart, suivent le mouvement général plus qu’ils ne le précèdent. (*)

Et tout le monde aurait tort de se priver tant Sarko démontre jour après jour qu’il lâche ses ambitions initiales auprès de ceux qui lui montre radicalement les poings. Ce fut le cas auprès des taxis, des étudiants en médecine ou aujourd’hui des pêcheurs.

Alors bien sûr, toujours sous son principe habituel du diviser pour mieux régner, les premiers grévistes servis sont non seulement les mieux organisés et les plus corporatistes, mais aussi les plus populaires car répondant au critère sarkosyste de la France qui travaille ou simplement à celui de l’électorat naturel de la droite réactionnaire.

Pourtant, j’y vois l’espoir que les Sarkozystes, comme toute le pouvoir financier qui ne déteste rien de plus que de perdre de l’argent lorsque les blocages deviennent macroéconomiques, lâcheront si la radicalité des luttes est intransigeante et la solidarité des combats retrouvée.

Pour cela, l’espoir le plus prégnant est bien le mouvement mis en route dans plusieurs universités par les étudiants, ceux là même qui avaient fait reculer le gouvernement Villepin sur le CPE.

Lorsque les luttes deviennent essentielles, qu’il en résulte des choix de société futurs à déterminer, le combat de la jeunesse est souvent salvateur pour servir de déclencheur à la fédération des revendications et surtout pour faire sortir de leur torpeur les appréhensions bourgeoises à la revendication, qui pourraient venir bousculer les certitudes qu’un petit tyran démocrate leur a mis dans la tête et qu’ils venaient de consacrer.

Que tout cela prenne de l’ampleur, que le mouvement soit maîtrisé par les mouvements sociaux plutôt que récupéré par un parti d’opposition en déshérence de socialisme, que triomphe les valeurs de la république que sont la solidarité et la fraternité, voilà ce que l’on peut souhaiter aux combats contraints qui vont se dérouler en cette fin d’automne.

Une capitulation, et il en serait fini des espoirs d’une France résistante au libéralisme déshumanisant, que le pouvoir de la presse et de l’argent rêve de nous imposer.

 

(*) espérons que la CFDT ne lâche pas tout le monde en route comme elle avait su si bien le faire en signant seule un accord sans concertation avec la base en 2003, lors de la réforme Fillon portant les annuités au droit à la retraite pleine à 40 ans dans la fonction publique.

Publié dans : politique | le 6 novembre, 2007 |24 Commentaires »

Je retourne ma veste…toujours du bon côté

Dernière Minute (06 novembre 2007 à 19h45)

 Le Bureau National du P(s) vient d’acter un vote Oui au TME de Sarko. Décidément la trahison comme mot d’ordre, voilà la nouvelle donne de ce parti. Dans ce climat infecte, un homme honnête avec le peuple, Benoit HAMON, a démissionné de son poste de secrétaire national….

12 élus du P(s) viennent de publier dans Libération, l’organe décomplexé des Ouiouistes, une merveille de texte qui manie avec le plus incroyable cynisme les valeurs de la nouvelle gauche que sont la trahison, l’hypocrisie, la manipulation ou encore le suivisme libéral.

Le plus éloquent dans cette brochette de représentant du peuple de gauche, c’est qu’ils furent tous des partisans du Non au vote du TCE en mai 2005 (*).

Avant de vous expliquer leur nouvelle vision de l’Europe, je ne résiste pas à l’envie de vous énumérer des politiciens si fidèles à leurs idéaux, eux qui sont moins médiatisés mais tout aussi nuisibles à la gauche que le 1er secrétaire du P(s), afin que lors des prochaines échéances électorales vous n’omettiez pas leur nom :

· Vincent Peillon, député européen, membre du bureau national

. David Assouline, sénateur de Paris, secrétaire national du PS

. Jacques Bascou, député de l’Aude, membre du bureau national

. Geneviève Gaillard, députée des Deux-Sèvres

. Jean Gaubert, député des Côtes-d’Armor

. Jean Guérard, vice-président de la région Aquitaine, membre du bureau national

. Christian Martin, conseiller régional de Paca, secrétaire national du PS

. Béatrice Patrie, députée européenne

. Gilbert Roger, maire de Bondy, membre du bureau national

. Claude Saulnier, sénateur des Côtes-d’Armor

. Pascal Terrasse, député de l’Ardèche, président du conseil général, secrétaire national du PS

. Jean-Jacques Thomas, maire d’Hirson, membre du bureau national

Après avoir fait semblant de nous expliquer que le P(s) défendait l’organisation d’un nouveau référendum alors que son 1er secrétaire vient d’affirmer le contraire dans son élocution consécutive au dernier conseil national, après avoir énoncé ce vœux sans jamais indiquer que seul le vote contre au congrès contraindrait la droite à passer la question du mini-traité de Sarko devant le peuple, ces multicartes de la conviction lance une diatribe contre l’incohérence qu’il y aurait à s’abstenir ou à ne pas se prononcer, sans une seule seconde se pencher sur la cohérence qu’il y aurait pour un socialiste à défendre la voie la plus démocratique en votant contre la modification de la constitution (**).

Mais ces élus éperdus d’élan démocratique et de convictions sincères ne se sont pas arrêtés en si bon chemin. Ils essaient ensuite de nous expliquer pourquoi ils ont voté Non en 2005 pour mieux nous expliquer pourquoi il faudrait voter Oui aujourd’hui ! Et ça vaut son pesant de cacahouètes, accrochez vous :

« Ce qui a motivé, en 2005, notre opposition au traité constitutionnel, c’est le défaut d’Europe. Ce qui justifiait notre stratégie, c’est que l’on puisse prendre appui sur le non pour exiger plus d’Europe, là où nous en avons besoin »

Diantre, il fallait l’oser celle là ! voter Non parce qu’on manque d’Europe ! pas beau ça ?

Voter Non accessoirement parce que l’homme n’est pas une marchandise, parce que la concurrence ne doit pas toucher des services universels, parce que socialement il est indispensable de donner un cadre à l’Europe pour harmoniser vers le haut le quotidien des peuples qui la compose, et quelques autres balivernes de ce type, ce sont des aspirations qui ont moins motivé ces 12 intellectuels que de vouloir plus d’Europe….et donc de voter Non !

Pour eux, peu importe la qualité protectrice, humaine voire solidaire de cette future Europe, la finalité était qu’on en parle, la solution que l’on vote Non.

Il me semble heureusement que les motivations retenues par les Français de gauche qui ont voté Non au TCE furent légèrement plus sincères et moins tordues que celle-ci.

Alors forcément, après une telle contorsion intellectuelle, il devient désormais très simple de nous expliquer que l’Europe est soit disant bloquée par les méchants Français et Hollandais, et qu’afin que l’on parle plus d’Europe, il faut bien sûr voter Oui à la mascarade Sarkozyste, si peu différente de l’ambition libérale initiale.

Avec de telles girouettes, décidément le peuple français et la gauche en particulier n’ont pas les représentants qu’ils méritent. Comme je le répète un peu trop souvent pour certains, seuls les échéances électorales à venir peuvent changer cet état de fait et nous débarrasser de ces perfides représentants de l’électorat de gauche.

(*) et qu’accessoirement ils se sont empressés de rejoindre Royal dès qu’elle fut désignée par les militants, tous pourtant anciens membres du NPS.

(**) il y aura bien 2 votes, l’un pour modifier la constitution, l’autre pour valider ou pas le mini traité.

Publié dans : politique | le 5 novembre, 2007 |22 Commentaires »

Une taxe sur l’or noir pour arroser les plus riches !

Tout le monde le constate, le prix du pétrole rend l’utilisation de la voiture de plus en plus coûteuse, pénalise fortement les activités nécessitant beaucoup de transport et forcément aggravera la situation de chaque consommateur final, la vache à lait de moins de 50 ans, et ce alors même que l’euro fort compense en partie l’achat du baril de brut payé en dollars US.

Ce qui est le plus lamentable dans cette hausse des prix de vente à la pompe, c’est la méthode « aux abonnés absents » de ce gouvernement qui semble s’en moquer totalement.

Quand va-t-il prendre une mesure dans l’intérêt de tous ?

Lui qui se gargarise en permanence de vouloir favoriser la libre et petite entreprise, lui qui souhaite supprimer un à un les impôts qui pèseraient trop sur les charges des entreprises au point de mettre en danger un système solidaire construit depuis un siècle, que fait-il à part engranger des recettes supplémentaires ?

Car en effet, c’est bien la TIPP et la TVA qui grèvent à hauteur d’environ 75%, le prix de vente de produits pétroliers.

Si la TIPP n’est pas indexée sur le prix de vente mais sur une indexation au litre vendu, les recettes liées à la TVA sur les produits pétroliers dépendent pour leur part totalement de la hausse des prix de vente donc de ceux du prix du pétrole.

Aussi, en cette période de forte hausse des prix pour le consommateur final, ce sont des recettes inespérées qui entrent dans les caisses de l’Etat. Ainsi, sans bruit, pour des hausses de prix qui ne dépendent pas directement du gouvernement, ce dernier est en train d’engranger à peu de frais électoral, des recettes supplémentaires qui vont venir compenser les cadeaux fiscaux récemment proposés aux plus aisés comme le bouclier fiscal, l’exonération de 95% des droits de succession ou les incitations fiscales pour les 50% de français qui paient l’impôt sur le revenu.

Je tiens à rappeler qu’intelligemment le gouvernement Jospin avait instauré en 2000 une TIPP flottante en adossant les recettes supplémentaires de TVA liées à une hausse du brut, à une baisse des recettes supplémentaires de la TIPP. Cette mesure avait été supprimée par le gouvernement Raffarin en 2002.

Même si cette taxe flottante n’est pas une solution sur le long terme en cas de hausse structurelle du prix du pétrole car elle finit par faire stagner les recettes de l’état tout en n’encourageant pas à la recherche d’alternatives à l’énergie pétrole lorsque son utilisation ne subit plus de hausses de prix, il faut bien reconnaître que dans une période où l’Etat compresse ses recettes pour faire des cadeaux fiscaux aux plus riches, pénalise un peu plus les assurés sociaux en leur réclamant une taxe sur leurs propres maladies, il est tout de même hallucinant d’imaginer que ce soit la hausse du prix du pétrole qui vienne au secours d’une gestion libérale on ne peut plus inégalitaire et que ce fait rendrait encore plus injuste.

Une fois de plus avec Sarko et sa bande, les solutions passeront forcément par la rue. Les pêcheurs fortement touchés, puis d’autres professions devront forcément passer par cette ultime recours pour se faire entendre et revendiquer le droit à travailler plus pour ne pas gagner moins, slogan dont chacun commence à mesurer qu’il ne risque pas de s’appliquer uniquement dans le foyer du voisin.

Ce n’est plus une paille mais une poutre qui s’affiche aux yeux de tous sur les combats prioritaires de Sarko. Cela va-t-il fédérer des solidarités autres que corporatistes ? Les prochains événements nous le diront.

Publié dans : politique | le 3 novembre, 2007 |10 Commentaires »
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