Archive pour la catégorie 'politique'

Propaganda

Je sens bien monter jour après jour la méthode de la peur préalable et nécessaire à la politique de rigueur budgétaire chère à nos dirigeants libéraux nationaux, européens et mondiaux tel ce grand (socialiste) Strauss Kahn, directeur du FMI.

Voilà que la France pourrait craindre quant au paiement de ses fonctionnaires dixit Jean Arthuis et un pseudo rapport de la commission des finances du Sénat, qui laisse entendre qu’iI manquerait 900 000 €uros à l’Etat pour boucler le budget, dites donc !! Et forcément la seule et immédiate conséquence sur un budget d’environ 400 000 millions d’Euros (soit un problème représentant 0,2% du budget) serait le paiement de ces fainéants de fonctionnaires….

Bon en fait, rassurons les, il parait que la France peut emprunter, même que finalement il ne serait même pas nécessaire d’emprunter puisqu’il ne s’agirait que d’un jeu d’écriture lié à une prévision budgétaire moins juste que prévue (n’est-ce pas là le principe même d’une prévision que de ne pas être juste?) avec des lignes budgétaires qui en compenseraient d’autres !

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Mais alors que ce genre de cas de figure est coutumier dans toute gestion budgétaire et ne mérite aucune communication spécifique, quel est le but de ce type d’information reprise en cœur par les médias qui mentent ?

Il est deux types : tout d’abord décrédibiliser et stigmatiser un peu plus ces fonctionnaires qui coutent chers afin que chacun s’en rende bien compte en cette période difficile pour tout le monde (diviser pour mieux régner, la méthode est éprouvée), et ensuite préparer en douceur l’opinion à devoir de plus en plus se serrer la ceinture (on n’a pas le choix ma pauv’ mâme Chabot!), à l’image de ce que l’on a fait subir aux Grecs et que l’on s’apprête à faire subir aux Irlandais et Portugais.

Rien n’est innocent et tout est orchestré en cette forte période de lutte de classes. Banques, agence de notations, financiers, détenteurs de capitaux en tout genre et leurs représentations politiques et médiatiques ne nous épargneront rien. Soyons vigilants car la France est bien plus riche que ce que l’on essaie de nous faire croire à grand coups de propagande médiatique.

Publié dans:politique |on 26 novembre, 2010 |5 Commentaires »

Petits écœurements politiques quotidiens(3)

Notre grand socialiste libéral (*) Dominique Strauss Kahn, directeur du FMI par sa fonction et nommé par Sarkozy, se félicite de la hausse de l’âge légal de départ à la retraite adoptée en France comme en Grèce. Et s’il se présentait chez nous à la prochaine présidentielle, verriez-vous une différence ?

Pour la Grèce, il se félicite même du résultat des dernières élections locales qui ont été remportées par le parti au pouvoir complice du plan d’austérité sans précédent appliqué à ce pays sur recommandations du Fmi.

Bien entendu aucun mot sur le taux d’abstention record, ni sur le nombre sans précédent de bulletin nuls ou blancs n’est mentionné par Strauss Kahn, car on ne s’embarrasse pas de ce genre de faits chez les gens importants, ce qui lui permet de tirer la conclusion à peine hâtive que le peuple grec avait bien compris la politique du Fmi, donc la sienne, et qu’il s’agissait de mesures prises dans l’intérêt de tous les Grecs. Vous êtes sûrs que s’il se présentait chez nous, il y aurait une différence ?

(*) cherchez l’erreur…

Publié dans:politique |on 16 novembre, 2010 |9 Commentaires »

Petits écœurements politiques quotidiens(2)

Voilà que les expulseurs compulsifs sarko-hortepen-besson nous la jouent grands seigneurs en communiquant à tout va sur la facilitation de l’asile politique aportée aux chrétiens d’Irak. Loin de moi la volonté de contester le fond de cette décision, mais voir ces lucky luke de l’expulsion de Roms, ces spécialistes du centre de rétention pour expulsion rapide de la misère, venir se pavaner sur la nécessaire intégration des personnes « appartenant à des minorités religieuses vulnérables » me laisse un goût plus qu’amer pour tous les autres et en particuliers ceux qui n’ont pas la chrétienté revendiquée comme signe distinctif.

Laïcité, égalité, on crache sur votre sens chaque jour qui passe dans la France de Sarkozy….

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Publié dans:politique |on 10 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

Petits écœurements politiques quotidiens (1)

Sarkozy qui poursuit son copinage en plaçant quelques parias du pouvoir au Conseil Economique Social et Environnemental. Cette institution totalement inutile coûte au contribuable 37 millions d’euros par an pour gaver 233 personnes à 3000 euros net par mois. Alors que les commissions diverses et variées pullulent pour produire des rapports directement destinés au classement vertical, on nous explique qu’il est difficile de sauver le système de retraite sans racketter une fois de plus les salariés. Foutaises.

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Publié dans:politique |on 29 octobre, 2010 |5 Commentaires »

Ils luttent pour nos droits….soyons solidaires

Ils luttent pour nos droits....soyons solidaires dans politique solidaire

Aidons ceux qui luttent pour le bien de tous, c’est ICI

Publié dans:politique |on 24 octobre, 2010 |2 Commentaires »

La face cachée de l’autoritarisme libéral enfin sous son vrai jour

Nous connaissions les mesures qui consistent à manipuler l’opinion en faisant passer les salariés en lutte pour des hors la loi tout en cachant les vraies violences faites par les patrons voyous qui déménagent la nuit sans en informer les salariés ou les capitalistes qui rayent de la carte de la dignité des familles entières pour quelques pourcentages de profits en plus dans un nouveau pays où la misère enrichit les possédants. Il s’agit là bien sûr de formes de violences couvertes par les plus hautes autorités par leur capacité à ne rien faire pour abolir ce type de comportement. Un autoritarisme ciblé à quelques jeunes de banlieues que l’on stigmatise ou quelques Roms qui permettent un détournement médiatique complice de l’attention de l’opinion, sont par contre des méthodes régulièrement utilisées, plutôt que l’adoption de mesures légales pour protéger les salariés contre ces attitudes consistant à délocaliser sauvagement.

Pour autant, dans tous les pays les plus libéraux où la contestation s’est faite plus vive et massive dans la lutte pour les droits du salariat, ceux qui se font à l’habitude les chantres des libertés individuelles et du respect des droits de chacun, sont aussi ceux qui n’ont pas permis la contestation et l’ont réprimée le plus violemment, physiquement comme dans les méthodes employées.

C’est ce nouveau stade que vient de passer Sarkozy face à la contestation du projet de destruction des retraites, en imaginant casser du gréviste en ne lui permettant pas d’utiliser des moyens d’actions qui obligent à la négociation avec les syndicats. Vouloir utiliser les réserves stratégiques d’essence ou bien débarrasser les piquets de grèves en utilisant la force publique face à ceux qui empêchent l’approvisionnement en produits pétroliers, concourent de cet autoritarisme typique de ceux qui ne peuvent supporter que la vision de société de la majorité des français soit différente de celle dictée par les soit-disantes lois des marchés et en particulier les marchés financiers.

La face cachée de l’autoritarisme libéral enfin sous son vrai jour dans politique sarkozy-le-pen9m2

Pour acter ce fait, il s’appuie comme toujours sur le droit au travail, comme si le droit à la contestation lui était inférieur dans une société véritablement démocratique. S’est-il posé la question de savoir si ceux qui souhaitaient travailler n’altéraient pas la capacité de revendication de ceux qui ne veulent pas d’une casse d’acquis sociaux pourtant obtenus de haute lutte par nos grand-parents et arrières grand-parents ? 

Qui a le plus le droit à la capacité d’action, ceux qui veulent travailler (par choix) en soutenant la politique libérale du gouvernement ou ceux qui luttent pour maintenir un projet d’avenir non régressif pour leurs enfants comme c’était le cas pour les 2 ou 3 générations précédentes ?

Dans une véritable société démocratique, non autoritaire, seule la majorité a raison. Or non seulement Sarkozy n’a aucune légitimité pour imposer un projet de loi pour lequel il n’a pas été élu dans la mesure où il ne figurait pas dans son programme présidentiel, mais en outre le mouvement actuel est soutenu par une forte majorité des français. Ceux qui veulent donc pouvoir travailler au détriment des salariés en lutte sont bien minoritaires.

Ainsi, qui bloque donc les choix de l’autre ? bien entendu la minorité répressive au pouvoir et ceux qui la soutiennent et qui imaginent imposer par la force un droit au travail qui est moins légitime, quand on affirme vouloir diriger une démocratie qui respecte la volonté du peuple. Ce n’est pas le cas de Sarkozy et sa bande.

Sarkozy se montre ainsi sous son vrai jour autoritaire, autiste à l’attente du peuple et provocateur face à la lutte. Mais le peuple français n’est pas un peuple moutonnier, il ne se laissera pas imposer des choix antidémocratiques par une caste au pouvoir qui a rompu tout dialogue avec les représentants du salariat. Il devra en tirer les conséquences non seulement dans les urnes à brève échéance mais aussi, à force de jouer avec le feu de la contestation, face à l’incendie qui s’étends plus violemment par une réponse proportionnée à la répression provocatrice opposée à la contestation pacifique actuelle. Et c’est bien Sarkozy qui en portera l’entière responsabilité.

Publié dans:politique |on 20 octobre, 2010 |4 Commentaires »

médias collabo, pour en finir…

mardi 12 octobre: le petit monde journalistique télévisuel resserre sa propagande et agite ses amalgames. Ce soir au grand journal de Canal +, Abadie fait semblant de faire passer l’interview de Mélenchon comme une information sortie il y a 1,5 ans et que Mélenchon aurait choisi de diffuser alors que c’est la chaîne qui a fait ce choix. Il en profite pour évacuer tout le contexte et les circonstances des termes prononcés, bien entendu pour protéger sa caste de nantis irréprochables. C’en est ridicule….

Pierre Carles nous donne l’espoir que tout cela change. L’insulte vient du coeur, fini de courber l’échine face à l’injustice, ça commence dans la rue le mardi 12 octobre prochain pour une durée illimitée…

 http://www.dailymotion.com/video/xf46zc

Publié dans:politique |on 8 octobre, 2010 |5 Commentaires »

Scélérats….

Au lendemain d’une journée de grève massive conjuguée à des manifestations impressionnantes, traductions évidentes du désarroi de la population face à la casse des acquis sociaux, il y a de quoi être écœuré et révolté face aux provocations communicatives du pouvoir scélérat qui nous gouverne.

Tel un marketing bien rôdé qui consiste à vous vendre un produit 9,99 euros pour symboliquement et machinalement vous faire imaginer une bonne affaire, la communication gouvernementale consiste à manipuler des chiffres de manifestants déjà particulièrement sous-évalués pour les annoncer sous la barre symbolique des 1 million de personnes avec un aplomb et une provocation méritant une réponse à la hauteur.

Cracher à ce point sur une mobilisation de cette ampleur, laisse imaginer la considération envers le peuple que ce gouvernement possède. Entendre Eric Woerth se gargariser et clamer la fin du mouvement quand on sait à quel point cet arracheur de dent doit avoir du mal à voir son reflet dans un miroir démontre en même temps que celui-ci est à bout de souffle pour envisager duper à ce point ce que tout le monde constate pourtant en pleine connaissance de cause.

Aucune adhésion populaire à un tel projet destructeur du système des retraites ne peut raisonnablement découler d’un tel défilé dans les rues, il n’y a que dans les esprits tordus d’un pouvoir sourd et aveugle que de telles suppositions peuvent naître.

Bien sûr que l’essoufflement est souhaité, bien sûr que les pertes financières engendrées par les jours de grève jouent en faveur des libéraux tant il est loin le temps où les négociations syndicales incluaient le rattrapage des jours de grève, mais la détermination renforcée par toutes ces provocations ne peut laisser insensibles tous ceux qui constatent à quel point le « marche ou crève » est le slogan favori des politiciens amis des capitalistes.

Beaucoup de syndicats sont encore trop frileux, les étudiants manquent grandement à venir soutenir ce mouvement de fond, mais j’espère que la conscience généralisée prendra forme et intègrera que c’est bien notre capacité à vivre ensemble qui se joue en ce moment.

Continuons le combat.

Publié dans:politique |on 24 septembre, 2010 |5 Commentaires »

Ça fait peur quand même, non ?

Décidément le pouvoir politique en place ne recule devant aucun moyen pour satisfaire son unique recherche de conservation de sa domination.

Tous les contre-pouvoirs putatifs sont de plus en plus muselés, la presse, l’opposition parlementaire, les médias et même la justice doivent lutter pour ne pas dépendre des décisions de l’Elysée.

La méthode autrefois reposant sur la stigmatisation verbale est désormais passée aux actes et à la mise en pratique d’une politique non seulement sécuritaire mais promulguant aussi des lois liberticides, inégalitaires et même antirépublicaines.

Cette politique s’appuie sur deux piliers désormais clairement identifiables : le mensonge et le contrôle du temps médiatique.

Le mensonge, asséné comme argument politique pour faire passer des lois inégalitaires, est devenu un acte naturel exprimé par des spécialistes tels Woerth qui n’hésitent pas à qualifier la réforme des retraites de durable, juste et efficace en détournant la réalité des chiffres, comme son patron voyou le faisait pour justifier le bouclier fiscal. Ce mensonge, maintes fois démontré, n’a plus le loisir de heurter au point de révolter le peuple pour l’amener dans un élan général dans la rue, car il est s’accompagne systématiquement de son pendant, le contrôle du temps médiatique.

Ça fait peur quand même, non ? dans politique Retour-a-une-crise-de-29-Ou-un-mensonge-leurre-de

Ce dernier consiste à détourner l’attention de l’opinion publique focalisée sur les affaires de magouilles gouvernementales, et répond à la nécessité de maitriser le débat politique en poussant toute opposition à répondre sur des sujets qui peuvent la diviser tout en servant les desseins de ceux qui contrôlent le débat.

Evidemment le jusqu’auboutisme autour des Roms réponds à cet objectif en conjuguant satisfecit électoraliste envers la droite extrême et désintérêt de la plus grande masse de la population dont on chatouille le nationalisme le plus vil en le confrontant aux réactions internationales virulentes.

Il permet également de mettre en exergue l’indignation des humanistes de ce pays que l’on fait passer pour de doux rêveurs éloignés des difficultés quotidiennes soit disant subies par la population à cause des Roms, quand on ne focalise toute l’attention dans une posture outrée envers les réactions verbales virulentes que peuvent faire naitre le traitement inhumain des Roms, ceci dans le but de dénigrer la forme pour détourner l’opinion du fond.

Il faut reconnaitre que la méthode fonctionne pas mal tant que l’on ne décolle pas son visage de la vitre mais bien sûr ne résiste pas à une réflexion plus large sur le fond et ne peut duper ceux que la nature humaine traitée comme du bétail interpelle dans une société dite développée.

Ce calcul électoraliste global, qui s’appuie sur une stratégie politique très fine tout en utilisant des ressorts abjects telle l’utilisation de bouc émissaires donnés en pâture à ceux qui subissent les conséquences d’une idéologie destructrice de leur droit, devrait avoir de quoi inquiéter profondément même les plus optimistes des démocrates. C’est mon cas.

Publié dans:politique |on 17 septembre, 2010 |Pas de commentaires »

A la tienne Georges…. !

« Nous ne gelons pas la rémunération des fonctionnaires, nous la maintenons deux années de suite au même niveau »

La Lettre du Cadre Territorial – 1er septembre 2010

A la tienne Georges…. ! dans politique Georges-Tron_pics_390

Quelle maladie développe Georges, doit-on envisager une journée spéciale  »Georgestron » pour le sortir de cette ornière mentale….. !?

Publié dans:politique |on 6 septembre, 2010 |Pas de commentaires »

Pêle-mêle estivale d’une société qui part à vau-l’eau

● Un arracheur de dent fait office de ministre du Travail (ex budget), enfin…surtout du budget de l’UMP, et tout est bon pour parvenir à museler par la communication ceux qui peuvent s’opposer par les faits à sa bonne de foi de façade. La calomnie est le nouveau terme à la mode utilisé par ceux qui veulent gagner du temps et espérer que l’incendie s’éteigne. La calomnie a bon dos quand les faits sont tenaces et que l’on est pris la main dans le sac. Pourtant, pourquoi tant d’inquiétude et de velléité à dénoncer la calomnie ? L’exemple chiraquien, lui-même autrefois grand pourfendeur de la calomnie et désormais justiciable putatif, a trouvé un terrain d’entente entre amis avec ses ennemis d’hier au nom de la bonne gestion budgétaire. Pris la main dans le sac, il suffit de faire montre de bonne volonté quelques décennies plus tard et tout peut s’arranger…;

Pêle-mêle estivale d’une société qui part à vau-l’eau dans politique a10bananiererepublique1

● le Rom va devenir une espèce en voie d’extinction européenne et d’abord française, on fait tout pour le cantonner dans des réserves ciblées via des accords bilatéraux, mais il fait tout pour s’en échapper. La prison n’est peut-être pas si dorée que cela et il a peut-être envie que les accords de Schengen s’appliquent à tous ses ressortissants. Hortepen ne l’entends pas de cette oreille, il veille, il mobilise les forces de police en décrépitude sur l’essentiel, la chasse au Rom illégal comme à la fin du 19ème siècle l’on chassait le rital venu chercher du travail dans le pays voisin ;

● On amalgame la chasse au Roms avec les délits mis en lumière dans la communauté des gens du voyage. C’est tellement pratique, car qui les aime ces instables permanents, nul part chez eux et pour toujours présents là où l’on ne les souhaite pas. Ils ont en commun le faciès du délit qu’Hortepen et ses sbires repèrent aisément, alors quoi de plus classique qu’une bonne stigmatisation qui ne mange pas de pain électoral pour exacerber la vilenie qui couve en chacun de nous et détourner notre attention des difficultés quotidiennes;

● l’opium du peuple n’a pas atteint son objectif inavoué. Le football national est parti en vrille à l’image de ses enfants stars qui se croient trop tôt à l’abri des errances psychologiques réservées aux classes défavorisées en oubliant que l’argent facile est le premier des dangers. Alors on s’est raccroché à tout ce qui gagne et la république et sa représentation présidentielle aime bien montrer que chaque victoire dans un sport moins médiatique peut permettre d’atténuer un grondement qui monte et doit immédiatement être servi au bon peuple qui a besoin d’admirer pour encore espérer;

● le fait religieux grignote de plus en plus d’espace dans la sphère publique. Les commerçants s’adaptent sans état d’âme lorsqu’il y a de l’argent facile à faire, mais même la représentation sportive nationale la plus suivie doit composer avec les désidératas des pratiquants. Ce ne sont plus les choix religieux privés qui s’adaptent mais le groupe qui se voit imposer des choix religieux dans une république laïque. Etonnant non ?

En cette rentrée morose comme ce billet, que nous reste-t-il, une nouvelle journée de grève, afficher sa tronche dans la rue ? oui peut-être….

Publié dans:politique |on 2 septembre, 2010 |3 Commentaires »

Inutile, coûteux, inquisitorial, mais tellement libéral…

Les Chambres Régionales des Comptes (CRC) produisent souvent des rapports qui apportent des résultats intéressants (*).

Ainsi, la CRC du Rhône vient d’apporter un démenti flagrant à tous ceux qui en matière de sécurité ne voient que par la surveillance généralisée de la vie de chacun sur le territoire français comme la solution censée faire diminuer la délinquance, ou comment s’attaquer aux conséquences plutôt qu’aux causes.

Certes, on savait déjà au regard des expériences à l’étranger, tel Londres, que l’impact était faible voire nul, mais on attendait un tel constat en France.

C’est l’étude qu’a mené la CRC du Rhône sur la Ville de Lyon dirigée par un Maire P(s) à la mode Sarkozyste.

Résultat, non seulement les écarts de diminution de la délinquance sur Lyon sont très proches (**) selon qu’il y a ou non de la vidéosurveillance dans les quartiers, mais en outre, la commune de Villeurbanne, limitrophe de Lyon et non équipée, a obtenu de meilleurs résultats que celle de Lyon dans les quartiers avec vidéosurveillance. Un constat qualifié par la toujours très mesurée CRC de « différence ténue », pour ne pas dire « insignifiante » au regard de l’argent dépensé pour ces dispositifs par la ville de Lyon, à savoir environ 855 000 € par an depuis 2003.

Inutile, coûteux, inquisitorial, mais tellement libéral… dans politique videosurveillance-3

Le toujours plus sécuritaire chez ceux qui sont responsables de la délinquance en ne trouvant pas les solution économiques, sociales et éducatives adaptées à sa réduction, vient donc s’aggraver par ce genre de politique de surveillance qui prive le monde associatif, sportif, culturel, d’une recette fiscale importante pour tisser du lien social, là où le monde du travail échoue de plus en plus à la recherche d’une performance de court terme qui divise, confronte, stresse, exclue.

Chez les libéraux modernes, comme l’on défend l’intérêt individuel, mais en réalité l’intérêt individuel d’un petit nombre de possédant au détriment de l’intérêt général, on préfère priver de liberté, et notamment la liberté de circuler où bon vous semble, en observant, épiant, démasquant, par des caméras à chaque coin de rue, l’individu lambda auquel l’on essaie d’inculquer la culture de la surveillance de son prochain pour soit disant vivre de façon plus sécurisée.

Il est maintenant constaté que la méthode de vidéosurveillance n’est qu’un leurre, qu’elle ne dissuade en rien la délinquance, mais surtout qu’elle conforte une société de la méfiance, qu’elle jette l’argent public par les fenêtres, qu’elle dessert l’intérêt général.

A chaque citoyen localement de réclamer son droit à la jouissance individuelle, sans surveillance institutionnelle digne de régimes totalitaires.

(*) donc forcément dans ce cas, il est important d’essayer de les faire taire

(**) Baisse de 23.5% de la délinquance avec vidéo, et de 21,9% sans vidéo. Je ne me prononcerai pas dans ce billet sur la réalité concrète de cette baisse tant on connait les objectifs d’affichage recherchés par les politiques, parfois bien éloignés de réalité du terrain vécu par les policiers et les citoyens.

Publié dans:politique |on 28 juillet, 2010 |2 Commentaires »

Police, milice, voisins…

Ça se passe dans le Gard en 2010. Le 23 juin dernier, la commune hautement criminogène d’Aujargues, 835 habitants, organise une version étatique de dénonciation volontaire et organisée sous couvert de la signature d’une convention entre la Mairie, le préfet et le procureur de la république. En effet depuis, depuis le 18 février dernier et le premier exemple de la ville de Traïnel, la commune sera une commune test de la nouvelle idée sécuritaire étatique, l’opération « voisins vigilants » à laquelle la commune d’Aujargues vient de se rallier.

Cette magnifique idée d’Estrosi, ou volontariat et dénonciation se conjuguent, consiste à alerter la gendarmerie de tout événement suspect ou de tout fait de nature à troubler la sécurité des personnes et des biens dont ils seraient les témoins.

Bien entendu, pour la bonne conscience du petit peuple qu’il s’agit de déculpabiliser, on vous assure qu’il s’agit surtout de ne pas porter atteinte aux droits fondamentaux individuels, ni revêtir un caractère politique, racial, syndical ou religieux ?

Ces faits étant jugés par les représentants de chaque gendarmerie, c’est vous dire si l’on peut être tranquille quand à la qualité des dénonciations et poursuites menées…

En plus sérieux, ce dispositif directement inspiré des conservateurs anglais, fait l’objet de craintes justifiée d’Alain Bocquet, député communiste, qui a déposé une proposition de résolution à l’assemblée sur les conditions dans lesquelles cette opération est lancée, la responsabilité et la maîtrise de l’État dans sa mise en œuvre, les phases d’étude et de concertation auxquelles elle a ou non donné lieu, la connaissance que l’on a du dispositif britannique « neighborhood watch » qui l’inspire, de ses résultats et des garanties qu’il offre. Cette enquête portera également sur la conformité de l’opération « Voisins vigilants » avec la loi française et avec nos valeurs et principes républicains. Sera-ce suffisant ? J’en doute.

Police, milice, voisins… dans politique Pancarte_Neighbour2

Faut-il avoir confiance en sa police pour espérer ainsi, à coup de dénonciations, la résolution des crimes et délits !

Il faut dire que la politique du chiffre à moindre coût sévit fort dans la police. Lorsque vous la dépouillez de ses moyens comme toute bonne fonction publique qui se respecte à l’heure actuelle, tout en accroissant les objectifs d’élucidation des crimes et délits, les fonctionnaires de police n’étant pas des surhommes, il faut bien trouver des parades (*) pour donner l’impression que l’on s’occupe de la sécurité des honnêtes gens.

Pour cela, on leur propose de s’épier entre nous, certainement encore une forme libérale pour rapprocher les citoyens ou une manière moderne de réformer pour retendre le lien social jusqu’à ce qu’il se casse par la faute d’une vulgaire dénonciation de routine d’un voisin trop regardant à la gâchette téléphonique facile. C’est beau ce nouveau volontariat pour protéger son prochain…

Triste société où l’on recrée des pseudo milices, où les participants ont l’impression d’être utiles alors qu’ils tirent une balle sur leur propre liberté individuelle.

On le sait bien, les plus interventionnistes en matière sécuritaire sont les libéraux, ils nous le prouvent une fois de plus avec cette nouvelle forme de sécurité participative. Ceux là même qui pourfendent les abus d’interventionnisme et les privations de liberté, surtout lorsque cette liberté consiste à s’enrichir librement sans foi ni loi, sont ceux qui rêvent d’une société de la surveillance, du contrôle, celle où vous faites là où l’on vous dit de faire…

Police Milice Organisées

Police Milice Prêtes à tirer

Police Milice Tout est factice

(*) l’une des parades actuelles des fonctionnaires de police est de fausser les chiffres « légalement ». En effet, il vaut mieux faire la course aux chéquiers volés qui se volent rarement à l’unité (il y a des spécialistes de ce genre de délit) et lèsent plusieurs personnes, et qui donc permettent l’élucidation de plusieurs affaires, plutôt que d’enquêter sur les agressions aux personnes à élucidation unique, moins « rentables » pour tenir les objectifs performantiels que l’on vous assigne en sous-effectif. C’est aussi cela la police d’aujourd’hui. 

Publié dans:politique |on 15 juillet, 2010 |4 Commentaires »

Qui est encore dupe ?

On le sait, s’il n’y a qu’un seul domaine ou Sarkozy excelle, c’est bien celui de la communication. Lorsque qu’il y a un incendie principal à éteindre, il est le spécialiste pour détourner l’attention vers des reprises de feu secondaires pour éviter tout ce qui peut être néfaste à ses choix politiques.

Cette stratégie s’exprime une fois de plus dans l’annonce factice des mesures prises pour réduire le train de vie au plus haut niveau de l’Etat, à un moment où sa politique destructrice des acquis sociaux n’a jamais été aussi violente.

Le problème de Sarkozy est désormais la crédibilité de sa parole, car la recette, usée et abusée, finit par ne plus être crue par quiconque, d’abord parce que ses annonces manient volontairement et systématiquement l’imprécision dans les mesures annoncées, et ensuite parce qu’entre ce qu’il annonce et ce qu’il réalise, le grand écart est de mise.

Qui se souvient de la promesse martelée lors de l’élection présidentielle qui conjurait la nécessité de limiter à 15 le nombre de ministère et secrétariat d’état nécessaires pour garantir une bonne utilisation et gestion des deniers publics ? ils sont aujourd’hui 40.

On nous promet la fin des « chasses présidentielles » (*), qui avaient pourtant soi-disant partiellement disparues sous Chirac, ce dernier ayant déjà promis leur suppression. Qui contrôlera cette annonce qui ne mange pas de pain ?

Il parait qu’il y aura des sanctions pour les ministres qui abuseraient des deniers publics. Et si on n’entravait plus la justice pour lui laisser jouer son rôle?

Dans la série des bonnes mesures jetées au peuple, on supprimerait la garden-party du 14 juillet, la belle affaire ? et si on supprimait l’arsenal militaro-policier qui coûte des millions à chaque déplacement pour protéger le président d’une confrontation potentiellement houleuse en province où il n’est attendu que par le fan-club de l’UMP?

Enfin on nous annonce la suppression de 10 000 véhicules et 7 000 logements, mais pour qui ? pour ces administrations que l’on dépouille de ses fonctionnaires et leurs fonctions ou pour ses ministres aux goûts luxueux particulièrement développés ? 

Qui est encore dupe ? dans politique

A ce stade de son mandat, il apparait désormais flagrant que la présidence de Sarkozy vit dans la même bulle que les footballeurs millionnaires qu’il préfère recevoir en lieu et place de la coordination de 130 ONG actives dans la solidarité internationale. Cette déconnexion de la réalité commence à produire des effets particulièrement négatifs même dans une communication pourtant bien rôdée au point d’apporter son lot de contradictions dans les annonces, de mensonges visibles et surtout, si c’était encore nécessaire, de décrédibilisations dans les mesures politiques  purement idéologiques habituelles qu’elle promeut.

La grande duperie a du plomb dans l’aile…

(*) vous ne rêvez pas, nous ne sommes plus en monarchie mais elles semblent toujours exister plus de deux siècles après la révolution…

Publié dans:politique |on 29 juin, 2010 |5 Commentaires »

Libéralisme, football et autres décadences…

L’épisode de l’équipe de France de football qui a occupé le petit monde médiatique tout le Week-End est un bien bel exemple de tous les travers actuels de la société Française, symptomatique d’une certaine vision de la société, de certaines valeurs.

La première d’entre elle est la primauté de l’image sur les actes. Tout ce qui compte en football comme en politique, est désormais de ne pas perdre la face aux yeux de l’opinion public, donner une image de ce que l’on n’est pas réellement pour permettre de faire passer en douceur ce que la majorité ne souhaite pas. Le mensonge, fut-il celui par omission, devient un support habituel de communication pour masquer tout ce qui fâche et qui pourrait engendrer un refus massif de l’opinion.

Jouer à comme si tout allait bien, telle la Fédération Française de Football, c’est à l’image d’un Woerth qui nous explique sereinement et posément en quoi la suppression de la retraite à 60 ans était une réelle avancée pour l’avenir des retraites par répartition. Voilà une nouvelle assénée comme une mesurette habituelle, avec la même sérénité communicative de ceux qui n’ont rien à se reprocher et travaillent dans l’intérêt commun, alors qu’ils sont juste en train de supprimer l’une des plus fortes conquêtes sociales depuis un siècle.

Libéralisme, football et autres décadences… dans politique budget-2010-subventions-montauban

Comment s’étonner alors que le président de la Fédération Française de Football puisse cacher pendant des mois les dissensions internes au club France jusqu’à ce qu’il explose de l’intérieur ?

La seconde valeur, que l’on retrouve de plus en plus dans une société compétitive ou chacun se méfie de l’autre ou essaie de l’écraser à son profit, est une conséquence du mensonge des communicants, c’est la dénonciation valorisée par des collaborateurs avides de coup médiatique et d’argent facile. La presse caniveau, digne des tabloïds réputés outre-manche, s’est donc érigée chez nous comme un mode d’information habituel. En matière politique on connaissait l’accusation sans preuve, le relai de fausses informations, on sait désormais qu’en matière sportive, tout est également possible pour salir une image qui ne sied plus à l’intelligentsia médiatique en place.

Enfin, comment ne pas faire le parallèle entre la bulle des sportifs de haut niveau et le microcosme politique au pouvoir, tous deux isolés des réalités concrètes du commun des mortels, les uns s’indignant de voir un millionnaire mal élevé viré au point d’engager une grève de privilégiés, et les autres s’offusquant du manque de respect du maillot tricolore au point de commenter des propos rapportés ou de voir l’Etat convoquer officiellement les protagonistes à l’image des républiques bananières pourtant habituellement moquées pour ce genre de pratique, tout ceci pendant que l’austérité économique est mise en place pour la très grande majorité de la population sans que ça n’émeuve les mêmes représentants de l’Etat.

Perdre tout sens des priorités lorsque les valeurs que l’on défend consistent à opposer, à valoriser l’absence de respect de la vie privée, de l’altérité, des différences, pour valoriser la performance quelle que soit les moyens pour y arriver, voilà une caractéristique des défenseurs de l’intérêt individuel.

Toute la politique actuelle au pouvoir trouve à se refléter dans l’attitude du moindre sportif de haut niveau, du moindre journaliste qui se croit tout permis, chacun étant intouchable tant que la somme des intérêts individuels et la décadence qui en découle ne font pas imploser le pouvoir en place.

Ça vient de se produire pour l’équipe de France de Football, on ne peut qu’espérer la même chose en matière politique pour pouvoir reconstruire sur des ruines. ça commence le 26 dans la rue…

Publié dans:politique |on 21 juin, 2010 |4 Commentaires »

Un nouveau concept économique, le laxisme…

Décidément, dans la bataille que se livrent tous les libéraux européens pour détruire les droits sociaux et faciliter l’enrichissement des possédants, Sarkozy et Merkel rivalisent d’ingéniosité pour décider à la place des peuples souverains.

Voilà qu’ils viennent d’inventer la possibilité d’un retrait du droit de vote des pays dits « laxistes » en matière budgétaire au Conseil européen. En clair cela confirme que les choix économiques des pays de la zone Euro ne seraient plus effectués par le vote des peuples, mais par une entité supranationale qui déciderait ce qui est acceptable économiquement ou non.

Après la volonté de la commission européenne de valider les comptes budgétaires des pays de la zone euro avant leur passage devant les parlements nationaux, voilà désormais que l’on envisage de sanctionner ceux qui ne respecteraient pas le pacte de stabilité fixé par dans la zone euro. Quelle belle leçon de démocratie ! 

Comme toujours, les conseilleurs ne sont pas les payeurs, car voir Sarkozy jouer les « monsieur propre », alors que le taux d’endettement de la France est passé de moins de 3% à 8% sous sa présidence, quand  le pacte de stabilité de l’Euro fixe une limite à 3%, est particulièrement cocasse (1). Et que l’on n’aille pas m’expliquer que seule la crise est passée par là, lorsque les recettes budgétaires de l’Etat ont été volontairement amputées par tant de cadeaux fiscaux aux plus aisés pendant que les dépenses étaient comprimées par la réduction du nombre de fonctionnaires, la stagnation de leurs revenus et par un abandon généralisé et progressif du financement de l’éducation et de la santé, domaines que l’on souhaite désormais rentables plutôt qu’efficaces, égalitaires et universels.

Qui sont Sarkozy ou Merkel pour juger, tel le droit divin, ce qui est bon ou non pour un peuple souverain sans même soumettre leur avis au vote populaire ?

Qui juge que telle ou telle politique économique est « laxiste », si ce n’est ceux qui croient ou font semblant de croire qu’un euro fort garantirait un avenir radieux à l’ensemble des européen !? Il est démontré tous les jours depuis le passage à l’euro que ceux qui pâtissent le plus de cette politique libérale, visant avant tout à satisfaire les spéculateurs et les marché financiers, sont avant tout la grande majorité des citoyens qui voit son niveau de vie régresser et ses droits réduire.

Comment peut-on s’ériger en gendarme de la politique choisie par les peuples en les stigmatisant de laxisme, avant pourquoi pas de les insulter de fainéant, comme on l’a fait à demi-mot envers les grecs ?

Ce que certains brillants économistes libéraux et leurs disciples au pouvoir interprètent comme du laxisme n’est pourtant souvent qu’un moyen de mieux redistribuer la richesse d’un pays et d’envisager son avenir autrement qu’à travers la contraction des dépenses.

Dépenser aujourd’hui, ça n’est surement pas comme on veut nous le faire croire un moyen de faire peser sur les générations futurs des plaisirs égoïstes actuels, c’est au contraire croire en l’avenir pour tous en envisageant les investissements d’aujourd’hui comme une source de prospérité future. Dépenser aujourd’hui dans l’intérêt du plus grand nombre, c’est assurer l’avenir des générations futures, tout l’inverse de ces prédicateurs de mort qui ne croient que dans l’argent liquide qu’ils ont aujourd’hui dans leur poche et à la sacro-sainte rentabilité immédiate.

Sarkozy fait parti de ces prédicateurs conscients des mots employés visant à préparer un peu plus l’opinion dans le sens choisi idéologiquement, continuons à faire l’éloge du laxisme pour tout ce qu’il comprend de lutte contre l’ordre établi et ses objectifs constricteurs.

(1) en plus direct, un gros foutage de gueule…une fois de plus.

Publié dans:politique |on 15 juin, 2010 |2 Commentaires »

Boutin et consorts au révélateur…

La classe politique est dans le collimateur d’un certain journalisme moins complaisant que les autres, plutôt satirique, et friand de révélations qui tendraient à prouver que certains adages ne s’appliquent que très rarement à ceux qui promulguent les lois pour tous.

Ainsi, les rappels « Dura lex, sed lex » que dans l’absolu personne ne conteste sauf quand la loi ne s’applique pas complètement de façon égalitaire pour tous, ou encore « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent» dont le peuple mesure chaque jour un peu plus la véracité, ont des traductions concrètes qui se vérifient tristement chaque jour et en particulier chez les plus moralisateurs du personnel politique qui nous gouverne.

Si la diatribe de Rama Yade envers les conditions d’hébergement des joueurs de football à quelques jours d’un début de compétition a quelque chose de pathétique et particulièrement provocateur pour une secrétaire d’Etat sous Sarkozy quand on se rappelle que ce dernier le soir même de son élection présidentielle fut capable de diner au Fouquet’s avant de partir en vacances sur le yacht de son ami milliardaire Bolloré, comme pour bien rappeler qui son élection favoriserait prioritairement, la révélation du Canard Enchaîné sur Madame Boutin, chargée depuis le mois d’avril 2010 d’une mission à 9500 euros par mois pour étudier les conséquences sociales de la mondialisation, démontre plutôt une erreur d’utilité publique dans la mission confiée.

Boutin et consorts au révélateur… dans politique 1519767417

Car si Madame Boutin a le droit d’être servie en priorité grâce à ses amitiés politiques (*), comme ont pu l’être avant elle quelques jaunes du P(s) tel Jack Lang, de même que quelques victimes de remaniements ministériels auxquelles il s’agissait de trouver un emploi suffisamment rémunérateur, si les émoluments de cette brave dame, droite dans ses bottes, peuvent tutoyer les sommets de la grille de la fonction publique d’Etat au même titre que les hauts fonctionnaires dans la mesure où ses compétences seraient avérées (**), moi ce qui me choque le plus (***) c’est vraiment le contenu de sa mission grassement payée.

N’y aurait-il pas une erreur dans le contenu de la mission permettant d’envisager un véritable résultat autre que les lieux communs qui risquent de ressortir de ce type de mission fourre-tout ?

En effet, si l’objectif avait été l’étude des conséquences sociales de la politique de Sarkozy, je reste persuadé qu’une année complète d’une chargée de mission aussi compétente que Madame Boutin n’aurait pas suffit à expliciter et lister en quoi la destruction des acquis sociaux directement liée aux choix politiques de Sarkozy est avérée.

Malheureusement, nous devons nous contenter une fois de plus d’assister à l’émergence d’un nouvel et énième emploi fictif de complaisance dont la définition de la mission a toutes les chances d’aboutir à un rapport qui terminera sa vie dans un placard avant même sa première lecture par son donneur d’ordre.

La droite décomplexée que l’on voit à l’œuvre depuis plus de 3 ans ne cesse de nous démontrer chaque jour en quoi la lutte des classes prend des formes diverses et flagrantes, en quoi toutes les petites indignations de façade ne sont que des leurres pour gogos électeurs et en quoi Sarkozy est bien là pour dicter les règles pour le plus grands nombres afin que la classe dominante profite des efforts que l’on demande aux autres. Pour que cela fonctionne, il faut des Boutin et autres Lang.

Si l’époque étaient guerrière, mais elle l’est tout de même dans un certain sens, on pourrait considérer ces personnes comme des collabo, mais dans notre société bien-pensantes, on parlera au mieux d’un petit dérapage,au pire on justifiera tout l’intérêt d’une Madame Boutin missionnée pour une étude de la plus haute importance…

(*) que ce soit une façon d’acheter son silence futur, on s’en fout vraiment complètement.

(**) ça, ça reste vraiment à démontrer.

(***) je sais, plus rien ne devrait plus me choquer en Sarkozy, mais j’y arrive encore, si si.

Publié dans:politique |on 9 juin, 2010 |1 Commentaire »

Ces libéraux schizophrènes….

Qu’il est amusant, ou attristant c’est selon, dans cette période de dictat monétaire des banques, des agences de notation, de la commission européenne et de la Banque Centrale Européenne, de voir s’exprimer les contorsions sémantiques ou les vœux inavoués des grands défenseurs de l’Euro fort au pouvoir. 

D’un côté, toute leur politique consiste à faire avaler les couleuvres de l’austérité au peuple souverain et de l’autre, ils rêvent en cachette que la dépréciation de l’euro sur les marchés financiers viendra compenser les effets néfastes de leur propre politique sur l’activité du pays.

Cette schizophrénie politique digne des économistes en manque d’imagination qui pullulent dans les rédactions journalistiques et qui amène à des prises de pied dans le tapis sémantique au plus au niveau de l’Etat, est une démonstration forte que nos décideurs ne croient absolument pas à que ce qu’ils essaient de faire avaler à leur concitoyens et que leur projet puisse avoir un quelconque effet bénéfique pour l’avenir de l’économie nationale. En clair ils nous mentent.

Ces libéraux schizophrènes…. dans politique 2009_02_23_Barnier

Chacun sait qu’aucune politique de contraction des dépenses publiques n’a jamais permis de réduire le chômage, d’améliorer le pouvoir d’achat, ni de tirer une quelconque croissance économique. Au contraire les effets néfastes d’une telle politique creusent toujours à terme les inégalités dans l’unique objectif de satisfaire des détenteurs de capitaux qui eux-mêmes à partir d’un certain moment s’inquiètent de la contraction du pouvoir d’achat qui est sensée tirer la croissance. Terrible maladie.

Ce double langage, preuve d’un tiraillement schizophrène entre conscience économique d’aller droit dans le mûr et choix idéologique de classe qu’il s’agit de maintenir électoralement coûte que coûte, constitue un tour de force de l’ombre que les citoyens voient de plus en plus apparaître en pleine lumière tant les contradictions apparaissent au grand jour dans les discours quotidiens. Tous les grands libéraux d’hier finissent par être obligés de reconnaître que l’Euro qui baisse est un bol d’air économique pour tout le monde alors que tout leur discours depuis Maastricht visait à expliquer à coup de propagande grossière que l’Euro fort était la garantie d’une sécurité européenne en matière économique au nom de l’inflation jugulée, mais  au détriment des protections sociales, des solidarités nationales et de tout ce qui contribuait à l’amélioration du bien être du plus grand nombre.

Les maladies qui se cachent en famille apparaissent parfois après un long lapse de temps au grand jour, j’ai bien l’impression que c’est ce à quoi le peuple français assiste désormais dans le capharnaüm des libéraux avisés d’hier, désormais bien peu crédibles.

Publié dans:politique |on 4 juin, 2010 |Pas de commentaires »

Comprimer plus pour mieux serrer nos ceintures…

L’unanimité des mesures prises en Europe pour restreindre les dépenses publiques, pour afficher un contrôle des dépenses de l’Etat, pour chercher de nouvelles recettes dans les poches des salariés est d’un pathétique jamais vu dans l’incapacité volontaire à remettre en cause un système qui marche sur la tête.

Tous les gouvernements se muent dans une volonté farouche qui consiste à rassurer les marchés financiers, alors qu’ils sont pourtant à la base de ce qui les ont conduit à prendre des mesures impopulaires et à réduire leur liberté d’action en matière de dépenses publiques utiles.

Comment peut-on être aveuglé à ce point par son propre bourreau sauf à développer un syndrome de Stockholm mortifère pour les peuples qui élisent ces complices des dérives financières des détenteurs de capitaux.

Plus il s’agira de comprimer les dépenses en ponctionnant un peu plus les salariés et en réduisant l’action publique au strict minimum, plus ces choix enfonceront la situation économique dans les limbes de ce que l’on nomme la crise économique. Ces politiques d’austérité qui consistent à retirer du pouvoir d’achat pour satisfaire les prêteurs, vont réduire le seul levier efficace en matière de crise, la consommation de la population et donc la fameuse croissance du PIB seule à même de favoriser l’emploi. Ce levier est pourtant d’autant plus efficace que l’Euro baisse et favorise les exportations au détriment des importations rendues plus onéreuses, ce qui facilite donc les débouchés pour la production intérieure.

C’est donc au moment où ce souffle nouveau apparait qu’au contraire on comprime le pouvoir d’achat pour rassurer les tenants d’un euro fort, ces prêteurs rentiers qu’il s’agit de brosser dans le sens du poil au détriment de la très grande majorité des populations.

Comprimer plus pour mieux serrer nos ceintures... dans politique se-serrer-la-ceinture

Et pourtant, une véritable volonté politique assumée cherchant à reprendre un pouvoir sans qu’on lui dicte, dispose de tous les moyens pour nationaliser les acteurs négatifs de cet engrenage sans fin, je veux bien sûr nommer les banques.

Un pôle public bancaire enverrait pourtant un signe fort aux marchés financiers, une sorte de fin de la récré pour spéculateurs avides de vénalité. Il signifierait un contrôle du robinet qui alimente l’argent improductif qui alimente le portefeuille des plus riches sans aucun bénéfice pour l’intérêt général.

Elle est bien loin la rengaine sarkozyste du président du pouvoir d’achat, ce dernier s’affichant désormais comme celui qui comprime la richesse de chaque salarié dans une lutte sans fin pour assecher un robinet pourtant très utile si l’on se donne les moyens de bien s’en servir.

C’est donc bien une question de choix politique que celui fait par les libéraux dans le rôle de serviles collaborateurs au service de l’argent roi détenu par un petit nombre de privilégiés dont la ceinture ne cesse de se desserrer.

Que faudra-t-il pour qu’elle lâche définitivement ?

Publié dans:politique |on 25 mai, 2010 |4 Commentaires »

La cécité libérale apercevrait-elle la lumière…?

En lisant le dernier remarquable article de Jean-Luc Mélenchon, les propos qu’il rapporte du directeur des études économiques chez Natixis sont symptomatiques de la peur grandissante chez les chantres de la main invisible et les pourfendeurs des peuples fainéants qu’ils stigmatisent à dessein dès qu’il s’agit de protéger les intérêts du plus petit nombre.

Comme leur formidable course à l’austérité pour le petit peuple tourne au vinaigre même pour les possédants, le discours s’adapte et reprends désormais parfois  les conclusions des vilains gauchistes. Rien de rassurant pour autant, mais juste la confirmation que la bonne voix n’est pas dans la pensée unique du FMI, de la BCE, des cadors libéraux de la commission européenne et des gouvernements complices de la régression sociale généralisée et organisée.

Patrick Artus: « Selon nos calculs, il faudrait qu’en deux ans la France réduise son déficit de 96 milliards d’euros. Le gouvernement assure que la croissance apportera 20 milliards d’euros mais il se fonde  sur une prévision optimiste de 2,5% S’il faut trouver 96 milliards de réduction de nos déficits structurels ce sera compliqué. Cela représente deux siècles de bouclier fiscal ! On peut toujours comme en Grèce décider de ne plus payer les retraites ni les fonctionnaires. Ce n’est pas efficace. La seule façon de faire  c’est de procéder à une grande réforme fiscale en alignant la taxation des revenus du capital  sur celle du travail. Cela pourrait rapporter 100 milliards d’euros sans dégâts économique puisque ces revenus sont épargnés ! »

Publié dans:politique |on 17 mai, 2010 |5 Commentaires »
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