Archive pour février, 2010

Ces sondages politiques annonciateurs des futurs choix de sociétés…

A quoi sert à un sondage politique, quel est son intérêt pour la population ? sauf à vouloir jouer les moutons de panurge et sans cesse suivre les majorités au gré du vent, qui peut s’intéresser aux résultats d’un sondage si ce n’est ceux qui veulent tester l’opinion et orienter les choix des populations.

Car pour qu’un sondage soit efficace, il faut des complices.

L’institut de sondage en premier lieu, qui se doit de respecter son client politique en orientant les réponses à la question posée de façon à limiter le choix à ce qui intéresse le donneur d’ordre.

Mais aussi et surtout les médias relayeurs, qui partagent souvent les mêmes intérêts financiers que les sondeurs, et qui relaient complaisamment des sondages manipulés aux questions ambigües et aux réponses très sélectives.

Prenez les retraites :

Lorsque le sondeur propose comme options pour résorber le déficit des caisses de retraites, soit l’augmentation de l’âge du départ, soit l’augmentation des cotisations, soit le maintien de l’âge de départ à la retraite par la baisse des pensions, qui peut prétendre qu’il n’y a pas manipulation tant il existe d’autres solutions pour équilibrer les caisses de retraites en augmentant par exemple les cotisations du capital ou en cessant de laisser perdurer nombres de niches fiscales dont les montants dépassent chaque année le montant du déficit des retraites.

Prenez la dette :

Lorsqu’un sondage paru dans le Figaro demande aux Français s’ils sont inquiets ou non lorsqu’ils pensent au déficit et à la dette et qu’ils répondent au trois-quarts par l’affirmative après des mois et des mois de matraquage médiatique alarmiste sur ce sujet, pourquoi ne pose-t-on pas la même question à propos du chômage ou à propos du pouvoir d’achat pour lesquels c’est peut-être presque 100% des français qui répondraient par l’affirmative ?

Ces sondages politiques annonciateurs des futurs choix de sociétés… dans politique TOUJOURS-PLUS-HOMOPHOBE

Le sondage a pris une place de choix dans la boite à manipuler les masses pour le pouvoir en place. Non seulement il permet à ce dernier de justifier des choix politiques en rappelant « Vous voyez les sondages le disent », mais en outre il oriente les questions et réponses en fonction des mesures à promulguer dans les semaines qui suivent.

Dites moi les réponses aux sondages que vous aurez et je vous dirais quel choix politique je ferai. L’incertitude n’existe pas en matière de sondage, il n’est désormais plus qu’un outil politique de persuasion et de domination, les appels au dialogue préalable à un projet de loi n’étant qu’un leurre démocratique parmi d’autres, ce que le sondage dit, je l’appliquerai.

Regarder les sondages, c’est voir précisément la réalité des politiques socialement destructives à venir pour la grande masse de la population. Pour garder le moral, pour imaginer un autre avenir au lien social tel qu’il avait germé dans les esprits du Conseil National de la Résistance, et pour ne pas participer à la manipulation active, zappons-les.

Publié dans:politique |on 15 février, 2010 |5 Commentaires »

L’information selon l’étrange Monsieur Bertrand

On sait que Sarkozy n’est pas en reste pour museler l’information afin de la détourner à son profit, les récents épisodes du mode de nomination du président de France Télévision ou la manipulation médiatique de sa présence lors de la chute du mur en sont des exemples aussi criants que stupides.

Mais le grand chef fait des émules auprès de la jeune vague Umpiste en matière de contrôle de l’information et la méthode Xavier Bertrand, le président de l’UMP, n’a rien à envier au chef suprême quand il s’agit de jouer les barons locaux comme savent si bien le faire des figures emblématiques comme Frêche, ou les arts consommés de la manipulation et de l’intimidation jouent à plein.

C’est ce que vient d’apprendre à ses dépends un journaliste du quotidien régional, Le courrier Picard, qui a eu le tord, certes de ne pas être aguerri à l’interview télévisée d’un politicien surentrainé, mais surtout d’appartenir à un journal local (ex coopérative ouvrière dont raffole notre bon libéral Bertrand) à la ligne éditoriale différente, moins conciliante et parfois même contestataire, à l’opposée de l’autre journal local, l’Aisne Nouvelle, dont le directeur de la rédaction n’est autre qu’un ami proche de Xavier Bertrand et qui ne se cache pas des « petits services » qu’il lui rend, ce que d’ailleurs le Courrier Picard avait dénoncé en son temps, ce qui lui avait attiré les foudres du ministre Bertrand.

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La vengeance étant un plat qui se mange froid, ce pauvre journaliste a ainsi pu mesurer face à Monsieur Bertrand ce que contrôle de l’information signifiait dans la belle ville de Saint-Quentin et comment était traité tout ce qui pouvait contester la suprématie du baron local. A saint-Quentin la liberté de la presse s’arrête là où Monsieur Bertrand le décide.

Une fois de plus, cet épisode de politique locale en dit long sur la conception de la démocratie par ceux qui prônent la liberté d’expression quand elle ne dérange pas leur propre plan de carrière.

Ce Bertrand aux dents longue, quarantenaire à l’avenir radieux dans la droite dure, sous ses airs apaisés lorsque la soupe lui est servie, montre ainsi une image bien différente, celle d’un esprit animé de vengeance face à l’opposant et qui cherche à museler par la menace ou le dénigrement tout les journalistes qui essaient de faire leur travail honnêtement à défaut de le faire brillamment.

Je ne sais pas vous, mais je le trouve inquiétant ce Monsieur Bertrand…

Publié dans:politique |on 4 février, 2010 |10 Commentaires »

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