Archive pour juin, 2009

La lutte des classes à son paroxysme…devrait être une chance !

Le discours du roi soleil à Versailles, désormais permis par une constitution arrangée pour un homme avide de pouvoir liberticide, s’est affiché plus que jamais tel la représentation de la volonté idéologique d’un parti permettant à une classe dominante de s’afficher, malgré les difficultés économiques actuelles, comme la grande victorieuse des choix politiques actuels.

Comment peux-t-on encore, dans une période où les déficits en tout genre explosent (1) et notamment ceux du financement des branches retraite et  maladie, maintenir un bouclier fiscal inutile économiquement et injuste socialement ?

Comment peux-t-on se vanter encore de réduire l’impact de la fonction publique dans le quotidien de chacun en réduisant les serviteurs de la nation, alors même que les exclus et cassés de la crise économique croissent en nombre et nécessitent justement que l’Etat et autres collectivités publiques compensent partiellement ce que leur chômage ne permet plus au quotidien?

Comment peux-t-on prôner ne pas vouloir augmenter les recettes fiscales pour compenser les déficits lorsque l’on s’affiche ostentatoirement volontariste et que l’on va réduire son potentiel d’action par la réduction de ses moyens que l’on se contente de moyens qui fondent au soleil ?

Evidemment, je n’ai plus la naïveté de croire que ces absurdités économiques et contradictions idéologiques ne sont pas souhaitées. Elles poursuivent un double objectif.

Celui tout d’abord de permettre de poursuivre les réformes castratrices du lien social en affaiblissant ses financements et en dénonçant ses difficultés pour mieux le torpiller par la suite.

Ce sera le cas par exemple du système de retraite où les effets d’annonce de benchmarking (2) conjugués à un déficit positivement inquiétant, permettront le temps venu, de glisser doucement vers un système par capitalisation tout en laissant l’impression qu’il s’agit de sauver le soldat Sécu en augmentant la date de départ à la retraite, seule solution défendue par ceux qui y ont intérêt.

Celui ensuite de permettre d’être reconnu par ses pairs. Je parle là de la classe qui a fondamentalement promulgué Sarkozy au poste où il est, et qui composait encore les 28% de votes des 40% de votants lors des dernières élections européennes.

Jamais l’affichage de lutte des classes n’aura été aussi clair. Sarkozy en montrant son acharnement à maintenir ce qui favorise les classes les plus aisés lancent un signal bien plus fort que tous ses prédécesseurs de droite au même poste que parfois la rue, voire même le buzz médiatique, avait fait reculer.

Paradoxalement, cette politique destructive et réactionnaire est à mon sens un espoir fort pour une opposition radicale.

Là où par le passé l’alternance se jouait à des différences marginales entre gens de bonnes familles plus ou moins modérés, qui ne nécessitait plus la mise en exergue de l’idéologie dans les discours d’opposition, l’idéologie de classe devient aujourd’hui fondamentale pour susciter l’intérêt politique blasé du corps majoritaire des ouvriers et employés, comme celui des résignés face à un pouvoir fort et autoritaire qu’incarne Sarkozy.

L’avenir n’est plus à l’opposition molle et consentante, celle qui fait semblant de s’opposer en pré-campagne mais valide dans le fond la majorité des thèses défendues par la classe dominante au pouvoir, faute parfois de simplement s’y opposer.

Il est désormais urgent que tous les accès volontairement restreints aux médias dominants soient non seulement dénoncés, mais surtout utilisés pour exprimer un discours radical, une autre vision idéologique de la société, une vision socialiste au sens originel du terme, celui d’une société de partage, écologiquement responsable, et qui valorise le bien commun prioritairement à l’enrichissement individuel.

C’est cet espoir là dont ont besoin les 60% de français qui ne se sont pas déplacés lors des dernières élections et qui attendent autre chose qu’un discours mou, calibré, avant chaque échéance électorale.

(1) je précise que je suis favorable aux déficits publics, ceux qui sont générés par des dépenses utiles à une croissance écologiquement responsable, et qui sont  financés par une participation proportionnée des impôts au niveau de revenus en tout genre n’excluant notamment pas ceux du capital. Bref, tout l’inverse du déficit dans le lequel nous enfonce Sarkozy, provenant de la diminution des recettes fiscales, donc inutile à l’effort collectif de soutien à l’économie et développant au mieux l’épargne oisive des plus aisés.

(2) c’est bien connu, si on le fait ailleurs, c’est que c’est mieux. Oui sauf que ce ne sont que des clones de Sarkozy qui le font ailleurs…..

Publié dans:politique |on 24 juin, 2009 |8 Commentaires »

500 ans d’histoire humaine…..c’est quoi…hein ?

500 ans d’histoire humaine…..c’est quoi…hein ? dans politique malaucene

La papeterie de Malaucène a été crée en 1545, à une époque où la recherche du profit comme dépassement de soi ne guidait pas le vivre ensemble.

Au 21ème siècle, il est facile de rayer de la carte pour des raisons de rentabilité tout lien social qui relie 211 familles qui font vivre 2750 habitants.

Pourquoi s’ennuyer avec de tels contingentements quand on peut faire du fric ailleurs très rapidement sans avoir à jouer un rôle sociétal et en pensant qu’à la gueule des actionnaires ! C’est vrai quoi, on n’est pas dans la société du chacun pour soi ?

Ce système me débecte et tant qu’on laissera faire, je ne courberai pas l’échine….

610x dans politique

Publié dans:politique |on 11 juin, 2009 |4 Commentaires »

Triste constat ordinaire de l’allégeance médiatique

Samedi 31 mai 10h15 environ, je suis sur France INFO dans ma voiture et voilà qu’un débat s’ouvre sur les Européennes (ça a été long mais voici qu’une semaine avant on en parle enfin!) entre un représentant de l’UMP, un représentant du P(s) et Jacques Généreux (tête de liste du front de gauche à l’Ouest).

Le premier exploit est de voir le Front de Gauche invité dans un médias de forte audience car comme le dénonce à juste titre Mélenchon, l’accès médiatique est totalement inégal pour certaines composantes politiques tel le NPA ou le Front de Gauche, tous rejetés par les ouiouistes médiatiques qui reproduisent le même blocus que lors de la campagne référendaire de mai 2005. Mais là n’est pas ma surprise, je m’y suis tristement habitué.

Les présentations de la journaliste de France INFO (la station de l’info) commence par l’UMP et se termine par Généreux de la façon suivante :

« Et enfin Jacques Généreux, membre du P(s) je crois….dissident…. » 

Jacques Généreux : « non désolé , cela fait dix mois que j’ai quitté ce parti » 

La journaliste : « ah oui donc vous appartenez au parti du front de gauche »…. ??

Bref, après un recadrage en règle de Généreux qui a repris la parole avant le débat pour rappeler qu’heureusement qu’on était sur la chaîne de l’info, et une journaliste passablement vexée (par son incompétence, ou sa complaisance dévoilée ?) qui lui demande d’aborder enfin le fond ( ????), cet épisode est à mon sens symptomatique, bien qu’hallucinant, du niveau journalistique dans ce pays, en particulier dans le service public que le front de gauche comme d’autres défend pourtant bec et ongles face aux attaques que préparent à son encontre la politique européenne mise en exergue par le traité de Lisbonne, copie conforme du traité constitutionnel rejeté par les Français en 2005.  

Triste constat ordinaire de l’allégeance médiatique dans politique

Je ne peux croire un instant que de tels manquements répétés puissent s’expliquer par la simple incompétence de quelques personnes, j’y vois plus le signe d’un formatage politique de notre démocratie, démocratie qui elle-même porte désormais de plus en plus mal son nom quand on voit le niveau des débats avant ces européennes, où le corps journalistique assiste sans réaction et sans contradiction à un déversement de promesses mensongères toutes en contradiction avec la signature du traité de Lisbonne, mais assénées avec convictions par les tenants du oui en 2005 devant un parterre journalistique bienveillant.

Ces faits ne sont pas nouveaux, mais s’amplifient, trompent l’électorat, et chose plus nouvelle, sont de plus en plus le fait des médias publics, donc du pouvoir en place. Ce n’est pas une surprise avec Sarkozy qui a tout fait pour phagocyter de l’intérieur la télé publique comme les autre médias du service public, mais c’est juste une inquiétude grandissante pour l’avenir de notre système, traduction directe dans les faits des décisions Sarkozystes.

Publié dans:politique |on 2 juin, 2009 |10 Commentaires »

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