Archive pour mars, 2009

Charité bien ordonnée…

Je déteste la charité. Je la déteste pour plusieurs raisons. Elle représente tout ce que je n’aime pas dans le mode de pensée libéral actuel.

La charité c’est la bonne conscience érigée en mode de fonctionnement dit « humain » dans une société individualiste. Et je ne parle pas ici de l’aspect religieux de cette pratique, mais bien de celle prônée par les décisions politiques.

Au nom de la charité, on peut ainsi se permettre, au choix, de piller les ressources naturelles des pays les plus pauvres et leur promettant une aide charitable au développement que le peuple ne verra souvent jamais, on peut supprimer les solidarités les plus actives et efficaces (santé, éducation) au nom du bien de la société qui permet aux plus aisés de réduire leurs participations à l’impôt solidaire pour mieux participer aux grands messes charitables médiatiquement exposées (elles- même déductibles de l’impôt).

La charité, c’est tout ce que j’exècre dans l’attitude humaine, cette forme de condescendance envers les pauvres qui leur maintient psychologiquement la tête sous l’eau pour mieux les oublier lorsqu’il s’agira de permettre l’évasion de ses liquidités dans les paradis fiscaux. C’est à mon sens l’hypocrisie portée à son paroxysme en ce sens qu’elle dédouane les consciences des pires comportements en société. Elle permet de nous regarder dans la glace en nous montrant bien plus beau que nous sommes. 

Charité bien ordonnée… dans humain

La très grande majorité de ceux qui se glorifient, pour avoir participer à aider la détresse humaine à coup de vente de prestige ou de dons aux plus démunis, sont ceux qui pestent contre l’impôt solidaire, raillent l’Etat toujours stigmatisé comme dépensier et peu utile, ou prônent la liberté individuelle quand il s’agit de leur porte-monnaie mais la restreignent quand elle touche ce que leur morale leur interdit.

Au nom de la charité qui permet de se racheter une image, et après avoir insulter la majorité de la population à la télévision, Séguela va vendre une Rolex pour les plus démunis et se racheter une bonne conscience. Beuuurk.

Alors bien sûr, je ne remets pas ici en cause ceux qui au quotidien luttent pour les plus démunis dans des associations caritatives qui compensent les manquements de l’action étatique et qui ont tout mon respect.

Elles sont toutefois le signe d’une société qui a oublié à la base ce que le terme solidarité signifiait en permettant via les impôts d’apporter une péréquation des richesses entre ceux qui ont eu la chance de réussir financièrement leur vie et ceux que le destin a moins bien servi pour des raisons diverses et variées.

Une société solidaire devrait bannir de son quotidien toute action financièrement charitable pour réserver la charité à son sens purement humain en donnant de son temps à son prochain, de l’amour à ses proches ou en rendant service à son voisin.

Nous sommes désormais bien éloignés d’une société qui prônent de tels comportements.

Publié dans:humain |on 30 mars, 2009 |11 Commentaires »

Coupable de meurtre par procuration et avec préméditation

Comme toute appartenance à un mode de pensée, à une philosophie, à une vision de la société, il est parfois difficile de partager la totalité des écrits ou déclarations de ceux qui sont censés représenter la doctrine à laquelle on adhère.

En matière de religion, la difficulté est souvent accrue tant l’évolution de la société et des moeurs est souvent en décalage avec la doctrine religieuse, si conservatrice et attachée à des principes ancestraux censés être les socles de croyances communes.

Il faut bien dire qu’en ce qui concerne la religion catholique, celle qui touche encore le plus le quotidien des européens, nous nous étions habitué avec Jean-Paul II à une sorte de stagnation de la pensée, voire à une légère capacité à l’évolution des modes de pensées pour les adapter au 20ème siècle. Avec Benoît XVI, la régression généralisée se confirme !

Si je pouvais faire un parallèle avec la politique de Sarkozy, je dirais que la décomplexion généralisée impulsée par ce pape amène des dérives extrémistes de plus en plus criantes, de même que la politique Sarkozyste permet à des bons petits soldats du Sarkozysme de crier qu’à 50 ans sans « Rolex » on a pas réussi sa vie.

Ces provocations ultimes que seules un climat particulier permettent, et qui a amené par exemple un évêque à excommunier une fillette enceinte (parce que violée) de 9 ans qui a avorté ou un pape à réintégrer un évêque révisionniste  autrefois excommunié, viennent de trouver dans les paroles du pape leur concrétisation la plus abjecte, celle qui fait du pape un meurtrier des plus pauvres.

Coupable de meurtre par procuration et avec préméditation dans politique

C’est en effet au début d’une visite africaine, dans une des zones parmi les pauvres de la planète, que ce dernier a déclaré que les préservatifs aggravaient le problème du Sida  alors qu’il sont malheureusement l’unique moyen de lutter un tant soit peu contre ce fléau qui détruit l’Afrique et une partie du Monde.

Cette déclaration, bien entendue exempte de maladresse et totalement préméditée, équivaut à un meurtre par procuration dans un pays où la parole du représentant des catholiques possède un poids considérable, et lorsque l’on sait que les populations n’ont malheureusement pas accès aux traitements des pays riches et que « le planning familial » n’est pas un service public en voie de développement sur ce continent.

Avec un tel représentant, et dans la mesure où la réprobation générale de tels propos n’impliquerait malheureusement pas la révocation de ce pape, je me demande à quel point les Catholiques ne seraient pas au mieux coupables de non assistance à personne en danger, au pire de complicité de meurtres.

Si rien ne bougeait, l’adage souvent proclamé qui précise que l’on a les représentants que l’on mérite, aura rarement trouvé plus juste écho.

Aux catholiques désormais d’assumer leur appartenance et d’agir. 

Publié dans:politique |on 18 mars, 2009 |11 Commentaires »

petit combat deviendra grand

A mon petit niveau, j’aspire à lutter également contre la diminution des libertés publiques, celle du partage via le net en étant une parmi d’autres.
Je partage le combat de la quadrature du net

L’industrie des médias de Sarkozy ne doit pas nous enfermer dans ses propres règles, celles du profit maximum.

La lutte continue.

Publié dans:politique |on 11 mars, 2009 |6 Commentaires »

Bien moins à cheval sur les règles….quand ça les arrange !

Amusant de constater à quel point l’Europe libérale de Bruxelles est bien moins regardante sur la dépense publique en période de débandade économique que lorsque, sure de son fait, elle dicte les règles à suivre pour le fonctionnement d’une économie saine.

Cette souplesse providentielle partagée par tous les libéraux dirigeants des pays européens développés est à la hauteur des étendards encore brandis il y a peu pour fustiger l’inconscience de ceux qui exprimaient l’importance du rôle de la dépense publique dans le développement économique et social, pour les réduire à de vils responsables de l’endettement de générations futures.

Tous ces donneurs de leçons, qu’ils soient économiste, politiques, journalistes, qui désormais vantent (et encore, de façon bien trop frileuse) le principe de la relance par l’investissement ,robinet grand ouvert, et qui dans un passé très récent attisaient les peurs avec des slogans du type « l’Etat est ruiné » ou « les caisses sont vides » pour éviter de satisfaire les justes revendications d’un partage équitable des richesses produites, valorisent désormais l’action inverse de ce qu’ils prônaient, justifiant la dérive des dépenses publiques comme inéluctable pour sauver l’économie.

Foutaise bien entendu que de tels agissements.

D’une part, comment peux-t-on encore croire que c’est le rétablissement de l’intérêt général qui guiderait l’action de tels idéologues de pacotille ? Il est bien évident que seule la défense et la préservation des intérêts des plus aisés est une fois de plus la motivation première d’un tel retournement de veste.

D’autre part, l’action menée en France est la preuve évidente d’une action qui ne croit pas à ce qu’elle fait. Cette façon de faire de la relance sans s’assurer de l’efficacité des dépenses engagées en ne prenant aucun rôle décisionnaire dans l’économique, en n’imposant que des contre-partie à minima prévue essentiellement pour éviter l’écœurement de l’opinion publique, est symptomatique de ceux qui ont le cul entre deux chaises, celle de l’idéologie et celle du pragmatisme contraint.

Bien moins à cheval sur les règles….quand ça les arrange ! dans politique confituredumensonge-grand

  

Il est bien évident que non seulement relance il y aurait du avoir depuis bien longtemps, notamment en période de croissance soutenue, mais qu’en outre celle qui est actuellement menée omet volontairement un pan entier de l’économie, celui qui n’a que peu d’importance pour les libéraux en tout genre, celui du travailleur, du salarié, en clair de l’humain, dernier maillon du système qui doit subir encore et toujours quelle que soit la situation économique, et dont les libéraux considèrent qu’il est moins efficace de rétribuer les efforts que de renflouer les banques et autres grosses industries.

La supercherie est de plus en plus flagrante, surtout désormais aux yeux de ceux qui n’ont pas forcément de vision globale de l’économique, mais qui voient bien à leur dépend dans leur quotidien, à quel point les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Le désenchantement est alors d’autant plus grand.

Publié dans:politique |on 4 mars, 2009 |1 Commentaire »

Voilà qui me semble bien résumé…

Premier hold-up : 1983-2007.

Dans tous les pays capitalistes, la part des profits dans les richesses créées augmente au détriment de la part des salaires. En France les dividendes versés aux actionnaires représentent aujourd’hui 12,4% de la masse salariale. En 1982,  ils ne représentaient « que » 4,4%. Ce sont 180 milliards d’euros qui sont ainsi passés de notre poche à celle des patrons. C’est l’équivalent de 45 fois le déficit des retraites !.

Conséquences pour les salariés : stagnation du pouvoir d’achat, creusement des inégalités, chute du financement de la protection sociale et des Services publics…

Pour soutenir artificiellement la consommation menacée par le blocage des salaires réels, le crédit se développe massivement, notamment dans l’immobilier aux USA.

Deuxième hold-up : 2007-2008. 

Les ménages surendettés n’arrivent plus à rembourser. C’est le début de la crise des « subprimes » qui  contamine rapidement l’ensemble du système financier mondial puis, toute l’économie.

Les gouvernements, au lieu de soutenir les personnes les plus en difficulté, renflouent les banques à coup de milliards d’euros sans aucun contrôle ou garantie véritables avec l’argent de nos impôts ! Bref, les profits sont toujours privés, les déficits toujours publics…

2009-… ? 

Le troisième hold-up se prépare : licenciements massifs, nouvelle baisse du pouvoir d’achat (qui alimentera la récession)…

A nous tous de le mettre en échec. A nous tous d’imposer une autre répartition des richesses pour que nos vies ne soient plus jouées au casino de la Bourse.

Tract du Syndicat Sud 

Publié dans:politique |on 2 mars, 2009 |2 Commentaires »

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