Archive pour le 3 juin, 2008

Le grand cirque marketing de l’écologie

La période est propice à cela. Avec un baril de pétrole qui bat tous les records de prix, des consommateurs pris à la gorge par un pouvoir d’achat en berne voir en déliquescence pour certains, on voit du coup ressurgir les marchands du temple écologique, entre prédicateurs extrémistes sur l’avenir de la terre et businessmen aguerris à l’opportunisme écologique.

Ces derniers occupent désormais la scène médiatique avec comme seuls contradicteurs, ceux qui nous rabâchent depuis 50 ans que les réserves de pétrole ne sont plus que de 40 années. Ces deux là ne serait-ils pas complices d’une désinformation contribuant aux tensions actuelles ?

Ne nous y trompons pas, dans notre système capitaliste, toutes les avancées écologiques se produisent si et seulement si les conditions de rentabilité sont remplies, en clair lorsque l’avancée écologique se conjugue avec un business plus rentable parce que moins coûteux.

A défaut, vous pouvez toujours attendre que le marché régule quoi que ce soit. Certains vous diront que ce n’est pas son rôle. Je le veux bien, mais quel est sa responsabilité, dans ce cas, sur les destructions à long terme de ce qui pourtant lui permet d’exister, la terre !? Ne devrait-on pas opposer à sa vision de court terme des contraintes préservant l’environnement sur le long terme ?

Il ne faut pas compter sur les libéraux pour agir en ce sens, le principe d’intervention étant banni de leur vocabulaire. Pourtant malgré un renchérissement du coût des énergies, le pétrole reste une manne financière incommensurable qui n’est pas prête de se tarir.

Aussi curieux que cela puisse paraître, les plus grands alliés des défenseurs du marché sont parfois leurs plus virulents contradicteurs.

En effet, à force d’amplifier la disparition prochaine des ressources fossiles, non seulement ils contribuent à amplifier la tension sur les prix de ces produits alors même qu’aucun substitut au pétrole n’est envisageable à court terme pour la consommation de transport et la consommation tout court dans la majorité des pays en voie de développement, mais en outre ils confortent les détenteurs de capitaux sur leurs positions, par l’idée qu’il faut foncer vers la fin du pétrole, renchérissant un peu plus les perspectives de gains sur un marché captif qui ne se régule donc plus.

Qu’on arrête les mensonges, plus le prix du baril augmentera, plus les réserves de pétrole augmenteront pour la simple raison que les ressources accessibles mais non exploitées en raison d’un coût prohibitif, le deviendront.

Du coup, vous verrez fleurir les annonces de découvertes de champs pétrolifères jusqu’ici inconnus comme récemment au Brésil, permettant d’expliquer pourquoi depuis longtemps, et contrairement à ce que répètent certains écologistes, les réserves de pétrole sont stables.

J’ajoute, et c’est un signe éclairant qui montre que personne n’est prêt à abandonner la filière pétrole, que l’Etat Français subventionne les entreprises françaises dans leurs recherches.

La vraie solution est clairement et uniquement volontariste, restrictive et étatique. S’il est bien un domaine qui ne peut trouver des solutions d’avenir favorables qu’à travers l’intervention forte et contraignante des états, c’est bien la gestion écologique de notre planète.

Tout les marchands du temple, écologistes ou non, qui incitent le marché par la peur à se réguler de lui-même sont des marchands de vent qui accentuent les difficultés plus qu’ils ne les résolvent.

C’est malheureusement le cirque auquel on assiste le plus souvent avec d’un côté ceux pour qui philanthropie rime avec compte bancaire bien rempli et ceux qui défendent une taxation accentuée du pétrole pour toute solution profitable à un après pétrole mais qui non seulement pénaliserait les plus modestes (comme si la misère actuelle ne demandait pas un traitement immédiat ) mais accentueraient en outre les perspectives d’un avenir radieux pour le développement de cette énergie.

Il est temps que la pensée unique écologique trouve une autre voie courageuse, celle qui oblige les investisseurs pétroliers à diversifier leur développement en taxant leurs bénéfices pétroliers actuels.

J’ai bien peur que cela ne soit pas pour demain, le consommateur final étant toujours considéré comme le « bon client » pour payer la facture finale des bénéfices de quelques uns. Finalement, quoi de plus classique dans un système capitaliste libéral…

Publié dans:politique |on 3 juin, 2008 |3 Commentaires »

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