Archive pour juin, 2008

Principale mission : redorer mon blason

On assiste actuellement à l’un des pires travers que puisse générer l’action politique, celui qui consiste à occuper une armée de tête pensante pour justifier son action, valoriser son image, l’urgence de la situation sociale et économique important peu.

La seule chose qui inquiète la Sarkozie à l’heure actuelle, c’est la faible côte de popularité du président guide suprême de la république et toute son action et nos deniers vont consister, via la communication, à démontrer que Sarko agit sur le pouvoir d’achat de chacun, même si en réalité il ne fait rien ou fait semblant de le faire avec des mesurettes qui n’ont que l’apparence de l’action sans que rien de concret et de conséquent pour l’amélioration du quotidien des Français ne soit mis en place.

C’est ainsi que l’un des amis patron de Sarko, l’ancestral Thierry Saussez, pendant du gauchiste libéral Jacques Ségéla, et désormais conseiller en matière de communication auprès du gouvernement, a pensé à distribuer 50 000 guides à des leaders d’opinion et à occuper les médias pour vanter les 30 mesures prises par le gouvernement pour favoriser le pouvoir d’achat des français, avec nos assentiments de contribuable bien sûr !

L’objectif clairement affiché (vous avez dit droite décomplexée ?) est bien entendu de redorer le blason du chef dont tous les sondages affirment que c’est sur le pouvoir d’achat que son image pêcherait le plus.

Alors si les sondages le disent, qu’à cela ne tienne, concentrons nous sur comment améliorer l’image, la population attendra que la cote de popularité du chef remonte !

C’est lorsque l’on atteint un tel cynisme relayé par des médias commentateurs et surtout pas critiques, qui absorbent et relaient une action gouvernementale concentrée sur sa propre image, que l’on voit se dessiner les travers totalitaires d’un régime en bout de course, fait d’auto satisfecit et de maquillage politique, préféré à l’action concrète qui dérange les intérêts des amis du pouvoir en place.

La population française souffre de plus en plus, travaille de plus en plus parce qu’on le lui ordonne, mais le pouvoir communique, oriente, manipule avec une armée de communicants grassement payée, le tout relayé comme argent comptant, comme la normalité d’une société démocratique qui agit bien dans son temps avec les outils modernes à sa disposition.

Que les pauvres grésillent un peu, rien de grave, l’important c’est que l’image soit bonne !

Publié dans:politique |on 23 juin, 2008 |2 Commentaires »

800 000 ignares nationalistes!?

Ce que j’apprécie particulièrement dans l’Europe qui se construit à travers ceux qui nous représentent, c’est leur capacité à tirer les enseignements des votes populaires qui s’expriment à chaque fois qu’on interroge le peuple sur l’avenir de l’Europe. Leur conclusion est toujours similaire, on continue, on ne change rien !

Le récent vote négatif de l’Irlande, intervenant après ceux du même pays en 2002 contre le traité de Nice, puis ceux de la France et des Pays-bas en 2005 contre le TCE, n’a eu pour conséquence récurrente chez ceux qui défendent une vision libérale de l’Europe, que la recherche des raisons expliquant un vote immédiatement qualifié d’incompréhensible quand il n’est pas railler en dénonçant l’inintelligence de ceux qui se sont prononcés contre les choix envisagés.

Cette insulte libérale à la démocratie pourtant prônée par ailleurs dès que cette dernière promulgue des choix correspondant aux attentes de ceux qui tiennent les rênes de l’Europe actuelle, est une insulte individuelle à tous ceux qui ne réclament rien de plus qu’une vision d’avenir de la société européenne plus solidaire, plus à l’écoute du quotidien de chacun, plus représentative des diversités.

Je sais bien que ceux qui insultent les Nonistes vont m’expliquer en outre que mon opposition à la vision libérale de l’Europe s’accouple aux votes nationalistes pour contrer les arrangements constitutionnels des libéraux, ajoutant ainsi à l’insulte une recherche de culpabilisation malsaine, comme si seul le cas des référendums amenaient des électeurs aux aspirations antagonistes à se retrouver sur le même vote.

Mais est-on bien sûrs chez les Ouiouistes que tous les votes favorables à l’Europe libérale ont les mêmes fondements et que seuls des esprits sains apportent leur contribution au Oui ? j’en doute et affirme que les manipulations communicatrices en tout genre proférés avant les votes référendaires sont bien moins dignes que le comptage circonstanciel de votes dont les motivations sont opposées.

Dans tous les cas, il est affligeant de constater à quel point voter est désormais méprisé par l’intelligentsia pro Europe libérale dès lors que les choix d’en haut ne sont pas ratifiés par le peuple, quand on le lui demande….

Ce mépris absolu de la souveraineté qu’il est immédiatement envisagé de contourner par un tour de passe-passe dictatorial que ne renieraient pas les pires despotes de cette planète, est très inquiétant pour l’avenir, car au lieu de renforcer les liens entre les peuple européens, il renforce les différences, accroît les inquiétudes, bafoue les consciences individuelles en renforçant les recherches d’appartenance corporatistes menant aux refuges vers les extrêmes.

J’abordais dans mon précédent billet la contradiction libérale criante quand il s’agit de mettre les actes en concordance avec le paroles. L’inacceptation des votes démocratiques populaires en est une illustration supplémentaire, et celle-ci risque de renvoyer l’Europe aux pires heures de son histoire.

Publié dans:politique |on 19 juin, 2008 |2 Commentaires »

Libéral….mais pas trop quand ça m’arrange !

Décidément ceux qui vantent le plus de liberté, qui donnent des leçons d’ouverture d’esprit quand il s’agit de prôner le laisser-faire plutôt que l’interventionnisme, ne sont en fait que des moulins à parole qui n’engagent à rien et que les faits contredisent en permanence quand ils ne mettent pas au grand jour des pratiques mensongères récurrentes.

Ça nous rabâche les oreilles avec la liberté par ci, la démocratie par là, mais dès que ça peut orienter les votes dans le sens décidé comme actuellement pour le référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, choix confisqué aux autres peuples européens, on ne s’en prive pas.

Comme me le faisait justement remarquer une lectrice, rien que de prévoir un vote référendaire un jour travaillé de la semaine, montre à quel point le libéralisme se soucie du bon fonctionnement démocratique source pourtant d’une liberté plus grande. Et après cela, ça viendra s’émouvoir sur les plateaux de télévision du faible taux de participation, juste pour donner le change à des journalistes tellement soucieux et émus par la déliquescence programmée de la démocratie…………

Dans un autre ordre d’idée, ça brade à tout va les entreprises publiques au privé sous couvert d’un renforcement de la concurrence qui serait bénéfique à tous et d’un laisser faire seule condition d’une économie prospère ! mais par ailleurs, cela n’empêche pas le gouvernement libéral anglais de nationaliser une banque lorsque le bateau privé coule parce que la déréglementation appliquée démontre au grand jour les limites d’une idéologie générant des mécanismes incontrôlables.

Il est terrible de constater comme tout bon libéral adapte sa pensée en fonction de ses propres intérêts.

Qui n’a pas entendu Sarkozy expliquer avec sa tête de cocker triste (façon Roger Gicquel) à l’ensemble des salariés d’Arcelor-Mittal que le gouvernement ne les laisserait pas tomber mais que l’Etat ne pouvait rien face à l’initiative privée, les règles européenne étant ce qu’elle sont, l’interventionnisme d’Etat une mesure néfaste à l’économie.

Quelques mois plus tard, qu’apprend-on, que l’Etat français entre pour 9% dans le capital des chantiers de l’atlantique pour constituer une minorité de blocage dans une entreprise possédée par les Coréens. Il est vrai que les chantiers de l’atlantique construisent quelques frégates pour l’armée française…

Une fois de plus, les paroles et les actes se contredisent, l’incohérence idéologique s’étale au grand jour, les contradictions démontrent des choix politiques non assumés officiellement.

Arcelor-Mittal c’est «on vous aide » mais on ne le fait pas, les chantiers de l’atlantique c’est « on intervient » mais idéologiquement on ne doit pas intervenir.

Je suis libéral, mais c’est quand ça m’arrange…

Publié dans:politique |on 13 juin, 2008 |6 Commentaires »

Nous sommes tous des Irlandais…

Lorsque l’on est attaché à la démocratie, celle qui fonctionne grâce au respect du choix des peuples et non par l’illusion manipulatrice d’une caste d’élus faisant fi des attentes populaires telle qu’ils l’ont prouvé en France le 04 février 2008, on ne peut qu’être attentif au vote irlandais du 12 juin prochain, le seul vote européen donnant le libre choix au peuple de se prononcer sur l’avenir de l’Europe qu’il souhaite.

Incroyable tout de même de constater que dans les 27 pays de l’Union, seul la constitution irlandaise oblige à passer devant le suffrage populaire pour une problématique qui engage autant l’avenir des peuples. Nous, européens, qui sommes si souvent amener à donner des leçons de démocratie aux autres, cela devrait nous faire réfléchir.

Amusant autant qu’attristant, mais plus du tout surprenant, de constater l’omerta médiatique française sur le futur référendum irlandais qui pourtant joue l’avenir politique de l’Europe et de ses peuples à moyen terme. La stratégie manifestement choisie pour éviter une nouvelle désillusion serait donc d’en parler le moins possible, d’ignorer l’incertitude du scrutin, stratégie fomentée par les caciques de la commission européenne et parfaitement reproduite dans le pays même du référendum.

Il faut dire que chat échaudé craint l’eau froide, car bien avant le 29 mai 2005 en France puis au Pays-Bas, la stratégie péremptoire du « on va vous expliquer ce qui est bon pour vous » avait déjà du plomb dans l’aile dans le pays qui s’apprête à voter le 12 juin prochain, la ratification du traité de Nice ayant du être passée au forceps en deux fois en Irlande dans l’indifférence générale avant de pouvoir s’appliquer à l’ensemble de l’union.

Alors forcément, on est beaucoup plus prudent chez les chantres du marché libre, d’autant que les derniers sondages n’inspire pas à un optimiste béat.

Pourtant, on retrouve les mêmes justifications chez le peu qui s’exprime pour traduire la méfiance des peuples, celui d’un Nonisme essentiellement conjoncturel et national ou alors souverainiste, voire, dixit les sondages, lié à une incompréhension du traité modifié, ce qui à mon sens est symptomatique du fossé savamment entretenu qui se creuse entre le peuple et l’intelligentsia européenne.

Comme Mélenchon, j’espère que les irlandais prendront la perche qui leur est tendue au nom de tous ceux qui n’ont pas eu le loisir de s’exprimer sur l’avenir qu’on leur prépare.

Le 12 juin peut réellement changer la face de l’avenir européen que l’on nous a concocté en catimini. Un vote Non serait une remise en cause durable de l’Europe des finances, une bonne façon de plomber la future présidence de Sarkozy, lui qui se gargarise tant d’avoir relancé l’Europe ou plutôt sa vision de l’Europe.

Je ne me suis jamais senti aussi proche des irlandais cette semaine….

Publié dans:politique |on 9 juin, 2008 |5 Commentaires »

Le grand cirque marketing de l’écologie

La période est propice à cela. Avec un baril de pétrole qui bat tous les records de prix, des consommateurs pris à la gorge par un pouvoir d’achat en berne voir en déliquescence pour certains, on voit du coup ressurgir les marchands du temple écologique, entre prédicateurs extrémistes sur l’avenir de la terre et businessmen aguerris à l’opportunisme écologique.

Ces derniers occupent désormais la scène médiatique avec comme seuls contradicteurs, ceux qui nous rabâchent depuis 50 ans que les réserves de pétrole ne sont plus que de 40 années. Ces deux là ne serait-ils pas complices d’une désinformation contribuant aux tensions actuelles ?

Ne nous y trompons pas, dans notre système capitaliste, toutes les avancées écologiques se produisent si et seulement si les conditions de rentabilité sont remplies, en clair lorsque l’avancée écologique se conjugue avec un business plus rentable parce que moins coûteux.

A défaut, vous pouvez toujours attendre que le marché régule quoi que ce soit. Certains vous diront que ce n’est pas son rôle. Je le veux bien, mais quel est sa responsabilité, dans ce cas, sur les destructions à long terme de ce qui pourtant lui permet d’exister, la terre !? Ne devrait-on pas opposer à sa vision de court terme des contraintes préservant l’environnement sur le long terme ?

Il ne faut pas compter sur les libéraux pour agir en ce sens, le principe d’intervention étant banni de leur vocabulaire. Pourtant malgré un renchérissement du coût des énergies, le pétrole reste une manne financière incommensurable qui n’est pas prête de se tarir.

Aussi curieux que cela puisse paraître, les plus grands alliés des défenseurs du marché sont parfois leurs plus virulents contradicteurs.

En effet, à force d’amplifier la disparition prochaine des ressources fossiles, non seulement ils contribuent à amplifier la tension sur les prix de ces produits alors même qu’aucun substitut au pétrole n’est envisageable à court terme pour la consommation de transport et la consommation tout court dans la majorité des pays en voie de développement, mais en outre ils confortent les détenteurs de capitaux sur leurs positions, par l’idée qu’il faut foncer vers la fin du pétrole, renchérissant un peu plus les perspectives de gains sur un marché captif qui ne se régule donc plus.

Qu’on arrête les mensonges, plus le prix du baril augmentera, plus les réserves de pétrole augmenteront pour la simple raison que les ressources accessibles mais non exploitées en raison d’un coût prohibitif, le deviendront.

Du coup, vous verrez fleurir les annonces de découvertes de champs pétrolifères jusqu’ici inconnus comme récemment au Brésil, permettant d’expliquer pourquoi depuis longtemps, et contrairement à ce que répètent certains écologistes, les réserves de pétrole sont stables.

J’ajoute, et c’est un signe éclairant qui montre que personne n’est prêt à abandonner la filière pétrole, que l’Etat Français subventionne les entreprises françaises dans leurs recherches.

La vraie solution est clairement et uniquement volontariste, restrictive et étatique. S’il est bien un domaine qui ne peut trouver des solutions d’avenir favorables qu’à travers l’intervention forte et contraignante des états, c’est bien la gestion écologique de notre planète.

Tout les marchands du temple, écologistes ou non, qui incitent le marché par la peur à se réguler de lui-même sont des marchands de vent qui accentuent les difficultés plus qu’ils ne les résolvent.

C’est malheureusement le cirque auquel on assiste le plus souvent avec d’un côté ceux pour qui philanthropie rime avec compte bancaire bien rempli et ceux qui défendent une taxation accentuée du pétrole pour toute solution profitable à un après pétrole mais qui non seulement pénaliserait les plus modestes (comme si la misère actuelle ne demandait pas un traitement immédiat ) mais accentueraient en outre les perspectives d’un avenir radieux pour le développement de cette énergie.

Il est temps que la pensée unique écologique trouve une autre voie courageuse, celle qui oblige les investisseurs pétroliers à diversifier leur développement en taxant leurs bénéfices pétroliers actuels.

J’ai bien peur que cela ne soit pas pour demain, le consommateur final étant toujours considéré comme le « bon client » pour payer la facture finale des bénéfices de quelques uns. Finalement, quoi de plus classique dans un système capitaliste libéral…

Publié dans:politique |on 3 juin, 2008 |3 Commentaires »

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