Archive pour le 28 mai, 2008

ça conteste, mais c’est complice…

Ce qui me frappe actuellement dans la multiplication des contestations sociales en tout genre, c’est l’absence d’unité, la proclamation du chacun pour soi traduit par des réclamations d’aide à tout va, sans qu’à un instant la solidarité ou la fraternité pour reprendre l’un des emblèmes de la république, ne soit clairement l’hypothèse prioritaire guidant toutes les luttes nécessaires pour faire front au gouvernement en place.

Que ce soit au niveau syndical, au niveau des catégories socioprofessionnelles, sans même aborder le niveau politique, chacun y va de sa revendication égoïste démontrant une fois de plus que la stratégie libérale du chacun pour soi a bien imprégné la société en profondeur, chacun essayant de sauver son bout de gras, se satisfaisant d’avoir obtenu ce que d’autres réclament encore.

Cette division dans les revendications est une manne pour le gouvernement en place, il voit là sa stratégie de division porter ses fruits, ses manipulations se traduire dans les faits par une désunion criante et finalement se voit conforter dans son action, ou plutôt sa destruction sociale et ses mensonges électoraux.

Les responsables de cette façon d’agir sont nombreux. Les syndicats bien sûr qui épuisent les salariés par des journées de grève ponctuelles sans lendemain donc inefficaces, et quand elles ne le sont pas, soit elles ne concernent que des professions ciblées plus touchées que les autres, soit les syndicats se sont faits dépasser par leur base et se raccrochent au mouvement en cours. La situation sociale actuelle mérite une conscience syndicale plus intelligente et des actions beaucoup plus radicales.

Je ne reviendrai pas sur la responsabilité des forces politiques ou syndicales progressistes dites de gauche qui par leurs querelles de chapelle électoralistes et leurs ancrages à gauche plus ou moins définis n’incitent guère le salariat à espérer autre chose que la mise en œuvre de l’adage « aide toi, le ciel t’aidera » pour espérer un avenir moins difficile.

Il me semble que le devoir est aussi clairement individuelle, chacun de nous devant prendre sa part de responsabilité dans la traduction inefficace de la défense des droits sociaux et des niveaux de vie de tous, soit par son inaction, soit plus grave à mon sens, par son soutien à une action non coordonnées et ponctuelle qui donne tout le temps au pouvoir en place pour manipuler ceux qui détruiront les revendications futures et désabuseront les plus motivés pour agir fortement et durablement.

Soutenir aujourd’hui les combats corporatistes isolés en ne prenant pas en compte les difficultés sociales de façon globale ou répondre ponctuellement aux appels non unitaires de telle ou telle organisme syndicale, cela fait le jeu du pouvoir en place, il va bien falloir le reconnaître.

Après plus d’un an de pouvoir, Sarkozy a maintes fois démontré que sa volonté de dialogue servait avant tout les intérêts du patronat et permettait de rouler dans la farine ceux qui croient encore que le dialogue est un moyen efficace pour obtenir des résultats tangibles pour le salariat.

Si tel est le cas, que l’on me démontre les avancées obtenues depuis un an, autres que celles qui consistent à se satisfaire de l’obtention d’une moindre régression que celle envisagées initialement par la droite ?

Quels sont les acquis incontestables obtenus depuis un an ? et si l’on arrêtait de collaborer avec les suiveurs…..

Publié dans:politique |on 28 mai, 2008 |14 Commentaires »

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