Archive pour mai, 2008

ça conteste, mais c’est complice…

Ce qui me frappe actuellement dans la multiplication des contestations sociales en tout genre, c’est l’absence d’unité, la proclamation du chacun pour soi traduit par des réclamations d’aide à tout va, sans qu’à un instant la solidarité ou la fraternité pour reprendre l’un des emblèmes de la république, ne soit clairement l’hypothèse prioritaire guidant toutes les luttes nécessaires pour faire front au gouvernement en place.

Que ce soit au niveau syndical, au niveau des catégories socioprofessionnelles, sans même aborder le niveau politique, chacun y va de sa revendication égoïste démontrant une fois de plus que la stratégie libérale du chacun pour soi a bien imprégné la société en profondeur, chacun essayant de sauver son bout de gras, se satisfaisant d’avoir obtenu ce que d’autres réclament encore.

Cette division dans les revendications est une manne pour le gouvernement en place, il voit là sa stratégie de division porter ses fruits, ses manipulations se traduire dans les faits par une désunion criante et finalement se voit conforter dans son action, ou plutôt sa destruction sociale et ses mensonges électoraux.

Les responsables de cette façon d’agir sont nombreux. Les syndicats bien sûr qui épuisent les salariés par des journées de grève ponctuelles sans lendemain donc inefficaces, et quand elles ne le sont pas, soit elles ne concernent que des professions ciblées plus touchées que les autres, soit les syndicats se sont faits dépasser par leur base et se raccrochent au mouvement en cours. La situation sociale actuelle mérite une conscience syndicale plus intelligente et des actions beaucoup plus radicales.

Je ne reviendrai pas sur la responsabilité des forces politiques ou syndicales progressistes dites de gauche qui par leurs querelles de chapelle électoralistes et leurs ancrages à gauche plus ou moins définis n’incitent guère le salariat à espérer autre chose que la mise en œuvre de l’adage « aide toi, le ciel t’aidera » pour espérer un avenir moins difficile.

Il me semble que le devoir est aussi clairement individuelle, chacun de nous devant prendre sa part de responsabilité dans la traduction inefficace de la défense des droits sociaux et des niveaux de vie de tous, soit par son inaction, soit plus grave à mon sens, par son soutien à une action non coordonnées et ponctuelle qui donne tout le temps au pouvoir en place pour manipuler ceux qui détruiront les revendications futures et désabuseront les plus motivés pour agir fortement et durablement.

Soutenir aujourd’hui les combats corporatistes isolés en ne prenant pas en compte les difficultés sociales de façon globale ou répondre ponctuellement aux appels non unitaires de telle ou telle organisme syndicale, cela fait le jeu du pouvoir en place, il va bien falloir le reconnaître.

Après plus d’un an de pouvoir, Sarkozy a maintes fois démontré que sa volonté de dialogue servait avant tout les intérêts du patronat et permettait de rouler dans la farine ceux qui croient encore que le dialogue est un moyen efficace pour obtenir des résultats tangibles pour le salariat.

Si tel est le cas, que l’on me démontre les avancées obtenues depuis un an, autres que celles qui consistent à se satisfaire de l’obtention d’une moindre régression que celle envisagées initialement par la droite ?

Quels sont les acquis incontestables obtenus depuis un an ? et si l’on arrêtait de collaborer avec les suiveurs…..

Publié dans:politique |on 28 mai, 2008 |14 Commentaires »

Le mérite de la clarté matinée d’écœurement

A force d’avoir le cul entre deux chaises, certains socialistes étaient inaudibles pour les gens d’obédience de gauche comme ceux de droite.

Le débat sur l’acceptation ou non du libéralisme se teintait ainsi toujours de pondération rappelant la nécessité de le réguler, de ne pas accepter les lois du marché comme naturellement satisfaisantes, bref de continuer à faire semblant d’être de gauche c’est à dire vouloir impérativement intervenir sur celui-ci pour garantir le bien être commun via une redistribution et une intervention d’état assumée face à l’initiative personnelle et individuelle.

Grâce à Delanoe, tout s’éclaircit et l’on comprends mieux d’un coup pourquoi le socialisme façon P(s) est totalement soluble dans la droite, morceaux choisis :

« M. Sarkozy se veut souverain omnipotent. Le libéralisme c’est le contraire, c’est la tolérance devant les démarches individuelles. Je suis libéral, la droite ne l’est pas. La gauche doit se réapproprier avec fierté le mot et la chose »

ou encore

« Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin pleinement la libéralisme, s’ils ne tiennent plus les termes de ‘concurrence’ et de ‘compétition’ pour des gros mots, c’est tout l’humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique ».

Avec de tels propos, Delanoé va réussir l’impossible, faire passer Royal pour une femme de gauche, enfin de gauche au P(s).

Serait-ce cela finalement la décomplexion façon P(s) ? Delanoe ne traduit-il pas le sentiment de nombreux militants en leur donnant l’absolution du chef, celle qui consiste a désormais pouvoir avancer démasqué quand aux aspirations libérales d’un homme de gauche ?

Il est hallucinant de lire de la part d’un responsable du P(s) que le libéralisme serait la tolérance devant les démarches individuelles ! même au regard des millions de précaire que ce système génère Monsieur DELANOE ?

Dans quel monde vivent donc les responsables socialistes du P(s) pour se gargariser « avec fierté » d’un libéralisme de gauche qui redistribuerait donc à dessein les richesses de façon égalitaire et permettrait l’émancipation de chacun par la liberté laissée à chaque acteur économique grâce au libre marché et à la concurrence non faussée !? on croit rêver.

Delanoe traduit bien entendu un secret de polichinelle connu depuis bien longtemps et qu’il arbore désormais fièrement par pure stratégie politicienne, mais alors à quoi sert le P(s) si c’est pour proposer les mêmes remèdes d’impuissance politique que celle à laquelle est confrontée la droite, tantôt interventionnisme en parole et si inefficace dans les faits et que la référence libérale tant prônée amène pourtant à devoir constater la précarisation continue de la société française, et même bien au delà.

Delanoe n’est donc qu’un pantin de plus, confondant la liberté républicaine et le libéralisme destructeur de bien être, mélangeant volontairement des concepts philosophiques avec des considérations bassement économiques telles la concurrence avec les notions de liberté et de tolérance.

Delanoe est franc, mais manifestement indigne des idéaux de gauche.

Publié dans:politique |on 21 mai, 2008 |25 Commentaires »

Toujours une provocation de plus : sera-ce suffisant pour changer la donne ?

A peine une nouvelle grève qui se termine, pourtant fortement mobilisatrice, et immédiatement le représentant du peuple crache à la face de chaque gréviste de ce pays.

C’est la dignité même de chacun que Sarkozy bafoue une fois de plus en répondant aux revendications légitimes par une volonté de casser un droit constitutionnel via une nouvelle loi sur le service minimum en faveur de la garde des enfants en cas de grève.

Toujours une provocation de plus : sera-ce suffisant pour changer la donne ? dans politique mai68b

On sait que Sarkozy et ses sbires ne sont plus à une provocation prête, c’est pourquoi je désespère vraiment de voir s’exprimer une opposition syndicale intelligente qui comprenne enfin que seule une action massive et imprévisible peut avoir une efficacité réelle qui change avec l’épuisement moral et financier des salariés vers lequel nous entraîne les choix syndicaux actuels.

Massive, car seule l’unité de la diversité syndicale comme celle interprofessionnelle peut avoir aujourd’hui un sens face aux agressions et provocations exposées par cette droite radicale que rien ne fera reculer, et certainement pas un jour de grève tous les mois !

Intelligente, car au-delà de l’union seule capable de faire la force, c’est la notion d’incertitude qu’il s’agit  d’opposer au pouvoir en place et d’insufler au cœur des luttes syndicales via la seule méthode efficace, la grève illimité.

Que l’on ne vienne pas me dire qu’il faille que les conditions soient réunies pour cela. Si les casses sociales actuelles, les mensonges d’état qui se multiplient et la surdité provocante envers toutes les revendications exhibée comme un trophée de briseur de grève ne sont pas des raisons suffisantes pour mobiliser un salariat qui n’attends que cela, alors c’est de l’utilité syndicale française dont il faudra discuter.

Il est terrible de constater que les premiers à l’avoir compris sont les lycéens mobilisés depuis le 18 mars dernier, qui malgré les vacances ont continué à fortement se mobiliser pour lutter contre les casses envisagées dans le système éducatif et qui redoublent de volonté combative en appelant à poursuivre les luttes  .

Le Comité de Résistance Citoyenne  soutient ces choix dans un appel judicieux à la grève générale et illimitée dont je suis heureux de me faire le relais ici .

Publié dans:politique |on 15 mai, 2008 |13 Commentaires »

aie aie aie…

aie aie aie... dans politique image_28827406

Tout fout le camp! que reste-t-il de cet absence de compromission représentée par les anti-capitalistes, ceux que l’on nommait révolutionnaires.

Besancenot va se fourvoyer chez Drucker……pour nous faire perdre nos dernières illusions!

Publié dans:politique |on 11 mai, 2008 |27 Commentaires »

La bonne vieille recette de la stigmatisation des plus faibles

Décidément la droite réactionnaire applique toujours les mêmes principes pour manipuler l’opinion dans le sens qui est favorable à la défense de ses intérêts, ceux qui consistent à stigmatiser les petits, les fragiles, alors le puissant reste intouchable.

Le chômeur est désormais dans la ligne de mire, pourtant déjà mis au rebus de toute société libérale, suspecté de fainéantise, le voilà harponné une nouvelle fois afin de subir la foudre de contrôles toujours plus sévères et dévalorisants, l’obligeant désormais à ne plus pouvoir refuser plus de 2 offres d’emploi, quand bien même elles seraient éloignées de son domicile, quand bien même elles pourraient engendrer un travailleur pauvre de plus.

Dans un écho parallèle qui prend la forme d’un affront, le chômeur traqué assiste démuni à l’impunité totale pour ces patrons voyous qui licencient à tour de bras, pour ces patrons voyous qui se servent de l’argent des salariés pour soudoyer les acteurs des conflits sociaux au détriment de ceux qui en ont besoin, pour ces hommes politiques désavoués par le peuple mais qui comme de dangereux multirécidivistes continuent de sévir grâce au cumul des mandats et autres cooptations familiales.

Dans le monde libérale, la liberté ne s’entends que pour ceux qui tiennent les rennes des pouvoirs, qui dictent les règles contraignantes pour ceux qui n’ont rien, bien peu regardant envers les possédants.

Cette liberté affichée tel un étendard n’est en réalité qu’un appât pour mieux ferrer l’individualisme de chacun, pour désigner un coupable facile car fragile et rassurant pour celui qui travaille durement, pour toujours plus susciter de méfiance de chacun envers celui accusé de rogner les libertés individuelles, au point d’opposer des populations ayant pourtant un intérêt commun, celui de vivre ensemble en confisquant un pouvoir accaparé par quelques uns au nom de la liberté de tous.

C’est pourtant l’inverse qui se produit, le leurre fonctionne à merveille, le chômeur stigmatisé étant un maillon de ce processus de division profitable à un petit nombre d’individus.

Je récuse cet affront fait au chômeurs qui n’influencera positivement en rien la baisse du niveau de vie de la majorité de la population, comme j’exécrais l’affront fait aux immigrés insidieusement accusés de faire croître le chômage alors qu’il ne servent que trop souvent de marchandises bon marché au patronat plaideur récurrent d’un coût  du travail trop élevé, mais qui trouve de merveilleuses qualités aux sans-papiers travaillant au noir pour les soutenir dans la rue lorsqu’il s’agit de cacher ses propres pratiques illégales.

Tout le discours libéral tient dans cette délicieuse gestion cynique des populations responsables de tous les maux qui permet de cacher des choix politiques clairement censés profiter aux détenteurs de capitaux, toujours désignés comme bienfaiteurs de l’humanité…qui se meurent pourtant…

Publié dans:politique |on 6 mai, 2008 |2 Commentaires »

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