Le vignoble marketing et ses pratiques écologiques très douteuses

Le fleuron viticole français, celui qui ne subit jamais de crises, dont la croissance de la production croit d’années en années, est pourtant à l’origine de pratiques écologiques plus que douteuses, fortement tues et toutes menées au nom de la croissance….du porte-monnaie des actionnaires.

La champagne, puisqu’il s’agit d’elle, loin d’être la seule région française a détruire ses sols, mais certainement en pointe pour permettre à tout prix de répondre à la croissance de la demande coûte que coûte, est à l’origine d’épandage de boues et autres résidus plastics sur ses sols depuis des décennies, provenant des décharges alentours.

Oui vous avez bien lu, au-delà des pesticides répandus et présents dans les plus grands crus français bien au-delà des doses autorisées, la champagne a eu des pratiques que seul l’initié connaît et que bien évidemment dans l’intérêt national, peu de journalistes français ont cru bon de révéler.

Si bien que l’Etat a attendu 1999 pour interdire par décret (article 4 bis) l’épandage des boues et autres composts urbains sur le vignoble champenois par crainte de pollution définitive, en clair par peur de tuer la poule aux œufs d’or (*).

Le vignoble marketing et ses pratiques écologiques très douteuses dans politique

Ce qui a été stoppé en champagne, pourquoi ne se poursuivrait-il pas ailleurs dans le vignoble de France ? qu’est-ce qui garanti le consommateur contre ces usages soutenus implicitement par l’Etat au nom des bénéfices garantis pour la balance commerciale du pays alors qu’il s’agit surtout de couvrir la course effrénée aux profits quitte à compromettre l’avenir des générations suivantes, à les faire plus souffrir que vivre.

Comment croire encore au principe de précaution, subtilement dosé dans son utilisation selon qu’il touche ou non à la poule aux œufs d’or !

Après la vache folle, j’attends avec résignation le futur scandale du vin fou dans les décennies qui viennent, et pas celui d’Henri Maire.

(*) 10 ans après, pour mieux vous rendre compte des traces laissées par ces pratiques, je vous invite à visualiser quelques photos et commentaires sur ce phénomène ici

Publié dans : politique |le 30 avril, 2008 |14 Commentaires »

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14 Commentaires Commenter.

  1. le 1 mai 2008 à 3:10 dominique écrit:

    !!!! tu crois qu’il va nous rester quelque chose de correct dans les verres et les assiettes bientôt ? pour nous qui ne serons pas en famine de suite, c’est autre avenir alimentaire qui nous guette…

  2. le 1 mai 2008 à 19:33 enzo d'aviolo écrit:

    c’est à se demander dominique en effet

  3. le 1 mai 2008 à 21:24 nathP écrit:

    Si ! si! On peut encore picoler !!!
    Suite à des allergies liés à l’emploi de produits chimiques, un vigneron est passé à l’agriculture biologique, ouf ! http://www.vinbio.com/article.php?sid=126
    Le vin bio n’est pas hors de prix: hier, j’ai acheté du vin bio, label « nature et progrès », à 3,50 €
    ;D

  4. le 1 mai 2008 à 22:16 enzo d'aviolo écrit:

    @NathP
    le bio n’est effectivement pas une question de prix mais de temps passé pour produire et remplacer les pesticides et autres produits chimiques. Après, la qualité à 3,50 c’est autre chose… :)

    les cas de cancer chez la profession de vigneron semble se développer anormalement, cela pousse certainement certains à cvhanger leur fusil d’épaule mais cela reste faible sur le nombre de producteurs.

  5. le 3 mai 2008 à 11:27 dominique écrit:

    et on pourra aussi plaisanter comme ceci :
    -Comment font les enfants de Tchernobyl pour compter jusqu’à 33 ?
    -Sur leurs doigts!!!

    :-0

  6. le 4 mai 2008 à 10:51 E.M. écrit:

    @ Enzo
    En réponse à ton commentaire (n°30) sur ton article « Motivé, démotivé… ». Oui, il semble que je ne puisse plus mettre de commentaire sur cet article là !??!
    Voici ma réponse :
    « @ Enzo
    Oui, je sais, je suis très naïf !
    Les « Royalistes » de ma section, lors des primaires, m’ont rétorqué la même chose lorsque j’essayais de lancer des débats politiques… C’était naïf ! Mais cela ne me dérange pas trop d’être « traité » ainsi. Le jour où je n’aurai plus l’envie de croire pour espérer changer les choses, je retournerai devant mes « wargames » ou devant ma télévision…
    Pour l’instant donc, je suis encore motivé ! ;-)  »

  7. le 4 mai 2008 à 16:49 enzo d'aviolo écrit:

    @Eric
    curieux que tu ne puisses plus mettre de com!??
    bon tu sais, heureusement il n’y a pas que les naifs qui croient encore à quelquechose, heureusement! ;)

  8. le 4 mai 2008 à 19:52 Christine RS21 écrit:

    Ben tout ça, ça vaut pas un bon Gigondas, hein ??

  9. le 4 mai 2008 à 21:12 dominique écrit:

    Les agriculteurs d’aujourd’hui ne sont plus libres de leur culture, mais le plus moche c’est que je ne vois pas ce qui peut motiver un jeune à sa lancer dans une telle entrprise non plus…faut des idéaux sacrément accrochés, pas trop d’ambition de vivre correctement tous les jours, ou de bonnes ressources perso par ailleurs..ou alors…entrer à fond dans le business, et pas se poser de questions!!!

  10. le 5 mai 2008 à 9:22 Nico2312 écrit:

    le vin fou c’est du vin ne saoule pas ???
    si tel est le cas se serait un vrai drame !!! :-) ))

  11. le 5 mai 2008 à 14:01 enzo d'aviolo écrit:

    @xtine
    terrible la dépendance…

    @dominique
    ne soit pas si pessimiste, beaucoup se lancent encore par passion, parce qu’il croient au bonheur que peux donner leur pays, parce qu’il sont attachés à un patrimoine légué ou parce qu’ils ont envie de défendre l’identité de leur terroir. mais c’est vrai que là on est loin de certains business bordelais, bourguignon ou champenois…

    @Nico
    c’est surtout une infâme piquette markéting! mais il fait bien ses 12 degrés, t’inquiète! ;)

  12. le 5 mai 2008 à 17:59 enzo d'aviolo écrit:

    Une note d’espoir pour l’avenir en matière agricole et en particulier viticole:

    http://www.actu-environnement.com/ae/news/phytosanitaire_grenelle_barnier_substance_pesticide_4374.php4

  13. le 5 mai 2008 à 20:24 dominique écrit:

    oui Enzo, des gens qui ont la passion ,c’est heureux qu’il en existe encore, masi combien de temps ca dure ? avant d’être rattrapé par la réalité ? combien peuvent vivre de leur vigne en faisant le vin de leurs rêve ?

  14. le 5 mai 2008 à 22:03 enzo d'aviolo écrit:

    cela demande beaucoup de sacrifices c’est vrai et il faut viser du qualitatif pour en vivre et avoir la chance de profiter de la renomée d’une appelation ou d’un teroir.

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