Archive pour le 16 avril, 2008

Démotivé…motivé…motivé….

Fit l’écho de ma conscience politique en cette période où tout fout le camps : en vrac, les prix, la solidarité envers les plus démunis, l’inconstance politique qui rend indigne ceux qui la font, le combat dans la rue où pourtant c’est là que tout peut se jouer, mon envie de croire encore que tout cela puisse changer…

Pourtant tout est là, jamais les indicateurs politiques, économiques, sociaux n’ont été aussi négatifs pour réveiller la conscience de chacun, jamais il n’ont été aussi positifs pour croire que c’est l’humanisme qui vaincra.

Rarement la parodie du pouvoir ne s’est affichée avec autant d’éclat en France. Des mensonges en veux-tu en voilà, des contradictions d’annonces politiques à ne plus en pouvoir, des trahisons/réconciliations à gogo, un discours populiste fluctuant que Christian Lehmann nomme la Sarkolangue, le théâtre de la politique qui n’améliore plus la vie des gens fait donc son spectacle, tel l’interlude remplace les coupures d’image.

Tout ceci est désespérant mais pourtant préparé de longue date par les tenants du chacun pour soit qui prévoyaient que la somme des réussites individuelles profiteraient à l’intérêt général. Tout le monde s’aperçoit de l’échec mais reste bien formaté par cette vision d’avenir, se plaint individuellement mais subit les décisions collectives qui sont défavorables au plus grand nombre.

Comment en sortir, comment éviter qu’à l’avenir « réforme » rîme avec progrès et non régression sociale. Comment permettre que l’indignation ressentie par chacun lorsque les rafles d’étrangers se déroulent sous nos yeux comme au pires heures de notre histoire, suscite plus qu’une émotion et se traduise par une action collective massive?

L’idéologie libérale a fait son chemin, souvent relayée par la compromission des représentants « dits de gauche ». Il y a 6 ans, la France descendait dans la rue pour protester contre Le Pen au second tour des présidentielles. 6 ans plus tard, on applique sa politique, la rue est vide.

Désespérante aussi est l’action syndicale, elle qui cherche plus à s’acheter les bons points du pouvoir pour bonne conduite syndicale plus qu’il ne cherche à fédérer les actions, tants de combats majeurs mériteraient pourtant que l’on dépasse les querelles de chapelle. Constater que la véritable lutte s’enclenche à partir des mouvements lycéens pourrait laisser l’espoir d’un avenir radieux, elle est pourtant le signe que le réformisme suiveur ne touche plus uniquement les partis mais se généralise aussi à l’action syndicale.

Tous ces signes, tous ces renoncements, toutes ces destructions sociales sont la conjonction de l’incurie idéologique des humanistes de ce pays, du moins de leur capacité non seulement à se faire entendre mais aussi à fédérer les mécontentements non pas sur du « tout sauf » ou du  « tous contre », mais sur un projet de société différent qui refuse les régressions, qui refuse l’individualisme d’Etat, qui refuse de subir le diktat des pouvoirs financiers.

Et comme ma naïveté en a pris un coup avec l’âge, je suis forcément dé…motivé !

Publié dans:politique |on 16 avril, 2008 |30 Commentaires »

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