Archive pour mars, 2008

Les libéraux se félicitent….avec nos impôts !

Après la SNCF, c’est au tour de la RATP d’annoncer des résultats bénéficiaires records sous les applaudissements du peuple libéral qui peut en conclure avec forfanterie que lorsque l’on a applique les méthode du privé au public, il s’en sort bien, que même le public peut être rentable etc…

Je doute, à l’heure où le pouvoir d’achat de la très grande majorité des français est plus qu’en berne, que chacun mesure à quel point ces autosatisfactions s’effectuent sur le dos de la collectivité. Car à quoi servent les impôts ?

Si l’impôt est collecté, c’est dans l’objectif d’être dépensé pour être utile à la collectivité et non de servir soit à combler la dette de celui qui est à l’origine du prélèvement, soit à gonfler les réserves de l’entreprise publique financée par celui-ci, soit à accorder des primes aux employés de l’entreprise financée par l’impôt.

Si dette il doit y avoir à combler(*), cela doit s’effectuer par une meilleure prévision et gestion des besoins de la collectivité et non par l’espérance de gains supplémentaires des entreprises publiques, souvent obtenues en outre grâce aux dépenses rognées sur les embauches, le pouvoir d’achat ou l’entretien immédiat de l’outil de travail.

Si des investissements futurs importants à financer il doit y avoir, il doivent être prévus budgétairement par les différents financeurs publics de l’entreprise (à la RATP, seul un quart de ses recettes proviennent de ses ventes) et non par la croyance en des résultats supérieurs qui permettraient un désengagement partiel grâce aux réserves accumulées par des résultats positifs.

Enfin si valorisation du travail des employés de l’entreprise publique il doit y avoir, dans la mesure où je le rappelle le fondement de l’existence d’une entreprise publique n’est pas sa nécessité d’obtenir de la rentabilité mais bien de pourvoir à un service rendu envers la collectivité à coûts accessibles à tous, ce qui est le sens même du financement par l’impôt par l’ensemble des ménages, alors elle doit s’effectuer collectivement non pas en fonction des résultats annuels mais bien en fonction du contrat passé avec les financeurs publics qui devraient garantir aux employés du public des évolutions de salaire contreparties des devoirs au service de la collectivité, et non du niveau de rentabilité de l’entreprise.

Or, en dehors des libéraux qui se gargarisent de ces bons résultats, on constate que tout ce qui se cache derrière ces apparences trompeuses, ce sont des tarifs de moins accessibles à tous, un service de transport de moins en moins universel sur le territoire avec des fermetures de ligne pour cause de non rentabilité (donc une absurdité), des salariés dont les droits spéciaux sont rognés un peu plus chaque année, des investissements d’entretien de plus en plus repoussés d’années en années au bénéfice du résultat immédiat qui va servir à combler la dette de l’Etat comme pour la SNCF, bref un envers du décor bien différent qui démontre une fois de plus que mélanger entreprise publique avec méthodes du privé est une ineptie totale dont se sert l’idéologie libérale pour détruire à petit feu tout ce qui ne n’entre pas, encore, dans le sacro-saint marché.

Je vous laisse le soin d’imaginer le futur des sociétés publiques lorsqu’elles seront soumises complètement au libre marché car tout ce qui n’est pas rentable finira par être abandonné, tout le sens premier donné au concept d’entreprise « au service du public » ne sera plus qu’un lointain souvenir.

C’est pour dans peu d’année grâce à l’Europe construite contre la volonté des peuples, et il ne faudra plus s’étonner de la façon dont on utilise nos impôts, de plus en plus pour des intérêts idéologiques, de moins en moins dans l’intérêt de tous.

Une fois de plus, les plus démunis en pâtiront en premier.

(*) ce qui reste à justifier autrement que par une idéologie libérale obnubilée par ce fait comme si la dette n’était pas un formidable générateur d’investissement pour les générations futures.

Publié dans:politique |on 31 mars, 2008 |11 Commentaires »

Cotiser plus pour précariser plus

Petit à petit l’oiseau fait son nid. Comme l’air de ne pas y toucher, comme si tout avait été arrêté en 2003, le gouvernement tente de nous faire passer l’idée que l’augmentation à 41 ans de la durée de cotisation ouvrant droit à une retraite pleine était actée par tous, sans débat, aucune autre solution n’étant envisagée.

Malgré ses effets d’annonce désormais récurrents, nous finissons par ne plus être surpris de cette volonté de passage en force des gouvernants de ce pays quand on sait qu’en parallèle la France fait grossir ses troupes en Afghanistan sans qu’un seul parlementaire n’ait vu la queue du moindre débat sur cet engagement de guerre de la France !

Ce qui est plus nouveau dans le cas du financement des retraites, c’est cette volonté de présupposer les décisions et avis syndicaux sous couvert d’accords passés qui ne se contentaient pourtant que d’évoquer un passage à 41 annuités sous réserve de discuter des conditions salariales des seniors au moment de ce futur passage.

Cette attitude me confirme une fois de plus que lorsque l’on pactise avec le diable sur le dos des salariés en allongeant la durée du travail sous couvert d’avancées en contrepartie, cela finit toujours par se retourner contre ceux qui ont caressé dans le sens du poil les gouvernants en place, alors même que l’opinion était pourtant fortement opposée à l’allongement de la durée de cotisation des retraites. Souvenez vous de 2003, merci la Cfdt !

Mais ce comportement confirme également à quel point le dialogue social est un vain mot pour la droite décomplexée, tout étant déjà cadenassé dans une idéologie du travail-famille-patrie qui consiste à toujours faire travailler plus les salariés en leur donnant de moins en moins ou au mieux en les faisant travailler plus pour gagner autant, bref, les faire travailler gratuitement de façon déguisée!

Quand on sait à quel point le taux de chômage des seniors est élevé, leur taux d’activité étant en outre très bas, on voit à quel niveau d’hypocrisie joue cette droite libérale pour expliquer sans vergogne que le pouvoir d’achat des salariés retraités serait préservé par l’allongement de la durée de cotisation….si on a du travail (*)

Chacun sait qu’au mieux un salarié gagnera autant en travaillant plus, qu’il profitera moins de sa retraite quand bien même la durée de vie augmente car les artères ont toujours l’âge auquel on les met à la retraite, et que pour la majorité des salariés, les retraites diminueront.

Précariser plus pour exploiter plus longtemps, voilà ce que nous prépare Sarko et sa bande.

Mais il se trouvera bien quelques courtisans syndicaux pour considérer qu’il n’est pas envisageable de solutionner le financement des retraites autrement qu’en travaillant plus. On connaît déjà leurs noms.

Nos ancêtres, vainqueurs d’épiques batailles sociales, doivent se retourner dans leur tombe en constatant de tels défenseurs des intérêts du salariat…

(*) mention que le gouvernement Fillon ne prends pas la peine de préciser….

Publié dans:politique |on 27 mars, 2008 |29 Commentaires »

Hommage

Merci à Chantal Sébire pour le dernier combat qu’elle a eu la force de porter.

Elle, Maia Simon ou Marie Imbert auparavant sont des exemples pour faire progresser les mentalités, puissent-elles faire bouger les responsables politiques sclérosés.

J’espere bien qu’on lui a administré ce qu’il fallait pour abreger ses souffrances physiques et surtout morales. Merci à celui qui a eu le courage de le faire.

Publié dans:humain |on 20 mars, 2008 |10 Commentaires »

Ne surtout pas louper la prochaine !

A quoi sert la gauche et surtout le P(s) en matière d’Europe !?

Depuis la trahison de Versailles du 04 février 2008, on est vraiment en droit de se poser la question. Avec pourtant une majorité de siège au parlement européen, la gauche française n’a fait que suivre la droite libérale européenne depuis bien trop longtemps.

Pourtant, en juin 2009, nous serons appelés aux urnes pour élire les députés européens ! une chance unique d’inverser la tendance suiviste de la gauche française et de concentrer les mécontentements consécutifs à la trahison du peuple de gauche par la majorité des léus P(s) et de l’autisme structurel de la droite française.

Cette chance unique s’appuie sur le seul scrutin national à la proportionnelle à un tour qui prendra donc en compte toutes les voix de ceux qui feront plus de 5% des voix.

Cette chance unique s’appuiera également sur un scrutin traditionnellement marqué par une forte abstention qui permettra à la gauche radicale de se faire plus entendre.

Ce vote est une chance de revanche contre ceux qui n’écoutent pas le peuple, qui lui confisquent ses droits élémentaires, ceux qui ne respectent pas leurs promesses électorales.

Ce serait également un signe fort en direction de l’Europe libérale que de contrarier dans les urnes les choix effectués à Bruxelles contre l’avis des peuples rarement consultés par référendum et bafoués lorsqu’ils le sont.

Le peuple de gauche, celui qui ne se compromet pas dans des alliances politiciennes contre nature, ne doit pas rater cet épisode, le plus important à mes yeux depuis bien longtemps, bien plus important que les municipales que nous venons de traverser qui trop souvent confortent les féodalités locales plus qu’elles ne permettent de mettre en action des convictions politiques profondes.

Les urnes pourront avoir encore un sens en juin prochain. Ne l’oubliez pas.

Publié dans:politique |on 19 mars, 2008 |20 Commentaires »

Vague rose et tristes pantins…

Voir hier soir à la télévision la mine réjouie des vieux politicards socialistes comme celle confiante des Umpistes au pouvoir pour lesquels une défaite signifie qu’il faut amplifier les réformes, avait quelque chose de désespérant quand on sait que plus d’un tiers des citoyens s’est moqué de ce scrutin local.

Peu se sont exprimés sur cet état de fait majeur et nouveau pour une élection habituellement populaire, qui montre pourtant à quel point beaucoup ne croient plus que la politique puisse changer quoi que ce soit à leur quotidien.

Parmi ceux qui se sont déplacés, combien l’ont fait pour rejeter plus que pour adhérer ?

Beaucoup il me semble, et ce vote de rejet explique en grande partie que le P(s) ait glané nombre de municipalités non pas parce qu’il apporte un espoir réel mais bien parce qu’il est la bouée de sauvetage aux désillusions prévues du Sarkozysme, celles qui font mal quand on s’aperçoit que l’on a été berné et qu’il a fallu si peu de temps pour s’en rendre compte !

Ceux qui hier chantaient et glorifiaient le fort intérêt des Français pour la politique en s’appuyant sur les présidentielles, élection plus people que profonde surtout en 2007, se sont tus depuis, car c’est bien la descente aux enfers qui se poursuit dans cette démocratie malade, qui a perdu confiance dans toute capacité de changement de la politique bipolarisée qui se ressemble tant, et qui n’augure rien de bon pour l’avenir, au pire un enfermement libéral toujours plus jusqu’au boutiste qui laissera sur le bord de la route la majorité de la masse travailleuse, au mieux une stérilité de gestionnaire qui n’aspire à rien modifier en profondeur et qui amplifie l’impression généralisée que la politique ne sert que ceux qui en font.

De cela, les combats de coq des plateaux télévisés les soirs d’élection n’en ont cure, chacun s’enfermant dans ses certitudes et trouvant l’explication qui lui sied pour expliquer sa défaite ou sa victoire.

Pourtant la maladie ronge, mais les oeillères sont de sortie…

Publié dans:politique |on 17 mars, 2008 |33 Commentaires »

Et si le P(s) analysait sérieusement les résultats de ces élections locales ?

Sélective, focalisée, mais tout sauf objective, voilà ce qu’est devenue l’information relatée par la presse politique de notre pays.

Comme le rappelle très bien Jean-Luc Mélenchon dans son dernier billet, alors qu’il ne fait que 4,5% au niveau national lors des dernières municipales, le Modem concentre ainsi non seulement tous les commentaires de la presse spécialisées mais aussi toutes les convoitises de ceux chez qui la recherche du pouvoir supplante toute conviction !

Et pourtant, deux faits marquants de ces élections locales se sont déroulés sous nos yeux sans être plus commentés que cela, alors pourtant que certains enseignements importants peuvent en être retirés par la Gauche dans ce pays.

Le premier c’est le sursaut, voire la progression du parti que toute la presse en cœur donnait pour mort lors des dernières présidentielles, je veux bien sûr parler du Parti Communiste.

Dans toutes les villes, à une exception près, où le P(s) a voulu pourfendre son allié historique de gauche en présentant contre lui un candidat, il a non seulement été battu mais aussi souvent ridiculisé. Même au niveau des cantonales, élection à caractère plus nationale, le PC a très bien résisté. Quel enseignement en tirer ?

Je ne ferai pas la retape en faveur de la crédibilité des élus communistes, de leur aptitudes de terrains etc.., je ne suis pas encarté dans ce parti.

Non, cela me permet simplement de tirer toujours la même conclusion, celle que seuls les dirigeants du P(s) n’envisagent plus, à savoir que la gauche n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est unie, et unie à gauche car le réservoir de voix y est conséquent, en tout cas bien plus qu’au centre (Modem) dont les convictions politiques surfent au gré du vent jusqu’à ce qu’elles s’accrochent à une girouette ambitieuse de passage !

Les électeurs de gauche détestent de plus en plus cette inconséquence politique, obscène en cette période de rafle du pouvoir par la droite, qui consiste à déclarer une guerre politique à gauche pour des enjeux d’hégémonie de pouvoir local sans une once d’intérêt pour préserver des idéaux de gauche. C’est ainsi que ces représentants du P(s) opposés à ceux du PC, fortement ancrés localement, ont été punis pour avoir omis cette condition essentielle en préférant soit de jouer la carte individualiste (un comble lorsque l’on se dit socialiste) soit d’envisager un baiser libéral avec le Modem.

Le second enseignement, c’est qu’en plus des communistes, il existe un réservoir de voix à gauche en train de s’implanter localement et représenté par la LCR, mais pas uniquement.

Alter, LO, anti-libéraux, écologistes radicaux et LCR ont bien souvent fait un score comparable voir supérieur au Modem dans les endroits où ils ont proposé une liste et risquent de plus que doubler leurs conseillers municipaux par rapport à 2001.

Cela démontre et conforte l’idée que le P(s) n’a plus la capacité à rassembler tous les électeurs de gauche qui préfèrent de plus en plus un original à une vague copie souvenir d’un temps où le mot socialisme avait encore clairement un sens opposé aux alliances actuelles envisagées par ce parti.

Les électeurs ayant choisi le PC, où des représentants à sa gauche, ne sont pas tous des communistes ou des trotskistes, mais ils aspirent tous à préserver une alternative au capitalisme financier qui gangrène depuis trop longtemps le parti qui dans le passé les défendait.

Certains électeurs ayant porté leurs voix à la gauche du P(s) sont même habituellement modérés, mais face à une écoute des caciques absente, face au passage en force du 04 février dernier à Versailles contre la volonté majoritaire du peuple de gauche, c’est un vote de réaction qui a eu lieu.

Malgré une droite mal en point, ce premier tour n’a pas généré de vague rose, alors qu’une fois de plus, le P(s) avait tout pour rafler la mise dès le 1er tour.

Appuyer cette tendance au second tour, quand on est électeur de gauche, ne serait-ce pas une bonne idée, une idée pour forcer le P(s) à réfléchir à son avenir autrement qu’à travers la voix libérale qu’il semble s’être tracé ?

Publié dans:politique |on 12 mars, 2008 |7 Commentaires »

Quand la rentabilité tue le service à la personne…

Tout le monde s’est félicité il y a peu encore, de l’aboutissement et de la mise en service du LGV Est qui relie désormais Strasbourg en un temps record. Cette décision de lancer la réflexion sur ce projet de développement du service public avait été prise en 1985, sous la présidence de la république de Mitterrand, à une époque où la notion de rentabilité n’avait pas encore gangrené la réflexion politique lorsqu’il s’agissait d’envisager de relier les peuples et au-delà de favoriser l’accès au transport du plus grand nombre.

Ce choix passé nous revient aujourd’hui en pleine figure en raison de l’actualité d’Air France, dont le début de privatisation a commencé sous l’ère Jospin en avril 1999 pour que la société d’Etat devienne définitivement privée en mai 2004, qui a décidé d’abandonner certaines lignes aériennes internes dont celle qui relie Paris à Strasbourg. On déshabille Paul pour habiller Jacques, tans pis pour les utilisateurs du transport aériens pour lesquels ce dernier apportait plus de souplesse, de proximité ou des spécificités plus adaptées.

Ce qui me choque dans cette décision, c’est qu’il y a 20 ans, ce n’est pas la notion de rentabilité de la ligne qui aurait guidé le choix d’abandonner où non ce service intérieur, mais bien le rôle que doit jouer le service public sur tout le territoire, notamment en matière de transport, ce qui aurait évité la suppression des lignes envisagées.

Vous me direz, même la SNCF, entreprise publique Française, pour des questions de rentabilité, supprime des lignes régionales ! C’est un fait qui signe une réflexion générale qui a aussi gangrené les entreprises publiques censées répondre à un besoin de service public et qui ne raisonnent plus qu’en terme de rentabilité financière du service rendu. Pour la SNCF, la libéralisation du fret et l’ouverture envisagée à la concurrence n’y sont certainement pas étrangers.

Le comble aujourd’hui donc est de constater que deux anciens services publics de transport se feraient « concurrence » au nom de la rentabilité alors qu’ils sont simplement complémentaires en matière de service de transport à la personne.

Le sens de l’histoire est aujourd’hui d’opposer pour des notions de rentabilité immédiate, alors que contrairement aux demandes des usagers (*), il serait souhaitable de garder différents types de services, complémentaires, quand bien même il ne seraient pas rentables, permettant à tous les habitants du territoire, qu’ils soient particuliers ou entités économiques, de se déplacer selon leurs facilités et leurs choix.

Une fois de plus, la concurrence implique plus de rentabilité, et plus de contraintes génèrent moins de liberté.

Le libéralisme a décidément des effets bien différents que ce que les promesses des discours veulent nous inculquer….

(*) il suffit, à titre d’exemple, de s’intéresser aux demandes depuis plusieurs années des élus et des usagers en faveur de la réouverture de la ligne de TER Carpentras-Avignon, fermée au nom de la sacro-sainte rentabilité, alors que les besoins, certes faibles en nombre pour être rentables, sont pourtant bien réels. 

Publié dans:politique |on 9 mars, 2008 |2 Commentaires »

Se gargariser des chiffres du chômage, rien n’arrête la vulgarité à droite!

Tous les Sarkozystes se rattachent à leurs propres manipulations pour afficher aux yeux de la presse comme toujours médusée, un chiffre du chômage en forte baisse en 2007 qui serait passé à 7,8% de la population active.

Personnellement, je n’oublie en aucun cas la chasse au chômeurs qui se déroule depuis plusieurs années et qui consiste à radier ceux qui ne se présente pas au rendez-vous de l’ANPE, je n’oublie pas non plus les radiations d’office pour celles qui entrent en congés maternité ou pour ceux qui arrivent en fin de droit et que l’on considère comme du néant dans les chiffres du chômage parce qu’ils ne sont plus indemnisés par les Assedic (*).

Je n’oublie pas non plus le changement du calcul du taux de chômage opéré par l’Insee à la demande du gouvernement Fillon.

Toute cette mascarade bien connue, déjà dénoncée maintes fois, mais qui permet désormais à Sarkozy et sa clique de vanter les mérites de sa politique est indécente et vulgaire.

Indécent et vulgaire aux yeux des Rmistes dont le nombre croit continuellement depuis 2000 tout comme le nombre de bénéficiaires de l’Allocation pour Parents Isolés.

Indécent et Vulgaire face à tous ces temps partiels subis, surtout chez les femmes, qui croissent sans cesse au point qu’en 2006, plus de 30% de la population active féminine travaillait à temps partiel, plus de 900 000 femmes déclarant en 2005 subir celui-ci et plus d’1.1 millions de travailleurs avouant cette contrainte essentielle.

Indécent et vulgaire enfin dans la mesure où le pouvoir d’achat de la majorité des français baisse ou stagne, ceci alors qu’un tiers des français est au Smic.

Toute cette cohorte de travailleurs ne représente ni plus ni moins que des travailleurs de plus en plus pauvres, dont la qualité de vie se réduit comme peau de chagrin mais qui effectivement n’apparaît plus dans les chiffres du chômage.

Le libéralisme économique cherche à masquer la réalité pourtant bien visible dans les pays anglo-saxon que l’on aime tant prendre comme modèles en Sarkosie, mais qu’on l’on évite bien consciencieusement de prendre en exemple lorsqu’il s’agit de parler du taux de pauvreté de la population.

Je préférerai toujours une société qui assume ses chômeurs en leur garantissant des allocations à la hauteur de ce que devrait être la dignité humaine, à tout projet de société libérale qui broie l’idée du travail en ne garantissant que subordination et pauvreté brevetée !

Je me fais une autre idée du travail que le « travailler plus pour vivre moins bien ».

Que le chômage baisse, que cela soit juste ou manipulé, cela n’a plus aucun sens dans nos sociétés dérégulées. A chacun de s’en faire l’écho en n’y portant plus attention et en dénonçant cette mascarade d’auto satisfecit.

(*) je vous parle ici de vécu proche. 

Publié dans:politique |on 7 mars, 2008 |8 Commentaires »

Le dictateur à l’épreuve de la gauche démocratique en Amérique du Sud

En France, les médias n’en parle que parce que l’une de nos compatriotes y est otage depuis plus de 6 années. Qui parlerait des otages colombiens et surtout des rapports de force en place dans cette partie du monde si Ingrid Betancourt n’étaient pas l’otage des FARC ?

Chaque fois qu’un espoir de libération s’avance, les appels à la mesure et à la négociation se multiplient. Mais qui dans le fond se soucie de l’action de l’horrible Uribe qui à travers ces prises d’otages n’a qu’un seul objectif, écraser toute opposition interne dans son pays et trouver un appui extérieur dans les massacres proférés par les milices qu’il contrôle et que les pays occidentaux taisent autant qu’il relaient les exactions des FARC.

Pourtant une étape essentielle, de dimension internationale, vient d’être franchie ces jours-ci avec l’incursion des forces armées colombienne en territoire équatorien, ceci afin d’éliminer de façon victorieuse le n°2 des FARC, le contact officiel des négociations pour la libération des otages. Cette information fait-elle la une des journaux ?

Bien sur que non, et pourtant elle le mériterait, non seulement parce qu’un conflit armé est à deux doigts d’éclater entre d’un coté le Venezuela, l’Equateur voire la Bolivie et de l’autre l’extrémiste colombien Uribe, mais aussi et surtout parce que ce sont deux mondes qui risquent de s’affronter, les pro et les anti-bush, les partisans du libéralisme dictatorial et ceux d’une société de partage où les richesses sont redistribuées aux plus pauvres, pratique on ne peut plus rare en Amérique du Sud depuis 50 ans !

Ce conflit déclaré par Uribe au nom de la lutte contre le terrorisme est en fait une déclaration de guerre politique contre tout ce qui peut lutter contre le sacro-saint marché et contre ceux, bien au delà des FARC, qui ont dans leurs pays respectifs, rejeté le diktat des firmes pétrolières sur la politique d’Etat, refusé le pouvoir des grands groupes financiers sur la politique économique choisie, refusé de se contenter d’une pauvreté endémique dans des pays où les richesses naturelles ne justifient en aucune façon l’état sanitaire déplorable d’une majorité de la population.

Cette lutte sur des choix de civilisation, cette bataille du pouvoir d’un petit nombre de capitalistes contre la grande majorité d’une population autochtone dépossédée depuis des siècles, mériteraient pourtant un relais médiatique et politique à la hauteur dans le pays des droits de l’homme.

Certes, il ne s’agit pas de glorifier les méthodes extrémistes des FARC, mais au moins de condamner aussi fermement les massacres du dictateur Uribe, et soutenir le processus démocratique et socialiste qui se met favorablement en place dans cette partie de l’Amérique.

Que les médias aux ordres en France minimise ce processus et axe leur information sur le triste sort des otages n’est pas surprenant, mais que le silence soit aussi assourdissant chez cette gauche réformiste qui n’a plus rien réformé depuis longtemps, et qui devrait pourtant bien s’inspirer des attentes des peuples sud américains pour proposer à notre pays un axe idéologique démarqué et fort qui arrête de suivre la voix du laisser faire à peine contrôlé, montre à quel point les esprits sont viciés et les espoirs à chercher ailleurs.

Puisse le chemin proposé par Correa, Chavez et Ortega inspirer nos piètres leaders parmi la gauche démocratique française.

Publié dans:politique |on 3 mars, 2008 |10 Commentaires »

Interlude personnel

Une fois n’est pas coutume, invité (tagué comme disent les bloggueurs) par Dominique à dévoiler toute mon intimité, enfin presque, voici 6 choses sur ma pomme que vous ne devriez pas connaître, surtout en lisant ce blog exclusivement politique :

1.     ma grande passion n’est pas la politique, mais le vin ! Eh oui, cette dépendance est viscéral, j’en rêve la nuit, j’y pense la journée et y passe pas mal de temps …et d’argent ! j’ajoute consommer 2 verres de vin par jour, et vous me retrouverez presque journellement ici

2.     je fais une sieste presque tous les jours après le déjeuner (attention j’en vois déjà qui font le lien avec le point 1, or rien à voir, je ne bois jamais le midi ! :) ), en cela, je me suis parfaitement adapté à la vie dans le sud !

3.     j’ai un besoin vital de soleil, il joue fortement sur mon moral, voilà pourquoi je me suis expatrié là où l’accent chante !

4.     je rêve toujours d’une société plus solidaire et déteste de plus en plus le système capitaliste dans lequel nous vivons. Je sais, je reste très naïf.

5.     je suis sportif (désolé) et pratique assidûment le tennis, je suis 15/3.

6.    j’aime bien rompre un certain conformisme, voilà pourquoi je ne demanderai à aucun des blogs que je parcourre (exclusivement politiques) de poursuivre le petit jeu auquel je me suis astreint ! mais ça ne vous empêche pas d’aller voir ceux parmi mes préférés,  , ici, encore , puis ici, ou encore ,  et enfin ici  , tous ou presque très occupés par la campagne des municipales.

Publié dans:perso |on 3 mars, 2008 |11 Commentaires »

NON A GILBERT ANNETTE |
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