In girum imus nocte et consumimur igni

La flagrance du néant des représentants qui devraient défendre les idéaux de gauche et lutter contre le destruction inhérante du capitalisme est aujourd’hui pregnante.

La radicalité doit désormais s’opposer, ne plus rien accompagner, ni réformisme approbateur hypocrite, ni « antilibéralisme »  acceptant implicitement la répartition de classe du système capitaliste entre ceux qui possèdent avant la naissance et pour toujours, et ceux qui subissent.

En ce sens, la volonté de Besancenot  de regrouper tous ceux que le capitalisme a détruit ou va détruire, est porteuse d’espoir pour le peuple de gauche, si elle ne se noie pas une fois de plus dans les petites querelles de purisme idéologique.

Merci Michel pour le message d’espoir que j’ai plaisir à publier ci-après:

 

Le monde s’engage dans une nuit durable.

Là où le système capitaliste étend ses illusions naturalistes et ses prétentions hégémoniques.

Là où les politiciens offrent le spectacle pitoyable de toutes les résignations possibles et de toutes les compromissions inacceptables.

Là où ces classes du Pouvoir, inféodées aux puissances de l’argent et organisées selon les critères de la captation mafieuse des richesses, déploient une puissance de destruction dont nous entrevoyons aujourd’hui l’irréversibilité.

Là où nul projet de renversement généralisé ne vient ouvrir de nouvelles perspectives collectives.

Là où l’idée même d’une révolution est devenue orpheline.

Là où, pourtant, l’hypothèse du communisme devrait trouver toutes ses justifications.

L’émiettement d’une conscience collective d’opposition théorique et  pratique au système capitaliste est à ce point visible qu’il devient dramatique, et offre à voir de la responsabilité politique l’exacte mesure de l’individualisme qui rend la société délétère. Pire. Dans la France aux relents pétainistes, le souci pour l’autre est devenu un délit.

Le « Que faire ? » revient pour quelques-uns seulement sur le devant d’une histoire prétendument achevée. Ceux qui assurent la nécessité d’une révolution. Ceux qui rendent visible la nécessité historique du communisme.

Ceux-là ont définitivement déserté les rangs du Parti socialiste. Ils se retrouvent satellisés, hors du champ d’attraction mensonger de cette fausse représentation populaire, dans une myriade d’organisations qui constate aujourd’hui la réalité de son impuissance.

L’idée inavouable, qui traîne encore dans les rangs de ceux qui s’affichent comme des anti-libéraux, d’une possible civilisation du capitalisme devient, au regard de l’intensification des ravages de ce système, une position de sociale traîtrise. La critique parcellaire des conditions d’exercice du capitalisme est une volonté produite par ce système lui-même. Une manière constante d’aveuglement sur l’unité de sa logique destructrice et aliénante.

Une urgence nouvelle s’impose. Celle de la construction du Parti des idées claires. Du Parti de l’humanité de l’Homme. Du Parti de la négation du capitalisme dominant. Du Parti du communisme.

L’initiative de la Ligue Communiste Révolutionnaire, clairement énoncée dans ce sens, doit être saluée et comprise comme la seule perspective opératoire d’une critique en acte du système capitaliste. 

Il est temps de dépasser nos inopérantes certitudes, de conjoindre les richesses de nos histoires réciproques et d’effacer dans l’action commune l’idée d’une quelconque prérogative partisane.

De Besancenot à Laguiller, de Buffet à Salesse, de Bové à Debons, de Boilaroussie à Bavay, de Coquerel à Gluckstein, (de Mélenchon à Filoche), … il est temps de prendre Parti !

Car « Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu ». 

Michel GROS

Publié dans : politique |le 10 février, 2008 |55 Commentaires »

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  1. le 15 mars 2008 à 16:55 Emmanuel Chaumery écrit:

    Bwarf, je risque d’être licencié sous peu et d’être envoyé en mission DSIste à Roissy. Comment tu dis que ca s’appelle ton village? C’est loin de Moussy le neuf?

  2. le 15 mars 2008 à 21:12 Mario écrit:

    Ouais ça a cassé complètement le fil de la discussion alors que ça devenait intéressant. Dommage.

  3. le 16 mars 2008 à 9:38 nathP écrit:

    @ Mario
    Bah ! Il y a juste une ambiance week-end !

  4. le 16 mars 2008 à 10:01 nathP écrit:

    A travers le mot « alternatif », je ne vois pas, comme toi, Michel, ces produits « bios » ou « équitables » que l’on retrouve dans les hypermarchés et qui restent souvent marginalisés par des prix élevés ou parce qu’ils sont placés à l’écart des produits courants. En plus, ce n’est pas du vrai équitable puisqu’il n’y a que 1% du prix du produit qui correspond à la partie « équitable » et le label bio va être laminé dès l’année prochaine pour répondre davantage aux profits des industriels au détriment des petits producteurs.
    Bref, ces produits en arrivent à être transformés en pièges à cons.

    Par « alternatif », je vois seulement un moyen de contourner le système actuel afin de s’intéresser à nos besoins plutôt qu’à leur profit.

    Ce que j’entends par « alternatif », c’est, par exemple, faire son marché auprès des agriculteurs – C’est toujours mieux que de donner son argent à des groupes de distribution qui nous rackettent pour se faire un maximum de profits !
    (Le lait bio que j’achète à un fermier n’a pas augmenté d’un centime depuis septembre et il est devenu moins cher que les laits frais des supermarchés.)

    Un autre exemple, les jardins partagés: http://www.politis.fr/article1437.html

    Encore un autre exemple, la création d’entreprises solidaires à l’étranger: http://susmarpierre.site.voila.fr/kobatoky/kobatokyidx.html

    Et puis, bien sûr, il y a les médias alternatifs: le plan B, Sarkophage, Silence, etc.

  5. le 16 mars 2008 à 10:09 nathP écrit:

    Le système marchand n’a pas pour objectif de satisfaire les besoins mais uniquement les besoins solvables, si bien qu’il se fiche de la vie des individus (les SDF peuvent mourir de froid, les sans-papiers peuvent se défenestrer, les agriculteurs indiens peuvent se suicider, etc. ).

    Inversement, les alternatives doivent répondre à nos besoins et au respect de la planète, recréer du lien social et permettre un esprit de solidarité.

    On a tout à y gagner si ces alternatives agissent sur les habitudes de consommation et les liens sociaux: elles permettraient à ce que les gens se rendent compte, à travers des pratiques d’activités quotidiennes – donc, à travers du concret ! – que les principes et les valeurs que nous imposent le libéralisme, ne sont pas universels, encore moins éternels.
    http://forum.renovaction-socialiste.org/index.php/topic,884.0.html
    Cela éviterait ces attitudes de moutons qui pensent bêêêttement que « nous n’avons pas le choix », qu’il faut voter « oui » et qui s’enthousiasment au moindre slogan débile de croissance ou du « travailler plus pour gagner plus » !
    J’en connais même qui m’ont répondu, lorsque je leur ai parlé de malbouffe: « Il vaut mieux ne rien savoir, de toute façon, on ne peut rien faire »!

    Par contre, j’ai peur que ces alternatives mettent trop de temps à faire bouger les esprits.

    Je pense comme Enzo qu’il faut agir des deux côtés: du côté des alternatives mais aussi sur le plan politique, au moins pour préparer le terrain et limiter au maximum les dégâts sociaux et environnementaux.

    J’avais ouvert un fil de discussion sur les structures alternatives.
    http://forum.renovaction-socialiste.org/index.php?PHPSESSID=ac37f01f74902f3e7e3ce1e307d269fe&board=18.0

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