Archive pour le 10 février, 2008

In girum imus nocte et consumimur igni

La flagrance du néant des représentants qui devraient défendre les idéaux de gauche et lutter contre le destruction inhérante du capitalisme est aujourd’hui pregnante.

La radicalité doit désormais s’opposer, ne plus rien accompagner, ni réformisme approbateur hypocrite, ni « antilibéralisme »  acceptant implicitement la répartition de classe du système capitaliste entre ceux qui possèdent avant la naissance et pour toujours, et ceux qui subissent.

En ce sens, la volonté de Besancenot  de regrouper tous ceux que le capitalisme a détruit ou va détruire, est porteuse d’espoir pour le peuple de gauche, si elle ne se noie pas une fois de plus dans les petites querelles de purisme idéologique.

Merci Michel pour le message d’espoir que j’ai plaisir à publier ci-après:

 

Le monde s’engage dans une nuit durable.

Là où le système capitaliste étend ses illusions naturalistes et ses prétentions hégémoniques.

Là où les politiciens offrent le spectacle pitoyable de toutes les résignations possibles et de toutes les compromissions inacceptables.

Là où ces classes du Pouvoir, inféodées aux puissances de l’argent et organisées selon les critères de la captation mafieuse des richesses, déploient une puissance de destruction dont nous entrevoyons aujourd’hui l’irréversibilité.

Là où nul projet de renversement généralisé ne vient ouvrir de nouvelles perspectives collectives.

Là où l’idée même d’une révolution est devenue orpheline.

Là où, pourtant, l’hypothèse du communisme devrait trouver toutes ses justifications.

L’émiettement d’une conscience collective d’opposition théorique et  pratique au système capitaliste est à ce point visible qu’il devient dramatique, et offre à voir de la responsabilité politique l’exacte mesure de l’individualisme qui rend la société délétère. Pire. Dans la France aux relents pétainistes, le souci pour l’autre est devenu un délit.

Le « Que faire ? » revient pour quelques-uns seulement sur le devant d’une histoire prétendument achevée. Ceux qui assurent la nécessité d’une révolution. Ceux qui rendent visible la nécessité historique du communisme.

Ceux-là ont définitivement déserté les rangs du Parti socialiste. Ils se retrouvent satellisés, hors du champ d’attraction mensonger de cette fausse représentation populaire, dans une myriade d’organisations qui constate aujourd’hui la réalité de son impuissance.

L’idée inavouable, qui traîne encore dans les rangs de ceux qui s’affichent comme des anti-libéraux, d’une possible civilisation du capitalisme devient, au regard de l’intensification des ravages de ce système, une position de sociale traîtrise. La critique parcellaire des conditions d’exercice du capitalisme est une volonté produite par ce système lui-même. Une manière constante d’aveuglement sur l’unité de sa logique destructrice et aliénante.

Une urgence nouvelle s’impose. Celle de la construction du Parti des idées claires. Du Parti de l’humanité de l’Homme. Du Parti de la négation du capitalisme dominant. Du Parti du communisme.

L’initiative de la Ligue Communiste Révolutionnaire, clairement énoncée dans ce sens, doit être saluée et comprise comme la seule perspective opératoire d’une critique en acte du système capitaliste. 

Il est temps de dépasser nos inopérantes certitudes, de conjoindre les richesses de nos histoires réciproques et d’effacer dans l’action commune l’idée d’une quelconque prérogative partisane.

De Besancenot à Laguiller, de Buffet à Salesse, de Bové à Debons, de Boilaroussie à Bavay, de Coquerel à Gluckstein, (de Mélenchon à Filoche), … il est temps de prendre Parti !

Car « Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu ». 

Michel GROS

Publié dans:politique |on 10 février, 2008 |55 Commentaires »

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