Archive pour janvier, 2008

Le travail c’est la santé….qu’ils disaient !

Dans cette société où la mascarade du « travailler plus pour gagner plus » est devenu un véritable choix partisan sur la société de demain envisagée par chacun, il faut bien constater une fois de plus que les conseilleurs ne sont pas les payeurs !

Deux exemples récents viennent nous apporter la preuve que définitivement le Sénat est une caisse d’enregistrement vide de ses sénateurs, au mieux une maison de retraite, au pire un lieu de rendez-vous rarement utilisé par des sénateurs bien installés chez eux !

En cette période de culpabilisation des travailleurs toujours identifiés à de putatifs fainéants ou à celle des citoyens malades taxés d’être responsables de leur maladie, la déclaration d’un sénateur P(s), Maire de Mont de Marsan, rapportée par Dominique sur son blog, vaut son pesant de malhonnêteté intellectuelle, que ce sénateur soit réellement malade ou pas ne changeant rien au fond du problème.

Ce sénateur étant conseillé par ses médecins de minimiser ses contacts avec la pollution, celui-ci a décidé de ne plus se rendre au Sénat. Et le pire est que ce Monsieur s’en vante et s’en justifie en toute transparence devant ses administrés !(*)

Cette attitude devant faire jurisprudence, j’engage donc tous les salariés en contact sur leur lieu de travail avec une pollution reconnue, et chacun sait combien ils sont nombreux, à ne plus se rendre sur leur lieu de travail afin d’instaurer la généralisation du télétravail, justifiée par le principe de précaution, dans toutes les industries polluantes !

Pas sûr néanmoins après une telle initiative, contrairement à ce sénateur, que le salaire de chaque outrecuidant continue de lui être versé….

Le second exemple nous est narré par Jean-Luc Mélenchon sur son blog à propos du combat mené par un certain nombre de sénateurs de gauche pour permettre au peuple de se prononcer par référendum sur le nouveau traité européen de Lisbonne.

Au vu de ses explications détaillées, le Sénat peut vous apparaître pire que le pire que vous aviez imaginé !

Absences généralisées, magouilles procédurales pour pallier aux absences, tout cela alors que l’avenir de la France et de l’Europe se joue devant nos yeux incrédules sans que l’on puisse espérer intervenir sur les choix de société majeurs qui sont sous-jacents à l’acceptation du traité de Lisbonne.

59 sénateurs présents sur 331 élus composant le Sénat, une commission des lois du sénat composée de 45 membres et qui délibère avec seulement 7 membres présents de la majorité à propos de la recevabilité d’une motion référendaire permettant de renvoyer le vote du traité devant le peuple, décidément le ‘travailler plus pour gagner plus’ ne doit pas s’appliquer aux représentants du peuple, même quand le sujet engage autant l’avenir de notre société.

Et comme si cela ne suffisait pas au regard de l’énorme travail abattu par certains, en guise d’économie budgétaire et de récompense au mérite, les sénateurs passeront à 348 après les prochaines élections sénatoriales de septembre 2008 !!

Vous me direz que la moyenne d’âge élevée du Sénat pourrait justifier une assiduité parcimonieuse et une économie de débauche, mais en ce cas est-on bien sûr que le travail c’est la santé comme nous le martèle les libéraux, tant l’économie de sueurs chez les sénateurs confine à de l’épargne corporelle et psychique démontrant plutôt que le repos prévaut sur le travail en matière de santé !

Non, vraiment, on nous prends décidément pour des buses de compétition, de façon ostensible comme ce sénateur P(s), de façon très hypocrite chez tous ces sénateurs absentéistes, de façon idéologique chez tous ces donneurs de leçons libéraux qui aiment s’appliquer à eux même ce qu’ils critiquent pourtant, et que le salariat réclame pour améliorer un tant soit peu son quotidien.

Je vous l’affirme désormais preuve à l’appui, travailler plus ça n’est pas vivre mieux, demandez aux sénateurs !

(*) quand je vous dis que la droite décomplexée a déteint sur le P(s) décontracté !

Publié dans:politique |on 30 janvier, 2008 |13 Commentaires »

Aveu de suivisme libéral…ou de l’inutilité syndicale actuelle !

« Le refus de la CGT de signer l’accord sur la flexibilité ne fera plaisir qu’à la frange conservatrice de la société française et aux patrons rétrogrades qui manifestent leur antisyndicaliste primaire ».

Fichtre que le patronat est désormais décomplexé en Sarkozie pour oser fustiger un certain type de patron par opposition aux modernes représentants du Medef, et pour châtier ceux qui refusent de signer un accord syndical en l’amalgamant à de l’antisyndicalisme ! Fabuleuse rengaine de l’archaïque défense des salariés face à la moderne qui consisterait à signer coûte que coûte! Elle me rappelle la valorisation de la rupture face à l’immobilisme lorsqu’il s’agit de détruire les acquis sociaux. Mais venant du patronat, qui peut s’en émouvoir!?

Et le reste est à l’avenant, une sorte de cirage de pompe pour mieux dézinguer, pour mieux discréditer :

« Ce refus conforterait son image négative d’impuissance contractuelle, en France comme dans toute l’Europe ».

Incroyable comme ce patronat semble bien informé et soucieux de l’image de la Cgt, rêvant de la rendre réformiste, c’est à dire capable de suivre l’implacable mondialisation, elle même nécessitant la non moins nécessaire flexibilité dont rêve tout bon libéral !

Vous remarquerez au passage que la façon dont on orne le refus de signer chez le patronat, est qualifié d’impuissance! Participer, négocier, mais ne pas signer en cas de désaccord, c’est de l’impuissance et c’est négatif !

Mais le festival se poursuit :

« Ce refus d’engagement de la CGT peut desservir le syndicalisme français, dans son ensemble, alors même qu’il n’est pas dans une forme resplendissante. Quels seraient les commentaires de la presse devant une signature unanime des syndicats ? Enfin, un syndicalisme qui se lance dans une modernisation non libérale du pays !».

Diantre que ce patronat est en forme pour sermonner à ce point le vilain petit canard Cgt, seul syndicat à ne pas signer l’accord sur la flexibilité dans le droit du travail, et du coup accusé de tous les mots dont celui d’être responsable de la faiblesse du syndicalisme français, avec comme témoin « objectif » de cette inconstance, une presse si peu avenante avec les syndicats français et qui a perdu une occasion de vanter les mérites du syndicalisme français pour sa prise de conscience responsable, l’intérêt des salariés passant nécessairement par une signature coûte que coûte !

Vraiment, quel regret de compter cette verrue dans le syndicalisme français alors que sans la Cgt, tout irait bien dans le meilleur des mondes, les gentils patrons faisant ami-ami avec les syndicalistes modernes !

A ce stade, pour ceux qui voudraient comprendre ce que viennent de signer les Medef, Cfdt, Cgc, Fo et autre Cftc sur le dos des salariés, je vous renvois vers cette analyse.

Mais le bouquet final vaut son pesant de cacahuètes :

« Quatre confédérations attendent de la CGT une sorte de solidarité de fonction. Face à ce choix, la CGT n’est pas obligée, de par son histoire, de choisir «le côté obscur de la force».

Véritable aveu touchant, légèrement teinté d’hypocrisie, d’un patronat qui sans la Cgt ne pourrait applaudir des deux mains la victoire unanime de l’intelligence face au refus perpétuel, ce dernier ayant une légère tendance pénible à ne pas brader les acquis sociaux pour des clopinettes libérales (*).

Décidément, ce patronat se permet désormais tout, au point de donner des leçons de comportementalisme à ses interlocuteurs sociaux !

Oui mais non.

Triste de vous l’apprendre en cette période où tous les codes sociaux sont bousculés, mais aussi curieux que cela puisse paraître, le patronat n’est pas responsable de ce florilège d’admonestations professorales! 

Les extraits de cette tribune, parus dans libé sont signés de Jean-Paul Jacquier et Jean Lecuir, anciens responsables CFDT !!!

Décidément, le syndicalisme a bien changé, et je partage le constat de Patrick Mignard: « les syndicats sont morts. Ils ne peuvent plus jouer le rôle qu’ils jouaient avant. Leur rôle aujourd’hui se limite à gérer les plans sociaux. ».

Personnellement, j’ajouterais : « et à satisfaire les volontés patronales ».

(*) pour ceux qui croiraient que je me suis récemment converti au Cgtisme au point d’y voir le dernier syndicat gaulois protégeant les intérêts des salariés et résistant à l’ennemi envahisseur libéral, je vous invite à lire ou relire ceci.

Publié dans:politique |on 28 janvier, 2008 |21 Commentaires »

Enième manif en Sarkozie !

La mobilisation fut moindre que le 22 novembre dernier sur Nîmes, même si les revendications étaient les mêmes.

manifestation 24 janvier 2008 à nîmes
Album : manifestation 24 janvier 2008 à nîmes

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Des syndicats peu unis, toujours actifs pour défendre leur chapelle, mais qui en morcelant les manifestations en fonction de leur plus ou moins forte représentativité, et en promulguant des journées d’actions coup de poing sans cohérence dans le temps, sont à mon sens responsables d’une mobilisation essoufflée en apparence, alors que l’aspiration à tout bousculer grandit dans l’opinion.

Les responsables syndicaux comme politiques ne la sentent pourtant peu venir, tant ils tergiversent pour mener une action d’ampleur majeure, trop occupés à leurs petits calculs électoraux.

Tout ceci me conforte dans l’idée que seule la grève reconductible, unitaire syndicalement et corporativement, peut permettre un mouvement de très grande ampleur qui aboutissent à des victoires concrètes pour la qualité de vie des citoyens de ce pays, qu’ils travaillent dans le public ou le privé !

Mai 2008, 40 ans après les avancées de mai 68, serait un formidablement pied de nez à Sarkozie et sa bande pour organiser une telle action durable !

Soutenons donc ceux qui s’y attèlent !

Publié dans:politique |on 24 janvier, 2008 |19 Commentaires »

Attali, c’est l’hallali !?

Le rapport Attali présenté demain, que l’on pourrait dénommé « le petit libéral illustré » ou « le libéralisme pour les nuls » tant le fourre tout qu’il s’apprête à présenter pour « relancer la croissance » est un bon résumé de cette idéologie où le laisser faire et le désengagement du pouvoir politique dans l’économique s’avèrent présentés comme notre horizon indépassable(*), s’étale déjà dans la presse.

Pourtant cette dernière, une fois de plus, ne s’étale pas sur ce qui pourtant ressemble fortement à une présomption de délit d’initié du sieur Attali!

C’est heureusement ce que vient de faire l’excellent Bakchich qui révèle que cette personne, tant de « gauche », mais elle aussi si proche du chef bling bling, est suivie de près par l’autorité des marchés financiers (AMF) depuis 2005 et une histoire de conflit d’intérêt, une de plus, qui aurait permis à ce professeur libéral(**) un enrichissement à moindre frais minutieusement préparé.

Car Attali, c’est l’ami du pouvoir, quel qu’il soit, et forcément c’est le genre de personne a connaître les rumeurs et côtoyer les responsables des plus grands groupes industriels. Alors forcément, quand Danone risque de se faire racheter par Pepsi, alors que les sociétés d’Attali semblent rétribuées par les deux groupes, Attali rôde sur les marchés financiers et en profite! Mais jusqu’à quand ?

En fait, Attali, c’est l’opportunisme faisant loi. Dès qu’il sent le danger, il fait jouer son carnet d’adresse où revoit ses principes. Et forcément, présider une commission, même proposée par Sarkozy (dont il est l’ami bien sûr), pour un type qui est censé avoir quitté la politique en 1990, ça n’a pas de prix, ou plutôt si, celui de la liberté garantie, AMF ou pas AMF !

Il n’est pire girouette que celui qui sent le vent tourner. Attali est de ceux-là, jusqu’à ce que l’AMF soit de nouveau autorisé à l’entendre ! après 2012 ?

(*) sans compter sur les mesures telles la suppression des départements dont on se demande bien en quoi elle a un lien avec la commission pour la libération de la croissance française ! mais c’est le genre de type qui ose tout, alors….

(**) qui a surtout fait sa réputation en tant qu’ancien conseiller spécial de Mitterrand, et qui conseillait déjà la rigueur en 1982, que Mitterrand appliquera un an plus tard ! bref, un « vrai » type de gauche moderne façon Valls quoi !

Publié dans:politique |on 22 janvier, 2008 |10 Commentaires »

Au dictateur suivant…

Décidément Sarkozy se fait une spécialité d’aller visiter ou de recevoir les dictateurs du monde entier. Qui se ressemble s’assemble diront les mauvaises langues dont je dois faire parti.

Mais il faut bien reconnaître, qu’après Kadhafi reçu en grande pompe au frais du contribuable et la visite des monarchies absolues du golfe persique, la réception de l’horrible Uribe reçu comme un sauveur qui grâce à son charisme humanitaire trouvera la solution pour libérer les otages de son pays, pourrait presque passer inaperçue.

Certains s’horrifieront que l’on puisse qualifier Uribe de dictateur dans un pays où des élections démocratiques s’effectuent tous les 4 ans, ce qui lui a permis d’être réélu en 2006.

Pourtant, qui connaît un autre pays réellement démocratique où une guérilla s’oppose violemment au pouvoir en place depuis presque 30 ans, quel autre pouvoir démocratique en place se sert et conforte des milices militaires qui ravagent le pays et massacrent à tour de bras dans l’anonymat médiatique le plus vulgaire, quel pays possède un président qui a basé son pouvoir sur la drogue et le paramilitaire au point que les Etats-Unis, pourtant ses meilleurs alliés de circonstance, l’ont classé parmi les 200 colombiens  ennemi de l’Amérique en raison de son implication dans le narcotrafic.

C’est bien cet horrible président(*) que Sarkozy reçoit en toute décontraction, justifiant certainement sa réception par la nécessité de libérer Ingrid Betancourt et donc de « dialoguer », Sarkozy prouvant une fois de plus qu’il aime utiliser les otages pour  justifier tous les comportements diplomatiques les plus abjects.

Quand ça n’est pas pour des raisons économiques, Sarkozy joue au chevalier blanc pour valoriser son image comme il l’avait fait pour les infirmières bulgares, alors même que la bataille était déjà presque jouée diplomatiquement.

Cette fois, Sarkozy veut reprendre la main. Face au travail efficace mené par Chavez pour faire libérer les otages, il veut une fois de plus nous démontrer qui a la plus grosse !

Et cela passe forcément par la réception en grande pompe de quelques menus dictateurs….

(*) pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, voyez une biographie ici

Publié dans:politique |on 21 janvier, 2008 |10 Commentaires »

pandémie de jaunisse (*) à gauche

Ils sont dans la période d’incubation de la jaunisse avant de confirmer leur traitrise organisée lors du vote du congrès de Versailles le 04 février prochain.

Ils ont tous voté oui ou se sont abstenus (ce qui est pire car ils ne l’assument pas) à l’assemblée nationale, le 16 janvier dernier, pour le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la constitution permettant la ratification du traité de Lisbonne et qui prépare la possibilité de priver les Français de se prononcer par référendum sur le nouveau traité européen, alors qu’ils avaient pourtant rejeté le TCE en 2005 par référendum populaire.

Ces hommes et femmes politiques trahissent les idéaux démocratiques de gauche et renient leurs engagements électoraux auprès des français.

Il s’agit de bien les identifier pour qu’ils n’agissent pas cachés:

Pour P(s), Radicaux, Citoyens et Divers Gauche:

OUI: MM. Michel Destot, Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Armand Jung, Jack Lang, Mmes Jeanny Marc, Dominique Orliac et Sylvia Pinel.

ABSTENTION: Mme Patricia Adam, M. Jean‑Marc Ayrault, Mmes Delphine Batho, Chantal Berthelot, M. Jean‑Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Mme Marie‑Odile Bouillé, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, M. Jean‑Christophe Cambadélis, Mme Martine Carrillon‑Couvreur, MM. Guy Chambefort, Gérard Charasse, Jean‑Michel Clément, Mmes Marie‑Françoise Clergeau, Catherine Coutelle, Pascale Crozon, Claude Darciaux, M. Pascal Deguilhem, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Tony Dreyfus, William Dumas, Yves Durand, Mmes Odette Duriez, Corinne Erhel, MM. Albert Facon, Hervé Feron, Mmes Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, M. Jean‑Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, MM. Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, MM. Jean‑Patrick Gille, Joël Giraud, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman‑Rispal, M. François Hollande, Mme Monique Iborra, MM. Jean‑Louis Idiart, François Lamy, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Michel Lefait, Jean‑Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Michel Liebgott, Albert Likuvalu, Victorin Lurel, Mme Jacqueline Maquet, M. Jean‑René Marsac, Mmes Frédérique Massat, Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Didier Migaud, Pierre Moscovici, Pierre‑Alain Muet, Henri Nayrou, Mmes Marie‑Renée Oget, Françoise Olivier‑Coupeau, George Pau‑Langevin, Marie‑Françoise Pérol‑Dumont, Martine Pinville, M. François Pupponi, Mme Catherine Quéré, MM. Jean‑Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Alain Rodet, Marcel Rogemont, Bernard Roman, René Rouquet, Alain Rousset, Michel Sainte‑Marie, Michel Sapin, Christophe Sirugue, Jean‑Louis Touraine, Philippe Tourtelier, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, André Vallini, Jean‑Claude Viollet et Philippe Vuilque.

Pour Gauche Démocrate et Républicaine:

ABSTENTION: Yves Cochet et François de Rugy.

(*) le terme « jaune » est utilisé pour qualifier les traitres

Publié dans:politique |on 18 janvier, 2008 |18 Commentaires »

Conflit d’intérêt: qui s’en soucie !?

S’il est bien une terminologie juridique dont le titre n’émeut que trop peu le commun des mortels, c’est bien celui du conflit d’intérêt(*).

Si l’on vous parle du délit d’initié, de l’abus de bien social ou encore du délit d’octroi d’un avantage injustifié, sans avoir une connaissance précise de ce qui caractérise la nature d’un délit, chacun est en mesure d’appréhender la gravité des chefs d’accusation grâce à l’emploi spécifique des mots délit et abus présents dans leur qualification.

Point de cela dans le conflit d’intérêt. Le non initié(e) mesurera simplement qu’une difficulté conflictuelle se présente sans en conclure pour autant qu’il s’agit éventuellement d’un acte d’accusation délictuel(**), et celui pour lequel le conflit d’intérêt est explicite ne trouvera pas dans les termes utilisés matière à mesurer l’éventuelle gravité des faits.

Dans la mesure où la qualification des mots a un sens plus ou moins fort, l’image que renvoie tel ou tel délit dans l’opinion sera plus ou moins forte, et c’est bien cela le problème en des temps où le conflit d’intérêt devient la norme alors même que son plus fidèle pratiquant se trouve à la tête de l’Etat français.

Je ne reviendrai pas sur ce que chacun constate avec Sarkozy chaque fois que ce dernier utilise les services de son ami Bolloré pour aller en vacances alors que les sociétés de ce dernier sont détentrices de nombreux marchés publics, où chaque fois que des louanges à Sarkozy sont tressées dans la presse par des journalistes travaillant pour des journaux possédés par ses amis.

Non, comme le conflit d’intérêt s’exprime sans émouvoir grand monde chez de nombreux décideurs et bien sûr dans toute activité économique, je voudrais soutenir le combat de ceux qui n’acceptent pas que la santé soit le terrain de jeu des plus mercantiles contre l’intérêt d’une médecine solidaire et qui soigne efficacement.

C’est le combat du Formindep qui dénonce quotidiennement tous les conflits d’intérêts des praticiens avec les grands groupes pharmaceutiques, le financement des diverses activités médicales des praticiens par ces derniers ne pouvant en aucun cas garantir une médecine indépendante, juste et économiquement viable à travers le régime solidaire que représente la Sécurité Sociale.

Le conflit d’intérêt, dans le domaine médical, est l’ennemi juré d’un système de santé en difficulté, où plutôt que de rechercher les coupables chez ceux qui concourent à ruiner une santé solidaire pour des intérêts financiers particuliers, on préfère continuer à culpabiliser les malades.

La pratique narrée par un interne en médecine sur son blog prouve à quel point, à travers les visiteurs médicaux, le conflit d’intérêt est une pratique plus que courante mais qui reste totalement impunie :

« Monsieur Inexium° est passé aujourd’hui.

« Ah je ne savais pas que c’était vous la deuxième interne (celle qui refuse la visite). »

Il nous propose d’organiser une soirée de formation avec le chef de service … Je lui explique que je suis contre …

« - Mais pourquoi ?

- Vous savez bien pourquoi !

- Mais non … c’est toujours intéressant pour moi …

- Vous faites du commerce et moi je soigne des gens, c’est un conflit d’intérêt, non ?

- Vous êtes « indépendante », je vous présente de façon objective les intérêts de mon IPP … et libre à vous de prescrire celui que vous préférez …

- En somme vous êtes altruiste ?

- C’est un partenariat ! »

Pour décoder …IPP = inhibiteur de la pompe à proton c’est une classe de médicament »

Les conflits d’intérêts, sous couvert de l’apparence d’un intérêt immédiat pour celui qui s’y adonne, est un véritable détournement du système de santé au détriment de tous les patients, que les conséquences soient financières ou qualitatives.

Il est tant de redonner du sens à ce grave délit aujourd’hui totalement banalisé.

(*) définition : Il existe un conflit d’intérêt lorsqu’une personne ou l’organisation à laquelle elle se rattache détient des relations financières ou personnelles qui influent de façon inadéquate sur ses actions (engagements doubles, intérêts ou loyauté concurrents).

(**) le délit se nommant « prise illégale d’intérêt ». c’est déjà plus parlant!

Publié dans:politique |on 17 janvier, 2008 |2 Commentaires »

Le bonimenteur

On l’a connu tour à tour impatient, hyperactif, people, mais on ne mesure pas toujours combien Sarkozy est un homme politique à l’action coup de poing de court terme.

On ne le mesure pas car, tels les journalistes à la poursuite d’une action quotidienne qui vous en met plein la vue, l’action de Sarkozy ne permet aucun repos, aucune réflexion, aucun constat effectif qui permettrait une juste appréciation de sa politique.

Pire, lorsque certains parviennent à prendre le temps de la réflexion objective pour critiquer sa politique, Sarkozy rebondit toujours soit en déplaçant de nouveau l’actualité, soit en opposant à la critique le détournement de son propre contenu.

Qui en effet n’a pas entendu Sarkozy reprendre à son compte et se servir de toute critique s’appuyant pourtant sur des faits avérés (*) :

- vous vous êtes augmenté de 200%…….réponse : « vous ne voudriez tout de même pas que le chef de l’Etat gagne moins que son premier ministre »……chacun sait que la question n’est pas là !

- vous signez des contrats avec un dictateur qui enferme ses opposants pour des idées…..réponse : « vous ne voudriez tout de même pas que l’on crée des chômeurs pendant que d’autres pays vendent ce qu’on ne vendrait pas »……chacun sait là aussi que la critique sur le fond est éludée.

- Y-t-il eu des contreparties à la libération des infirmières bulgares…..réponse : « qu’est-ce que vous vouliez que je fasse, que j’abandonne ces pauvres infirmières détenues depuis 8 ans ? »…..chacun peut constater la fuite habituelle sur le fond de la question.

- Ne pensez-vous pas que la volonté d’enfermer des pédophiles à vie revient à créer une double peine….réponse : « mais vous préféreriez que je laisse nos enfants se faire tuer sans agir ? »……chacun jugera de la réponse apportée à la question.

Frapper fort, choquer mais toujours dans le sens logique et instinctif de l’opinion, voilà l’habitude développée par Sarkozy sur tous les fronts, ce qui lui permet d’édulcorer tous les plus grands mensonges, d’effacer toutes les plus viles politiques pour passer rapidement à une autre action commando reprise par la majorité des médias.

Et s’il est un sujet sur lequel il a fondé sa réputation d’homme d’action efficace, c’est bien celui de la chasse aux sans papiers et autres immigrés clandestins.

6 ans qu’il bombe le torse à chaque fois qu’il aborde son action dans ce domaine, qu’elle soit à titre individuelle ou relayée par ses gardes du corps façon Hortepen.

Pourtant, qui prends le temps de se rappeler de Sangatte quand Sarkozy se faisait fort en novembre 2002 de fermer ce centre de la croix rouge avant le passage de tous ces désespérés vers ce qu’ils croyaient être l’eldorado britannique, pour conclure abruptement en janvier 2007 que « le problème était réglé » ?

Ah bon, plus de clandestinité vagabonde à Sangatte et alentours alors !?

Pourtant, rien que sur Sangatte, début 2007, les associations servaient encore 800 repas par jour (un repas par jour), et en 4 ans c’est environ 50 000 personnes qui seraient passées par cet endroit. Aujourd’hui, d’après un reportage de France culture relayé par rue89, ce serait entre 400 et 500 personnes qui erreraient dans la commune, sans compter les communes limitrophes.

Et ce constat s’effectue dans la plus grande inhumanité puisque qu’en substitution de l’assistance médicale présente avant 2002, on a droit aux lacrymogènes, matraques et autres délits de faciès, sans compter les risques encourus par ceux, simple être Humains, qui apportent assistance en toute illégalité à ceux qui n’ont pas eu la chance de naître au bon endroit.

Sangatte est un échec majeur pour un bonimenteur qui a poussé la misère à la rue comme on met la poussière sous les meubles.

C’est aussi et surtout cela la fameuse « action » en Sarkozie…..

(*) aucun des exemples cités ne respecte strictement les mots employés par Sarkozy, par contre c’est la logique Sarkozyste que j’essaie d’illustrer avec de tels exemples, il suffit de l’avoir entendu répondre au moins une fois aux journalistes pour s’en convaincre…..

Publié dans:politique |on 14 janvier, 2008 |12 Commentaires »

Quand libéralisme, chirurgie et racisme s’exprime naturellement…

Dans la grande série des homophobes ou racistes décomplexés parmi les parlementaires français, j’ai nommé le bon chirurgien Jacques Domergue, député UMP de l’Hérault. Décidément, ce département doit être frappé de malédiction….

Ce peu médiatique député est sorti de son silence envers le grand public en osant une magnifique prose dans la gazette des communes du 07 janvier dernier, à propos de la question de la fermeture des services hospitaliers.

Sur le fond du sujet, vous ne serez pas étonné de lire son souhait de fermeture d’une centaine de blocs hospitaliers, fidèle en cela à la politique destructrices qui s’appliquent actuellement à tous les services publics et plus particulièrement à ceux de proximité.

Non, le plus surprenant est qu’il s’appuie sur un racisme patenté, peut-être même sans s’en rendre compte (ce qui serait plus grave car plus profond), pour étayer la nécessité de son choix.

En effet, considérant que seuls les équipes opératoires de plus de 2000 opérations par an serait aptes à maîtriser les gestes techniques (*) nécessaires au soin des malades, il développe un argumentaire dont la transitivité mathématique expliquerait les difficultés des petits hôpitaux, avec un bouquet final que je vous laisse le soin de découvrir :

« aujourd’hui, une centaine de blocs dans les hôpitaux publics n’atteignent pas ce seuil critique. Il est donc légitime de s’interroger  sur leurs performances et sur leur pérennité(**). A fortiori, si une clinique voisine dispose d’une équipe performante, on me dit : « s’il y a urgence, on va perdre une demi-heure de trajet (***), c’est une perte de chance. » Mais le risque est plus important si vous êtes opéré sur place par un mauvais chirurgien. Dans de nombreux petits établissements, il n’y a que des médecins étrangers. Sans vouloir faire de discrimination (****), nous sommes inquiets sur la qualité de leur formation. » Fermez le ban !!

Je traduis pour ceux que la logique mathématique énerve : si tu vas dans un petit hôpital de province, tu tombes donc forcément sur un chirurgien incompétent, et en plus il risque d’être incompétent et étranger. C’est vrai qu’il y a de quoi faire peur à une armée de malades là !

En fait, je me demande vraiment qui est le plus malade, les patients ou le député !?

Car qui, en France, autorise et recrute les médecins étrangers pour exercer, si ce n’est l’Etat qui n’a pas été capable de prévoir un numerus clausus suffisant, bien content de pouvoir trouver une immigration formée pour compenser ses imprévisions!?

Qui réduits les moyens humains et matériels dans les hôpitaux publics, grevant un peu plus les petits hôpitaux dont les moyens sont moins conséquents, si ce n’est l’Etat qui joue de moins en moins son rôle universel sur le territoire français ?

Dogme libéral, démonstration absurde appuyée par un racisme ostentatoire incontrôlé, je vous le dis tout de go, ce genre de raisonnement me donne la gerbe !

(*) ce qui non seulement reste à démontrer, mais qui surtout doit forcément s’apprécier différemment selon le type d’interventions menées.

(**) traduire plutôt: « il faut les supprimer »

(***) sans embouteillage dans les grosses villes et sans habiter dans les départements difficiles d’accès où le nombre d’hôpitaux est déjà faible.

(****) non bien sûr, pour le cas où il y aurait des cons qui auraient pu croire à des propos racistes…..

Publié dans:politique |on 10 janvier, 2008 |18 Commentaires »

triple buse ou manipulation habituelle en Sarkozie!?

Madame Lagarde, Ministre de l’économie de son état, est jusqu’à présent peu réputée pour ses dons de prévisionnistes.

Il suffit pour s’en convaincre de se rappeler ses projections sur la croissance au cours de l’année de 2007.

Après avoir soutenue qu’une croissance de 2,5% concernerait la France en 2007, maintenant ce chiffre mordicus jusqu’au mois de septembre 2007, elle annonçait ensuite une fourchette de 2 à 2,5% pour finalement s’arrêter plutôt sur la fourchette basse, alors qu’au préalable l’Insee annonçait 2,1% en juin et l’Ocde 1,8% en septembre 2007.

Le 14 décembre, l’Insee annonçait 1,9% pour 2007. Madame Lagarde n’est décidément pas Madame Irma, quand bien même elle adore inverser les rôles !

Mais ça n’était rien au regard de ce qui suit :

Car Madame Lagarde est une récidiviste, et ça n’est pas le fait d’être affubler du bonnet d’âne des ministres de l’économie de l’Eurozone par le Financial Times en novembre dernier, journal pourtant libéral s’il en est, qui va rebuter Madame Lagarde à tenter sa chance crânement lors d’un journal télévisé pour annoncer péremptoirement ses chiffres !

Oui sauf que :

Sauf que Madame Lagarde lit peu les rapports de l’Insee, c’est là son erreur ! Car si elle avait lu les derniers chiffres du 13 décembre 2007, elle aurait évité de balancer au journal de France 2, l’énormité d’une croissance à 1,5% qui dépasse de très loin le niveau de ses précédentes allocutions sur la croissance. L’inflation fut de 2,4% en 2007 !

Elle démontre aussi à quel point les tours d’ivoire déconnectent de la réalité car pour qui s’intéresse quelque peu à l’actualité, peu aurait indiqué un chiffre inférieur à 2%, surtout s’il vit dans la vraie vie, celle où l’on paie soi-même ses frais de déplacements, où ils ne sont pas pris en charge par le contribuable ou quelques copains milliardaires.

Il y a au moins une constante dans les gouvernements de droite qui se suivent en France, ce qu’avait déjà confirmé l’attribution du bonnet d’âne européen en 2006 à Monsieur Breton, c’est le parachutage d’inaptes à l’économie au plus haut poste à responsabilité !

C’est tellement gros que l’on finit par se demander si, comme aime à l’écrire l’ami Fontenelle, on ne nous prends pas un peu pour des benêts de compétition dans ce gouvernement droitier !?

http://www.dailymotion.com/video/x3zb4s

Rue89

Publié dans:politique |on 9 janvier, 2008 |10 Commentaires »

Overdose

Non je ne vous parlerai pas de lui, celui qui ment sans vergogne, l’homme en campagne perpétuelle, dénué de la dignité qui fait les grands hommes, soustrait de toute forme de pudeur qui rend l’être humain habituellement attachant.

Le pouvoir c’est lui, il en profite tant.

Aujourd’hui, c’est overdose.

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans:politique |on 8 janvier, 2008 |2 Commentaires »

look the ring!

aie aie aie..la vérité si j’mens!

Nicolas Sarkozy et  Carla Bruni visitent la Vallée des rois, le 26 décembré 2007 à Louxor

Si si, c’est un président de la république…

Publié dans:peopolitique |on 6 janvier, 2008 |16 Commentaires »

Garder les yeux ouverts

mardi 1er janvier 2008
par
le Formindep

Garder les yeux ouverts. Tel est le vœu que le Formindep formule pour cette année, pour les patients-citoyens, professionnels et responsables de santé, en France et dans le monde.

Lorsque des soignants parés de leurs titres, au lieu de soigner, sont enrôlés par les firmes pharmaceutiques pour être les agents de la promotion de médicaments aux bénéfices incertains, c’est en ayant les yeux ouverts que nous disons qu’il y a un problème [1] [2].

Lorsque les yeux ouverts, nous voyons des journalistes, a fortiori de media de service public, mettre sans discernement ni esprit critique leur métier au service des firmes et de la promotion de leurs produits, alors il y a un problème [3] [4].

Lorsque les firmes pharmaceutiques profitent de l’absence de politique de santé publique pour lancer des campagnes publicitaires sous le couvert d’actions de santé publique, nous pouvons dire les yeux ouverts qu’il y a un problème [5].

Lorsque nous voyons des réseaux de professionnels de santé créés pour les patients, comme l’ANCRED pour le diabète par exemple, se mettre au service d’une firme pharmaceutique, pour promouvoir ses médicaments sous couvert de formation médicale, alors il y a un problème.

Lorsqu’une loi, censée aider les citoyens et les patients à comprendre ce qu’il leur est dit sur les médicaments avec lesquels on veut les soigner, n’est ni appliquée par les médecins, ni défendue par les journalistes, alors il y a un problème.

Lorsque nous voyons l’organisme d’assurance maladie solidaire se révéler incapable, sous la pression des politiques eux-mêmes soumis aux lobbies marchands, de prendre des mesures efficaces d’économie dans l’intérêt général, et travailler ainsi à sa propre disparition, alors il y a un problème [6] [7] [8].

Lorsqu’à travers les “franchises” sur le remboursement des soins, le pouvoir politique décide de faire payer ceux qui n’y peuvent rien, c’est-à-dire les malades, pour permettre aux intérêts industriels et corporatistes de continuer à se “payer sur la bête”, alors les yeux ouverts nous savons qu’il y a là un vrai problème [9] [10].

Lorsqu’enfin les pouvoirs publics français et européens s’apprêtent, contre toute réalité scientifique et économique, à autoriser les firmes pharmaceutiques à promouvoir directement leurs produits auprès des malades et des citoyens, alors nous voyons qu’il y a un problème [11] [12].

Bien sûr, direz-vous, dans ce monde globalisé c’est la même chose dans les autres secteurs de la société. Aucun n’échappe maintenant au mélange des genres, à la pseudo-transparence, à la culpabilisation des faibles, à la dérégulation des rapports sociaux, à la collusion des intérêts privés et publics, à l’absence de scrupule et au cynisme, au refus de la réflexion éthique dans l’intérêt général, etc.

Alors pourquoi le secteur de la santé serait-il épargné plus que les autres ?

Pourquoi ? Parce que, dans un univers où tout devient à vendre, la santé doit rester, avec l’éducation, un des domaines de l’activité humaine où la finalité n’est pas le développement matériel et financier, mais celui de la dignité et du respect de tout homme. Se battre pour préserver ces îlots de gratuité contribue à défendre l’idée d’une humanité présente sur terre d’abord pour être et pour grandir, avant d’avoir et de produire.

Les soignants et responsables de santé qui décident, consciemment ou non, de rejeter cette mission altruiste en se soumettant à des intérêts corporatistes et marchands, ne mettent pas seulement en jeu la qualité des soins et la santé des citoyens que nous sommes tous. Ils fragilisent les bases mêmes de ce qui fonde l’humanité.

[1] Voir l’éditorial du Formindep consacré à l’émission “le téléphone sonne” du 21 novembre 2007 de France Inter vantant le Champix°.

[2] Voir la prestation du Professeur Bertrand DAUTZENBERG dans le journal télévisé de France 2 du 18 décembre 2007, dont les liens avec la firme Pfizer vendant le Champix° ont été révélés par l’hebdomadaire Marianne (Jaillette JC – La santé malade du lobby pharmaceutique – Marianne – n° 542 – 8 septembre 2007 – page 61).

[3] Voir les notes 1 et 2 précédentes.

[4] Voir l’extrait du journal télévisé de 13 h de France 2 du 27 décembre 2007, publicité directe et non déguisée pour le Champix° donnant une information fausse, le Champix° n’ayant pas été comparé aux substituts nicotiniques : « Varénicline, plus chère et pas mieux que la nicotine » – Rev Prescrire 2007 ; 27 (283) : page 345.

[5] Voir l’éditorial du Formindep consacré à l’émission “le téléphone sonne” du 21 novembre 2007 de France Inter vantant le Champix°, particulièrement le premier extrait proposé.

[6] Voir le site du PUPPEM et l’expérience des délégués à l’assurance maladie de l’Aude.

[7] Voir le blog de Claude Frémont, ancien directeur de la CPAM de Nantes.

[8] Lire sur le site de la revue Pratiques, l’article sur le projet de loi sur le financement de la sécurité sociale 2008.

[9] Voir le collectif national contre les franchises.

[10] Lire l’enquête du magazine Que Choisir : « Sécurité sociale : comment les labos et les médecins creusent le trou… » parue le 25 septembre 2007.

[11] Voir la revue Prescrire : Mainmise des firmes pharmaceutiques sur l’information-santé en Europe.

[12] Voir la revue Prescrire : Programmes d’ »aide à l’observance » : non aux confusions.

Publié dans:politique |on 5 janvier, 2008 |Pas de commentaires »

Leçon de socialisme…..à Hollande

Publié dans Rouge

Le 26 novembre, François Hollande déclarait au journal « Sud-Ouest » : « Le syndicalisme que l’on doit combattre, c’est celui de SUD. »

Nous publions ici des extraits de la lettre ouverte que Vladimir Nieddu, syndicaliste de SUD-Santé sociaux à Lille, a adressée à François Hollande, 1er secrétaire du P(s).

Vladimir a quitté la CFDT en 2003, suite à la trahison de la confédération sur les retraites.

« Moi, j’ai lu “Le syndicalisme que l’on doit combattre, c’est celui de SUD.” J’en ai vomi. SUD, c’est mon syndicat, et j’en suis fier. Il s’est construit parce qu’en 1988, Évin, ton camarade, avait préféré négocier avec la direction de la CFDT, plutôt qu’avec les représentants des 125 000 manifestants, la Coordination infirmière, créée en juin 1988 par des militants CFDT de base, j’en étais… À Paris, pour Serge, Pascal, Irène, Marie-Thérèse et des milliers d’autres ce fut l’exclusion, comme pour de très nombreux autres. Ils ont créé le CRC, qui s’est ensuite appelé SUD.

« Moi, j’ai lu : “Le syndicalisme que l’on doit combattre, c’est celui de SUD.” J’étais tout affairé à soutenir ma fille, mes neveux en lutte, les étudiants et lycéens, comme je l’avais fait contre le CPE. Trois ans durant, j’ai été invité à l’université d’été du Parti socialiste du Nord. Je suis venu, je ne suis pas sectaire. J’y suis intervenu à la tribune, j’ai débattu, il y avait des travailleurs, des chômeurs, des retraités socialistes. Et puis, il y avait Marc, un premier secrétaire qui t’a bien cartonné à la veille du référendum. Je le sais, j’étais là. Je les respecte, c’est la gauche. Je ne suis pas d’accord avec eux, mais c’est la gauche, une composante historique du mouvement ouvrier français. Ce sont des militants qui, comme moi, croient en leurs idées. Tu ne peux pas comprendre, tu as fait l’ENA.

« Tu soupçonnes le pouvoir “d’encourager les gauchistes” et tu attaques Besancenot. Je ne suis plus à la Ligue, mais touche pas au gamin… Maintenant, tu nous sors ton histoire dégoûtante des trotskystes alliés du pouvoir. Chiche, je te la fais : et en 1914, ils étaient où les socialistes, quand on a fusillé en 1916 nos propres soldats dans les tranchées ? Et Gustav Noske, il était trotskyste ? Et Rosa Luxemburg, elle est tombée dans l’escalier ? Et Karl Liebknecht, il s’est jeté par la fenêtre [en Allemagne, le 15 janvier 1919, le socialiste Noske réprime la révolution ; Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht sont assassinés au cours de la “semaine sanglante”, NDLR] ? La guerre d’Algérie, c’est les socialistes qui ont signé l’indépendance ? Arrête tout de suite, j’ai pas fait l’ENA.

Le silence dans la vallée

« C’est pas très joli de mentir, de dire que le “pouvoir encourage les gauchistes”. Et sous ta mandature, les socialistes ont-ils supprimé le forfait hospitalier ? Ben non, c’est les socialistes qui l’ont inventé ! Ont-ils abrogé le décret Balladur de 1993 sur les retraites du privé ? Ben non, les socialistes, ils l’ont signé à Barcelone.

« Il y a eu de grands militants socialistes, il y a eu Jaurès. Il y a eu Henri, qui m’invita à la tribune de son meeting de Villeneuve d’Ascq, des socialistes pour le “non” à la Constitution libérale de l’Europe. Et tant d’autres… Je les respecte. Ils ont des convictions. Ils n’ont pas démérité contre la Constitution libérale. Ils ont fait leur part de travail.

Dynamique collective

« Mais, toi, tu dis “Le syndicalisme que l’on doit combattre, c’est celui de SUD”, à ceux qui, avec des dizaines de milliers d’autres, ont manifesté le 18 octobre, le 20 novembre pour le pouvoir d’achat, les retraites, les services publics. Tu le dis parce que tu as compris que, s’il y a eu une grève reconductible à la SNCF, c’est parce que SUD est représentatif. Tu te dis socialiste, mais tu es une injure au socialisme.

« Il est vrai que la privatisation du gaz et de l’électricité ne te gêne pas. Pour La Poste, c’était un socialiste qui avait inventé la méthode et sanctionnés mes vieux amis militants SUD à Lezennes. Pour le rail, c’est sous Jospin qu’on crée RFF. Tu vois, j’ai fait ma première pyrogravure, c’était une forge de la vallée, tu sais, celle de Marcel Trillat. Je ne te la montrerai pas, on n’est pas du même monde. Pour Le Silence dans la vallée [NDLR : dernier film de Marcel Trillat], j’ai pleuré. Tu peux pas comprendre. Un beau film pour les ouvriers. J’ai pleuré, ce n’est pas parce que mon oncle y a travaillé jusqu’à la préretraite comme fondeur, la nuit. Ce n’est pas parce qu’il a manqué d’y rester, hospitalisé au service des grands brûlés. Ce n’est pas parce que mon père s’en est fait virer. Moi, quand j’ai entendu Le Silence dans la vallée, c’était en 1968, pour la fermeture de Thomé, j’y étais pas. J’avais 14 ans en 1968. J’ai pas fait grand-chose, j’ai aidé mon père. Il animait la grève. Occupations d’usine. Pas des blocages, des occupations ! […]

« Il y a des syndicalistes, dans tous les syndicats, qui sont sincères, quelle que soit l’organisation, qui donnent leur temps au service des salariés, des chômeurs, tiennent tard des permanences. Ces gens-là ne confondent pas. Ils savent que quand on commence à s’attaquer à un syndicat, la santé des autres est en danger. […] Il y a les cheminots qui t’ont entendu dire au Parlement que tu étais en désaccord sur la méthode, pas sur le fond. Comme Chérèque, qui appelle à la reprise alors qu’il combat toutes les grèves. C’est ce syndicalisme-là que tu préfères, celui qui fait la bise au Medef.

« Si je suis en colère, c’est parce que je veux que Sarkozy soit défait, je ne veux pas une victoire que dans les élections, mais je veux gagner contre la régression sociale, pour sauver les contrats de travail et les statuts des salariés du public, la retraite de mes enfants et la Sécu, l’hôpital public qui a bien aidé mon père, je veux un autre partage des richesses, favorable au monde du travail.

« En attendant, trêve de plaisanteries, je continuerai le combat syndical, mais en tant que citoyen, j’appelle dans tout le Nord-Pas-de-Calais à la constitution du maximum de listes anticapitalistes, antiracistes, écologistes et pour l’égalité des droits. J’appelle à se rassembler dans la diversité, au-delà des clivages partisans, à ouvrir une dynamique dans le cadre de listes pluralistes, paritaires, colorées, jeunes, indépendantes du Parti socialiste dans toutes les villes, à l’exclusion des villes où les candidats du PS auront clairement exprimé leur double volonté de soutenir toutes les revendications des travailleurs, des chômeurs, des étudiants, des Roms, des sans-papiers. À Lille, et dans les communes associées de Lomme et Hellemmes, j’appelle à la construction d’une dynamique collective pour construire la liste : “À Lille, Lomme et Hellemmes, la Gauche 100 % à gauche pour un autre partage des richesses”, ou un autre nom qu’on décidera ensemble.

« Adieu, Hollande, on t’oubliera vite. Je le répète : tu n’es pas Jaurès. »

Vladimir Nieddu citoyen sans parti, en colère, syndicaliste en action, abonné à Rouge, à Liberté et au Gaz de France

Merci Elodie

Publié dans:politique |on 4 janvier, 2008 |20 Commentaires »

Une grève…mais pas d’entraves!

Une grève, celle dont rêve tout bon Sarkozyste considérant les grévistes comme des fainéants opposés au principe du travailler plus pour gagner plus, se déroule depuis le 24 décembre dans notre pays, celle des médecins urgentistes aujourd’hui rejoints par les anesthésistes.

Mais curieusement, comme aucun « usager » (*) des hôpitaux n’en ressent le moindre effet (**), non seulement tout le monde s’en fout et ces grévistes subissent une indifférence pesante, mais en outre doivent supporter le mépris du ministère de tutelle s’amusant à colporter de faux chiffres de grévistes pour mieux discréditer le fort mouvement de grogne.

C’est ce que rapporte le très médiatique Patrick Pelloux (qui compare brillament les comptes épargne temps aux emprunts russes), celui qui avait pris conscience le premier du désastre de la canicule de 2003, et que visiblement l’on n’écoute pas plus en 2008 qu’il y a 5 ans.

Au delà des motifs de revendications qui semblent formidablement justifiés quand on sait à quel point l’hôpital public manque de moyen et prends ses fonctionnaires, spécialistes du travailler plus pour gagner moins, pour des zozos en leur proposant le rachat de leurs RTT et des heures supplémentaires comme avenir dans un flou judicieusement entretenu, je voudrais insister à travers cette grève sur l’impérieuse nécessité d’avoir un rapport de force visible, médiatique et économiquement pénalisant pour pouvoir se faire entendre.

La manipulation très libérale qui consiste à faire rêver d’une France qualifiée de mature où les conflits et désaccords seraient tués dans l’œuf par la négociation entre gens de bonne société, plutôt que par un affrontement stigmatisé d’archaïque avec des malotrus grévistes recherchant le conflit pour le conflit est non seulement un énorme mensonge mais surtout un leurre.

Ce qui manque de plus en plus à la France, c’est justement de fortes et nombreuses (***) grèves, pénalisantes, qui permettent enfin de rééquilibrer le rapport capital travail.

Toute l’action libérale consiste au contraire à empêcher la grève par stratégie calculée ou par dénigrement, à la restreindre par exemple par la loi de service minimum applicable depuis le 1er janvier 2008 et finalement à faire passer le gréviste au mieux pour un inconscient inapte au dialogue, au pire pour un fainéant dont le privilège serait celui de pouvoir faire grève.

Si les urgentistes rament pour obtenir leur du, c’est parce qu’il sont inaudibles.

Si les cheminots se sont fait roulé dans la farine par rapport à leurs premières revendications, c’est parce que leurs représentants annonçaient qu’ils étaient prêts à négocier alors même que la grève n’avait pas commencé.

Si les marins ont obtenus ce qu’il voulaient, c’est parce qu’il ont tout bloqué de façon radicale.

Privilégier la négociation à la grève alors que cela fait des mois, voire des années, que le rapport de force de l’actionnariat s’impose en silence au salariat, c’est vouloir tuer toute idée que les rapports de force ne doivent pas exister, ou au mieux de façon mesurée, alors même que le capitalisme est construit sur des rapports de force, le premier étant la force de travail louée au patronat dans un lien de subordination juridique dénommé « contrat de travail« .

Toute la société nous pousse à être performant coûte que coûte, prône la compétitivité comme source de progrès, et l’on viendrait nous expliquer ensuite qu’il n’est pas raisonnable d’exiger par la grève ce que le salariat n’obtient pas naturellement dans un système déséquilibré que seule une forte action et volonté publique parviendrait péniblement à tenter d’équilibrer ?

Nous vivons dans un système qui n’est pas Wonder world, quand bien même on veuille nous raconter un conte de noël par jour. La lutte des classes existe plus que jamais, elle se déroule devant nos yeux lorsque Sarkozy fait des cadeaux aux plus riches pendant qu’il nous explique que la France ne peut plus se permettre d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés autrement qu’en travaillant plus !

Voilà pourquoi ce moyen de lutte radicale qu’est la grève est essentiel. Elle doit se mener frontalement, être gênante pour le bon fonctionnement du pays, pour contraindre le gouvernement libéral à ce qu’une véritable négociation aboutisse au cours de la grève par l’annonce de mesures immédiates.

J’engage toutes les corporations à ne pas l’oublier, quand bien même ceux, de droite comme de gauche, qui se référent au droit de grève, sont les premiers à le bafouer en tentant de discréditer son principe.

Je conseille donc aux urgentistes et autres anesthésistes, malgré les conséquences, de ne plus répondre systématiquement favorablement à toutes les demandes de réquisition…

(*)  terme pour une fois propre à sa destination puisqu’il s’agit bien de médecins travaillant dans un service public au service des usagers, contrairement aux faux usagers dénommés ainsi par les médias au moment de la grève de cheminots, qui n’étaient en réalité que des clients des entreprises de transports privées.

(**)  ceci en raison des réquisitions opérées sur ces corps de métier pour des raisons facilement compréhensibles, et qui font que les déclarés grévistes travaillent comme si de rien n’était.

(***) le second graphique du lien est plus que parlant. Curieusement il coïncide avec le déséquilibre du partage de la richesse en faveur du capital. En clair, moins on se manifeste, moins on bloque, moins on obtient ! 

Publié dans:politique |on 3 janvier, 2008 |9 Commentaires »

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