Archive pour décembre, 2007

« Celui qui aime se montrer devant les caméras…….et se mettre en scène »

Tel est le commentaire de Poujadas et sa clique au journal de 20h00 à France 2 au sujet d’Hugo Chavez préparant la libération de 3 otages des FARC dans une opération délicate, sans contrepartie de vente d’armes…..

Vraiment Chavez dérange un certain type de journaliste en ce sens qu’il apparaît comme un incontournable à la libération d’Ingrid Betancourt, chasse médiatique pourtant habituellement réservée à Sarko et ses valets journaleux du service public.

Dans l’absolu, que des journalistes constatent que Chavez aime à se mettre en valeur pour vanter son action ne me dérangerait pas si cela s’accompagnait du pendant reconnaissant en même temps sa capacité d’influence et de médiation efficace envers les FARC.

Ce qui me dérange beaucoup plus, c’est que de tels commentaires, anormalement condescendant envers le président vénézuélien, ne s’exposent jamais envers notre petit Bush national lorsqu’il gonfle le torse devant Kadhafi au moment de la libération des infirmières bulgares, surtout quand l’on sait depuis, quelles furent les contreparties scandaleuses pour parvenir à ce coup médiatique.

Ce qui me gêne beaucoup plus, c’est de servir la soupe à Sarko pour une libération en trompe l’œil humanitaire et sans aucun mérite diplomatique tant Kadhafi avait intérêt à aboutir comme l’a confirmée sa venue en grandes pompes sur le sol français, rachat sans prix pour lui sur la scène politique internationale, qurtout lorsque c’est le soit disant pays des droits de l’homme qui sert la soupe à un ancien commanditaire terroriste.

Nos fameux journalistes du service public vont devoir pourtant reconnaître une bonne fois pour toute que Chavez mène une partie autrement plus compliquée que la mascarade libyenne, en négociation à la fois avec un pays qui lui est politiquement frontalement opposé, et avec un groupuscule extrémiste en guerre politique qui n’a jamais libéré d’otage en dehors du cadre d’un échange.

Le culte de la personnalité subit donc deux traitements différents à France 2, et malheureusement pas uniquement sur ce média.

Et qu’Oliver Stone s’intéresse et vante les mérites de ce gauchiste doit définitivement rendre jaloux les admirateurs Sarkozystes. Il faudra pourtant qu’ils se rangent à la réalité des faits.

Publié dans:politique |on 29 décembre, 2007 |5 Commentaires »

Fermeture annuelle de la grande gueule!

Pendant qu’il roucoule avec sa pouf aux frais « collusionés » du contribuables, Sarko choisit de faire une pose dans son excitation médiatique habituelle avide de montrer ses gros bras face au monde médusé par une telle….bétise!

Pourtant il va avoir du monde à aller chercher le Sarko, car Ingrid attends toujours Monsieur Superhéro et les 6 condamnés français de N’Djaména attendent qu’il tienne ses promesses.

Seulement voilà, le Monsieur se repose et comme personne à part lui ne peut résoudre les difficultés de tous les maltraités de ce monde, bah ils attendront…..

Entre Noël et jour de l’an, journalistes comme citoyens ne cherchent qu’à rêver, non? Sarko l’a bien compris et il leur donne ce qu’il faut.

Reprise de parole du nain prévue le 02 janvier 2008. La souffrance attendra.

Pendant ce temps, Fillon et sa clicque s’occupent de nos retraites….Indeci

Publié dans:politique |on 26 décembre, 2007 |10 Commentaires »

A interner d’urgence…. !?

« moi-même je ne me suis jamais assis pour me demander si j’allais faire ce que j’ai fait » a déclaré Sarko devant le pape Benoît XVI qui a tout de même du se demander si ce type était bien président du peuple français.

Tout est retranscris dans l’action de Sarko à travers cet aveu d’inconséquence réflexive qui consiste à vanter et privilégier et l’action épidermique à la réflexion, à la concertation, au cheminement intellectuel.

Sarko a son jouet, peu importe l’importance du pouvoir et des enjeux pour l’avenir des français qu’il détient, ce barbouze s’amuse à glorifier le sensitif et minimiser la réflexion humaine.

Certes le monsieur semble en pleine phase passionnelle, et une fois n’est pas coutume, a une légère tendance à mélanger les genres, mais franchement, nous prend-il pour des buses de compétition ou cela révèle-t-il d’un mode de fonctionnement plus profond ?

J’aurai tendance à pencher pour les deux, même si en l’occurrence, sa réflexion devant le pape relève plus d’un révélateur psychique habituel chez lui.

Non seulement Sarko préfère raconter en permanence des histoires ou des contes de fées aux français plutôt que de leur proposer une cohérence gouvernementale intellectuellement construite qui permettrait d’envisager une amélioration du bien être général des citoyens de ce pays, mais a en outre une tendance à s’étourdir lui-même et tous ceux qui l’entourent dans un flot d’action qui leur fait croire que son histoire est la plus belle de ce pays (*).

Finalement, Sarko aime raconter son destin parce qu’il croit plus au destin qu’à l’intelligence humaine. Vouloir que tout le monde adhère à son action par les histoires qu’il raconte revient à nier la capacité constructive par l’homme de son propre chemin.

Sarko fait finalement un aveu, il a été élu par un concours de circonstances, c’est le destin et ses croyances impalpables qui l’ont porté là où il se trouve, et cela suffit à son bonheur immédiat au point de s’en confier à un autre spécialiste des croyances, tout aussi capable de ramener à ses avis professés, des millions de personnes éberluées.

Les deux me font aussi peurs l’un que l’autre….

(*) l’avis d’un professionnel de la psychanalyse m’intéresse à ce sujet, et je sais qu’il y en a qui rôdent sur ce blog (spéciale dédicace  ;)  )

Publié dans:politique |on 21 décembre, 2007 |9 Commentaires »

Grande Gueule….Petits effets….Grosse ridiculisation

Eh bien voilà, le constat est fort simple :

Kadhafi en visite privée quelques jours incognito en Espagne = 11,8 milliards d’euros de contrats promis.

Kadhafi reçu tel un grand démocrate 5 jours par toute la république française en grande pompe = 10 milliards d’euros moins les faramineux frais dépensés par l’Etat pour l’accueillir !

En dehors du fait confirmé que l’argent n’a pas d’odeur lorsqu’il s’agit de vendre des armes à un dictateur, et ce quelle que soit les gouvernements européens concernés, Sarkozy nous prouve par là que ce sont bien ceux qui en parlent le plus qui affichent les résultats les plus faibles.

Ridiculiser la patrie des droits de l’homme et toute l’action diplomatique d’un pays, pour 5 jours de communication au frais du contribuable dont les effets négatifs seront incommensurables dans l’avenir au regard des petits 10 milliards sans garantie affichés par un inapte à porter une vision démocratique et humaine de la France, voilà les véritables conséquences des choix Sarkozystes.

L’argent comme horizon absolu des relations humaines, rend possible un ridicule qui ne tue certes pas, mais diminue fortement la crédibilité du marchand….

   Grande Gueule….Petits effets….Grosse ridiculisation dans politique sac-shopping_l

  Mickey parade, c’était effectivement un signe typique de Sarko, l’homme qui parade plus qu’il n’agit…

Publié dans:politique |on 19 décembre, 2007 |5 Commentaires »

Le cynisme de maîtres chanteurs contraint à la régression sociale

Voila que l’esclavage moderne de la compétitivité économique s’impose désormais à tous les salariés subordonnés au cynisme des partisans du « travailler plus pour gagner plus », sans que les salariés ne puissent décider du temps attaché à leur capacité de travail.

L’exemple du choix effectué par les salariés de l’entreprise Continental n’est qu’un exemple précurseur parmi ceux qui vont désormais se développer en France depuis que l’augmentation du pouvoir d’achat prends la forme du paiement des congés autrefois payés (*) ou celle du seul travail complémentaire pour espérer augmenter son niveau de vie.

Au-delà de l’arnaque proposée déjà abordée qui non seulement n’augmente pas le pouvoir d’achat des salariés, mais revient aussi à détruire le temps libre nécessaire à un bon équilibre des rapports sociaux, ce qui me frappe c’est désormais la décomplexion des décideurs économiques pour utiliser largement un chantage cynique confrontant les salariés devant un choix binaire sur leur avenir vital : la fermeture ou vous travaillez plus !

Forcément lorsqu’un choix d’avenir doit s’effectuer entre la peste et le cholera, il est ensuite aisé de se féliciter du choix à première vue le plus pérenne, celui qui maintiendra l’activité par un retour au 40 heures de travail hebdomadaire….jusqu’au prochain renoncement d’acquis social. Comment le reprocher à ceux dont le quotidien déjà difficile est en jeu ?

Quoi de plus odieux et de plus aliénant que d’envisager l’avenir d’une entreprise par sa fermeture sauf à ce que les salariés travaillent plus, alors même que le groupe Continental n’est en rien proche de la faillite et que la volonté de passer à 40 heures à Sarreguemines n’est fondée que par un unique choix d’alignement avec les autres usines du groupe, la direction du groupe faisant ainsi fi des particularités de la législation nationale et des acquis obtenus dans le partage de la création de richesse, qui jusqu’à preuve du contraire, ne s’effectue pas sans la force de travail du salariat.

Je dois dire en outre qu’entendre les médias vanter ces exemples comme des exemples à suivre, qui prouveraient que le retour au 40 heures de travail hebdomadaire remettrait la France dans le droit chemin économique, elle qui n’a jamais parcouru le mauvais, sauf dans les esprits des déclinistes du tout dérégulé, ajoute à l’écoeurement du constat régressif dont sont victimes les salariés de ce pays.

Je rappelais récemment ce que seuls proclamaient régulièrement les vilains gauchistes de ce pays en matière de partage de la richesse nationale distribuée de façon de plus en plus préjudiciable aux salariés de ce pays.

Il faudra désormais acter que le contrat de travail, contrat de subordination s’il en est, échappe de plus en plus au libre choix du salariat tant les pressions cyniques s’exercent sur leur outil de travail, plus que jamais aux mains des financiers sans scrupule, tous adulateurs reconnaissant du Sarkozysme rampant…

 

(*) Et dire que ces derniers ont été obtenus de haute lutte grâce au front populaire de 1936, décidément ceux qui vantent le progrès ne doivent décidément pas faire parti du salariat moderne !

Publié dans:politique |on 18 décembre, 2007 |5 Commentaires »

Tout se tient dans une politique libérale….

A l’heure où la décomplexion mène le P(s) français à reconnaitre et s’inscrire dans les bienfaits de l’économie de marché, j’ai la fatuité de rappeler à ces gauchistes de salon que l’économie de marché ça produit quelques exemples dans notre quotidien qui aboutissent à pouvoir justifier ça:

 

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Et il n’y rien qui puisse nous faire penser qu’il s’agisse de coincidence pour que des êtres humains subissent des choses comme ça:

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Publié dans:politique |on 17 décembre, 2007 |4 Commentaires »

L’Exhibitionniste !

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ON S’EN FOUT……

Publié dans:politique |on 17 décembre, 2007 |14 Commentaires »

REPRESSION (suites)

Jeudi 13 décembre 2007.

Alice Verstraeten enseigne à l’université de Lyon II.

Bonjour à tous, Ma fac (Lyon II) s’enfonce tous les jours un peu plus dans le mépris des étudiants et dans une logique policière qui m’inquiète profondément. Les médias ne nous suivent pas, ne relayent rien, s’auto censurent ou se font censurer.
Tout a commencé avec la Loi Pécresse de réforme des Universités, signée dans la précipitation cet été par le président de la fac, Monsieur Journès.

Certains étudiants et enseignants s’opposent à cette loi. Les étudiants ont choisi le blocage de l’Université comme mode d’action. On peut être pour ou contre, je ne suis pas sûre que ce choix ait rendu service aux manifestants et à leur image mais aujourd’hui, à la limite, peu importe. On a, pour l’instant, dépassé ce débat.

Depuis quelques jours, le président de l’Université a fait appel aux “forces de l’ordre” : des vigiles privés, très jeunes, non assermentés, arrogants et dépassés par les événements, patrouillent dans la fac avec au bras un brassard orange marqué “sécurité”. Ils apostrophent tout le monde, tutoient tout le monde, et nous demandent de justifier de notre présence dans l’Université en montrant notre carte “cumul” (une carte magnétique d’étudiant ou d’enseignant qui sert aussi de carte de bibliothèque et de carte… de paiement dans l’enceinte de la fac… ce qui, en soit, ne me plaît déjà pas beaucoup)., Il semble bon de rappeler qu’une Université est, selon la loi, un “établissement public à vocation scientifique et culturelle”…

Les étudiants qui manifestaient scandaient à l’encontre des vigiles, hier matin : “Voyous, racailles.” Car certains d’entre eux s’amusent à retenir les étudiantes pour les draguer, d’autres en sont venus aux mains avec des étudiants de leur âge, une étudiante a été “étranglée” avec son écharpe pour qu’elle dégage un passage, à l’entrée principale du campus de Bron, et rue Chevreul sur le campus des quais du Rhône.

Dès 7h30 le matin, tous les jours, les CRS arrivent pour déloger les étudiants qui protestent. 9 cars de CRS devant le campus de Bron, 9 cars de CRS devant le campus des quais de Rhône. Ils sont, régulièrement, soutenus par la gendarmerie mobile.

J’étais là, hier matin. Deux de mes étudiantes m’avaient dit avoir été “molestées” par les CRS la veille et voulaient que j’en sois témoin. Eh bien oui, ils les plaquent au sol, les jettent plus loin, les matraquent dans le ventre et sur la tête.

Sur les quais, hier, deux leaders syndicaux étudiants (un de Lyon 2, l’autre de Lyon 3) ont été désignés du doigt par des policiers en civil avant d’être poursuivis dans une rue adjacente par les CRS. Ce qui signifie, nous sommes d’accord, qu’un travail préalable “d’information” a été effectué et que ces arrestations sont ciblées pour détruire les mouvements syndicaux. Les deux hommes sont en garde-à-vue et devraient être déférés à la Justice aujourd’hui même (donc : il existe désormais des comparutions immédiates pour les manifestants, vous serez prévenus).

Dans un communiqué odieux et mensonger, la présidence de la fac dit qu’ils sont “extérieurs à l’Université” et que ces arrestations sont survenues après des troubles. Il n’y a pas eu de troubles autres que la manifestation pacifique, nous sommes plusieurs enseigants à en être témoins. Un étudiant a été blessé et, une fois aux Urgences, a hérité de douze points de suture sur le crâne. Des étudiants ont été mis en joue au flashball. Des policiers en civils sont toujours là, dont un homme sur mon campus : de “type méditerrannéen”, il porte une grosse doudoune noire, un talkie walkie dans une poche, un appareil photo dans l’autre.

Lui et ses camarades filment longuement les manifestants. S’ils ont effectivement été convoqués par le président de l’Université dans le seul but de permettre aux étudiants qui veulent suivre les cours d’entrer dans la fac, pourquoi filment-ils ? Doit-on ajouter la DGSE à la liste des membres du personnel de l’université ?, De notre côté, enseignants ou étudiants, ils nous empêchent un maximum de filmer. Ce qui siginifie que les images disponibles sur youtube et sur dailymotion ne sont pas à la hauteur de la réalité.

Face à cette situation, plusieurs enseignants, dont je suis, ont refusé de faire cours. Je refuse d’entrer dans une fac investie de forces de police, de gendramerie et de vigiles privés non asermentés. Je refuse de montrer des papiers d’identité pour me rendre sur mon lieu de travail. Je refuse de me faire bousculer par des CRS. Je refuse de me faire tutoyer avec mépris par des individus que je ne connais pas. Je refuse d’entendre un vigile insulter un de mes collègues (pourtant muni du sac en cuir typique de l’enseignant, pourtant plus honorable que moi dans l’allure avec ses cheveux blancs) en lui disant “J’vais t’fumer toi, j’vais t’fumer”.

Nous ne sommes pas, que je sache, dans un état policier. Ou alors il faut nous le dire clairement, parce que cela signifie que les règles du jeu ont changé. Je croyais que l’on avait le droit de grève dans notre pays. Je crois que ce qui m’inquiète le plus, c’est de recevoir des communiqués de la Présidence affirmant que la situation est désormais “normale”.

SI CETTE SITUATION EST NORMALE, JE DÉMISSIONNE.

D’autre part, pour permettre l’action des ces policiers, militaires et vigiles, toutes les sorties de sécurité sont bloquées. Certains enseignants et étudiants s’obstinent à faire cours dans une ambiance délétère et dangereuse. Ce qu’ils risquent purement et simplement, en cas d’incendie, c’est de brûler vifs dans des locaux qui sont déjà vétustes.

Je joins à ce message la “Lettre ouverte à la présidence de Lyon 2″ rédigée par des enseignants (datée d’avant hier 5 décembre et déjà dépassée par les événements d’hier), ainsi que le dernier message de la présidence elle-même, pour que vous puissiez juger vous-même de la mauvaise foi, du mépris et des ronds de jambe du langage qui se banalisent dans notre environnement politique et médiatique.

Ce message est, bien sûr, à faire passer si vous en ressentez le besoin., Alice Verstraeten

http://www.pag69.org/article.php3?id_article=712

(merci Nath)

Publié dans:politique |on 14 décembre, 2007 |12 Commentaires »

Si jamais la grève devait s’étendre, mieux vaut ne pas trop en parler….

Comme il est d’usage dans la presse française lorsqu’un mouvement de grève se développe en bloquant l’activité d’autres secteurs d’activité, la consigne est toujours la même, mieux vaut montrer les difficultés des usagers et des entreprises pénalisées plutôt que de chercher à expliquer les causes de la grève, les revendications de ceux qui luttent.

Car chez nous voyez-vous, le grévistes est facilement assimilé à un inconscient qui défend sa chapelle et non à quelqu’un qui lutte parce qu’il n’a plus le choix, quand bien même il soit fortement pénalisé financièrement par son action.

De la même façon, vous remarquerez que les fins de conflits sont régulièrement présentées comme un soulagement généralisé où on laisse s’exprimer le contentement de ceux qui ont « souffert », mais jamais comme une victoire de négociations réussies consécutives à la grève. Il est d’ailleurs rare que les revendications satisfaites soient détaillées, encore plus rare de conclure que la grève fut un moyen de lutte efficace pour aboutir à un accord social !

Ce mode de retranscription médiatique n’est pas étonnant quand on sait la collusion qui existe entre pouvoir financier, Etat et médias en France.

Mais ce qui est encore plus frappant, c’est la retranscription de la fin de grève des routiers en Italie où il faut être un fin limier pour réussir à décrypter les compensations précises obtenues par les routiers italiens pour mettre fin à leur grève 2 jours avant le terme initialement prévu !

Bien sûr, les mêmes méthodes grossières de suivi du conflit ont eu pour unique objectif de nous expliquer les difficultés d’approvisionnement engendrées en Italie comme les problèmes de circulation à la frontière Française, mais presque rien ne vient préciser les raisons de la fin du conflit.

L’AFP s’est contentée dans une page de communiqué d’un « le règlement du conflit est intervenu à l’issue d’une réunion au ministère des Transports, au cours de laquelle le gouvernement a présenté aux représentants du patronat et des salariés du secteur des mesures, portant notamment sur leurs contrats de travail et sur des aides pour faire face à la hausse des prix du carburant ».

Quelqu’un serait-il angoissé, en France, à l’idée d’une extension de ce type de conflit aux routiers français qui connaissent peu ou prou les mêmes difficultés de réduction de leur pouvoir d’achat, au point qu’il faille surtout ne pas ébruiter les compensations forcément conséquentes obtenues pour que le conflit se termine si brutalement ?

Les plus répressifs de la droite française se gargariseront certainement à juste titre que le gouvernement social démocrate italien, en bon suiveur de la droite tels que nous les connaissons aussi en France, ait jugé le mouvement illégal, le ministère des Transports ayant ordonné aux routiers de reprendre le travail sous peine de 500 euros d’amende par jour et de la suspension des licences.

Bien que ce type de mesure puisse donner des idées à la droite française toujours prompte à réduire le droit de grève, nous avons maintes fois constaté la ténacité de cette corporation lorsqu’elle se lance dans une lutte de grande envergure, ce qui n’aurait certainement pas permis de stopper le mouvement de grève sans que les compensations soient conséquentes.

Voilà certainement pourquoi les médias aux ordres ne nous indiquent pas le contenu  des avancées obtenues par les routiers italiens. Voilà pourquoi le profil bas est adopté, voilà pourquoi dans ce pays, tout ce qui pourrait nuire à l’argent roi, comme les revendications salariales des plus démunis, doit être tu !

Publié dans:politique |on 13 décembre, 2007 |15 Commentaires »

Le prix de la vie d’un homme, celui de la vie des hommes…

158 euros, c’est le prix que vaut une journée de la vie d’un homme en France en décembre 2007.

Vous me direz, c’est pas mal, c’est presque cinq fois plus que la journée de travail d’un smicard en 2007 !

C’est vrai, mais lorsque cette vie s’effectue en prison en raison d’une erreur judiciaire pendant 3 années, cela devient peu cher payé à la fois pour le préjudice subi, mais aussi en comparaison avec le taux horaire d’un smicard dont on finit par se demander si lui-même n’a pas parfois le sentiment de vivre dans la prison de son employeur.

C’est pourtant l’indemnisation que vient d’attribuer la commission nationale de réparation de la détention provisoire à un homme qui a passé 3 ans en taule, accusé à tort d’avoir tué sa femme, et ce 13 années après le préjudice subi.

Les acquittés d’Outreau ou Patrick Dils, pour ne citer que les plus connus, avaient justement obtenus des indemnisations plus conséquentes. Il faut dire que dans ces deux cas, la récupération politique, comme l’émoi suscité par l’opinion avait certainement pesé sur les sommes consentis par la justice dont l’impartialité et l’indépendance reste toujours à démontrer en pareille circonstance.

Pendant ce temps, je paie cinq jours de vacances à un dictateur, que j’honore de tous les attributs de la république et qui pourra se gargariser d’avoir trouvé en cette occasion une reconnaissance jamais obtenue jusqu’alors par un pays dit démocratique.

Quelques vierges effarouchées au gouvernement vont bien sûr nous jouer le refrain de l’indignation au nom des droits de l’homme, mais toujours est-il que personne ne regarde en ce cas à la dépense quand il s’agit de devenir le fournisseur exclusif d’un pays totalitaire si la contrepartie s’inscrit en monnaie trébuchante qui ne changera de toute façon pas la vie du smicard à 33 euros la journée de travail.Peu importe les tortures passées, la respectabilité passe par l’importance du portefeuille.

Vous me direz, il est fou, quel rapport entre tous ces faits d’actualité qui justifierait un post aussi bancal !?

Tout et rien à la fois, peu de détail commun dans cette actualité que je trouve déprimante, mais en même temps des similitudes frappantes dans un pays où désormais tout s’achète :

- Un représentant du peuple qui s’évertue à mettre en dissonance ses paroles et ses actes tout en répétant pourtant inlassablement qu’il fait ce qu’il a dit. Manque de bol, alors qu’il devait nous la jouer rupture avec ses prédécesseurs en matière de politique étrangère, la rupture a plus le goût de l’accentuation de la real politique.

- Un petit VRP qui déshonore même la profession, tant il brade des siècles de respect humaniste de sa diplomatie, quand bien même ses prédécesseurs ne furent pas des gardiens du temple des droits de l’homme, personne n’a toutefois osé atteindre un tel cynique ostentatoire où l’Etat devient représentant de multinationales.

- Une justice menacée car démantelée par celui qui rend justice avant que la juridiction ne se soit réunie lorsque ses intérêts communicatifs le justifient, mais qui brandit le respect de la présomption d’innocence lorsque les mises en examen touchent ceux qui l’ont fait élire.

- Un petit politicien finalement très sélectif dans ses dénonciations et qui n’est pas prêt, malgré une suractivité non naturelle, à s’affairer au chevet de toutes les victimes innocentes de la justice si elles ne lui procurent pas quelques avantages électoraux auprès d’un public toujours plus sensible pour plébisciter la condamnation coûte que coûte, plutôt que la justesse du verdict rendu.

On comprend mieux pourquoi Sarkozy est le seul à appeler Poutine pour le féliciter de sa victoire électorale truquée. Vous ne voyez pas de ressemblances dans les méthodes?

Finalement, une journée banale en Sarkosie 2007, où la valeur de la vie humaine est bien loin des préoccupations de notre comptable de président!

Publié dans:politique |on 10 décembre, 2007 |9 Commentaires »

Et pourtant, ça n’émeut pas grand monde…

Pour une fois que l’Europe publie une étude qui vient conforter ce que tous les vilains gauchistes de France et de Navarre rabâchent depuis des mois, voire des années, la gauche française serait bien inspiré de l’utiliser pour crier haut et fort, en cette période de foutage de gueule Sarkozyste généralisé qui touche notamment le pouvoir d’achat, que les salariés français méritent à plus d’un titre de voir leur salaires augmenter (*).

En effet, une étude  de la commission européenne nous indique que la part des salaires dans la richesse nationale française a baissé de 10% entre 1975 et 2007 au point de revenir à une redistribution de la richesse produite (somme des valeurs ajoutées représentée par le PIB) inférieure à celle de 1960 pour les salariés, en France comme dans l’Europe (-12%), même si des disparités peuvent apparaître selon les pays.

Cette diminution de rétribution du travail et donc de l’appauvrissement du salariat, qui n’est certes malheureusement pas une nouveauté, s’observe de façon doublement inégalitaire en fonction du niveau de qualification des salariés.

Encore une fois, ce sont les salariés les moins qualifiés qui ont vu leur pouvoir d’achat baisser le plus fortement, alors que les salariés les moins mal lotis ont du se retrouver soit du coté des actionnaires soit du coté de ceux pour qui faire jouer la concurrence en vendant leur force de travail prends tous son sens.

Pour en arriver à ce stade régressif, vous imaginez bien que le pendant du salariat, l’actionnariat, n’a pas connu les mêmes désagréments, c’est un euphémisme que de le signaler.

Ce trend n’augure rien de bon lorsqu’on voit la politique européenne comme nationale se mettre en place, car de tels rapports constatent mais se gardent bien d’envisager un rééquilibrage salvateur et juste en faveur des salariés.

Alors on regarde la destruction des tissus sociaux se creuser, parfois même ceux qui la subissent s’en félicitent pour vanter une diminution des charges pesant sur des entreprises conséquemment soit-disant plus concurrentielles, et qui pourtant iront créer de la richesse là où le salarié français n’en profitera pas !

Cette hypocrisie qui ne profite qu’à ceux qui détiennent le pouvoir en France comme en Europe n’a que trop duré, et seule une action coordonnée du salariat français comme européen peut permettre de changer la donne malsaine vers laquelle veulent nous embarquer tous les libéraux de cette Europe, à savoir toujours plus d’argent pour les riches et oisifs, toujours moins pour les salariés.

Il ne reste plus à ces derniers qu’à intégrer que les capitalistes sont riches parce qu’eux-mêmes s’appauvrissent. Dure prise de conscience s’il en est.

(*) réellement, à temps travaillé constant je veux dire, et non par un tour de passe-passe idéologique comme en Sarkosie.

Publié dans:politique |on 10 décembre, 2007 |Pas de commentaires »

Résistances

Contre la délation raciste qui s’abat sur cette France Sarkozyste, certains résistent courageusement, soutenons les:

 R.E.F.I

 (merci Nath pour l’info)

Publié dans:politique |on 8 décembre, 2007 |14 Commentaires »

Le strapontin plutôt que les convictions !

Vous l’avez une fois de plus constaté, comme lors des luttes étudiantes contre le CPE de 2006, l’UNEF, syndicat majoritaire étudiant, a plus rattrapé le mouvement de lutte contre la loi LRU qu’il ne l’a précédée.

Il faut dire que l’UNEF est un peu aux étudiants ce que la Cfdt (et peut-être bientôt la Cgt) est aux salariés, à savoir une succursale du Parti Socialiste pour responsables syndicaux aux dents longues.

Le dernier exemple en date est on ne peut plus symptomatique puisque Bruno Julliard, président de l’UNEF, va quitter le syndicat pour intégrer la liste municipale 2008 de Delanoë pour Paris.

Bien sûr, cet engagement est un retour au bercail pour Bruno Julliard puisqu’il fut militant socialiste avant d’être président de l’UNEF, mais il montre à quel point son engagement militant ne fut qu’une transition réfléchie au service de son ambition personnelle.

En effet, comment qualifier le départ du président du syndicat majoritaire en plein conflit sur la loi LRU ? 

L’UNEF, par la voie de son principal représentant, s’est d’ailleurs précipité pour négocier avec le gouvernement comme il s’est hâté pour lâcher le mouvement à la moindre bribe de revendication accordée par Pécresse. Ce syndicat semblait avoir des choses plus urgentes à régler avec son changement de présidence, démontrant ainsi une immaturité visible car boutiquière dans la défense des intérêts étudiants, finalement au service d’une cupidité politique personnelle.

Cette collusion politique, entre la défense des intérêts de futurs salariés et les ambitions d’accession au pouvoir, discrédite la parole de milliers de jeunes qui se battent et croient en des idéaux aujourd’hui menacés tel le droit à une éducation libre et égalitaire, principe pourtant essentiel de notre république. Il n’y a pas pire que le mélange des genres dans l’action politique.

Monsieur Julliard, pourtant encore très jeune, mais déjà si conformiste dans la pratique politique qu’il démontre, tant ses convictions profondes semblent être reléguées au second plan face l’arriviste politique de ses actes.

C’est d’autant plus désolant que l’on peut toujours espérer d’une nouvelle génération qu’elle tire les enseignements des générations passées qu’elle se complait pourtant parfois à dénoncer de façon virulente pour ses pratiques détestables.

Or malheureusement, l’archétype Julliard se dépêche de reproduire ce qui écoeure le citoyen lambda, cette façon de lâcher ses engagements lorsqu’ils ne lui rendent plus service, cette précipitation pour rejoindre la grande famille des élus avides de pouvoir, les convictions et les combats en cours important peu.

Assez dans l’air individualiste du temps finalement….

Publié dans:politique |on 6 décembre, 2007 |11 Commentaires »

Après la répression…..la délation

Alors que les supposés dictateurs reconnaissent leur défaite devant leur peuple, que les supposés démocrates jouent les VRP multicartes à coup de « je te propose la vente d’une centrale nucléaire ici »,«je te vends des réacteurs nucléaires et des airbus ici», «je t’échange des otages contre des armes ici», alors que la répression entre dans notre quotidien comme on entre en religion, l’escalade du pouvoir autoritaire nous amène désormais à la dénonciation comme mode de gestion des enquêtes judiciaires.

Le Far West de John Wayne placardant à tout va du «Wanted» pour rechercher de supposés coupables est désormais une pratique de la police française, qu’on se le dise !

La nouvelle pratique en Sarkosie est désormais d’offrir des récompenses sous couvert d’anonymat à tout bon délateur qui pourrait identifier un supposé tireur de flic de Villiers le Bel ! de telles pratiques ne vous rappellent rien…

Je rappelle au passage qu’aucun mort, heureusement, ne fut à déplorer lors des derniers affrontements de banlieue. Pourtant, l’appel à témoin, habituellement utilisé en matière de crime (*) se voit désormais étendu à des échauffourées armées avec une remarquable nouveauté, celle du gain à la délation, clairement assumée par la droite très décomplexée au pouvoir.

Alors bien sûr, l’Ump nous brandit son benchmarking habituel en nous rappelant que d’autres pays ont cette pratique et qu’ainsi il s’agit simplement de s’en inspirer. Drôle d’argument à vrai dire, pour d’autres mœurs, qui signifierait que l’action politique consisterait uniquement à copier-coller ce qui se fait ailleurs pour garantir l’efficacité morale de l’action menée, fût-elle la plus infâme.

Ce nouveau cran passé dans l’abject, faisant suite à déjà tant de remise en cause des principes démocratiques, n’a pour objectif une fois de plus que de caresser dans le sens du poil l’électorat raciste qui vote Sarkozy, à 4 mois des élections municipales.

En Sarkozie, la fin justifie toujours les moyens…

 (*) Sarkozy s’étant substitué une fois de plus à la justice pour qualifier de crime les actes commis contre les policiers !

Publié dans:politique |on 5 décembre, 2007 |18 Commentaires »

Rémunérer le temps libre….c’est détruire !

Alors la voilà la belle promesse de campagne qui se traduit dans les faits, celle qui allie le « travailler plus pour gagner plus » sans toucher au portefeuille de l’employeur, donc sans aucune redistribution de la richesse produite en faveur des salariés.

Sarko a trouvé le tour de passe-passe intellectuel qui fait prendre des vessies pour des lanternes au salariat français, le paiement envisagé des jours de congés liés la Réduction du Temps de Travail.

Je rappelle simplement, entre parenthèse, que les RTT ont été crée, au delà de la progression sociale inscrite dans la loi, pour créer de l’emploi, ce dont 400 000 embauchés se souviennent. L’incitation à travailler plus, comme celle à faire des heures supplémentaires ne s’adresse donc pas à ceux qui cherchent un emploi, ils devront attendre encore un peu….

Un attrape nigaud profondément inéquitable

La notion d’équité tant mise en exergue lorsqu’il s’agissait de détruire les régimes spéciaux des cheminots (qui a touché à celui des parlementaires au fait ?), s’est de fait envolée au moment de proclamer que l’augmentation du pouvoir d’achat passerait uniquement par le renoncement à ses droits à congés.

Car qui sera concerné ?

- pas les fonctionnaires, exclu du champs de la loi envisagée.

- pas la grande majorité des salariés qui travaillent aux 35 heures par semaines et qui ne disposent donc pas de RTT.

- pas les salariés dans les entreprises de moins de 50 salariés pour lesquels la notion de RTT est étrangère et que l’on fait frétiller par une éventuelle carotte de 1000 euros défiscalisée, simplement restreinte au bon vouloir de l’employeur, en guise de prime.

- Pas les bénéficiaires des minima sociaux que sont les Rmistes ou chômeurs qui avant de vouloir gagner plus cherchent avant tout à travailler.

- Pas les salariés à temps partiels subis et même choisis pour lesquels les RTT ne sont qu’un mirage jamais rattrapé.

Bref, seul un nombre restreint de salarié pourra bénéficier de cette mesure totalement inéquitable, certainement les cadres disposant d’un pécule de jours qu’il n’ont pas eu le temps de prendre et qui viendra grossir une épargne oisive dont se gave les organismes financiers, car comme chacun sait, il faut du temps libre de plus pour dépenser plus.

Un leurre

Pour les quelques bénéficiaires, cette mesure inéquitable se double d’un leurre tant la traduction en salaire de RTT ne sera jamais imposée à l’employeur.

En effet, qui peux penser un seul instant qu’un employeur, dont le carnet de commande est réduit, prendra le risque de payer des jours de congés à ses employés si sa visibilité financière de court terme est faible.

Forcément, il préférera laisser les salariés prendre leurs congés plutôt que de les voir venir travailler en période creuse, de la même façon qu’il les incitera à effectuer des heures supplémentaires lorsque le carnet de commande est plein et serré. Dans les deux cas, ce n’est pas le salarié qui choisira, et seuls les intérêts de l’employeur pourront aboutir à une forte incitation au paiement des RTT.

Une fois de plus, la marge de manœuvre salariale, en particulier des salariés qui n’ont pas de postes d’encadrement et donc peu de pouvoir décisionnel quant à la façon dont ils disposent de leurs jours de congés, sera très réduite et forcément plus subie que choisie.

Une régression sociale

Avons-nous dans notre société abandonné toute espoir de voir la notion de progrès conjuguée à celle de d’amélioration du bien être humain ou cette notion ne peut-elle plus être associé qu’à la notion de rentabilité, de compétition ou de croissance ?

C’est tout l’enjeu régressif de cette mesure qui incite à appréhender la notion de progrès, sous entendu la hausse de la consommation donc la croissance de la production, par opposition à celle de mieux-être induite par les RTT (comme les baisses passées du temps de travail ou les hausses du nombre de jours de congés payés) qui a permis un développement des loisirs, du partage familial et donc une vision du travail qui mélange une vie de labeur avec le repos compensatoire consécutif au don de sa force de travail.

Taux de croissance annuel moyen du P.I.B. par habitant (en %)

Source : d’après les données d’A. Maddison, L’économie mondiale : une perspective millénaire, OCDE 2001.

                              1913-1950   1950-1973   1973-1998

Europe occidentale      0.8               4.1             1.8

Monde                        0.9               2.9             1.

Cela fait un siècle que le temps de travail diminue, parfois au prix de luttes sociales acharnées, et voilà que par un coup de baguette magique et malicieuse, cette conquête sociale du droit à disposer de temps libre viendrait s’opposer à la possibilité de mieux gagner sa vie pour un nombre restreint de salariés.

Est-ce la réduction du temps de travail au cours du siècle dernier qui a empêché le PIB par habitant de croître mondialement ? bien sûr que non, le principal problème volontairement occulté par ce leurre du « travailler plus pour gagner plus » est la façon dont les richesses sont redistribuées et non la façon de les faire croître qui est une vision strictement mercantile historique du capitalisme.

RTT ou pas, ce n’est pas la mascarade des annonces du gouvernement actuel qui viendra apporter une solution équitable à la hausse du pouvoir d’achat des salariés français.

Le pire, c’est que ce leurre salarial se double désormais dans les esprits d’une remise en cause culpabilisatrice du libre droit de disposer de ses congés. C’est beau le progrès, non ?

Publié dans:politique |on 3 décembre, 2007 |15 Commentaires »

Touchant…..tout simplement

A ma Melelinga [Mélanie], mon soleil de printemps, ma princesse de la constellation du cygne, à elle que j’aime tant, je veux te dire que je suis la maman la plus fière de cette terre (…). Et si je devais mourir aujourd’hui, je partirais satisfaite de la vie, en remerciant Dieu pour mes enfants. Je suis heureuse pour ton master à New York. C’est exactement ce que je t’aurais conseillé. Mais attention, il est très important que tu fasses ton DOCTORAT. Dans le monde actuel, même pour respirer, il faut des lettres de soutien (…). Je ne vais pas même me fatiguer à insister auprès de Loli [Lorenzo] et Méla qu’ils n’abandonnent pas avant d’avoir leur doctorat. J’aimerais que Méla me le promette.
(…) Mélanie, je t’ai toujours dit que tu étais la meilleure, bien meilleure que moi, une sorte de meilleure version de ce que j’aurais voulu être. C’est pourquoi, avec l’expérience que j’ai accumulé dans ma vie et dans la perspective que donne le monde vu à distance, je te demande, mon amour, que tu te prépares à arriver au sommet.


A mon Lorenzo, mon Loli Pop, mon ange de lumière, mon roi des eaux bleues, mon chief musician qui me chante et m’enchante, au maître de mon coeur, je veux dire que depuis qu’il est né jusqu’à aujourd’hui, il a été ma source de joies. Tout ce qui vient de lui est du baume pour mon coeur, tout me réconforte, tout m’apaise, tout me donne plaisir et placidité (…). J’ai enfin pu entendre sa voix, plusieurs fois cette année. J’en ai tremblé d’émotion. C’est mon Loli, la voix de mon enfant, mais il y a déjà un autre homme sur cette voix d’enfant. Un enrouement d’homme-homme, comme celle de mon papa (…). L’autre jour, j’ai découpé une photo dans un journal arrivé par hasard. C’est une propagande pour un parfum de Carolina Herrera « 212 Sexy men ». On y voit un jeune homme et je me suis dit : mon Lorenzo doit être comme ça. Et je l’ai gardé.
La vie est devant eux, qu’ils cherchent à arriver le plus haut. Etudier est grandir : non seulement par ce qu’on apprend intellectuellement, mais aussi par l’expérience humaine, les proches qui alimentent émotionnellement pour avoir chaque jour un plus grand contrôle sur soi, et spirituellement pour modeler un plus grand caractère de service d’autrui, où l’ego se réduit à su plus minime expression et où on grandit en humilité et force morale. L’un va avec l’autre. C’est cela vivre, grandir pour servir (…).

A mon Sébastien [fils du premier mariage de Fabrice Delloye], mon petit prince des voyages astraux et ancestraux. J’ai tant à te dire ! Premièrement, que je ne veux pas partir de ce monde sans qu’il n’ait la connaissance, la certitude et la confirmation que ce ne sont pas deux, mais trois enfants d’âme, que j’ai (…). Mais avec lui, je devrais dénouer des années de silence qui me pèsent trop depuis la prise d’otage. J’ai décidé que ma couleur favorite était le bleu de ses yeux (…). Si je venais à ne pas sortir d’ici, je te l’écris pour que tu le gardes dans ton âme, mon Babon adoré, et pour que tu comprennes, ce que j’ai compris quand ton frère et ta sœur sont nés : je t’ai toujours aimé comme le fils que tu es et que Dieu m’a donné. Le reste ne sont que des formalités.
(…) Je sais que Fab a beaucoup souffert à cause de moi. Mais que sa souffrance soit soulagée en sachant qu’il a été la source de paix pour moi. (…) Dis à Fab que sur lui, je m’appuis, sur ses épaules, je pleure, qu’il est mon soutien pour continuer à sourire de tristesse, que son amour me rend forte. Parce qu’il fait face aux nécessités de mes enfants, je peux cesser de respirer sans que la vie ne me fasse tant mal. (…)

Ingrid Betancourt

Publié dans:humain |on 1 décembre, 2007 |8 Commentaires »

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