Archive pour novembre, 2007

L’anesthésie ne fait plus effet…

Pendant que le P(s) fait rire (ou pleurer c’est selon) le peuple souverain, avocats, pêcheurs, étudiants, fonction publique, sncf, ratp, et j’en passe sûrement, s’apprêtent à exprimer dans la rue, après les taxis et les étudiants en médecine, ce dont ils sont privés par cette droite réactionnaire qui ne cause qu’avec les plus forts ou ne négocie que si l’on accepte sans broncher ce qu’elle a décidé.

Il aura fallu 6 mois d’une France piquée par la mouche Tsé Tsé du « travailler plus pour gagner plus » pour qu’enfin non seulement les bouc émissaires pré désignés de nantis ou profiteurs par la droite décomplexée au pouvoir, commence par réagir d’un tir groupé de revendications, non pas pour exiger des avancées sociales, mais simplement pour que la droite ne détruise pas les acquis sociaux que nos aînés ont mis des décennies à acquérir, mais aussi pour que les dindons du Sarkozysme, malheureusement essentiellement la médiane basse de la population, se rendent compte que la duperie avait assez durée.

Il faut bien dire que les doses anesthésiantes avaient été les plus fortes parmi l’opposition politique au point que l’amnésie a touché nombre de responsables prêt à opiner du chef à la moindre réforme libérale en vue, ainsi que parmi les organisations syndicales plus occupées à préserver leur pré carré d’influence auprès d’adhérents déboussolés que de défendre les intérêts des salariés pourtant frontalement attaqués. Il semble que la base se soit réveillée avant au point que comme souvent les syndicats, du moins la plupart, suivent le mouvement général plus qu’ils ne le précèdent. (*)

Et tout le monde aurait tort de se priver tant Sarko démontre jour après jour qu’il lâche ses ambitions initiales auprès de ceux qui lui montre radicalement les poings. Ce fut le cas auprès des taxis, des étudiants en médecine ou aujourd’hui des pêcheurs.

Alors bien sûr, toujours sous son principe habituel du diviser pour mieux régner, les premiers grévistes servis sont non seulement les mieux organisés et les plus corporatistes, mais aussi les plus populaires car répondant au critère sarkosyste de la France qui travaille ou simplement à celui de l’électorat naturel de la droite réactionnaire.

Pourtant, j’y vois l’espoir que les Sarkozystes, comme toute le pouvoir financier qui ne déteste rien de plus que de perdre de l’argent lorsque les blocages deviennent macroéconomiques, lâcheront si la radicalité des luttes est intransigeante et la solidarité des combats retrouvée.

Pour cela, l’espoir le plus prégnant est bien le mouvement mis en route dans plusieurs universités par les étudiants, ceux là même qui avaient fait reculer le gouvernement Villepin sur le CPE.

Lorsque les luttes deviennent essentielles, qu’il en résulte des choix de société futurs à déterminer, le combat de la jeunesse est souvent salvateur pour servir de déclencheur à la fédération des revendications et surtout pour faire sortir de leur torpeur les appréhensions bourgeoises à la revendication, qui pourraient venir bousculer les certitudes qu’un petit tyran démocrate leur a mis dans la tête et qu’ils venaient de consacrer.

Que tout cela prenne de l’ampleur, que le mouvement soit maîtrisé par les mouvements sociaux plutôt que récupéré par un parti d’opposition en déshérence de socialisme, que triomphe les valeurs de la république que sont la solidarité et la fraternité, voilà ce que l’on peut souhaiter aux combats contraints qui vont se dérouler en cette fin d’automne.

Une capitulation, et il en serait fini des espoirs d’une France résistante au libéralisme déshumanisant, que le pouvoir de la presse et de l’argent rêve de nous imposer.

 

(*) espérons que la CFDT ne lâche pas tout le monde en route comme elle avait su si bien le faire en signant seule un accord sans concertation avec la base en 2003, lors de la réforme Fillon portant les annuités au droit à la retraite pleine à 40 ans dans la fonction publique.

Publié dans:politique |on 6 novembre, 2007 |24 Commentaires »

Je retourne ma veste…toujours du bon côté

Dernière Minute (06 novembre 2007 à 19h45)

 Le Bureau National du P(s) vient d’acter un vote Oui au TME de Sarko. Décidément la trahison comme mot d’ordre, voilà la nouvelle donne de ce parti. Dans ce climat infecte, un homme honnête avec le peuple, Benoit HAMON, a démissionné de son poste de secrétaire national….

12 élus du P(s) viennent de publier dans Libération, l’organe décomplexé des Ouiouistes, une merveille de texte qui manie avec le plus incroyable cynisme les valeurs de la nouvelle gauche que sont la trahison, l’hypocrisie, la manipulation ou encore le suivisme libéral.

Le plus éloquent dans cette brochette de représentant du peuple de gauche, c’est qu’ils furent tous des partisans du Non au vote du TCE en mai 2005 (*).

Avant de vous expliquer leur nouvelle vision de l’Europe, je ne résiste pas à l’envie de vous énumérer des politiciens si fidèles à leurs idéaux, eux qui sont moins médiatisés mais tout aussi nuisibles à la gauche que le 1er secrétaire du P(s), afin que lors des prochaines échéances électorales vous n’omettiez pas leur nom :

· Vincent Peillon, député européen, membre du bureau national

. David Assouline, sénateur de Paris, secrétaire national du PS

. Jacques Bascou, député de l’Aude, membre du bureau national

. Geneviève Gaillard, députée des Deux-Sèvres

. Jean Gaubert, député des Côtes-d’Armor

. Jean Guérard, vice-président de la région Aquitaine, membre du bureau national

. Christian Martin, conseiller régional de Paca, secrétaire national du PS

. Béatrice Patrie, députée européenne

. Gilbert Roger, maire de Bondy, membre du bureau national

. Claude Saulnier, sénateur des Côtes-d’Armor

. Pascal Terrasse, député de l’Ardèche, président du conseil général, secrétaire national du PS

. Jean-Jacques Thomas, maire d’Hirson, membre du bureau national

Après avoir fait semblant de nous expliquer que le P(s) défendait l’organisation d’un nouveau référendum alors que son 1er secrétaire vient d’affirmer le contraire dans son élocution consécutive au dernier conseil national, après avoir énoncé ce vœux sans jamais indiquer que seul le vote contre au congrès contraindrait la droite à passer la question du mini-traité de Sarko devant le peuple, ces multicartes de la conviction lance une diatribe contre l’incohérence qu’il y aurait à s’abstenir ou à ne pas se prononcer, sans une seule seconde se pencher sur la cohérence qu’il y aurait pour un socialiste à défendre la voie la plus démocratique en votant contre la modification de la constitution (**).

Mais ces élus éperdus d’élan démocratique et de convictions sincères ne se sont pas arrêtés en si bon chemin. Ils essaient ensuite de nous expliquer pourquoi ils ont voté Non en 2005 pour mieux nous expliquer pourquoi il faudrait voter Oui aujourd’hui ! Et ça vaut son pesant de cacahouètes, accrochez vous :

« Ce qui a motivé, en 2005, notre opposition au traité constitutionnel, c’est le défaut d’Europe. Ce qui justifiait notre stratégie, c’est que l’on puisse prendre appui sur le non pour exiger plus d’Europe, là où nous en avons besoin »

Diantre, il fallait l’oser celle là ! voter Non parce qu’on manque d’Europe ! pas beau ça ?

Voter Non accessoirement parce que l’homme n’est pas une marchandise, parce que la concurrence ne doit pas toucher des services universels, parce que socialement il est indispensable de donner un cadre à l’Europe pour harmoniser vers le haut le quotidien des peuples qui la compose, et quelques autres balivernes de ce type, ce sont des aspirations qui ont moins motivé ces 12 intellectuels que de vouloir plus d’Europe….et donc de voter Non !

Pour eux, peu importe la qualité protectrice, humaine voire solidaire de cette future Europe, la finalité était qu’on en parle, la solution que l’on vote Non.

Il me semble heureusement que les motivations retenues par les Français de gauche qui ont voté Non au TCE furent légèrement plus sincères et moins tordues que celle-ci.

Alors forcément, après une telle contorsion intellectuelle, il devient désormais très simple de nous expliquer que l’Europe est soit disant bloquée par les méchants Français et Hollandais, et qu’afin que l’on parle plus d’Europe, il faut bien sûr voter Oui à la mascarade Sarkozyste, si peu différente de l’ambition libérale initiale.

Avec de telles girouettes, décidément le peuple français et la gauche en particulier n’ont pas les représentants qu’ils méritent. Comme je le répète un peu trop souvent pour certains, seuls les échéances électorales à venir peuvent changer cet état de fait et nous débarrasser de ces perfides représentants de l’électorat de gauche.

(*) et qu’accessoirement ils se sont empressés de rejoindre Royal dès qu’elle fut désignée par les militants, tous pourtant anciens membres du NPS.

(**) il y aura bien 2 votes, l’un pour modifier la constitution, l’autre pour valider ou pas le mini traité.

Publié dans:politique |on 5 novembre, 2007 |22 Commentaires »

Une taxe sur l’or noir pour arroser les plus riches !

Tout le monde le constate, le prix du pétrole rend l’utilisation de la voiture de plus en plus coûteuse, pénalise fortement les activités nécessitant beaucoup de transport et forcément aggravera la situation de chaque consommateur final, la vache à lait de moins de 50 ans, et ce alors même que l’euro fort compense en partie l’achat du baril de brut payé en dollars US.

Ce qui est le plus lamentable dans cette hausse des prix de vente à la pompe, c’est la méthode « aux abonnés absents » de ce gouvernement qui semble s’en moquer totalement.

Quand va-t-il prendre une mesure dans l’intérêt de tous ?

Lui qui se gargarise en permanence de vouloir favoriser la libre et petite entreprise, lui qui souhaite supprimer un à un les impôts qui pèseraient trop sur les charges des entreprises au point de mettre en danger un système solidaire construit depuis un siècle, que fait-il à part engranger des recettes supplémentaires ?

Car en effet, c’est bien la TIPP et la TVA qui grèvent à hauteur d’environ 75%, le prix de vente de produits pétroliers.

Si la TIPP n’est pas indexée sur le prix de vente mais sur une indexation au litre vendu, les recettes liées à la TVA sur les produits pétroliers dépendent pour leur part totalement de la hausse des prix de vente donc de ceux du prix du pétrole.

Aussi, en cette période de forte hausse des prix pour le consommateur final, ce sont des recettes inespérées qui entrent dans les caisses de l’Etat. Ainsi, sans bruit, pour des hausses de prix qui ne dépendent pas directement du gouvernement, ce dernier est en train d’engranger à peu de frais électoral, des recettes supplémentaires qui vont venir compenser les cadeaux fiscaux récemment proposés aux plus aisés comme le bouclier fiscal, l’exonération de 95% des droits de succession ou les incitations fiscales pour les 50% de français qui paient l’impôt sur le revenu.

Je tiens à rappeler qu’intelligemment le gouvernement Jospin avait instauré en 2000 une TIPP flottante en adossant les recettes supplémentaires de TVA liées à une hausse du brut, à une baisse des recettes supplémentaires de la TIPP. Cette mesure avait été supprimée par le gouvernement Raffarin en 2002.

Même si cette taxe flottante n’est pas une solution sur le long terme en cas de hausse structurelle du prix du pétrole car elle finit par faire stagner les recettes de l’état tout en n’encourageant pas à la recherche d’alternatives à l’énergie pétrole lorsque son utilisation ne subit plus de hausses de prix, il faut bien reconnaître que dans une période où l’Etat compresse ses recettes pour faire des cadeaux fiscaux aux plus riches, pénalise un peu plus les assurés sociaux en leur réclamant une taxe sur leurs propres maladies, il est tout de même hallucinant d’imaginer que ce soit la hausse du prix du pétrole qui vienne au secours d’une gestion libérale on ne peut plus inégalitaire et que ce fait rendrait encore plus injuste.

Une fois de plus avec Sarko et sa bande, les solutions passeront forcément par la rue. Les pêcheurs fortement touchés, puis d’autres professions devront forcément passer par cette ultime recours pour se faire entendre et revendiquer le droit à travailler plus pour ne pas gagner moins, slogan dont chacun commence à mesurer qu’il ne risque pas de s’appliquer uniquement dans le foyer du voisin.

Ce n’est plus une paille mais une poutre qui s’affiche aux yeux de tous sur les combats prioritaires de Sarko. Cela va-t-il fédérer des solidarités autres que corporatistes ? Les prochains événements nous le diront.

Publié dans:politique |on 3 novembre, 2007 |10 Commentaires »

Un malade, ça ne se défends pas, ça subit!

7,6% des députés ont voté à une « écrasante » majorité (44 députés pour et 27 contre) le principe des franchises médicales de 50 centimes d’euros pour l’achat de chaque boite de médicament, le tout devant être capé ultérieurement par décret (*) à 50 ou 100 euros par assuré social et par an.

Au delà du fond totalement condamnable et inacceptable puisqu’il fait passer le malade pour responsable financièrement de ses propres pathologies, laissant libre cours aux profiteurs du système (**) pour arroser allègrement le corps médical en médicaments en tout genre à prescrire sans retenue, la façon dont sont défendus les assurés sociaux par leurs représentants nationaux a de quoi écoeurer de la politique.

Sur 227 députés de gauche, seuls 27 (à féliciter tant ce qui ressemble à un sacerdoce en matière de conviction est à souligner) ont défendu coûte que coûte une vision solidaire de la santé, les autres devant préférer la pêche au gros.

A droite, seuls 42 députés sur 345 élus ont eu le courage d’assumer leur libéralisme et leur volonté de culpabiliser les malades un peu plus. Encore une belle leçon de conviction politique en cette période préélectorale où les intérêts de pouvoir personnel priment forcément sur ceux de la population défavorisée.

Voilà comment à l’assemblée nationale de 2007, on désigne un vote majoritaire qui rassemble 12% des députés pour une mesure engageant pourtant le quotidien de chaque assuré social et au delà, le devenir du système de protection sociale à la française pourtant encore classé n°1 dans le monde par l’OMC.

Point de proposition pour améliorer ce déni de démocratie à l’assemblée nationale dans le rapport Balladur fraichement arrivé sur le bureau du grand mufti, alors même que l’adoption de ce texte destructeur  n’aura représenté que 2,7% des électeurs aux dernières législatives.

Décidément, entre certains députés plus attachés à leur réélection, d’autres dont les convictions de gauche ont été acheté dans une pochette surprise, des pratiques démocratiques d’un autre temps pour des sujets essentiels, et des règles de vote inadaptées à la représentation nationale, voilà qui promet de beaux jours au pouvoir en place dans la remise en cause des acquis sociaux et la stigmatisation des plus fragiles.

(*) on reconnait bien là les pratiques démocratiques de la méthode Sarko

(**) je veux bien sûr parler des industries pharmaceutiques qui dépensent 20 000 euros par an et par médecin en France pour marketer leurs produits au travers de séminaires en tout genre.

Publié dans:politique |on 1 novembre, 2007 |9 Commentaires »
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