Qui a entendu s’exprimer un étudiant en grève ?

En Sarkozie, quand la communication possède quelques ratés, quand on commence à se faire insulter par les mécontents, quand même les corporatismes habituellement plutôt empathiques avec le pouvoir dans leurs critiques commencent à perdre patience devant les provocations de la beurette servant de caution aux réactionnaires de droite et quand enfin les étudiants dangereusement incontrôlables pour la droite décomplexée accusés de faire de la politique lorsqu’ils font grève (*) commencent à bloquer les universités et envisagent de soutenir les différents mouvement sociaux à venir, alors l’intelligentsia journalistique institutionnelle entre en jeu.

C’est alors que la notion de conflit d’intérêts prend tout son sens et qu’il est difficile d’avaler les informations télévisuelles, radiophoniques ou de la presse écrite sans se rappeler que la très grande majorité de ces médias prends ses ordres auprès des actionnaires majoritaires que sont les Arnaud, Pinault, Lagardère et autres Rothschild, tous amis de Sarkozy et du Medef familial.

En effet, que nous présentent avec délectation les médias aux ordres, alors que le mouvement des étudiants dans les universités prend de l’ampleur au point que la semaine à venir risque de converger vers une fermeture de la moitié des universités françaises ?

Tout simplement que le front anti-grève s’organise, qu’un large mouvement opposé à la fermeture des universités, ceux qui veulent travailler face à tous ces fainéants qui ne pensent qu’à défiler et bloquer ceux qui étudient, se met en place et mérite forcément qu’on en parle. Bien entendu ce mouvement « spontané » lui serait apolitique bien que non défavorable à loi Pécresse(**) !

On les interviewe, on les questionne pour bien comprendre leur souffrance, tout cela dans un élan de manipulation rarement atteint à la hauteur des angoisses du pouvoir de voir la situation lui échapper et qui redouble de propagande pour tuer dans l’œuf toute légitimité à pouvoir contester une loi votée en pleine vacances sans que les premiers concernés n’aient pu se prononcer sur un changement radical de vision d’avenir pour les universités qui les forment.

Cette situation déjà maintes fois constatée durant la campagne présidentielle où les favoris désignés du pouvoir de la presse et de l’argent (Royal et Sarkozy) ont eu droit à tous les égards pour que le deuxième tour ne soit pas un bis repetita de 2002, trouve désormais une traduction qui ne cherche même plus à se dissimuler puisque pour ma part, je n’ai vu, entendu ou lu, mise à part Bruno Julliard le pendant de Chérèque à la CFDT dont les consignes sont dictées par le P(s), aucun représentant des étudiants à l’origine du mouvement de grogne qui ait pu exprimer les motifs de sa désaprobation.

Des images d’un président excité ou gaffeur censurées, des forces de l’ordre confortées dans leur petit pouvoir qui ne prennent plus de pincettes pour faire ce qu’elles croient être leur devoir sans que les médias ne s’en émeuvent, des choix de reportages valorisant des mesures gouvernementales plutôt qu’une information objective sur la grogne qui monte, le tout dans un respect à la lettre de l’adage Sarkozyste du diviser pour mieux régner, décidément la dictature douce est en marche et il est vraiment tant de s’en inquiéter.

(*) alors qu’il est bien connu que lorsqu’on envisage de privatiser les universités françaises en les mettant en concurrence, on ne fait absolument pas de politique bien sûr. Voir l’excellent article de Fontenelle à ce sujet.

(**) une fois de plus, voir le dernier billet de Fontenelle sur un article du Monde.

Publié dans : politique |le 10 novembre, 2007 |23 Commentaires »

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23 Commentaires Commenter.

  1. le 11 novembre 2007 à 9:04 fmds21 écrit:

    Tu as bien raison Enzo la désinformation est la règle. L’affaire de l’UNIMM n’ est pas traitée. Les reportage sur les grèves sont vont tous dans le même sens on ne coupe pas à Delarue le pourfendeur des grèves. Malgré cela le mécontentement monte de partout et la seule solution reste l’affrontement voulu en fait par le gouvernement qui espère le récupérer. C’est un jeu dangereux pour notre pays pour la démocratie. Alain

  2. le 11 novembre 2007 à 12:17 enzo d'aviolo écrit:

    jeu dangereux Alain, mais le seul salutaire. c’est cela où la dictature douce….

  3. le 12 novembre 2007 à 8:41 fmds21 écrit:

    Avec le comité Baladur nous y allons gaiement vers la dictature voir l’article détaillé sur mon blog. Je ne crois pas qu’il puisse y avoir de douceur en la matière juste l’affrontement toujours douloureux. Alain

  4. le 12 novembre 2007 à 8:53 Nico2312 écrit:

    @ Enzo
    désolé mais je ne comprends pas ton amalgame « Bruno Julliard le pendant de Chérèque à la CFDT dont les consignes sont dictées par le P(s) »…
    que l’Unef en général et Julliard en particulier soit très proche du PS ok
    mais c’est loin d’être le cas de la CFDT
    et enfin le syndicat étudiant très proche de la CFDT c’est la Cé… l’Unef ayant plutôt tendance à flirter avec la CGT…

  5. le 12 novembre 2007 à 11:02 enzo d'aviolo écrit:

    @Nico
    tu me dis une chose et son contraire là sur l’Unef.
    c’est un secret de polichinelle que l’unef est proche du P(s). Quant à la Cfdt, c’est vrai que le P(s) peut lui sembler trop à gauche, mais enfin, elle est bien dans les petit papiers des sociaux démocrates du P(s).
    Bref pour moi, ce sont toujours deux syndicats qui se raccrochent aux branches et qui finissent toujours par flirter avec le pouvoir sous couvert de négociations que tu aimes tant et qui trahissent surtout pour moi les revendications initiales des salariés ou dans comme dans chaque négociation, il faut lâcher certains points pour obtenir certaines choses.
    Lorsqu’il s’agit de négociations pour améliorer les acquis sociaux, cela ne me derange pas, mais lorsqu’il s’agit simplement de sauver les acquis, alors cela s’appelle de la grande braderie, ce dont la cfdt est la spécialiste.

  6. le 12 novembre 2007 à 11:24 Nico2312 écrit:

    @ Enzo
    je ne vois pas une seconde où je dis une chose et son contraire sur l’Unef : on peut prendre ses ordres au PS tout étant plus proche de la CGT (qui assure le SO de Julliard…) que de la CFDT
    au passage en 2003 au congrès du PS c’est Thibault qui était l’invité d’honneur pas Chérèque…

    sans rire, je n’irais pas jusqu’à dire qu’associer l’Unef et la CFDT démontre une méconnaissance du monde syndical, mais presque…

  7. le 12 novembre 2007 à 12:01 enzo d'aviolo écrit:

    @Nico
    tu écrivais:
    « que l’Unef en général et Julliard en particulier soit très proche du PS ok »

    puis

    « l’Unef ayant plutôt tendance à flirter avec la CGT… »

    Il ne me semble pas que le P(s) fricote avec la Cgt par contre o:-) cela me semble contradictoire tout de même!

    Par contre effectivement le monde syndical, je reconnait sans soucis que je connais très mal le monde syndical, n’ayant jamais été syndiqué. mais par contre je regarde les actes, et ceux de l’unef, et encore plus de la cfdt, ont toujours été contre l’intérêt des salariés (pour les grands combat de lutte je veux dire bien sûr hein!). la cfdt a plombé 2003 comme elle est en train de plombé les regimes spéciaux actuellement en ne proposant pas de grave reconductible. c’est une spécialité chez ce syndicat.

  8. le 12 novembre 2007 à 13:39 étienne fillol écrit:

    Je ne peux qu’être d’accord avec Nico : la CGT s’est depuis son virage réformiste largement rapprochée du PS. La CFDT c’est pour le moins peu frappant.

    Quant à l’UNEF, dire que ses actes « ont toujours été contre l’intérêt des salariés »… heu là je vois mal, mais vraiment très mal. Par exemple, le CPE ???

    Mais bon en gros si je comprends le raisonnement : UNEF = CFDT = PS = socio-libéraux. Cela me semble un peu court.

  9. le 12 novembre 2007 à 13:41 Nico2312 écrit:

    @ Enzo
    c’est bien ce que je dis : rappelle toi le congrès du PS de 2003 et le triomphe fait à Thibault (qui d’ailleurs est le 1er SG de la CGT a ne pas être au comité central du PCF)

    sur 2003 la CFDT a obtenu le départ après 40 ans de cotisations pour les carrières longues qui devaient jusqu’alors bosser jusq’à 60 ans (quand on a commencé à bosser à 14 ou 16 ans je te laisse faire la calcul du nombre d’années gagnées…)
    La CFDT est à l’origine des 35 heures (certes très mal appliquées par la loi Aubry 2, mais elle n’est pas responsable de la loi…)
    si ça ce c’est être « contre l’intérêt des salariés » c’est que nous de parlons pas la même langue…

    quant à l’Unef,je ne vois pas ce que tu leur reproches (moi j’ai pas mal de grief à leur encontre :-) ))) a part d’être moins extrêmes (ou radicaux :-) ))) que Sud-étudiants ou la CNT…
    on en peut pas dire que ce soient les rois de la négo avec le gouvernement…

  10. le 12 novembre 2007 à 13:50 enzo d'aviolo écrit:

    @Etienne
    UNEF = CFDT = PS = socio-libéraux
    Ah bah très bien, t’as fait un bon résumé, que moi même n’aurais pas fait.
    Oui le CPE, l’Unef a suivi parce que le mouvement prenait de l’ampleur. Et c’est exactement ce qu’il se passe maintenant où pendant l’été, tout allait bien pour l’unef alors que ce projet clairement de privatisation des universités satisfaisait tout le monde à l’Unef (même royal est pour c’est dire que c’est dans la ligne sociale démocrate hein!), et qui maintenant que le mouvement prends de l’ampleur, font les bons soldats de base, avant certainement de le torpiller s’il se met à pourrir doucement. L’unef, c’est le pendant de la Cfdt chez les étudiants. voilà ma comparaison.

    @Nico
    Ah mais toi tu me parles de Thibault qui doit être hué à la sncf et à la ratp par les cgtistes, alors forcément. Dont acte thibault est proche du P(s), mais pas la cgt, ça se saurait et je le constate tous les jours à mon boulot.

    Oui c’est être contre les salariés d’avoir bradé 2,5 ans de cotisations en plus pour revendiquer ensuite ce que tu rapportes. C’est exactement ce que je te dis au dessus, on négocie le moins pire et on se satisfait du peu obtenu quand on a laché sur l’essentiel. C’est ça la Cfdt, mais je reconnai que certains aiment, les mêmes qui aiment le P(s) social démocrate! là dessus il y a cohérence!

    L’unef a négocié avec Pecresse cet été, ce qui contredit ton propos, alors forcement today, ils sont le cul entre 2 chaises, cela s’appelle se faire déborder par sa base putative!

  11. le 12 novembre 2007 à 14:20 enzo d'aviolo écrit:

    Ceci dit, pour revenir au sujet du post, j’ai pour la première fois ce midi entendu au JT des étudiants grévistes s’exprimer, certes ausssitot compensé par le mouvement qui monterait des non grevistes bien sûr, mais y a un début à tout.

  12. le 12 novembre 2007 à 14:30 Nico2312 écrit:

    @ Enzo
    la section CGT de CG ne représente pas la confédération CGT… tu es suffisamment intelligent pour le savoir (tout comme Jean-Luc Mélenchon ne représente pas à lui seul le PS)
    la ligne politique de CGT se rapproche de celle du PS c’est un fait…
    et pour l’instant çà la SNCF ça va pas mal pour Thibault merci pour lui :-) ))

    100000 salariés, pour notamment des ouvriers, qui partent en retraite plus tôt parce qu’ils ont commencé à bosser très jeunes sont donc des salauds ???
    une mesure obtenu par une orga que tu n’aimes pas, plutôt que par la rue est donc forcément condamnable ??? :-( ((
    et les 35 heures ???

    faire passer l’Unef pour réformiste c’est à hurler de rire…
    tu voulais qu’ils fassent quoi, qu’ils refusent de répondre à Pérecesse ???
    on en revient toujours au même mais ce n’est pas honteux de faire progresser ses idées par le dialogue plutôt que de s’en remettre directement à la rue !!!

    « L’unef, c’est le pendant de la Cfdt chez les étudiants.  »
    ce maintient que dire cela est une absurdité
    leur seul point commun est d’être des syndicats puissants en nombre d’adhérents donc pas aussi jusqu’au boutistes que tu ne le souhaiterait… c’est faible comme point commun

  13. le 12 novembre 2007 à 14:34 Nico2312 écrit:

    @ Enzo
    cela me parait normal que l’on montre dans le même JT des grévistes et des non grévistes, non???
    pour en revenir à l’Unef, comme c’est la 1ère organisation syndicale étudiante (et de loin) c’est plutôt qu’on les entendent dans les médias, non ???

  14. le 12 novembre 2007 à 15:08 enzo d'aviolo écrit:

    Bon, moi je juge les faits, et ce que j’ai constaté de ces organisations, c’est qu’elles sont plus suivistes que précurseurs en matiere de luttes. Ce n’est pas le cas de la CGT pour ce que j’ai constaté et si thibault se rappriche du P(s) c’est son probleme, encore une fois je juge les faits et si cela ne change rien à l’action de la Cgt, alors ça me va.
    Idem pour l’Unef. discuter avec pecresse sans consulter la base en vacances, j’avoue que c’est pas mal! qu’est-ce qui l’empechait d’attendre 2 mois pour négocier pour une réforme si importante? rien.

    Me suis mal exprimé, ce ne sont pas des non gévistes qui sont montré, ce sont des anti-greves, pardon! nuance….
    pas compris ta dernière phrase.

  15. le 12 novembre 2007 à 15:33 Nico2312 écrit:

    @ Enzo

    je ne vois pas de suivisme chez la CFDT sur les régimes spéciaux en ce moment vu que tout se décide en intersyndicale…
    quant à l’Unef ils sont souvent précurseurs de mouvements de grève, faire la grève mais refuser le blocage des facs ou des gares ne relève pas pour moi du suivisme…

    ce qui empêchait l’Unef d’attendre deux mois ??? bah le calendrier : la loi a été votée pendant la session extraordinaire !!!
    sans doute aurait-il mieux valu qu’ils refusent de tenter d’améliorer le texte en le laissant passer dans sa 1ère version selon toi ???
    quant à la consultation de la base, je ne connais pas les statuts de l’Unef mais il est loin d’être certain qu’elle soit obligatoire…

    ça ne me choque pas qu’on donne également la parole aux anti-grève (à condition bien sur de ne pas surmediatiser comme j’ai malheureusement peur que ce soit le cas dans ton exemple)… d’autant qu’on ne sait pas quel est le poids réel de chaque position… j’ai la faiblesse de croire que la coordination est loin d’être représentative des tous les étudiants
    a contrario cela ne veut absolument pas dire que je soutiens les malades d’Alternative libérale ou de Liberté Chérie pas plus représentatifs en nombre que la coordination…

    pas étonnant que tu n’ais pas compris ma dernière phrase : il manquait le mot « normal » :-) ))

    PS : avec ton « amalgame radical » tu as réussi l’exploit de me faire défendre l’Unef :-) ))

  16. le 12 novembre 2007 à 15:41 enzo d'aviolo écrit:

    @Nico
    « ce qui empêchait l’Unef d’attendre deux mois ??? bah le calendrier : la loi a été votée pendant la session extraordinaire !!! »

    bah voyons, c’est simple le syndicalisme, faut surtout pas peiner le pouvoir en place qui détruit tout et ne pas dénoncer un passage en force pendant l’été!
    le minimum, c’etait de refuser de négocier dans ces conditions, ce qu’on fait certains syndicats. l’unef a fait du suivisme, de la politique du moins pire, te dis, beaucoup de ressemblances avec la Cfdt.
    Mais attends je comprends bien ta position générale, hein, elle est cohérente, c’est celle de la direction du P(s) et de la Cfdt, on négocie le moins pire, on se satisfait en disant que sinon on se serait privé de quelques avancées (qui en fait sont de moindres reculades), puis on se raccroche aux branches quand le mouvement se radicalise car heureusmeent la base salariale est plus virulente. C’est typiquement la politique des démocrates, on accompagne le libéralisme en marche.
    Comme tu le sais, ce n’est pas ma vision de l’avenir. Pas envie de tout brader, donc je prefere affronter.

  17. le 12 novembre 2007 à 15:45 enzo d'aviolo écrit:

    Nico,

    je ne fais pas d’amalgame sur le contenu de ces deux syndicats que dont je connais mal les statuts et la ligne politique, je me contente de constater des similitudes dans le mode récent de fonctionnement. Et cela ne m’enchante guère.

  18. le 12 novembre 2007 à 16:12 Nico2312 écrit:

    @ Enzo
    « c’etait de refuser de négocier dans ces conditions, ce qu’on fait certains syndicats »
    cite m’en un stp !!!

    donc selon toi il vaut mieux laisser passer une loi inique que d’essayer de l’améliorer ???
    et on fait quoi après ??? On va dans la rue (et 9 fois sur 10 la loi reste) ???

    je ne vois pas où est le suivisme dont tu parles… l’Unef pourrait être taxée de suivisme si elle tenait désormais un discours aussi radical que la coordination, alors qu’au contraire elle se prononce contre les blocages de gares

  19. le 12 novembre 2007 à 16:45 enzo d'aviolo écrit:

    bah tous les syndicats classés extreme gauche chez les étudiants. Ils n’ont pas signé d’accord avec Pecresse.

    « donc selon toi il vaut mieux laisser passer une loi inique que d’essayer de l’améliorer ??? »
    :) oh le vilain raccourci!
    Non il vaut mieux contester le caractère inique de la loi et refuser de se prostituer en négociant avec le diable plutot que d’améliorer des bribes, le mal étant fait, et le gouvernement ayant ensuite tout loisir pour s’en servir pour marquer son incompréhension. C’est vrai quoi, on a signé un accord et maintenant les syndicats ne sont plus d’accords, allons ce n’est pas sérieux! et voilà comment se font rouler dans la farine les salariés ou etudiants futurs salariés.
    C’est donner le bâton pour se faire battre et c’est servir de caution ensuite au gouvernement vis à vis de l’opinion en faisant passer les représentants des salariés pour des girouettes, ce qu’ils sont en effet bien souvent, malheureusement.

    Tu fais partie de ceux qui pense qu’il existe toujours une possiblité de dialogue. je respecte ta position.
    Mais pour ma part, je pense qu’à un moemnt, quand le gouvernement lui-même ne veut plus dialoguer, il faut au contraire aller au bout, seul moyen de faire reculer. Heureusement qu’ils n’avaient pas tous ton raisonnement en 68. Les grandes avancées nécessitent de grands combats à la hauteur des enjeux, et ils sont énormes actuellement les enjeux, tu le sais bien.

  20. le 12 novembre 2007 à 17:00 Nico2312 écrit:

    @ Enzo
    mais l’Unef a rien signé puisque la ministre n’a fait que de la consultation… ce qui a tout de même permis une amélioration du texte…
    tous les groupuscules (à côté desquels l’Unef passerait presque pour un mouvement de masse avec ces rares milliers d’encartés :-) ))) qui par principe refuse la discussion avec un ministre parce qu’il est de droite ne sont pas tout à fait ce que j’appelle des syndicats : lutter c’est indispensable, mais il faut aussi savoir négocier, et même si cela peut te semble la traitrise ultime, il faut aussi savoir signé un compromis et/ou un protocole de fin de conflit… mais je reconnais que c’est nettement moins fun et moins facile que de refuser en bloc une réforme

    ôte-moi juste d’un très léger doute : les accord de Matignon en 1968 ils ont bien étaient obtenus par la négociation, non ??? :-) ))

    je précise également que je respecte tout ta position et que dans certains cas la rue est la seule solution (exemple le CPE), mais elle ne doit, selon moi, n’intervenir quand dernier recours

  21. le 12 novembre 2007 à 17:03 Nico2312 écrit:

    précision après relecture
    je ne dénie pas le droit (loin de moi l’idée de m’ériger en censeur) d’être des syndicats à ceux d’extrême gauche que tu cites (enfin sans les nommer…)
    simplement j’ai du mal à concevoir qu’un syndicat refuse le dialogue dès lors qu’il n’est pas d’accord avec la partie adverse…

  22. le 12 novembre 2007 à 17:08 enzo d'aviolo écrit:

    Tu te trompes, la facilité c’est d’aller dans le sens du vent, surtout actuellement. S’opposer demande une sacrée dose de courage en cette période. Regarde le P(s), ça fait longtemps qu’il en manque désormais. Le suivisme est à la mode, seule la rue changera cet état de fait. A defaut, la bataille sera perdue pour les 4 ans à venir.

    ôte-moi juste d’un très léger doute : les accord de Matignon en 1968 ils ont bien étaient obtenus par la négociation, non ??? :-) ))

    Ah mais la négociation en position de force après 1,5 mois de blocage, moi je suis pour je te rassure. C’est pas vraiment le cas actuellement, non?

    Il me semble que nous sommes désormais au moment de ce dernier recours dont tu parles….d’ailleurs c’est exactement ce que recherche Sarko, il ne veut plus négocier, il veut mesurer les rapports de force, en clair imposer de la lutte des classes!

  23. le 12 novembre 2007 à 17:16 Nico2312 écrit:

    @ Enzo
    c’est bien là où nous ne sommes pas d’accord : bloquer une fac et/ou une gare en refusant en bloc un texte et la moindre discussion est beaucoup facile et confortable que d’accepter de s’assoir à une table et de négocier (et en plus tu passes pour un traitre…)

    autant sur les régimes spéciaux je suis d’accord avec toi : le gouvernement fait tout pour aller à l’affrontement avec la SNCF et effectivement est devenu, à la demande du gouvernement si j’ose dire, obligatoire… mais gaffe à la sortie de grève : il n’y a pas vraiment d’issue…
    autant pour les facs, la coordination va trop vite… sans doute emportée par la volonté de faire des 14 et 20 novembre des fourre-tout anti-Sarko

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