Un certain bon sens de gauche…

Quel bon billet publié ce jour par Michel Onfray dans Libération sur les conséquences de la décision du bureau national du P(s) de s’asseoir sur le vote des français sur le TCE de mai 2005 et de glorifier le TME de Sarko !

Après un constat somme toute maintes fois lu sur le suivisme libéral de ce parti matiné d’opinionite aiguë que la candidature Royal avait porté à son paroxysme lors de la dernière campagne présidentielle, Onfray fustige l’aile gauche du P(s) pourtant qualifiée d’honorable mais qu’il appelle à reprendre l’adage de La Boétie « Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres » pour ne pas apparaître indéfiniment de « caution de gauche à une formation politique qui a depuis longtemps cessé de parler aux classes défavorisées en ne s’adressant plus qu’aux bobos, alors que ceux-ci sont plutôt séduits par la franchise molle de François Bayrou ».

Justement, mais malheureusement sans chance d’aboutir, il exhorte cette aile gauche pour qu’elle « cesse de servir de supplétif et de boute-en-train à l’aile droite du parti qui, elle, jouit sans entraves ».   

Comment ne pas voir du bon sens un rien désabusé devant cette évidence que les faits quotidiens des décisions du P(s) nous rappelle à chaque fois.

  Entre les dénis de démocratie aussi bien en interne qu’envers ses électeurs putatifs, un partage de valeurs de droite toujours plus réactionnaires comme la fameuse nécessaire régulation de l’immigration qui justifie aujourd’hui en France les pires horreurs en matière de respect des droits de l’homme dans les centres de rétention administratifs servant au regroupement de la gestion humaine purement comptable du vil Hortepen, « des ministres débauchés, des hommes de main appointés dans des commissions Théodule, des sympathisants socialistes embauché », le P(s) s’éloigne toujours plus des aspirations réelles de la moitié de la France qui gagne moins de 1 500 euros par mois.

Malheureusement, Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veux rien voir, et bien qu’Onfray aspire à une véritable traduction du vœux de Besancenot de créer un vrai parti de gauche, on sent bien que les guerres de petites chapelles vont l’emporter et que seule la rue risque d’être le lieu où la véritable démocratie d’opposition trouve un sens.

Alors debout les socialistes de gauche, mais pas uniquement dans la rue, mais aussi dans la résistance au conformisme libéral en marche dans les vieux partis dits de gauche. Cela passe nécessairement par l’arrêt d’une caution depuis longtemps accordé à ceux pour lesquels le terme socialiste n’a plus qu’un sens pragmatique et électoraliste et ne sert plus qu’à marquer des différences de forme tant les idéaux se rejoignent pour ne se distinguer que dans la méthode. 

Publié dans : politique |le 8 novembre, 2007 |4 Commentaires »

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4 Commentaires Commenter.

  1. le 8 novembre 2007 à 17:07 Dynam des dentelles écrit:

    Bien vu Onfray
    Le séisme sarkosien va fatalement arriver , alors la vraie gauche va se réveiller! On peut toujours rêver…

  2. le 8 novembre 2007 à 17:25 enzo d'aviolo écrit:

    @dynam
    espérons. mais il est quand même terrible que le réveil soit conditionné aux délires de Sarko.

  3. le 8 novembre 2007 à 18:33 httppoudou écrit:

    Que la « VRAIE GAUCHE  » se réveille mais vite « çà déborde »

  4. le 8 novembre 2007 à 19:40 enzo d'aviolo écrit:

    @httppoudou
    oui comme tu dis

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