On se demande vraiment quand allons nous toucher le fond?

A force de courir derrière la droite qui courre derrière les idées d’extrême droite, celle que les médias aiment à nommer la gauche, à travers la représentation du P(s) et de certains membres d’EELV, est à ce jour toujours prête à avaler tous les actes régressifs et les déclarations ignominieuses d’un de ses membres pour garder la face sur son action pourtant si éloignée de ce que l’on nomme les valeurs de gauche.

La dernière dérive de la politique gouvernementale sur l’expulsion manu militari d’une adolescente de 14 ans au cours de sa scolarité, qui dénote la feuille de papier à cigarette qui existe entre la politique de Valls et celle de son prédécesseur, a trouvé sa pire abjection dans la justification et le soutien appuyé du ministre de l’intérieur pour cette action totalement dénuée de l’humanité minimale nécessaire que l’on serait en droit d’attendre d’une personne se réclamant de la « gauche ».

Que Manuel Valls ne voit pas où est le problème quand d’autres s’émeuvent que l’on puisse mettre des policiers sous le nez d’une adolescente scolarisée face à ses camarades de classes et le choix émotionnelle que cela puisse provoquer en elle, ne doit plus nous surprendre avec ce vil personnage qui s’est trompé de perron à sa sortie d’étude et dont la mémoire très courte lui a fait omettre qu’il avait été naturalisé en 1982 grâce à ses prédécesseurs qui eux n’avait pas que le nom de socialiste.

Mais que ceux qui se réclament et se répandent sur les valeurs de gauche à travers les médias n’aient pas le courage de demander la démission de cette ignoble personnage ou de démissionner eux-mêmes d’un gouvernement désormais clairement à droite, répands sur la gauche tout entière, celle des combats de lutte pour les sans-papiers, celle associatives qui au quotidien défends les droits des plus démunis et celle plus large de la conscience citoyenne de gauche qui a compris depuis longtemps que les gens ne naissaient pas égaux en droit là où ils naissent, un sentiment de malaise absolu qui devient tout bonnement insupportable.

Si quelqu’un pouvait payer une carte à l’UMP au sieur Valls, ça soulagerait un peu notre conscience de gauche.

Publié dans : politique | le 17 octobre, 2013 |Pas de Commentaires »

Ce dégueulis habituel mis en avant par la presse

On a malheureusement pris l’habitude de lire Marine Le Pen se voir servir la soupe dans tous les journaux qui sont proches de sa vision nauséabonde de la société, tels l’Express ou le Point.

On a découvert que les quotidiens dits de référence tels le Monde ou le Parisien avait pris pour habitude de demander son avis sur tout au FHaine pour mieux masquer les incuries réelles de nos gouvernants qui protègent la minorité possédante et leurs intérêts.

La presse qui protège le pouvoir libéral en place en se servant du FHaine comme d’un diable de confort, on en avait donc pris l’habitude. Aider ce parti à basculer dans une situation de parti comme les autres au nom de la sacro sainte démocratie qui permettrait donc même de valoriser des défenseurs de la haine et de l’exclusion de tout ce qui n’est pas blanc et français de pure souche, est devenu une constante de la presse écrite.

On vient encore de passer un nouveau stade dans la banalisation de ce parti xénophobe puisqu’un représentant historique de la presse spécialisée, en l’occurrence la Revue des Vins de France, vient de mettre en avant un article de Jean-Marie Le Pen, multi-condamné récidiviste pour coup et blessures, redressements fiscaux, apologie de crime de guerre et autres joyeuseté du genre, article titré  » les off de Jean-Marie Le Pen mais pas seulement » .

Ce dégueulis habituel mis en avant par la presse dans politique raslfront_etiquette_vin_bordeaux_fn

En dehors de l’interrogation de voir un politique de cette réputation interrogé dans un magazine grand public sur le vin, mais on sait que ce journal est devenu aussi people que Paris match, on peut y lire des joyeusetés du style « J’ai eu la chance d’avoir faim et d’avoir froid. Ce sont des cadeaux de la vie exceptionnels que ne connaissent même pas les pauvres qui n’ont faim et froid que très rarement. Je pense même que les clochards sont souvent responsables de leur situation », propos n’ayant rien à voir avec cette presse spécialisé et son sujet le vin, mais qui du coup contribuent à normaliser cette culpabilisation abjecte envers les plus démunis, envers les différences, idées nauséabondes que tentent en permanence d’insuffler ce parti de la haine.

Cet énième constat de la dégénérescence des règles déontologiques, des barrières salvatrices pour une démocratie qui sont franchies une fois de plus au nom du pluralisme permettant d’écrire tout ce qui est plus que dégueulasse, est le signe d’un journalisme très malade, pantin d’un système de possédant qui tient les fils du capital de la RVF comme de tant de journaux.

Le Conseil National de la Resistance qui avait parfaitement identifié les enjeux de l’indépendance et de la liberté de la presse écrite en réclamant « son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères afin qu’elle soit délivrée de l’argent et de la corruption », doit dans son entier se retourner dans sa tombe tant la déliquescences de ce parangon de presse actuelle est à l’opposée d’une presse libre, indépendante et dont la déontologie lui permettrait de nous éviter ce genre de mise en lumière effectuée par la désormais très peu respectable Revue des Vins de France.

Publié dans : politique | le 17 septembre, 2013 |Pas de Commentaires »

Et mon copain aussi il est innocent

Et mon copain aussi il est innocent dans politique Claude-Gueant_scaleexact_300x200

Bon d’accord il fait un peu dans le mélange des genres niveau revenus personnels, mais c’est pas de sa faute, les sollicitations sont tellement fortes…

Publié dans : politique | le 14 mai, 2013 |Pas de Commentaires »

je suis innocent

je suis innocent dans politique Cahuzac+Suisse+UBS+Singapour

Qui peut douter de mon honnêteté allons? regardez tout ce qu’ont écrit tous les médiacrates sérieux comme Apathie….

Publié dans : politique | le 3 avril, 2013 |Pas de Commentaires »

Les béni oui oui de la gauche caviar…

Décidément la gauche molle redouble de bêtise dans la gestion des symboles forts au peuple de gauche dans une période où sa popularité catastrophique risque de mener toute la gauche sous le règne futur annoncé de Sarko II en 2017.

Après avoir ignorée les obsèques de Chavez et avoir même insultée la mémoire de son action, là où un affichage rassembleur autour d’une gauche qui a réussi ce que l’Europe ne réussie pas, aurait resserré les rangs de ceux qui rêvent d’une autre politique, voilà désormais la Hollande touch à l’œuvre pour bafouer les règles élémentaires de la république Laïque qu’est la France en venant exposer ses convictions religieuses au nom de l’Etat Français lors de l’intronisation du nouveau pape. C’est lamentable.

Non seulement c’est encore un coup dur porté à tous les humanistes de la république sociale et à l’unité de la gauche, mais c’est en outre, dans cette période, la preuve que seuls les puissants intéressent cette gauche là. Elle est vraiment décidément de plus en plus dégoutante pour qui préfère l’unité à la division des citoyens, elle ne laisse plus aucun doute sur l’issue de la mort annoncée du social libéralisme en France avec les conséquences putatives dangereuses pour l’avenir qui se profilent si les années 30 se répètaient…

Publié dans : politique | le 19 mars, 2013 |Pas de Commentaires »

La médiacratie en fera surement beaucoup moins le buzz

Vous vous souvenez surement qu’en pleine Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) souhaitée par Sarkozy, un brulot agressif et caricatural avait ravi les rédactions journalistiques en dénonçant ces fainéants de fonctionnaires complices de politiques qui les manipulent autant qu’il les dédaignent.

Cet essai rédigé par une fonctionnaire en place avait fait la une de nombreux journaux, y compris télévisés pour conforter le pouvoir sur les bienfaits d’un démantèlement des services publics en cours, les pratiques de la fonction publique étant le reflet bien sûr exact de ce que rapportait ce récit pourtant très orienté.

Une réponse cinglante et non dénuée d’humour vient pourtant de paraitre en réponse à cette agression manipulatoire, elle aussi rédigée par un fonctionnaire en place qui rappelle la réalité plus complexe de la fonction publique invitant l’auteur du brulot initial à venir faire des TIG en réponse à sa condamnation en appel  visant à la soustraire de son exclusion de sa collectivité pour manquement aux devoirs de réserve.

Qu’il est amusant et peu étonnant de constater à quel point ce nouvel ouvrage attire moins l’attention des médias!

Là où la stigmatisation facile et gratuite faisait les choux gras de la majorité des journalistes suiveurs qui nous infligent leur docta libérale, ce droit de réponse doit surement correspondre à une période où la presse a d’autres chats à fouetter et ou le rappel de quelques évidences a tendance à mettre à mal ses certitudes passées.

Une fois de plus, j’oscille entre l’amusement et la consternation face à un  tel constat…

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Publié dans : politique | le 21 janvier, 2013 |10 Commentaires »

Mais qu’ont-ils de socialistes?

La Grèce s’apprête à former un nouveau gouvernement de coalition pour poursuivre la politique destructrice voulue par l’Europe qui protège (les plus riches). Après avoir subi une baisse des salaires de 30%, le peuple grec, bien affolé et apeuré par la propagande européenne, n’a pas su se séparer du joug mis autour de son coup par la créance banquière européenne lors de ces élections.

C’est en effet, le parti (socialiste) grecque (Pasok) qui va continuer à faire le sale boulot en apportant une caution morale à la droite libérale qui a gagné les élections législatives d’une courte tête face à Syriza, sorte de Front de Gauche grecque, seul résistant à l’injonction des banquiers européens grecs. Sur que si Syriza avait gagné ces législatives, sans aucun scrupule, le Pasok se serait senti capable de former une autre coalition pour faire la politique inverse de celle qui va être menée, ce qui en dit long sur les convictions profondes de ce type de dirigeants (socialistes) grecs.

La complicité dans la sale besogne se doublant d’un courage aux abonnés absents, c’est un technocrate, comme en Italie, qui va prendre en charge le ministère des finances dont aucun politicard ne voulait tant il est impopulaire pour mener une politique austéritaire.

Et c’est un banquier, quoi de plus logique, actuel président de la banque nationale grecque, qui va protéger les intérêts de ceux qui ont mis le pays dans l’état où il est, au détriment du peuple bien sur.

Syriza, aux actes conformes aux idées, fait bien de poursuivre sur sa ligne de conduite et de ne pas tomber dans cette compromission qui tue la dignité de l’engagement politique. Je suis certain qu’il en récoltera les fruits à l’aulne de la dégringolade de l’économie grecque qui se poursuivra à n’en pas douter.

On ne peut se réjouir de cet avenir noir si prévisible auquel l’austérité mène tout droit, mais au moins tout ne sera pas perdu le jour les grecs seront prêt à un véritable changement, dans leur intérêt. Ils pourront alors enfin comprendre réellement quelle noblesse dans l’engagement le terme « socialiste » porte.

Publié dans : politique | le 20 juin, 2012 |2 Commentaires »

Cette dérive des esprits, si dangereuse…

La droite républicaine est à l’agonie, son comportement depuis la triste ère Sarkozy le démontre chaque jour depuis sa fin de règne. Après avoir joué durant toute la mandature à fleurter et assimiler les thèses xénophobes du Front National pour mieux siphonner ses électeurs dans la droite ligne de l’élection gagnée de 2007, la voici qui non seulement, telle la pitoyable Nadine Morano appelant ouvertement aux électeurs du FHaine dont elle partagerait les valeurs (sic), brosse dans le sens du poil les électeurs frontistes, mais en outre aussi commence à mettre en œuvre des accords électoraux de désistements mutuels en sous main avec un parti profondément anti-républicain et xénophobe.

C’est ce qui est en train de se passer dans le Gard et les Bouches du Rhône. Cette dérive qui confinera à terme à un naufrage est le signe d’une perte totale des valeurs républicaines dont elle s’est réclamée pendant des décennies.

Là où un Chirac avait une position claire et digne, un Copé ou une Morano sont prêt à vendre leurs figures républicaines pour quelques strapontins au palais bourbon.

 Cette dérive des esprits, si dangereuse… dans politique ump_fn-9afd8

Cette décomplexion débutée sous l’ère Sarkozy donne une légitimité toujours plus grande au parti raciste et stigmatisant qu’est le FHaine, il devient légitimé dans ses positions anticonstitutionnelles par un parti qui a gouverné la France depuis 10 ans, rendant par là même incohérent tout essai d’isoler celui-ci en rappelant ses positions anti-républicaines alors même qu’on affirme partager ses valeurs.

Aucun républicain de gauche ne peut se réjouir d’un tel positionnement idéologique de la droite française qui se durcit en sentant l’impasse dans laquelle la mène sa piètre politique économique et ses échecs répétés au pouvoir.

Le combat sur les idées reste le seul qui vaille, démontrer en quoi le FHaine et son programme national socialiste possède un double discours malsain contre les intérêts de ceux qu’il affirme vouloir défendre et ne résoudra en rien les difficultés du plus grands nombre, prouver chiffre à l’appui que les travailleurs immigrés rapportent à la nation plus qu’ils ne coutent, en clair accentuer le combat abandonné par la gauche molle depuis trop longtemps pour rappeler les réalités programmatique de ce dangereux mouvement dont l’histoire a suffisamment prouvé qu’il n’était de l’intérêt de personne que de lui donner les clés du pouvoir.

Ce n’est au prix que de cet effort permanent face aux idées xénophobes que le discrédit s’accentuera sur une droite qui perd dangereusement son âme.

Publié dans : politique | le 12 juin, 2012 |2 Commentaires »

Une petite parenthèse de l’histoire de France est enfin refermée !

Comme l’air que nous respirons ce matin me semble plus sain, moins pollué par la stigmatisation permanente de l’autre au plus haut niveau de l’état, moins empreinte de recherche de bouc-emissaire pour justifier ses propres incompétences.

Ne trouvez-vous pas que l’Europe respire à nouveau, que l’avenir a un sens autre que celui de la contrition, du toujours moins pour le plus grand nombre pendant que les plus aisés jouissent toujours plus ostentatoirement.

Même Merkel est prête à la négociation et à lâcher du lest là où hier elle imposait au Nain le fouet qu’il réclamait pour son pays.

Non vraiment, l’étape une de la libération du peuple de France vient de faire un grand pas en se débarrassant de son monarque autoproclamé de la 5ème république.

Mais ne nous y trompons pas, les lendemains déchanteront si lors des législatives, l’aspiration à une politique radicalement différente, ne trouve pas son résultat dans les urnes.

Prenons exemple sur les grecs qui viennent de positionner le Front de gauche grec en seconde position, permettant à la gauche dans son ensemble de croire en une politique totalement différente de celle menée par les libéraux au pouvoir dans ce pays depuis trop longtemps.

Le premier signal lancé par le peuple français commence à faire bouger l’Europe sur ses positions idéologiques mortifères pour les européens, le second signal vient d’être envoyé par le peuple grec, le troisième devra encore provenir de chez nous.

Pour cela, il faudra que le Front de Gauche obtienne un gros score pour obliger le nouveau président à radicalement changer de politique. L’avenir est à nous.

Publié dans : politique | le 7 mai, 2012 |9 Commentaires »

De plus en plus décomplexés…

Quels changements en à peine plus de 10 ans!

En 2002, tout le monde était offusqué du score du FHaine à la présidentielle et cherchait à rassembler en démontant les thèmes vulgaires de ce parti qui cherche à diviser et jouer sur les peurs plutôt que de vouloir conforter l’avenir de l’ensemble des concitoyens.

Voilà désormais cette droite décomplexée sarkozyste qui reprends ces thèmes, surfent sur les divisions, accentuent les stigmatisations en pleine campagne présidentielle de second tour, que de chemin parcouru donc et de désinhibition pour en arriver à normaliser la haine de l’autre, le repliement sur soi et l’accusation de l’autre pour soulager ses propres maux.

La presse est bien sûr coresponsable de cela, même la presse dite de gauche, celle qui a préféré insulter le peuple du Front de Gauche qui faisait le sale boulot contre les fascistes plutôt que de dénoncer la rétrogradation que représente les multiples lignes programmatiques du FHaine.

Elle ne s’offusque désormais pas plus de la radicalisation droitière du discours de Sarkozy pour capter avec culot aux yeux et oreilles de tous l’électorat extrémiste du FHaine.

Cette banalisation, cette normalisation des thématiques du FN, sont la pire chose qui puisse arriver en démocratie et préfigure surement un avenir d’union des droites extrêmes avec la droite libérale, ainsi qu’une gouvernance future commune.

Le rempart du Front de Gauche est donc désormais la seule digue réelle qui existe face aux dérives fascisantes, active face à l’inertie de la gauche molle, puis combattante et résistante face à la normalisation de la haine de l’autre, du repli sur soi, de la recherche du coupable facile en période de crise.

L’histoire a tristement révélé à plusieurs reprises déjà le long processus qui mène à accepter l’inacceptable, il serait bon que tous nos médiacrates s’y replongent quand certains de leurs ancêtres affirmait avant la dernière guerre préférer Hitler au front populaire, ne voyant pas venir le désastre qui se profilait.

Le pire ennemi face au diable fasciste, c’est l’ignorance, c’est faire comme s’il n’existait pas ou comme si son existence pouvait se justifier en démocratie sans que cette dernière n’encoure un quelconque danger.

Sarkozy et sa clique devrait avoir honte de se servir des braises de la haine pour garder le pouvoir dont il a tant abusé depuis 10 ans. On sait que rien ne l’arrêtera, mais il est toujours désolant de se remémorer que ce type ait pu être notre représentant depuis 5 ans.

Il serait si joyeux de pouvoir l’envoyer en retraite anticipée.

Publié dans : politique | le 24 avril, 2012 |Pas de Commentaires »

Ne pas se tromper, dans l’intérêt du peuple!

Ne pas se tromper, dans l'intérêt du peuple! dans politique affiche-FG

Publié dans : politique | le 20 avril, 2012 |Pas de Commentaires »

Les sondages….à part ça?

Il est terrifiant de constater à quel point toute la stratégie politique de l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle ne réponds qu’à un seul fait, l’évolution des courbes de sondages.

Un seul ne calque pas sa stratégie sur cette nébuleuse, Mélenchon. Il trace son chemin, explique son programme, fait des propositions et essaie de convaincre en faisant fi du score aléatoire que les instituts veulent bien lui annoncer.

Comme il est forte progression, il est consternant de voir le P(s), les écolos, l’extrême gauche ou Sarkozy établir leur stratégie en fonction de sa nouvelle position supposée. On le cajole par intérêt d’un côté, on le rabroue de l’autre, on a le cul entre deux chaises comme toujours chez (s)ocialistes, bref on calque sa communication sur le dictat informatif des instituts de sondage. Navrant!

Quand va-t-on comprendre que le peuple n’est une masse uniforme de benêts dont le seul objectif consisterait à s’intéresser au PMU électoral, comme le qualifie Mélenchon, et qu’il souhaite voter en connaissance de cause des mesures que chaque candidat propose pour son avenir?

Les sondages….à part ça? dans politique

Le jeu actuel consiste à en dire le moins possible, à éviter de montrer que de l’UMP à EELV les choix sont peu ou prou les mêmes, à savoir une austérité plus ou moins sévère, le petit jeu consistant à remplir l’espace politique à coup de pourcentages bien aidé en cela par un monde journalistique avide du vote estimé de la star ‘Ac des sondages.

Parmi ses très nombreuses propositions, le Front de gauche envisage de changer de république, il me semble désormais vital que parmi les travaux d’une future assemblée constituante, et quel que soit le modèle électoral retenu, certains portent sur les limites à donner au système des sondages, système qui empêche de réfléchir, empêche de s’interroger et entraine le débat vers le plus petit dénominateur commun à l’intelligence, celui du simple jeu de hasard politique.

Interdire les sondages dans les 3 derniers mois d’une élection me semble une piste, comme celle qui consisterait à exiger une transparence totale sur les méthodes employées par les sondeurs.

Pour cela une seule solution, permettre un véritable changement, rompre avec le ronron habituel de l’Ump(s) pour permettre au peuple une expression consentie librement en connaissance de cause. Seule le vote du Front de Gauche peut permettre à l’intelligence populaire d’être prise en considération. Agissons.

Publié dans : politique | le 29 mars, 2012 |Pas de Commentaires »

Ce gauchiste qui s’ignore…..tous les 5 ans!

Il nous avait déjà fait le coup en 2007 à la fois en citant Jaurès puis en voulant s’accaparer Guy Moquet au début de sa présidence. Sarkozy n’étant jamais à court d’idée en terme de communication pour embrouiller les débats d’idées, le voici désormais après 5 ans de pouvoir conservateur pour le peuple et émancipateur pour les plus riches, qu’il nous refait le coup en prenant à son compte l’idée du Front de Gauche de poursuivre les déserteurs fiscaux à la mode des Etats-Unis en proposant de rattraper ce qu’il nomme les exilés fiscaux.

Certes, voire les propositions du Front de Gauche mise au cœur du débat public donne une force de crédibilité à son projet et de la cohérence qui peuvent lui servir, mais ce pillage intéressé et mensonger contribue aussi à noyer, à diluer des propositions précises dans un gloubi boulga indigeste qui fera perdre la cohérence d’ensemble du programme du Front de Gauche.

Ce gauchiste qui s'ignore.....tous les 5 ans! dans politique

C’est pourquoi le devoir d’explication reste d’actualité à l’heure où Sarkozy tape tout azimut sur la recherche de boucs émissaires responsables de la crise actuelle, continue à opposer les uns aux autres, avec pour dernière trouvaille celle des exilés fiscaux.

Car si le front de gauche veut aller chercher de l’argent envers ces évadés fiscaux, ce n’est surement pas pour les stigmatiser comme Sarkozy cherche à le faire pour mieux noyer le poisson de l’inconséquence de son projet global, mais bien pour construire un modèle égalitaire de solidarité et de redistribution des richesses, pour démontrer que le patriotisme ne se limite pas au chant de la marseillaise ou au dépôt de fleurs sur la tombe du soldat inconnu, mais bien que la participation de chacun à hauteur de ses revenus, quel que soit son statut, doit contribuer à l’effort commun pour le développement d’une société plus juste et plus égalitaire où la pauvreté ne devrait même pas avoir le droit de citer dans un pays riche comme la France.

Après l’idée de vouloir faire tomber l’espace Shengen (et ce pour des raisons purement xénophobes) en rompant les accords qu’il a lui-même défendu, lui qui a joué au toutou de Merkel pendant 5 ans en ratifiant tous les traités et en volant l’avis du peuple refusant le traité constitutionnel européen de 2005, le voilà qui se pose en percepteurs de l’évasion fiscale des plus aisés qu’il contribué à enrichir un peu plus depuis 5 ans.

Décidément, plus c’est gros plus ça ose tout, en espérant que ce genre de mensonge d’Etat ne soit pas gobé tout cru par ceux qui n’ont pas intérêt à un second mandat, je veux bien sûr parler des salariés de ce pays.

Publié dans : politique | le 14 mars, 2012 |Pas de Commentaires »

Ces grands démocrates de la médiacratie…

On les connaissait partisan, prêchant la bonne parole libérale en toute impunité des règles démocratiques élémentaires sur les ondes télévisuelles ou radiophoniques.

On savait qu’à de rares exceptions, il s’agissait de minimiser ou de taire la formidable campagne du Front de gauche, le seul à remplir des salles aussi grosses dans toutes les villes de France où un meeting est organisé.

On savait que le principe binaire de la confrontation UMP(s) occupait 90% de leurs commentaires, reportages et analyses.

On constatait depuis trop longtemps à quel point la religion du sondage occupait leur plaisir à se faire peur pour valoriser le pantin lepéniste et d’en tirer des conclusions plus infondées les unes que les autres sur une supposée propension de la classe ouvrière à scier la branche sur laquelle elle est assise en votant pour l’extrême droite.

Aussi, les citoyens attachés à une véritable démocratie attendaient qu’enfin la campagne officielle soit lancée pour permettre un strict partage de l’exposition médiatique à tous ceux qui auraient obtenu le droit constitutionnel de participer à la campagne présidentielle.

Ces grands démocrates de la médiacratie… dans politique

Que nenni !

Après avoir confisqué la parole à une grande partie de l’électorat qui se reconnait ailleurs que dans les partis bien pensants, voilà désormais nos grands démocrates qui s’acharnent à trouver un moyen de contourner cette règle immuable du partage égalitaire du temps de parole en aspirant à une limitation à deux semaines de véritable démocratie, préalables au vote dont on sait qu’il consiste surtout en cette période de diffusion des spots politiques préenregistrés sans aucune confrontation d’idée, sans aucun travail journalistique digne de ce nom.

Cette caste bien informée et protégée du pouvoir qui a peur de voir ses privilèges bousculés par un changement de démocratie républicaine, ferait bien de se souvenir du référendum de 2005 où le matraquage avait atteint des niveaux jamais égalés de propagande par les ouiouistes convaincus, ce qui n’avait pas empêché le peuple de choisir sa destinée en toute indépendance.

L’internet sera encore ce vecteur de liberté démocratique pour les élections à venir et cette plainte auprès du CSA est un signe explicite de la perte de repère et de la crainte que les choses changent pour la médiacratie servile en place. Ils ont néanmoins raison d’avoir peur…

Publié dans : politique | le 9 février, 2012 |Pas de Commentaires »

Il est vraiment temps d’arrêter ce cirque !

Chacun voit à travers les décisions prises par les dirigeants européens que tout est fait pour rassurer les marchés financiers, les agences de notation et tous ceux qui possèdent des capitaux dont le seul objectif est de les faire fructifier en toute sécurité pour s’enrichir encore plus, peu importe l’utilité des fonds placés.

 Pourtant, plus les mesures sont prises pour rassurer sans ne rien changer qui puisse bousculer des habitudes décennales de placements fructueux et sécurisés, moins les détenteurs de capitaux ont confiance et ne veulent risquer des placements qui les positionneraient pourtant tels des acteurs utiles à l’économique, mais au risque non négligeable de réduire leurs bénéfices et de leur faire prendre des risques qu’ils ne souhaitent plus prendre. On est alors vraiment en droit de se demander à quoi ils servent ?

Cette méfiance généralisée qui plombe littéralement l’économie réelle, celle qui fait pourtant vivre des dizaines de millions de personnes et permet le développement humain, est d’autant mis en danger qu’on arrive au paroxysme de ce système savamment entretenu par les pantins au pouvoir que sont les représentants élus du Capital tel Sarkozy ou Merkel.

La représentation de ce paroxysme d’absurdité comportementale culmine avec cette information parue à propos de l’Allemagne qui emprunterait de la dette à court terme à des taux négatifs. Vous ne rêvez pas, cela signifie que les investisseurs préfèrent perdre de l’argent, dont visiblement ils ne savent que faire, en plus de ce qu’ils prêtent, contre l’assurance que cet argent en diminution sera remboursé avec certitude 6 mois plus tard, l’Allemagne faisant office de payeur à forte garantie. On marche vraiment sur la tête !

Il est temps que le politique joue son rôle, interdise certaines pratiques spéculatives inutiles, prenne le contrôle sur les banques pour les obliger à se rendre utile au développement économique, taxe l’argent oisif qui ne sert qu’à enrichir les détenteurs de capitaux. Il est temps que la politique reprenne ses droits, sa dignité, celle qui lui permet de jouer un rôle utile pour le plus grand nombre dans cet océan de médiocrité politicienne qui n’a pour seul objectif que de conforter le pouvoir et l’arrogance d’un tout petit nombre.

Pour cela, une seule solution, aller aux urnes et voter pour le Front de Gauche.

Publié dans : politique | le 11 janvier, 2012 |4 Commentaires »

La grande bêtise délibérée de l’augmentation de l’âge de la retraite

A l’heure où le candidat du P(s) à la présidentielle 2012 renie les unes après les autres toutes les avancées sociales remportées lors de la victoire socialiste de 1981, la mesure emblématique de l’âge de la retraite à 60 ans pour tous fait aussi désormais l’objet d’un renoncement idéologique de Flamby.

Pourtant, le seul et unique argument qui porte avancé par les défenseurs de l’augmentation de l’âge à la retraite est celle de l’augmentation de la durée de vie. Il est pourtant facile désormais de la contester sans avoir à rappeler un certain bon sens qui voudrait qu’on tende plus vers une société de progrès que de régression même si ce dernier argument achoppe dès que la sinistrose s’installe pour nous expliquer en quoi nous n’aurions plus les moyens de financer nos retraités.

C’est bien évidemment plus une question de volonté politique et de choix fiscaux que la fatalité qui fait qu’on ne souhaite plus financer nos retraites à la hauteur du passé, mais des statistiques récentes  montrent à quel point l’espérance de vie est directement lié à l’âge de départ à la retraite et donc que c’est bien grâce aussi à la diminution de l’âge de départ à la retraite que la durée de vie augmente.

La grande bêtise délibérée de l’augmentation de l’âge de la retraite dans politique Esperance-de-vie-3

En effet, l’Allemagne, pourtant si souvent prise en exemple par les libéraux de tous bords, a vu diminuer de 2 ans l’espérance de vie de ses travailleurs les plus pauvres au cours de ses 10 dernières années, ce qui a coïncidé avec l’augmentation de l’âge de départ à la retraite sur la période. Seul aujourd’hui un quart des allemands entre 60 et 64 ans travaillent, les trois autres quarts oscillant entre retraite prise prématurément et donc en diminution, et chômage. La conséquence immédiate c’est bien entendu une diminution des conditions de vie, qu’il s’agisse des soins, de la nourriture ou du chauffage et donc une mortalité plus précoce.

Cette régression est d’autant plus flagrante que l’espérance de vie est désormais, pour les travailleurs pauvres, inférieure à celle qui existait du temps de l’ex Allemagne de l’Est. On n’arrête pas le progrès…

En France, on court droit devant la même sottise maintenant que le P(s) revient sur la position de Fillon de 2003, avec un facteur aggravant qui est que la durée de cotisation y est nettement supérieure à celle de l’Allemagne et donc les risques de générer des retraités pauvres encore plus grande.

Décidément, les vrais socialistes sont désormais au Front de Gauche, Mitterrand les aurait adoubé sans difficulté, il reste le seul à défendre les acquis sociaux de 1981.

Triste période d’évolution de nos sociétés où tout semble indiquer que la guerre pour la lutte des classes a trouvé son vainqueur.

La bataille n’est pas perdue si les Français s’en souviennent dans les urnes en mai prochain.

Publié dans : politique | le 19 décembre, 2011 |Pas de Commentaires »

La démocratie, quelle plaie pour les libéraux…

Papandréou, le suiviste libéral, a enfin cédé face à la force de la rue, celle de son peuple, qu’il fait pourtant tant souffrir depuis des mois par ses décisions austères et destructrices des vies de ses concitoyens.Il accepte enfin d’agir en démocrate, de consulter son peuple face à tant de décisions prises à l’encontre d’acquis sociaux gagné depuis des lustres, enfin il lui reste une once d’âme démocrate pour sortir la tête haute et permettre à son peuple d’exprimer ses choix.

Oh bien sûr, le référendum qu’il accepte de lancer n’a pas pour objectif d’interroger le peuple sur son avenir concret, non, il lui permettra simplement d’affirmer s’il souhaite continuer à être dépecé par l’Europe libérale pour s’enfoncer dans un puits sans fond où s’il envoie un « merde » puissance 100 à ces technocrates européens pour qui l’avenir du riche banquier a tellement plus d’importance que celui du simple citoyen européen.

La réaction surprise et aigrie de notre tout petit président, de ses sbires, ou encore des suiveurs du P(s), ont atteint un niveau d’indécence tellement haut sur l’échelle de la démocratie, qu’il est vraiment temps que le peuple reprenne la main sur tous ces démocrates de pacotille, toujours prompt en parole mais jamais dans les actes. Les voir étonnés, surpris qu’un 1er ministre élu en démocratie puisse demander l’avis du peuple, alors qu’eux, à Bruxelles, ils avaient tout réglé hein, ils avaient signé tous ensemble, à 17, pour un serrage de vis encore plus sévère, pour que le peuple grecs crève sur le dos des grands principes européens de maintien de la stabilité monétaire, grand principe démocrate qui rassure tant les agences de notation, les marchés financiers et tous les banquiers de la planète, ceux qui souffrent quoi….

J’ai honte de mes représentants, vraiment honte, de les voir s’insurger, vitupérer, s’ingérer dans une décision qui devrait pourtant réjouir ceux toujours prompt à se réclamer de la démocratie face aux tirans de ce monde mais qui sont incapables d’appliquer envers leur peuple ce qu’ils prônent ailleurs.

Ας τους αφήσουμε να πάνε όλα (qu’ils s’en aillent tous)

Publié dans : politique | le 1 novembre, 2011 |3 Commentaires »

La télévision publique et ses misérables contributions au débat public

On ne peut déjà pas dire que la télévision publique excelle par son information politique dans un traitement équitable de l’information, ni dans une vision indépendante qui ne serait influencée ou soumise à la doctrine ou la novlangue libérale.

Mais pour le peu de place laissée au débat politique, sans aller jusque dans l’espoir de débats de fonds qui sont pratiquement inexistants sur l’ensemble des chaines généralistes, les hommes politiques qui s’y prêtent tombent dans un piège médiatique où l’invité politique devient le faire-valoir des journalistes ou présentateurs de l’émission.

C’est en quelque sorte le piège dans lequel est tombé Jean-Luc Mélenchon ce week-end lors de l’émission tardive du samedi soir de Ruquier où l’objectif poursuivi par les clones féminins de Zeymour n’ont visé qu’à discréditer le projet du Front de Gauche, sans à aucun moment permettre à son représentant d’exposer sereinement la vision d’ensemble de celui-ci.

Par contre, la vision figaresque maintes fois entendue et lue de Polony a pu être longuement déblatérée à coup d’injonctions, leçon de morale, hausse de ton professorale et jugements de valeur péremptoirement exposés. Sa complice Pulvar que l’on a connu plus à l’écoute et moins emplie de certitudes n’a fait que conforter ce débat dans un style qui effleure, qui condamne, qui provoque, sans jamais laisser le temps de la réflexion et du débat de fond sur des sujets pourtant importants. Pour ces deux là et leurs egos, j’imagine que l’émission a été réussie.

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Je ne reprocherai pas à Mélenchon de se fourvoyer dans ce genre d’émission car en bien ou en mal, l’important est que les idées du Front de Gauche soient mises sur la place publique pour faire progresser les consciences alors que les occasions médiatiques qui lui sont réservées sont finalement rares. Aussi si une ou deux idées sont passées à travers les gouttes de l’orage libéral qui s’est déversé sur lui, sa présence n’aura pas été inutile.

Par contre je trouve dommage qu’il soit un peu d’être tombé dans le piège de réponses apportées du tac au tac à des questionnements sans queues ni têtes, souvent mâtinés d’humour mal venu tentant de déstabiliser le vrai débat, qui ne lui ont finalement permis que très rarement d’apporter des réponses précises et intelligibles, coupé sans arrêt qu’il était par ce benêt de De Closets (Walter pour les intimes) qui confonds toujours son budget personnel et celui de la 5ème puissance économique du monde.

Parfois des regards conjugués au silence permettent de quitter à un débat inaudible et caricatural sans tomber dans les travers que le débat politique actuel cherche à imposer à tous ceux qui affrontent les certitudes de journalistes en mal de reconnaissances médiatiques.

Ce n’est pas que l’émission de divertissement de Ruquier qui est en cause, car même lors des émissions grand public réservées à la politique, la recherche du scoop, de la mise en défaut de l’invité, du sensationnel, de la prise de bec, sont recherchés par ceux qui aiment être les juges de l’action politique alors qu’il devraient se contenter de questionner sans détour en laissant le temps de la réponse.

Au lieu de cela, Mélenchon s’est retrouver face à des adversaires politiques multiples et non face à des journalistes, a passé son temps à se justifier au lieu d’expliquer le pourquoi de son action et finalement a pu apparaître comme déstabilisé, parfois agressif alors que l’agression était préparé et caractérisée.

Il est difficile de conjuguer la nécessité de s’afficher publiquement envers le plus grand nombre de citoyens pour que ses idées soient connues, entendues, puis débattues, et celle qui consiste à devoir affronter un spectacle médiatique dont l’objectif n’est pas d’informer dans la pluralité, mais de faire du sensationnel quand ce n’est pas défendre ce qui est communément admis sans fondement intangible, ce que l’on nomme la pensée unique.

Je lui souhaite bien du courage pour la suite…

Publié dans : politique | le 19 septembre, 2011 |2 Commentaires »

Une règle d’or noire pour tuer la démocratie à petit feu…

Décidément les libéraux son prêts à tout pour imposer au peuple leur vision élitiste de la démocratie.

Après une commission européenne faisant fi des règles démocratiques élémentaires pour imposer un contrôle a priori sur les budgets nationaux, contrôle permettant d’éviter aux états qui le souhaitent de mener la politique économique pour laquelle ils ont été démocratiquement élus, voici que Sarkozy envisage de constitutionnaliser la règle d’une limitation structurelle du déficit public. Ce qu’il nomme la règle d’or n’est qu’un étouffoir de plus au bénéfice des détenteurs de capitaux, une nouvelle protection de la niche des très riches.

En effet, arguer de la nécessité de contrôler les déficits publics quand on fait tout pour réduire les recettes budgétaires depuis 8 ans afin d’effectuer des cadeaux fiscaux aux plus riches et de réduire les services à la population qui en a le plus besoin, est un tour de passe-passe supplémentaire pour permettre à son électorat très aisé de continuer à payer moins d’impôts et à bénéficier de rentes de possédants sans risque de dévalorisation inflationniste.

Mais pour le commun des mortels, faire participer les plus riches proportionnellement à leurs revenus pour participer à juste mesure à l’effort collectif et donc accroître significativement les recettes de l’État, laisser courir un peu d’inflation parce que les revenus de chacun augmentent, c’est accroître le bien-être de chacun dans le sens de l’intérêt général, c’est accroître la richesse collective en faisant fi des stigmatisations intéressées des puissances financières dominantes et autres agences de notations qui gouvernent à la place des dirigeants démocratiquement élus par des peuples souverains.

Envisager de constitutionnaliser un plafond de déficit public, c’est donc obérer tout espoir de mener une politique ambitieuse de développement des services publics, d’accroissement de la recherche fondamentale seule source sérieuse de progrès futurs pour notre environnement, notre santé, nos transports, notre énergie. C’est aussi abandonner les développements intelligents d’infrastructure performantes, l’amélioration de l’éducation de nos enfants, c’est minimiser l’accroissement de notre patrimoine culturel. Oui la dette est création d’un avenir meilleure, elle permet de semer les réussites futures.

Cette règle qui n’a d’or que la crétinerie des cerveaux qui l’ont imaginée, c’est croire que les investissements d’un peuple représentent sa faillite de demain, alors que la mutualisation des dépenses collectives est au contraire l’espoir d’une vie meilleure pour nos enfants si chacun participe à hauteur de ses revenus à ce que la société lui a permis d’être à travers sa réussite.

Sarkozy veut limiter le pouvoir du peuple en le contraignant à une seule vision d’avenir possible, celle où le moins d’impôt, le chacun pour soi, la réussite individuelle et la chasse à la redistribution envers les plus pauvres seraient inscrits dans la constitution d’une démocratie bornée, calibrée, contrainte, frileuse.

Voilà la vision contre laquelle le congrès devra lutter s’il est convoqué par Sarkozy, pour que chacun puisse rêver à un avenir doré issu de son choix de vote, sans la règle castratrice envisagée par des libéraux bien dirigistes lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts.

Publié dans : politique | le 26 juillet, 2011 |Pas de Commentaires »

Enfin un vrai Front de Gagne…

L’autre gauche, la seule qui s’érige en rupture totale avec le système capitaliste, a enfin réussi à s’entendre sur un programme, des candidats communs et un candidat unique à la candidature à l’élection présidentielle de 2012.

Entendons nous bien, je n’ai aucune sympathie pour le système présidentiel de la 5ème république, je le combats même, déteste cette représentation médiatique qui participe plus du concours de beauté et de communication que du vrai débat démocratique d’idée.

Pour autant, cinq ans après la victoire du Non au référendum sur le projet de constitution européenne, dernier débat d’idée forcé duquel a pu naître un rejet massif de la perte de souveraineté du peuple, et alors que depuis la voix du peuple n’a pas été respectée, enfin disais-je, le peuple de gauche va s’unir pour avancer vers un objectif commun, gouverner autrement, ou à défaut, obliger le pouvoir en place à composer avec une représentation unie de l’autre gauche qui pèsera nécessairement sur les choix d’avenir.

Enfin un vrai Front de Gagne… dans politique campagne---place-au-peuple

Bien sûr, il manque encore le NPA, fortement vidé de sa substance tant les ralliements effectifs au Front de Gauche traduisent le jusqu’auboutisme malsain de la direction de ce parti. Cela reste toutefois une quantité infinitésimale de voix qui s’en va.

La réussite de cette alliance de partis est un déjà un véritable succès si j’en juge d’une part par la propension des opposants à reprendre une partie des idées du front de gauche (salaire maximum, tendance à la mise en place d’un protectionnisme intelligent etc…) mais surtout si l’on constate la haine sous-jacente d’une certaine médiacratie bien installée à laquelle cette union fait déjà peur.

Ainsi, l’on rend Mélenchon de nouveau trotskyste 40 ans après pour mieux ridiculiser le Parti Communiste, une rigolade, ou on l’affuble de prétentions ministérielles farfelues pour mieux signifier une ambition personnelle démesurée alors qu’il lui était pourtant si facile d’envisager un ministère en restant au P(s), ou enfin on le compare à Chavez si décrié en France, comparaison qui doit pour le coup certainement le conforter tant ce dernier a apporté à son peuple, et non aux médiacrates, depuis qu’il est au pouvoir démocratiquement élu depuis 11 ans au Vénézuela.

Toutes ces pertes de sang froid de ceux qui cherchent à décrédibiliser plutôt qu’à débattre, sont le signe d’un changement dans les rapports de force binaires habituels, et les discours tenus par Mélenchon et tous les partisans du Front de Gauche consistent avant tout à gagner la bataille sémantique pour imposer un débat d’idée autour des thèmes principaux du Front de gauche dont veulent les Français.

Plutôt que de dette, ils veulent qu’on leur parle pouvoir d’achat via un partage des richesses, plutôt que d’immigration, ils cherchent à entendre un projet d’avenir pour mieux vivre ensemble en rendant par exemple l’impôt constructif, égalitaire et envisagé comme la traduction d’un investissement pour l’avenir de leurs enfants et non d’un poids pour le présent comme il est trop souvent qualifié.

Le chemin est long avant les élections présidentielles et législatives, il est favorable à cette appropriation des thématiques et de la sémantique du Front de Gauche dans le débat publique, si chacun se l’approprie autour de lui.

L’avenir nous appartient désormais encore, nous peuple de gauche.

Publié dans : politique | le 28 juin, 2011 |9 Commentaires »
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