L’information selon l’étrange Monsieur Bertrand

On sait que Sarkozy n’est pas en reste pour museler l’information afin de la détourner à son profit, les récents épisodes du mode de nomination du président de France Télévision ou la manipulation médiatique de sa présence lors de la chute du mur en sont des exemples aussi criants que stupides.

Mais le grand chef fait des émules auprès de la jeune vague Umpiste en matière de contrôle de l’information et la méthode Xavier Bertrand, le président de l’UMP, n’a rien à envier au chef suprême quand il s’agit de jouer les barons locaux comme savent si bien le faire des figures emblématiques comme Frêche, ou les arts consommés de la manipulation et de l’intimidation jouent à plein.

C’est ce que vient d’apprendre à ses dépends un journaliste du quotidien régional, Le courrier Picard, qui a eu le tord, certes de ne pas être aguerri à l’interview télévisée d’un politicien surentrainé, mais surtout d’appartenir à un journal local (ex coopérative ouvrière dont raffole notre bon libéral Bertrand) à la ligne éditoriale différente, moins conciliante et parfois même contestataire, à l'opposée de l’autre journal local, l’Aisne Nouvelle, dont le directeur de la rédaction n’est autre qu’un ami proche de Xavier Bertrand et qui ne se cache pas des « petits services » qu’il lui rend, ce que d’ailleurs le Courrier Picard avait dénoncé en son temps, ce qui lui avait attiré les foudres du ministre Bertrand.

La vengeance étant un plat qui se mange froid, ce pauvre journaliste a ainsi pu mesurer face à Monsieur Bertrand ce que contrôle de l’information signifiait dans la belle ville de Saint-Quentin et comment était traité tout ce qui pouvait contester la suprématie du baron local. A saint-Quentin la liberté de la presse s’arrête là où Monsieur Bertrand le décide.

Une fois de plus, cet épisode de politique locale en dit long sur la conception de la démocratie par ceux qui prônent la liberté d’expression quand elle ne dérange pas leur propre plan de carrière.

Ce Bertrand aux dents longue, quarantenaire à l’avenir radieux dans la droite dure, sous ses airs apaisés lorsque la soupe lui est servie, montre ainsi une image bien différente, celle d’un esprit animé de vengeance face à l’opposant et qui cherche à museler par la menace ou le dénigrement tout les journalistes qui essaient de faire leur travail honnêtement à défaut de le faire brillamment.

Je ne sais pas vous, mais je le trouve inquiétant ce Monsieur Bertrand…

Publié dans : politique |le 4 février, 2010 |1 Commentaire »

Quand la maison diocésaine de Nîmes accueille la PMS…

Un exemple, malheureusement certainement parmi tant d’autres, dans le mélange des genres entre l’idéal républicain laïc et la réalité de la gestion quotidienne d’une entité publique politiquement gérée par la Parti Socialiste qui voit ses actes quotidiens aller à l’encontre des convictions politiques affichées.

En effet, comme tous les Conseils Généraux, celui du Gard possède la compétence en matière sociale et organise à ce titre dans le cadre de la PMS (Prévention Médicaux Sociale) la formation des futures assistantes maternelles chargées d’accueillir les futurs têtes blondes des parents n’ayant pas de place en crèche ou d'horaires compatibles.

Pour ce faire, le Conseil Général du Gard accueille ces futurs professionnels de l’enfance dans les locaux de la maison diocésaine de Nîmes, lieu de culte occupé par des ecclésiastiques, aux salles louées et ornées d’objets religieux en tous genres, à l'accoustique de papier à cigarette qui permet pendant les formations de participer aux prières quotidiennes, et au confort plus que spartiate dénué par exemple de chauffage suffisant pour permettre de suivre 8 heures de formation journalière sans quitter ses habits d’extérieur, mais que pourtant le locataire rémunère comme il se doit pour accueillir ses formations régulières d’une quinzaine de personnes.

Que la maison diocésaine de Nîmes veuille rentabiliser ses lieux de prière, c’est son problème et son droit, mais qu’une entité publique comme le Conseil Général du Gard n’ai même pas conscience du mélange des genres qu’un tel choix engendre dans un tel lieu pour accueillir des professionnels de l’enfance m’exaspère, surtout quand on voit la considération portée à ces derniers qui sont infantilisées par le personnel formateur et que l'on fait tout pour décourager en les parquant dans des locaux indignes et en les menaçant d'annulation de formation en cas de retard aux sessions journalières s'ils dépassent l'horaire de quelques secondes.

Ce choix résulte vraiment d’une schizophrénie malsaine qui m’apparaît véritablement scandaleuse et qui met d'une part à mal l’idéal laïc républicain censé protéger la sphère publique de toute les croyances religieuses privées et d'autre part, va à l'encontre des besoins de garde énormes en matière de petite enfance.

Il se trouve en outre qu’en ces lieux, certaines mères la pudeur de l’ordre ecclésiastique autochtone font régner les principes religieux même dans les lieux où la jouissance a pourtant été transféré par contrat de location, au point de proférer des insultes envers les personnels formés qui n’auraient pas, selon leurs critères, des tenues compatibles avec les règles morales qui règnent en ces lieux, un comble !

Alors je veux bien que le Président du Conseil Général, s’il a nécessairement la responsabilité morale de l’entité, ne soit pas responsable en pratique de choix néfastes de ses services au regard des convictions politiques de la majorité départementale, je veux bien aussi que le Conseil Général du Gard ait des difficultés pour trouver des lieux de rassemblement au point de devoir s’adresser aux locaux disponibles dont dispose l’Eglise Catholique sur Nîmes, mais s’il prends connaissance de cette information, que je promet de lui faire parvenir, alors les électeurs de gauche pourront en tirer les conclusions qu’ils jugeront utiles sur les différences constatées entre les discours et les actes.

Publié dans : politique |le 13 janvier, 2010 |10 Commentaires »

H1N1 : La presse aux abois

Voir la polémique naitre aujourd’hui dans la presse à propos de la gestion dramatique de l’épidémie par le gouvernement est non seulement pathétique mais sent l’arnaque manipulatrice à plein nez.

Quand pendant des mois, on a vu la presse (qui ment) comme un seul homme, servir la propagande gouvernementale en apeurant la population et en relayant la stratégie inique du gouvernement, on se dit que le retournement de veste auquel nous sommes en train d’assister ne peut sentir l’honnêteté intellectuelle.

Tous le monde sait depuis de nombreux mois que l’achat de 94 millions de dose de vaccins était d’une bêtise consommée, tout le monde a assisté béatement depuis des mois à la mise en place d’une stratégie d’urgence qui a squeezé les médecins traitants (qui comme chacun sait ne vaccinent jamais !) qui pourtant étaient les seuls à pouvoir vacciner avec discernement des patients qu’ils connaissent mieux que les armées de volontaires que l’on a contraint d’assurer les permanences de centres de vaccination.

Alors, voir aujourd’hui cette presse suiveuse venir relayer les agitations tardives de l’opposition, sent l’attaque du train postal lorsqu’il est vide et permettra justement au gouvernement de mettre tranquillement en place une stratégie de défense démontrant en quoi la valorisation des surplus par la revente est en cours, et que bien entendu, il fallait mieux être trop prudent que pas assez.

Tout ceci n’est que foutaise quand l’arnaque consiste une fois de plus à étourdir la population en la détournant des vrais problèmes pour la concentrer sur une épidémie somme toute classique et en l’occurrence qui s’est même avérée moins mortelle que la grippe saisonnière, un comble !

La méthode est toujours la même, instiller de la peur chez chacun de nous pour fixer l’attention sur de faux problèmes qui permettent de faire passer les pilules qui pourraient rester coincer en travers de la gorge de l’opinion. Quoi de plus adapté que ce qui touche à la santé de chacun pour déstabiliser une réflexion personnelle en conscience, a fortiori quand une presse complaisante s’en fait un relai uniforme et complice.

Alors vous me permettrez, quand je la vois désormais s’agiter pour effectuer une pseudo critique de la stratégie gouvernementale, sans en outre aborder le fond du problème qui dépasse de loin le stricte coût de la dépense en vaccin (encore faudrait-il y adjoindre les dépenses somptuaires pour la mise en place de la vaccination de masse), de ne pas croire un seul instant en sa volonté de faire ressurgir un des plus gros scandales de santé publique de ces 30 dernières années dont les conséquences sur la santé dans les années à venir ne seront certainement pas neutres (*).

Mais vous pouvez compter sur ce beau petit monde médiatique pour sortir les parapluies le moment venu et vous apporter la preuve « qu’ils l’avaient bien dit » !

(*) combien de personnes vaccinées avec un vaccin non encore testé et incluant une substance curieusement absente du vaccin qui a été utilisées pour vacciner les personnes à risques ? 

Publié dans : politique |le 4 janvier, 2010 |2 Commentaires »

Schizophrénie de gauche

Je ne sais pas vous, mais je trouve qu’il est bien difficile de ne pas faire preuve de schizophrénie quand on est de gauche dans cette société Sarkozyste qui a exacerbé les différences de classes avec comme objectif de rendre la société plus sécuritaire face à la délinquance que son système libéral crée inexorablement, comme il crée une dépendance généralisée à la consommation, ou encore une course à la performance au travail que le pervers instinct individualiste qui couve chez chacun d’entre nous met en application au détriment d’autrui.

Pour quelqu’un qui défend des valeurs de gauche, ce type de société qui s’avance inexorablement génère des contradictions difficilement solutionnables au quotidien, quand tout est fait dans le système pour conduire chacun vers un choix unique ou vers des constats chargés de vous faire admettre que le moule sécuritaire est la solution.

Difficile, par exemple, de ne pas tendre au racisme et aux amalgames faciles que le pouvoir politique cherche à obtenir, lorsque vos enfants se font raquetter ou agresser à la sortie de l’école par d’autres à la sombre couleur de peau. Sans une certaine éducation, un peu de recul sur l’histoire (vous savez celle que l’on cherche à supprimer en terminale S) et une réflexion personnelle sur la responsabilité profonde des politiques publiques depuis 30 ans, qui peut reprocher à un parent à l’esprit embué dans les difficultés quotidiennes de ne tendre à l’objectivité face à la souffrance de sa progéniture consécutive à l’agression de coupables désignés en raison de leurs croyances et couleurs de peau ? Etre de gauche et garder la tête froide sur les responsabilités réelles ne sont pas chose facile et le basculement vers là où l’on souhaite vous amener est proche.

De la même façon, en tant que citoyen de gauche, qu’il est difficile de se résoudre à faire ses courses chez ces exploiteurs des temps modernes que sont les grandes surfaces. Bien évidemment qu’il serait souhaitable de contribuer aux biens être d’exploitants agricoles à travers des Amap participant à ce vivre ensemble que mon humanisme appelle de ses vœux, mais soit par difficulté de proximité, par rareté, par facilité d’approvisionnement et parfois pour nombre de citoyens par manque de moyens financiers, je n’ai pas franchi le pas de la désintoxication à l’hypermarché, ma schizophrénie en prenant une nouvelle fois pour son grade.

Autre exemple, celui du lieu d’habitation. J’ai choisi de donner à mes enfants, parce que j’en avais les moyens, un lieu d’habitation individuel dans un quartier aisé en leur souhaitant une émancipation et un bien être que j’ai eu la chance de connaître dans ma jeunesse. Mais le monde a changé, la ghettoïsation s’est développée là où le melting pot existait en banlieue autrefois, la dualité de la société s’est creusée en raison des inégalités sociales, engendrant forcément une insécurité croissante sur les lieux de rencontre comme l’école ou les loisirs, et donc une confrontation avec les difficultés sociales plus rares pour mes enfants, mais aussi plus soudaine et violente lorsqu’elle se produit.

Comment leur expliquer alors, après une agression verbale ou physique, les principes qui régissent ma vision de la société, les écueils amalgamant qu’il s’agit d’éviter, alors que j’ai contribué à les surprotéger et que je leur enseigne la tolérance et le respect de l’altérité et des différences ? Dois-je pour autant les priver de ce que j’ai eu la chance d’avoir avec mes parents ? Voilà encore un exemple des difficultés d’être de gauche et en phase avec ses principes et désirs quand la société vous renvoie quotidiennement l’opposé de ce que à quoi vous aspirez.

Etre de gauche est ainsi souvent un combat contre soi, une lucidité à conserver pour désigner les véritables coupables des travers sociétaux constatés journellement, afin que notre culpabilisation de ne pas agir suffisamment perturbe nos idéaux au point de ne plus être capable d’accepter ces contradictions que le système capitaliste nous impose, au risque de basculer dans le syndrome de Stockholm.

Evidemment il ne s’agit pas de tomber dans une schizophrénie réellement pathologique, sauf à franchir le pas et vivre en marge de la société, dans une résistance souvent extrême et violente pour exister, et à laquelle je n’aspire pas, mais apprenons à vivre insatisfait, mais vivons tout de même.

Publié dans : politique |le 29 décembre, 2009 |8 Commentaires »

Toujours douter des informations officielles…

Cette société mondiale de la communication me débecte de plus en plus et ceux qui la serve pusillanimement me rappelle les kapos chargés d’exécuter les basses besognes des pires propagandes étatiques.

La communication remplace tout : le débat contradictoire, la mémoire, l’Histoire, l’idéologie, tous sont travestis, modulés, déformés, adaptés, pour servir l’idéologie dominante qui tient les rênes des sources de communication.

En cela, il faut conjurer chacun autour de soi d’ouvrir les yeux et ne plus prendre aucune information pour argent comptant et de laisser son libre esprit critique s’exprimer pour prendre la véritable mesure des choix politiques que l’on nous impose, alors que d’autres sont possibles.

Les exemples sont innombrables, parfois sur des sujets terriblement essentiel comme l’éducation et la volonté de supprimer l’apprentissage obligatoire de l’histoire en fin de cycle scientifique, parfois plus coquasse comme l’épisode de la grippe A, ou parfois consternant comme la mascarade de Copenhague et sa pièce de théâtre Grand-guignolesque supposée sauver le monde, mais tous concourent d’une volonté hégémonique de l’idéologie dominante qui a compris comme jamais, dans cette période où les moyens de communication ont rapproché les extrémités du globe en un coup de clic, à quel point la domination médiatique est garante d’une confiscation des pouvoirs et donc d’une domination des capitalistes sur tous ceux qui les servent dans leur travail quotidien.

Cette société, qui empêche volontairement la réflexion par son zapping permanent des sujets de fond, qui annihile toute critique radicale en raison d’une caste médiatique qui préfère le people aux idéologies et la caricature (*) au débat de fond, cherche finalement dans tous les cas à annihiler toute capacité de réflexion individuelle et collective qui viserait à améliorer les conditions de vie du plus grand nombre.

Détruire ce qui unit, dénoncer pour mieux diviser, caricaturer pour déstabiliser toute critique fondée, voilà ce à quoi nous avons droit chez les serviteurs de l’Etat capitaliste, à longueur de pages papier ou html, à longueur d’images télévisuelles, à longueur d’écoutes radiophoniques.

Tous s’auto-félicitant, s’auto-promotionnant, le pluralisme de l'information n'est plus qu'illusion, à des détails près, mais jamais le fond n’est remis en cause, celui qui changerait radicalement la donne est mis sous l’éteignoir et/ou n’a pas droit de citation médiatique.

Certes, il reste la toile, plus difficilement contrôlable (et encore), mais que représente-t-elle en terme de capacité à générer de la contestation qui débouche sur une information indépendante et différente et sur une réflexion politique de fond ?

L’espoir reviendra chez tous ceux qui ne se soumettent pas, lorsqu’ils auront trouvé un moyens efficace et large en terme de diffusion pour apporter une contradiction réelle à la manipulation actuelle. Cela ne passe peut-être pas uniquement par le contrôle des moyens médiatiques, mais plus par la formation des consciences de ceux qui ont la lourde responsabilité d’apporter une information déconnectée des désirs du pouvoir.

En attendant, douter c’est mieux comprendre.

(*) il suffit de voir comment le simple terme de communisme subit une fronde insensée, infondée, immodérée et caricaturale via les amalgames utilisés quand il s’agit de débattre d’un autre projet de société que la société dominante. A ce titre, la grande parade médiatique sur la commémoration de la chute du mur de Berlin fut un must !

Publié dans : politique |le 14 décembre, 2009 |2 Commentaires »

Le H1N1 expliqué aux nuls !

Je ne résiste pas, pour une fois, au plaisir de reproduire le dernier billet de Christian Lehmann, médecin-écrivain-bloggeur, qui par une parodie humoristique bien trempée, mais malheureusement si peu éloignée de la réalité, montre à quel point derrière cette épidémie de grippe A, les valeurs partisanes du gouvernement de droite qui dirige le pays s’expriment à plein:

Enrichissement sans cause des multinationales du médicament, endormissement des masses pour mieux tuer le système qui nous protège, calculs politiciens pour éviter les éventuels reproches ultérieurs, asservissement et manipulation des moyens médiatiques, le tout en s’appuyant sur les relais syndicaux professionnels ou généralistes pour trouver un coupable éventuel tout désigné, je vous assure que tout y est ! Bonne lecture…

 - Allo, Roselyne ?

- Ouiiiiiiiiiiiiiiii……

- C’est Xavier, Roselyne. Je sors de chez le Président et il n’est pas content du tout…

- Ah booooooooooooooon ?

- Oui, mais ça ne devrait pas t’étonner, aussi, vu la manière dont tu gères ton plan de vaccination, là…

- Tu crooooooiiiiiis ?

- Evidemment. Voilà plus de six mois que cette épidémie se profile et que le Président fait semblant de ne même pas savoir ce qu’est le H1N1, histoire de ne pas se faire éclabousser par ton fiasco prévisible… Et là, on est arrivés à un tel niveau de connerie et d’incompétence que même avec le soutien sans faille de nos principaux médias (au fait, Josiane, vous me ferez penser à renvoyer un bouquet à Hélène Cardin, de France-Inter…)

- Hélèèèèèèène… Oh choueeeeettte, c’est une copiiiiine…

- Oui, Roselyne, on sait que tu as plein de chouettes copains dans l’industrie, et que les copains et les copines de tes chouettes experts sont tes meilleurs relais d’opinion, mais même avec leur aide, au niveau de foutoir où tu es en train de nous mettre, là, le Président a dû pour la première fois parler de la grippe H1N1, et tu sais qu’il a horreur de ça. « Je ne veux pas qu’ensuite on puisse retracer la moindre décision politique ou industrielle jusqu’à moi », il nous l’avait bien répété en Conseil des ministres il y a quinze jours…

- J’écoutais pas, j’essayais mon nouveau portable. J’ai demandé à Didier de m’appeler dès qu’il y avait un nouveau mort de la grippe. Et si c’est un enfant, de m’envoyer un texto en urgence. Je voudrais pas louper ça !

- C’est un souci d’information qui t’honore, Roselyne. Tu es bien l’une des nôtres…. Pour revenir à ton plan, quand même, ça commence à se voir un peu, qu’au rythme actuel il faudrait six mois pour vacciner toute la population…

- Ben oui, mais moi j’y peux rien, c’est la chaîne du froiiiiid, Xâââvier, la chaîne du froiiidd…

- Oui, je sais, on a les mêmes conseillers en com, Roselyne, quoiqu’au moins les miens savaient lire… mais ce que je veux te dire, c’est que le coup des généralistes, là, j’le sens pas trop.

- Oh tu rigôôôles mon Xâââvier, tu te gausses de ta Roselyyyyyne, hein ? Parce que quand même, la semaine dernière, qu’est-ce que je leur ai mis à ces gueux !!! « Roselyne Bachelot rembarre les médecins ». Même que c’était dans le JDD et que j’ai gardé la copie, tu veux que je ta twiiiiite ou que je te la faceboooooke, mon Xâââvier ?

- Euh, non, merci. Merci. J’ai ma dose. Mais c’est le JDD, Roselyne, c’est comme le Figaro, j’ai les articles avant publication. Je les ai même avant que la rédaction les reçoive…

- Oh c’que t’es fort, Xâââvier !

- Oui, c’est ça. Ecoute Roselyne, les généralistes reviennent à la charge, et ça va devenir compliqué à gérer. Il faut anticiper un peu, il faut être pro-actifs !

- Oh oui Xâââvierr, d’ailleurs je dis toujours : « le bifidus, y’a que ça de vrai » !

- Non, connas… Roselyne ! PRO-ACTIF !!! Ca veut dire qu’il faut avoir un coup d’avance sur les évènements. Comment tu crois que j’ai baisé Chirac et Villepin en me ralliant au tar… au Président dans la dernière ligne droite ? En étant PRO-ACTIF !

- T’as fait la campagne sous bifidus, mon Xâââvier ?

- ( Josiane, allez me chercher le carton de Lexomil, s’il vous plaît, et une bouteille d’Evian…) Bon écoute, Roselyne, on va essayer de faire simple. Tu ne peux pas continuer à réquisitionner les généralistes en pleine épidémie au moment où ils soignent les malades dans leurs cabinets…

- Quelle horreuuuuur ! Ils soignent des malades au cabinet, les généralistes !!! Heureusement que je ne m’entoure que d’experts du Ministère, tu rends compte ! Dans les cabinets !!! Mais je vais leur envoyer l’IGAS et la DGSE, moi, à ces malpropres ! Encore une bonne raison de vacciner dans les gymnases, j’y avais pas pensé…

- Ecoute, Roselyne, ma patience a des limites. J’ai bossé avec Douste pendant près d’un an, donc on pourrait croire que je résiste à tout, niveau crétinerie patentée, mais tu t’approches dangereusement de la ligne jaune, là. Et d’ailleurs, à propos de jaune, revenons-en au fait…

- Ouiii, mon Xâââvier…

- Les généralistes, tu ne peux plus les réquisitionner, et ils vont tous répéter qu’ils sont à même de vacciner les patients à risque. Certes, ça ne résoudrait pas ton problème de stock à écouler, mais pour l’opinion, la vaccination ciblée chez le généraliste, ça se tient. Alors il faut absolument les renvoyer dans les cordes une nouvelle fois…

- Compte sur ta Roselyyyyne, mon Xâââvier…

- Non, non, t’es totalement décrédibilisée, bougresse. Si demain tu expliques que la pandémie est terminée les gens vont se ruer dans les centres, alors tu vas surtout fermer ta gueule, ce coup-ci, OK ? Tu vas me laisser faire…

- Mais t’es plus ministre de la Santé, mon Xâââvier, ou alors personne ne me dit plus rien…

- Non, mais je l’ai été, et j’ai encore de belles connections. Alors écoute, Roselyne. Il y a un truc qui marche à tous les coups, c’est le fric, le pognon. Si on veut avant tout surtout éviter qu'on pose la question du coût global de ton bordel en gymnase, on doit absolument couper l’élan des généralistes et laminer la confiance que les patients leurs gardent, donc il nous faut largement répandre l’idée que s’ils veulent vacciner, c’est pour toucher du blé…

- Oh c’est laiiid ! Ils ont qu’à prendre des actions chez Sanofiiiiiii, comme tout le monde, enfin quooooooiiii ?

- Ben oui. Pour qui se prennent ces cons ? « Travailler plus pour gagner plus », ils vont pas essayer de nous faire gober ça non ? Sauf que tu n’as plus la crédibilité de le dire…

- On pourrait demander à Christiiiiiine, c’est une bonne copine. Ou à Eriiiiiic…

- Oui, t’as raison, ça l’ferait bien. Demander à une avocate d’affaires conseillère d’une multinationale financière néerlandaise de dénoncer l’appétit de lucre de généralistes à 22 euros, c’est bien une idée à toi, ça… Ou à l’autre pingouin dont la femme gère l’une des plus grosses fortunes de France, ça me semble absolument top. Si on ne t’avait pas Roselyne, il faudrait t’inventer… Non, je vais te dire ce qu’on va faire. On va demander à un type qui peut encore pour quelque temps faire semblant de représenter le peuple, de parler à notre place. Un type absolument sûr, qui soutient de toutes ses petites forces les réformes du patron ( cf http://www.solidaires-paca.org/spip.php?article285 )… En plus, il déteste les généralistes, donc c’est parfait. Ce qu’il y a de bien avec lui, c’est qu’il fait où on lui dit de faire, et qu’il peut dire tout haut dans les médias ce que Christine, Eric et le patron pensent tout bas…

- Ah ben c’est formidâââble, Xâââvier, et tu la sors d’où, cette perle-là ?

- T’inquiète, cocotte, et lis bien l’AFP…

GRIPPE A: FRANCOIS CHEREQUE JUGE LES GENERALISTES HYPOCRITES 

PARIS - François Chérèque qualifie d'hypocrite la colère des médecins généralistes, écartés de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1), et estime que le mode de rémunération des praticiens devrait être réformé pour faciliter des missions de service public.

«C'est une question de coût, il y a toujours une question de pognon derrière ça», explique t-il.

Invité dimanche du Grand rendez-vous Europe1/Le Parisien-Aujourd'hui en France,  le leader syndical a estimé que les patients paieront plus cher : «Si vous allez chez votre médecin pour vous faire vacciner, vous allez payer une visite. On nous dit c'est 8 euros, mais on se moque de nous, parce que vous allez y aller, vous allez faire voir un autre problème de santé, et ce sera 22 + 8, ce sera 30 euros

Christian LEHMANN

Publié dans : politique |le 2 décembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Toujours pas peur?

Sarkozy: « Des réservistes expérimentés seront recrutés comme délégués à la cohésion police-population. Ils s'appuieront sur des “volontaires citoyens de la police nationale“, c'est à dire des habitants dont je veux engager le recrutement pour qu'ils s’impliquent dans la sécurité de leur propre quartier. »

Relévé par Jean-Luc Mélenchon , mais qu'est-ce qui nous éloigne encore d'une dictature en gestation?

Publié dans : politique |le 29 novembre, 2009 |4 Commentaires »

Ceux que l’on enjambe dans la rue……

“Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici 2 ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir.”

Voilà la jolie promesse populiste proférée par Sarkozy lors de sa campagne électorale pour l’élection présidentielle de mai 2007.

Tout le monde s’en souvient, effectuée au moment de l’action citoyenne des enfants de Don Quichotte de décembre 2006, cette promesse cynique correspondait en parallèle aux promesses de Boutin et de De Villepin pour un chantier national prioritaire ayant débouché sur la très populaire et médiatique mesure du droit au logement opposable ainsi qu’une batterie de 100 mesures censées améliorer le sort de tous ceux qui vivent dehors.

Trois ans plus tard, non seulement Sarkozy n’a rien éradiqué du tout, non seulement il a apposé son style répressif en expulsant les tentes posées par les enfants de don quichotte sur les quais de seine face à Notre-Dame avec perte et fracas au cours du mois de mai 2009, mais en outre sur les 100 mesures prioritaires promises par le gouvernement De Villepin, seules 29 mesures sont en cours d’engagement et uniquement 2 sont appliquées, et donc, 3 ans après, 69 mesures promises en faveur du logement de tous, ne sont toujours pas mises en œuvre.

Bien sûr, comment encore s’offusquer d’un tel abandon volontariste quand on constate les priorités affichées par Sarkozy dans sa politique, plus focalisée à expulser du sans papier qu’à loger les sans-abris, mais tout de même :

-         le ministère du logement est passé entre temps au rang de Secrétariat  d’Etat, c’est dire la priorité.

-         la diminution annuelle pour 2010 du financement de l’Etat est prévue sans plan pluriannuel apportant une visibilité réelle pour l’avenir.

-         le droit opposable au logement est peu appliqué puisque seules 12 000 procédures ont trouvé un logement sur les 100 000 dossiers déposés dont 29 000 ménages dits prioritaires.

Ce n’est pas l’empilement des 20 nouvelles mesures proclamées par le secrétaire d’Etat au logement Benoit Apparu, dont certaines très contestables voire futiles, et sans aucune volonté interministérielle affichée pour un plan national dit prioritaire, qui changera la donne. On est une fois de plus dans la communication et non dans l’action sincère.

Le SDF fait désormais parti des pertes habituelles de nos sociétés libérales et ça n’est pas prêt de changer malgré les promesses vulgaires non tenues et les mesurettes appropriées pour se donner bonne conscience, mais ridicules pour résoudre cette honte pour nos sociétés dites développées.

Quand je pense qu’il suffirait de récupérer une infime partie des exonérations fiscales accordées aux plus riches de ce pays pour rendre leur dignité à tous ces citoyens, je ne peux croire un instant à l’inéluctable, à la conjoncture, mais bien à une volonté de gestion du pouvoir de classe, un affrontement affirmé tel qu’il existait au 19ème siècle. Inacceptable.

Publié dans : politique |le 20 novembre, 2009 |1 Commentaire »

Une fois n’est pas coutume, dignes de leur mandat ?

Les socialistes sont la principale opposition (ou supposée comme telle) de l’assemblée nationale, et de loin. Je ne suis pas le dernier pour critiquer leur inaction, leurs querelles de pouvoir autocentrées sur leurs ambitions, et leur manque de capacité à changer la vie des citoyens qui souffrent à travers le suivisme libéral qu’ils affichent régulièrement, et je ne parle même pas de tous ceux qui ont rejoint le Sarkozysme pour quelques marocains ministériels ou de chargés de mission.

Pourtant en matière sociétale, moi qui depuis longtemps appelle de mes vœux un changement dans les mentalités pour ce qui concerne le respect de la dignité humaine face à la mort, je ne peux que me réjouir de la proposition de loi déposée par 120 députés socialistes pour le droit de finir sa vie dans la dignité, en clair la légalisation envisagée par ce texte de l’euthanasie.

Soyons lucide, cette proposition n’a aucune chance de passer.

Non pas que l’opinion publique ne soit pas favorable à cette libéralisation puisqu’un récent sondage de mai dernier attribuait 86% d’avis favorable au droit à l’euthanasie pour maladie incurable ou en phase terminale de maladie. Mais il faut bien admettre, qu’en période de difficulté financière généralisée, l’attention se porte moins sur ce type de combat que sur le matérialisme quotidien. En cela, la faible pression populaire ne pourra appuyer cette proposition de loi et ne comptons pas sur les médias pour relayer ce dont le pouvoir en place ne veut pas.

Pourtant ce combat concerne le quotidien de tant de Français qui un jour ou l’autre seront confrontés via leur proche ou pour eux-mêmes à une situation extrême de fin de vie ! Malheureusement, la liberté de façade prônée par le libéralisme s’arrête là où commence la moralité bien pensante des croyances religieuses dont les représentants rappellent régulièrement leur opposition aux souhaits de la population.

C’est pourtant bien grâce à ce harcèlement parlementaire que la voix des citoyens trouvera à terme un écho favorable chez le législateur qui aujourd’hui préfère hypocritement laisser mourir dans une dignité de bonne conscience plutôt que de laisser un choix en conscience à chaque être humain sur sa fin de vie.

Le droit à la liberté individuelle dans son choix de fin de vie devrait pourtant sembler élémentaire pour qui se réclame de la liberté des individus, mais le libéralisme n’en est plus à une contradiction près.

Publié dans : politique |le 17 novembre, 2009 |2 Commentaires »

Identité nationale…

A propos de l'identité nationale, mesdames et messieurs les journalistes, et si vous arrêtiez…


…d'en parler

Publié dans : politique |le 12 novembre, 2009 |7 Commentaires »

La propagande libérale fait son cirque à Berlin

Ils sont tous mobilisés pour les 20 ans de la chute du mur, les journalistes aux ordres en premier lieu qui mobilisent leurs antennes depuis une semaine, les politiques dirigeants en tout genre qui cautionnent ce barnum médiatique et les badeaux et touristes abreuvés par la chronique d’une commémoration annoncée.

Comme si l’Europe actuelle n’avait comme seul souci actuel que la commémoration de la chute du mur, voila tous les caciques de la construction de Lisbonne réunis pour se gargariser comme les sauveurs de l’emprise du communisme étatique et dictatorial.

Et tous l’avaient prévu, Sarkosy en tête qui n’hésite pas cette fois à revisiter l’histoire dans son intérêt de petit dictateur, méthode que la Stasi n’aurait pas renié.

  

Il y a quelque chose d’indécent que de voir ces milieux autorisés (version Coluche) venir commémorer la date de suppression d’un régime dictatorial, quand celui qu’ils ont mis en place fait souffrir une population tant éprise de liberté qui a pourtant appris à découvrir ce que le système capitaliste signifiait.

Le peuple d’Allemagne de l’Est a cru découvrir la liberté, il a malheureusement découvert le pendant d’un régime dictatorial ou la liberté n’est que de façade, mais où les discriminations et les aliénations correspondent pourtant au matraquage des esprits de leur passé où la lutte des classes était enseignée depuis la plus tendre enfance.

Le peuple berlinois lui semble ne pas être dupe, l’indifférence de la population semblant être aussi forte que l’attention des médias et grands de ce monde est focalisée sur ce regroupement de la bien-pensance.

A l’heure où le capitalisme révèle au monde tous ses travers les plus abjects et inhumains sans pouvoir les cacher comme à l’habitude, il sait se régénérer à travers le gargarisme de ses combats passés comme pour mieux brandir les souffrances passées envers ceux qu’il fait désormais souffrir au quotidien.

Le cirque peut alors continuer dans l’Europe libérale…

Publié dans : politique |le 9 novembre, 2009 |4 Commentaires »

Le social, l’être humain? une seconde nature pour l’Europe…

L’Europe libéral, ça fonctionne, pensez donc !

Quand il s’agit d’instaurer un système monétaire favorable au libre échange des flux financiers, c’est une réussite.

Lorsqu’il s’agit de s’entendre sur une idée du Capo Sarko pour faire de l’expulsion d’étrangers en bande organisée à 27, une priorité dont on se gargarise car bien entendu l’Europe ne peut accueillir toute la misère du monde, comme dirait Rocard, le projet est en cours de finalisation avancée.

Quand il s’agit de restreindre les capacités de différents secteurs de la société à se protéger des dégâts de la concurrence libre et non faussée que l’on souhaite étendre à la sécurité alimentaire, à l’éducation, aux transports, à la santé, l’Europe s’exprime d’une seule voix pour rappeler où sont les priorités !

Par contre, en matière de préoccupations bassement focalisées sur le bien être humain, sur les acquis sociaux pour les populations, bref tout ce qui représente un coût non immédiatement rentable pour le capital, là la discrétion est de mise quand ce n’est pas une volonté affichée de rappeler les travers de sociétés trop portées vers le bien être social.

Vous en doutez encore ?

Voyez pourtant les propos récents d’un europhile convaincu, social démocrate de son Etat, et simple directeur promulgué au FMI par la France Umpiste, le bien nommé Strauss Kahn. Comme il peut (*) peu pour le commun des mortels, il se rappelle à son bon souvenir en se montrant récemment inquiet après la promulgation par le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, d'une loi augmentant le salaire minimum.

L’Ukraine, candidat prochain à l’entrée dans l’Europe, et sous perfusion du FMI depuis quelques années, doit reprendre un droit chemin social pour lui permettre d’intégrer le lieu de la péréquation sociale minimisée, l’Europe de Lisbonne.

Voilà pourquoi le FMI se montre inquiet par la voix de son président parce qu’une mission récente du Fonds en Ukraine a conclu que les politiques dans certains domaines, dont la nouvelle loi sur le salaire minimum, menaçaient la stabilité du pays, a indiqué M. Strauss-Kahn qui s’est montré inquiet de la promulgation de cette loi.

Il faut dire que Iouchtchenko fait fort puisqu’il prévoit par la loi d’imposer au patronat une augmentation du salaire minimum de 11%, le minimum vital devant lui augmenter de 12% au 1er novembre, puis de 18% au 1er janvier prochain.

La crainte du FMI dictée par la voix du directeur Strauss Kahn n’est pas feinte puisque non seulement la couleur est affichée mais la menace proférée par un risque de suppression de l’aide apportée.

Je ne saurais trop conseiller à l’Ukraine de surtout attraper la perche tendue par la prison dorée que représente le FMI, sinistre bourreau de l’Argentine en son temps, pour disposer librement des choix voulus par son peuple, visiblement pas encore sous le joug des libéraux de l’Europe. Certes, la manne financière importante consentie par le FMI peut sembler utile de premier abord mais quand on sait en quoi il sous-entend une politique de désendettement aveugle au bénéfice des détenteurs de capitaux et non du peuple, il serait judicieux de s’en passer.

Au-delà du cas de l’Ukraine, je ne sais pas vous, mais moi cette Europe là, j’en ai pas beaucoup envie ! ça n’est pas nouveau car on voit bien depuis plus de 10 ans à quel point les choix politiques nationaux tendent tous vers une réduction des systèmes sociaux les plus évolués comme celui de la France pour uniformiser à la baisse les protections sociales dans le but de diminuer le coût du travail et faire de l’être humain le plus petit dénominateur commun.

Mais voir à ce point la décomplexion envahir les dirigeants d’instances que l’on voudrait a priori neutres (sans illusions), incite au minimum à la vigilance et surtout au combat contre l’ennemi libéral qui dirige l’Europe actuelle, tout sauf dirigée dans l’intérêt du plus grand nombre et bien prévue pour protéger les intérêts des plus riches.

L’être humain pour l’Europe, pas une seconde nature, juste une nature qui mérite peu ou pas d’attention.

(*) oui je sais le jeu de mot est faible, mais le « yes we kahn » trouve ici un sens paradoxal. 

Publié dans : politique |le 2 novembre, 2009 |4 Commentaires »

Les hygiénistes, they live….

Comme toujours, avec un temps de retard, la mouvance hygiéniste moderne, celle qui pour résumer vous explique que vivre est dangereux en vous précisant comment vous en protéger, débarque depuis une paire de décennie en France après avoir abreuvé les Etats-Unis bien avant.

Cette théorie qui trouvait son sens au 19eme siècle, voire une bonne partie du 20ème, pour améliorer la durée de vie des citoyens, a fini par servir comme support à l’idéologie libérale, celle là même qui prône la liberté de l’individu.

En fait de liberté, rien n’est plus répressif que le libéralisme lorsqu’il s’agit de réduire les libertés du plus grand nombre pour préserver la liberté du gain et les intérêts des capitalistes et autres boursicoteurs.

En cela l’hygiéniste est un parfait allié puisqu’il explique à chacun les comportements qu’il se doit d’appliquer pour mieux servir, et le plus longtemps possible en soit disant bonne santé, les intérêts privés des détenteurs de capitaux.

Ainsi, le principe développé consiste à culpabiliser la masse exécutante sur ses pratiques alimentaires (s’alimenter en dehors de la norme tuerait, tout comme boire du vin ou fumer coûterait à la société) pour lui faire croire qu’elle va lui permettre de vivre plus longtemps.

En réalité, l’objectif consiste à réduire le bien être vitale et la liberté de chacun tout en servant au mieux les intérêts du système capitaliste qui vise notamment à réduire les coûts induits par des comportements hédonistes censés aggraver le niveau des dépenses publiques.

Non seulement, à mon sens, les populations privées des plaisirs de la vie en dehors du travail ne sont pas les garants d’un bon équilibre psychique, aliénés qu’ils sont comme de bons petits soldats à produire toujours plus, mais en outre cette volonté de plus en plus affichée d’apeurer la population sur ses modes de consommation injustement estampillés comme dangereux, empêche toute réflexion personnelle sur le sens donné à la vie, et bénéficie avant tout aux propriétaires des outils de production ravis de bénéficier d’une main d’œuvre servile et à l’écoute. L’objectif de réduction des dépenses de l’Etat en cherchant à réduire les risques sanitaires n’est qu’un leurre.

En matière alimentaire (nourriture et boisson), les extrémistes hygiénistes se trouvent souvent parmi les plus virulents des écologistes qui amalgament protection de la planète et protection de l’individu en souhaitant retirer à ce dernier toute capacité de jugement individuel sur ce qui est bon ou non pour sa santé, façon de le déresponsabiliser pour mieux l’utiliser. Quand l’écologie sert le libéralisme en apeurant les populations, je me dis que les dérives dictatoriales ne sont pas loin.

 

La référence du titre de ce billet à un film de John Carpenter n’a malheureusement rien d’utopiste ou d'extra-terrestre, il suffit de constater aujourd’hui à quel point l’acharnement sur la lutte contre le tabagisme est moralisateur et pénalise toujours plus ceux dont les moyens financiers sont faibles au point de devoir, contraint par la politique publique en la matière, renoncer à leur rare petit plaisir.

L’allié des hygiénistes est toujours la répression (financière quand elle n’est pas légale). La pratique préalable consiste d’abord à enclencher un mécanisme d’apeurement dans la population, pour ensuite si nécessaire passer à l’étape répressive en contraignant, interdisant, voire pénalisant.

L’apeurement régulièrement professé par les médias en matière vinique concours du même processus, on fait d’abord peur (voir le dernier reportage d'envoyé spécial à ce sujet ICI et ICI, il est édifiant tant les amalgames proférés y sont criants), puis on interdira à terme la majorité des pratiques considérées comme à risque par les hygiénistes (ne pas boire une goutte de vin quand on prends la voiture, ça a déjà commencé par l’interdiction de la publicité sur le vin etc….).

Décidément, l’ennemi au bien être et du bien vivre est partout dans ce bas monde, la répression supplante la prévention et on vous explique toujours en quoi on réfléchit « bien » pour vous.

Même ceux qui pourraient apparaître comme voulant le bien-être de l’avenir de vos enfants ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

Gardons les yeux ouvert, l’esprit critique est plus que jamais nécessaire, ne succombons pas à la peur de tout, quand on vit, le risque zéro n’existe pas, bien heureusement.

Publié dans : politique |le 22 octobre, 2009 |24 Commentaires »

Un miroir difficile à assumer ?

Qu’est-ce qu’être raciste et xénophobe aujourd’hui dans notre pays ? je pose la question car il y a 20 ans lors que Le Pen focalisait l’attention sur lui par ses petites phrases antisémites ou racistes, toute la classe politique s’en offusquait.

20 ans plus tard, Sarkozy a repris 90% des thèmes électoraux du Front National, applique la politique du chiffre pour les expulsions des « étrangers »dans ce pays tel que Le Pen l’avait rêvé 20 ans plus tôt, pendant qu'Hortepen se charge des petites phrases pour stigmatiser la présence étrangère sur le sol français, de façon aussi raciste qu'à l'habitude. Triste évolution de notre société.

Ironie du sort, à notre frontière, un calque déformant vient de se produire avec cette fois dans le rôle des maghrébins et autres africains, des gentils frontaliers français.

En effet lors de la dernière élection Suisse du canton de Génève, le parti populiste local, le Mouvement Citoyen Genevois (MCG), a doublé son précédent score et devient le second représentant au parlement du Canton. Sa victoire repose sur un seul principe : « Genève au Genevois d’abord ». Ca ne vous rappelle rien ?

Voilà donc les gentils français qui ont élu à la tête du pays celui qui met les étrangers dehors et qui s’en gargarise dans tous les médias, eux-même victimes de méchants genevois qui souhaitent qu’ils aillent voir ailleurs.

Bien entendu tous les offusqués sélectifs de la gauche et de la droite bien pensante ne manqueront pas de monter au créneau en dénonçant un danger qui s’élève dans le ciel européen pourtant si pur, surtout depuis que l’on renvoie plus de 25 000 personnes en France par an, se faire massacrer ou crever de faim dans leur pays d’origine. Sur ce dernier point, on les entends vraiment très très peu….

Voilà ainsi que le piège inhumain que l'on impose à d'autres se refermerait sur les ressortissants d'un pays aux pratiques similaires. J'avoue que c'est un comble de pays riche qui m’apporte une certaine jubilation malsaine….

Publié dans : politique |le 13 octobre, 2009 |4 Commentaires »

Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent…

Ce titre reprends une partie du serment d’Hippocrate, texte que doit prononcer tout médecin après la soutenance de sa thèse. Etre médecin, ce n’est donc pas simplement accéder à une catégorie supérieure professionnelles et à une reconnaissance sociale certaine, mais c’est aussi et avant tout s’astreindre à respecter certains principes humanistes participant à la vocation que devrait avoir tous ceux qui s’engagent dans ce métier si essentiel pour le bien être commun.

Malheureusement la réalité actuelle prends parfois des formes bien différentes, tels ces pseudo médecins, pas si rare que l’on veut bien nous le laisser entendre, qui refusent de prendre en consultation les titulaires de la CMU ou qui de façon encore plus hypocrite et pernicieuse exigent la carte vitale que vous avez oublié avant une consultation et qui pour être certains que vous n’être pas à la CMU refuse de vous soigner (expérience vécue).

Dans la France de Sarkozy, l’irrespect de tels actes est contrôlé et pénalisé de façon inversement proportionnelle à la chasse aux sans papiers qui est devenue la mission première de la police nationale. Impunément, ceux qui ne respectent pas l’essence même de leur métier, peuvent continuer à sélectionner leur clientèle pour remplir leur porte-feuille en faisant fi de la responsabilité sociale que confère le métier de médecin.

En parallèle, et pour montrer à quel point l’essentiel n’est pas là où l’on devrait l’imaginer, la chasse au trou de la sécurité sociale (1) prends des formes hallucinantes à travers l’exemple de la pénalisation de ceux qui pour leur part respectent à la lettre l’esprit du serment d’Hippocrate.

En effet, certains médecins sont menacés de sanctions pour avoir voulu soigner trop de personnes en difficulté sanitaire et se voient reprocher des dépenses trop importantes (toujours le fameux qui trou qui s’agrandirait) à cause de tous ces malades qui n’ont pas les moyens de se soigner.

Non vous ne rêvez pas, c’est bien dans la France Sarkozyste de 2009 que cela se passe.

(1) il paraîtrait que la sécurité sociale possède un trou récurrent, expression on ne peut plus orientée politiquement puisqu’elle tendrait à laisser penser que le déficit de la sécurité sociale serait un mal récurrent, alors que d’une part, je ne vois vraiment pas en quoi la santé devrait être une activité rentable (on connaît suffisamment les dérives libérales actuelles dans ce domaine pour défendre encore le contraire), et d’autre part, en quoi ce trou est réel puisqu’il ne dépend que des choix politiques de le combler via l’imposition, ou NON…comme l’a choisit depuis bien longtemps les libéraux au pouvoir pour mieux démontrer que le système par répartition en place battait de l’aile et qu’il fallait le remplacer.

Publié dans : politique |le 8 octobre, 2009 |2 Commentaires »